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ABBAYE NOTRE-DAME DU BON-REPOS

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Abbaye Notre-Dame du BON-REPOS - Saint-Gelven

L'abbaye du Bon-Repos ("abbatia de Bona-Requie") est fondée, le 23 juin 1184, par Alain III, vicomte de Rohan (la famille de Rohan se convertit plus tard au protestantisme) et quelques moines cisterciens. 

Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos

 

Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos

Alain III leur donne six domaines ruraux ("six villae" situées entre l'église Saint Junani et les croix de Troguenanton avec une jouissance des terres jusqu'au Blavet) et la libre disposition du Blavet avec ses pêcheries. Constance, son épouse apparentée au Roi d'Angleterre Henri II, intervient dans la fondation en donnant aux moines une part de l'héritage de son grand-père : l'église de Foleborne dans l'évêché d'Ely. Selon leur souhait, Alain et son épouse Constance seront enterrés dans l'abbatiale qui date du XIIème siècle.

Charte de fondation de l'abbaye Notre-Dame du Bon-Repos

Charte de fondation de l'abbaye Notre-Dame du Bon-Repos

 En 1381, le duc de Bretagne, Jean IV, y fonde une messe hebdomadaire du Saint-Esprit (moyennant 4 tonneaux de vin et cinq cents merlus destinés à l'abbaye). En 1357, des moines de Coatmalouen s'installent dans l'abbaye du Bon-Repos. A la fin du Moyen Age, l'abbaye du Bon-Repos a droit de haute justice, possède juridiction, prison, sénéchal, notaires, sceau et mesures. On est loin de l'idéal originel de pauvreté.

Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos

 

Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos

 

Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos

Gautier est le premier abbé de cette maison, et reçoit de son fondateur l'église de Foleborne (ou Folleborne) en Angleterre. Luc est indiqué comme abbé de Bon-Repos dans une donation faite à l'abbaye de Savigny (ou Savigni) par Alain de Zouche et Alexis de Beumez, son épouse. Guillaume cède à Renaud, abbé de Saint-Serge d'Angers, l'église de Fundraitone en Angleterre, qui dépend alors de Bon-Repos. Richard fait, vers 1213, confirmer et augmenter la fondation de son monastère par Josselin de Rohan, tuteur de Geoffroy, Olivier, Conan et Alain de Rohan, ses neveux. Geoffroy vit en 1221, selon les catalogues anciens et modernes. Henri David vit en 1256, suivant les mêmes catalogues. Rivallon traite en 1274 avec Guy Droadren, écuyer, pour la tenue de Guillaume Guezenet, et rend hommage à Alain VI, vicomte de Rohan, en 1288. Auffray (ou Auffrai) transige en 1323 avec Alain de Quebriac pour les coutumes du bourg de Miniac. Il est nommé Aufrède dans l'enquête faite en 1330 pour la canonisation de saint Yves. Rivallon consent, en 1347, à un "afféagement" de quelques domaines de son monastère. David vit en 1359, suivant les catalogues. Guillaume de Quemper accepte, le 2 mai 1375, une fondation de deux messes par semaine, faite en son église par Jean Ier, vicomte de Rohan. Il s'oblige, le 28 août 1381, à dire une messe par semaine pour le duc Jean le Conquérant. Yves de Quemper rend aveu à la vicomté de Rohan en 1392, et reconnaît l'année suivante que son monastère dépend de cette seigneurie. Il est nommé entre les exécuteurs testamentaires du connétable de Clisson, mort en 1407. Il vit encore en 1410. Yves Malscot ou Malescot tient le siége abbatial en 1424 et 1443, selon les anciens catalogues, et un acte de la Chambre des Comptes prouve que cet abbé y prête serment de fidélité le 8 octobre 1425. Alain de Penguily (ou Penguili), prieur claustral de Bon-Repos, est pourvu sur la résignation de son prédécesseur. Le duc lui permet, le 31 mai 1465, de mettre à exécution les bulles que le pape lui avait accordées. Il est mis en possession par un des officiers du vicomte de Rohan, et reconnaît le 10 juillet suivant que l'élection des abbés de Bon-Repos devait être confirmée par le vicomte de Rohan. L'abbé de Penguily vit encore en 1476, suivant une quittance de cette année. Henri est de la maison Du Boisberthelot. Il est nommé abbé de Bon-Repos dans un acte de Blois, daté de l'an 1484. Guillaume Le Feuvre est abbé en 1505, selon les catalogues. Hervé de Lannion succède au précédent. Il est aussi indiqué comme abbé de Coetmalouen (ou Coatmalouen) et de Bon-Repos dans un acte de Bégard, daté de 1526. Son décès arrive en 1534, et la saisie est mise sur ses abbayes le 3 janvier 1535. Renaud Bouchetel, archidiacre d'Angers, et l'un des tuteurs "onéraires" de René Ier, vicomte de Rohan, obtient du roi François Ier, les abbayes de Coetmalouen et de Bon-Repos en 1534, et en prend possession au mois de janvier 1535. Les religieux lui opposent frère Guillaume de Cacé, qu'ils avaient choisi pour leur abbé. Mais c'est sans effet, car ils sont obligés de subir la commende. Renaud meurt en 1536, et la saisie est mise sur ses bénéfices le 2 mai. Guillaume Lateranus (de La Cosse ou Du Cossé) est en possession de l'abbaye le 3 octobre 1537. Les religieux font un dernier effort pour avoir un abbé régulier, et élisent frère Jean Du Quellenec, mais ils ne réussissent pas. Guillaume fait serment de fidélité au roi le 27 mai 1541, fiance, le 24 avril 1549, François de Rohan, seigneur de Glé, avec Renée de Rohan, dame de Guemené, et meurt en 1562. Jean Rousselet, clerc et sommelier de la chapelle et oratoire du roi, succède à Guillaume Lateranus, fait serment de fidélité au roi en 1563, assiste aux Etats de Vannes en 1567, et meurt en 1579. François Le Ny est nommé en 1579, fait serment de fidélité dans la Chambre des Comptes de Nantes en 1580, et se démet vers 1606. Antoine de Morri (ou Morry), seigneur de La Vallière, est pourvu en 1606, sur la résignation du précédent et la cession que lui fait Troïlus de Mezgouer, seigneur de La Roche, qui s'était emparé de l'abbaye dès l'an 1583, sous prétexte de la défendre. Guillaume de Peyrat est abbé commendataire en 1609, suivant les catalogues. Michel Le Roy a le brevet, mais ne prend point possession. Frère Claude de Guillier, neveu du précédent, religieux de Bon-Repos, devient coadjuteur de son oncle en 1625. Frère Claude de Guillier, neveu du précédent, est abbé en 1634, et paraît être décédé en 1646. Il assiste aux Etats de Rennes en 1645. Michel Mazarin, religieux dominicain, frère du célèbre cardinal de ce nom, devient archevêque d'Aix et cardinal du titre de Sainte-Cécile, à l'abbaye de Bon-Repos en commende, et la tient en 1647. Il meurt à Rome le 1er septembre 1648, n'étant âgé que de 41 ans. Olivier Lusenac assiste aux Etats de Fougères en 1653 en qualité d'abbé de Bon-Repos. Olivier Le Barbu est abbé commendataire en 1656. Henri François du Plessis-Bellière assiste, comme abbé de Bon-Repos, aux Etats de Dinan en 1669. Il quitte l'état ecclésiastique pour prendre le parti des armes, et signale sa valeur dans les guerres de Louis XIV. N. Rougé Du Plessis-Bellière succède à son frère dans l'abbaye de Bon-Repos. Philippe Alexandre de Montault-Navailles de Saint-Genest (ou Saint-Génies) est nommé en 1683, et meurt en 1734. Jacques David de Menou, vicaire général de Nantes, est pourvu au mois de juillet 1734, et conserve ce bénéfice jusqu'au 28 septembre 1760, époque de sa mort. François Allaire, natif de Saint-Brieuc, nommé précepteur du duc de Chartres, devient abbé du Huiron en 1754, de Bon-Repos en 1761. Il semble qu'il soit décédé en 1776. N. de La Biochaye, vicaire général de Dol, obtient l'abbaye en 1776 et en est dépouillé en 1790. L'abbé jouissait jadis d'un revenu de dix mille francs. Il reste 4 moines en 1789.

Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos

 

Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos

 

Vendue comme bien national à Julien Le Bris, l'abbaye du Bon-Repos est transformée, en 1796, en manufacture de toile. Elle est attaquée et pillée en janvier 1796 par des Chouans (de la division du Chayla ou Chélas) et en 1800. En 1832, l'abbaye du Bon-Repos héberge des forçats qui creusent le canal de Nantes à Brest. Après 1850, l'abbaye du Bon-Repos devient une carrière de pierre pour les habitants des environs.

 

Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos

 

DEUX CHARTES INÉDITES DE L'ABBAYE DE BON-REPOS (XIIIème SIÈCLE).

Dom Morice a imprimé, dans le Tome Ier des Preuves de l'histoire de Bretagne, environ quarante-cinq chartes ou extraits de chartes des XIIème et XIIIème siècles, concernant l'abbaye de Bonrepos, fondée en 1184 par Alain III, vicomte de Rohan, au bord du Blavet, sur le territoire de Saint-Gelven ou Saint­Guelven, trève de la paroisse de Laniscat, au diocèse de Cornouaille [Note : Bonrepos est aujourd'hui dans la commune de Laniscat, canton de Gouarec, arrondissement de Loudéac, département des Côtes-d'Armor].

Parmi ces actes, on trouve, outre la fondation (D. Morice, Pr I, 696-697), deux chartes confirmatives de cette fondation et des divers biens donnés par le fondateur, l'une (Ibid., 724-725) émanant d'Alain IV, vicomte de Rohan, successeur immédiat de son père Alain III mort en 1195, l'autre (Ibid., 847-848) d'Olivier, aussi vicomte de Rohan et l'un des fils d'Alain IV. Cette dernière est datée de 1221, et la première est sans date, mais se place nécessairement dans les dix années qui suivent 1195, Alain 1V étant mort en 1205. M. Victor Pijon, archiviste de la ville de Rennes, a retrouvé dans le dépôt confié à ses soins une troisième confirmation de la fondation de Bonrepos, donnée par Jocelin de Rohan et datée de 1213. D. Morice n'avait imprimé de cet acte qu'un court extrait, contenant seulement la formule initiale, la date et le nom des témoins. Bien que le texte de cette pièce reproduise généralement et presque mot pour mot celui de l'acte de fondation ou des deux autres confirmations données par D. Morice, la Société Archéologique a cru bon de publier cette charte : d'abord, parce qu'il s'y trouve certaines clauses spéciales ; puis, parce qu'elle y a vu une occasion d'éclaircir par quelques notes un texte qui, au point de vue topographique, n'est pas sans obscurité ; enfin, parce qu'il y a lieu de résoudre une petite difficulté offerte par le titre que s'attribue l'auteur de cette charte.

Il s'intitule eu effet vicomte de Rohan : « Jocelinus vicecomes de Rohan ». Or, il n'était que frère puîné d'Alain IV, mort en 1205, qui laissa au moins quatre fils : Geoffroi, Conan, Olivier et Alain. Jocelin ne put donc de son chef posséder la vicomté ; mais, sans doute, en 1205, ses neveux étant mineurs, il eut leur tutelle ou garde-noble et posséda sous ce titre cette belle seigneurie jusqu'à la majorité de l'aîné, Geoffroi. En effet, dès 1215, nous voyons ce dernier revêtu du titre de vicomte de Rohan (D. Morice, Preuves, I. 829), que Jocelin cesse de prendre depuis lors (Ibid., 843). Cette génération issue d'Alain IV passa promptement : Geoffroi mourut sans enfants en 1221 et eut pour successeur Olivier (Conan était déjà mort), lequel ne survécut à Geoffroi que sept ans et laissa, en 1228, la vicomté de Rohan à Alain (Alain V), mort lui-même quatre ans après, en 1232 (Voy. Dom Morice, Histoire de Bretagne, I, p. XXIII). Jocelin vivait encore, il ne mourut qu'en 1251 (Ibid., 942, 949, 950) ; mais on ne voit pas qu'il ait eu la garde du fils d'Alain V, qui d'ailleurs, quoique très-jeune, pouvait être déjà majeur à la mort de son père. Ce qui est sûr, c'est que Jocelin ne reprit jamais le titre de vicomte de Rohan ; il se contenta de celui de seigneur de Noyal et de Montfort : Noyal-Pontivy, qui était son apanage ; Montfort, dont il avait une partie par sa femme Mahaut.

La seconde charte que nous publions ci-dessous est un accord conclu en 1235 entre les moines de Bonrepos et la famille des Le Roux (Ruffus), prévôts du vicomte de Rohan en la paroisse de Plussulien, et qui prétendaient étendre jusqu'en Caurel, sur les terres et sur les hommes de Bonrepos, les prérogatives de leur prévôté. Comme on n'a jusqu'ici rien dit de bien net sur l'origine et les fonctions primitives de ces prévôts féodés dans notre province, cette charte pourra aider à débrouiller la matière quand quelqu'un voudra s'en occuper. On y trouve aussi un trait qui peint bien l'antique solidarité de la famille bretonne : pour que l'accord soit valable, il faut que tous les parents jusqu'au second degré, c'est-à-dire tous les frères, oncles et cousins-germains, y donnent leur assentiment.

 

Confirmation des droits, biens, et possessions de l'abbaye de Bonrepos par Jocelin de Rohan (*). 

(*) « Pris sur l'original, existant aux archives municipales de la ville de Rennes dans une liasse de procédures faites, en 1698, au présidial de Vannes et au Parlement de Bretagne, entre messire Philippe-Alexandre de Montault-Saint-Geniés de Navailles, abbé commendataire de Bonrepos, d'une part, et de l'autre divers membres de la famille de Kermart, au sujet des dimes à percevoir dans les paroisses de Corlai (Corlay), Merléac, Saint-Martin et autres lieux, dîmes appartenant à l'abbaye et que les Kermart refusaient de payer. — V. Pijon ».

On trouvera ci-dessous, à la suite de cette charte, les principales variantes que présentent les textes publiés par Dom Morice, savoir : l'acte de fondation, Preuves I, 696-697 ; la confirmation d'Alain IV de Rohan, Ibid, 721-725 ; et celle d'Olivier de Rohan, Ibid, 847-848.

Jocelinus vicecomes de Rohan presentibus atque futuris fidelibus salutem. Noverit universitas vestra quod ego, pro salute anime mee et uxoris mee et pro salute omnium antecessorum et successorum meorum, concessi et confirmavi abbatie de Bona Requie et monachis ibidem Deo servientibus, concedentibus nepotibus meis Gaufrido, Conano et Alano, omnes possessiones quas eis pater meus divini amoris intuitu contulit. Et eas propriis nominibus exprimi et presenti pagina volui annotari. Habet itaque eadem abbatia sex villas terre sicut isti dividunt termini, a prato justa ecclesiam Sancti Iunani (1) ascendendo usque ad cruces Troguenanti (2) et ab iode descendendo per divisam terre Birsic (3) usque ad aquam que dicitur Blavez (4), quarum villarum pater meus tres in perpetuam elemosinam dedit, reliquas tres, concedente patre meo et me confirmante, dederunt Saliou et Jukel et Gaufridus, filii Morvani. Concessi etiam et confirmavi predicte abbatie et monachis duas villas terre apud Kenestevoi (5) in qua sita est ecclesia Sancti Michaelis. Concessi etiam prefatis monachis et predicte abbatie in foresta Kenescam (6) ligna viridia ad edificandum et reparandum domos et molendina et omnia abbatie necessaria, et boscum mortuum et siccum ad focum et ad necessarios usus, et herbam ad falcandum. Confirmavi etiam et concessi predictis monachis habere suos proprios porcos in eadem foresta sine pasnagio quando mei porci vel heredum meorum in ea erunt. Quando vero ibi porcos non habebimus, in illa parte foreste que est a via de Penret (7) sursum per totum porcos suos mittere poterunt, quam partem confirmavi eis integre in proprios usus habendam. Confirmavi etiam prefatis monachis aquam Blavez et utrumque rivagium per totum dominium meum a Rokelfain (8) usque ad Troguenantum ut ibi possint facere piscarias et exclusas et molendina. Concessi etiam et confirmavi predictis monachis totum quod habebat pater meus in decima de Plusselian, videlicet duas partes (9), et totum quod habebat in decima de Mereliac (10), videlicet duas partes, et decimam de Sancta Jaira (11). Confirmavi etiam ad luminaria ecclesie ejusdem abbatie, ut ubi ante altare die et nocte jugiter ardeant, duos quartarios frumenti annuatim reddendos in molendinis de Pontivi (12). Concessi etiam et confirmavi predictis monachis montem de Korle (15) cum omnibus pertinentiis suis. Dedi etiam et confirmavi predictis monachis, in dedicatione sue ecclesie, decem quartaria frumenti in redditibus de Noyal (14), concedentibus nepotibus meis prenominatis in presentia domini Guihenoci Venetensis episcopi et abbatis Ricardi qui tunc temporis predictam gubernabat ecclesiam (15). Hec omnia que hic enumerata sunt omnino lihera et quicta concessi et confirmavi predicte abbatie et monachis, concedentibus nepotibus meis supra nominatis, ita quod nichil juris secularis mihi vel heredihus meis retinui. Volo igitur et precipio et firmiter constituo ut predicti monachi et conversi, homines eorum et famuli, et omnes res ad ipsos pertinentes per totam terram meam habeant firmam pacem et omnem quietantiam et perfectam libertatem ab omni consuetudine et theloneo et passagio et pontagio et omni costuma. Facta est hec mea concessio et confirmatio anno ab Incarnatione Domini M. CC. XIII., bis testibus, Herveo capelano vicecomitis, Gaufrido et Conano fratre suo (16), Frawallo senechallo, Henrico filio Guillelmi, Desarvoy frater ejus, Alanus filius Philippi, Willelmo filio Eudonis filii Birsic, Johanne Juvene, Aufredus Le Ver, Petrus Niel et multis aliis. (Original en parchemin, sceau bien conservé).

Notes et Variantes.

(1) Les trois textes de Dom Morice portent, comme le nôtre, Sancti Junani ou Iunani ; néanmoins, les scribes du moyen-âge sont si sujets à confondre les u et les n, surtout dans les noms propres, que nous n'hésitons pas à proposer, comme la vraie lecture, Sancti Inuani ou Inuaui, Saint-Ignau ou Saint-Ignan, nom où il est aisé de reconnaître une paroisse toute voisine de Bonrepos, que l'orthographe française a enlevée abusivement à son vieux patron breton et transformée aujourd'hui en Saint-Aignan (canton de Cléguerec, arrondissement de Pontivy, département du Morbihan).

(2) Ad crucem Troguenantum, D. Morice, Pr. I, 848. Plus bas, nous retrouvons encore : usque ad Troguenantum. — Ce Troguenanton est aujourd'hui Tregnanton, l'un des principaux villages de la commune de Laniscat, voy. Dictionnaire historique de Bretagne d'Ogée, nouvelle édition, au mot Laniscat.

(3) Dom Morice donne « per divisam terrae de Sic » (Ibid., 697 et 725)i néanmoins, la bonne leçon est Birsic.

(4) Le Blavet ; c'est à peu près l'orthographe bretonne.

(5) Kenestenoi, D. Morice, Ibid., 848. Nous croirions volontiers que cette variante est la bonne leçon, et qu'il faut reconnaître là le village de Kenestano ou, par corruption, Kerestano, indiqué par le nouvel éditeur d'Ogée comme un des principaux de la commune de Laniscat.

(6) C'est la forêt de Ouénécan, en Sainte-Brigitte, jadis trêve de la paroisse de Cléguérec, aujourd'hui commune du canton de Cléguérec, arrondissement de Pontivy (Morbihan).

(7) Penret, aujourd'hui Perret, jadis trêve de la paroisse de Silfiac, actuellement commune du canton de Gouarec, arrondissement de Loudéac, Côtes-du-Nord (Côtes-d'Armor). Toutefois, il s'agit ici probablement, non du bourg de Perret, mais du château, appelé aussi les Salles de Perret, dont on soit encore les ruines au bord de l'étang des Salles, sur la lisière de la forêt de Quénécan. Malgré son nom, ce château n'a jamais été dans la trêve de Perret, mais en Sainte-Brigitte.

(8) Rosquelfen, Dom Morice, Ibid., 848. C'est Rosquelfen, autrefois trêve, aujourd'hui gros village de la paroisse de Laniscat. Mais la charte de fondation, au lieu de Rosquelfen, porte Gouarec, Dom Morice, Ibid., 697.

(9) Plusselian, Plussulien, commune du canton de Corlay, arrondissement de Loudéac (Côtes-du-Nord, aujourd'hui Côtes-d'Armor). L'acte de fondation ne parle pas de la dîme de Plussulien, mais il en est question dans les deux confirmations d'Alain IV et d'Olivier de Rohan.

(10) Mereliac, Merléac, commune du canton d'Uzel, arrondissement de Loudéac (Côtes-du-Nord, aujourd'hui Côtes-d'Armor).

(11) Deux des textes de Dom Morice (Pr. I, 697 et 848) portent de Sancto Jairo, et le troisième (Ibid., 725) de S. Jahiro, qui est la meilleure leçon. Par la même opération, qui du nom breton Saint-Ignau ou Saint-Ignan a fait le français Saint-Aignan, le breton Saint-Jaïre ou Saint-Jire est devenu Saint-Gilles, et c'est Saint-Gilles-Vieux-Marché, autrefois trêve de la paroisse de Saint-Mayeuc, aujourd'hui commune du canton de Mur, arrondissement de Loudéac (Côtes-du-Nord, aujourd'hui Côtes-d'Armor).

(12) Pontivi (Pontivy), la principale ville de la vicomté de Rohan, dite aujourd'hui Napoléonville, chef-lieu d'arrondissement du département du Morbihan.

(13) Corlai (Corlay), chef-lieu de canton de l'arrondissement de Loudéac (Côtes-du-Nord, aujourd'hui Côtes-d'Armor).

(14) Noyal-Pontivi (Noyal-Pontivy), commune du département du Morbihan, arrondissement et canton de Pontivi (Pontivy) ou Napoléonville.

(15) Toute cette clause relative à la dédicace de Bonrepos, et qui commence par ces mots : Dedi etiam et confirmavi, ne se trouve dans aucun des textes donnés par Dom Morice ; on doit en conclure que la dédicace de cette église eut lieu après la mort d'Alain IV, c'est-à-dire de 1205 à 1213 ; même nous croirions volontiers qu'elle est de cette dernière date, et que la charte solennelle de confirmation de Jocelin de Rohan fut donnée précisément à cette occasion. Comme il reste encore de l'église et des bâtiments anciens de Bonrepos quelques débris intéressants, cette remarque peut avoir son importance. — Sur ces dix quartiers de froment donnés à Bonrepos, en la paroisse de Noyal, par Jocelin, voir encore deux chartes de 1219, dans Dom Morice, Pr. I, 843.

(16) Dom Morice, dans l'extrait qu'il a donné de cette charte (Ibid., 821), a ici quelque différence, il imprime : « His testibus, Herveo capellano, vicecomite Gaufrido et Conano fratre suo, etc. ».

Accord entre les moines de Bonrepos et les prévôts de Plussulien (Bibl. Imp., mss. Collection des Blancs-Manteaux, vol. LXXIII).

1235, 20 avril. — Universis Christi fidelibus presentes litteras inspecturis vel audituris R. [Note : Renaud ou Rainaud (Renoldus, Rainaldus ou Ranulsus) évêque de Quimper de 1219 à 1245], divina permissione Corisopitensis ecclesie minister humilis, salutem in Domino. Noverit universitas vestra quod, cum contentio verteretur coram nobis inter religiosos viros abbatem et conventum de Bona Requie, ex una parte, et Eudonem filium Hamonis Ruffi et Guidomarcum Ruffum et Alanum filium Eudonis et Gaufridum fratrem ejus, prepositos de Plusulian, ex altera, super prepositura quam dicti prepositi nitebantur habere in terris propriis dictorum religiosorum et eorumdem hominum apud Caurel [Note : Caurel, aujourd'hui commune du canton de Mur, arrondissement de Loudéac, département des Côtes-d'Armor], tandem in hac forma compositionis convenerunt : quod prefati prepositi omnia jura que nomine dicte prepositure nitebantur habere in dictis terris, pro se et heredibus suis, in puram elemosynam contulerunt dicte abbatie et in perpetuum concesserunt pacifice possidenda. Istam vero compositionem dicti abbas et conventus benigne concesserunt, predicti vero prepositi eorumdemque coheredes in primo et secundo gradu constituti coram nobis juraverunt. Et ut hoc ratum et stabile habeatur, ad instantiam predictarum partium presens scriptum sigilli nostri munimine duximus roborandum. Actum publice apud Corlé, die Veneris proxima post dominicam qua cantatur Quasi modo geniti, anno Domini millesimo ducentesimo trigesimo quinto [Note : En l'an 1235, Pâques tombant le 8 avril, le vendredi après la Quasimodo était le 20 du même mois. — Cette seconde charte a été communiquée par M. A. de la Borderie].

Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos

 

L'abbaye du Bon-Repos en 2012 :

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