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LE CHRISTIANISME (SAINT GAUDENCE) A ALLAIRE |
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LE CHRISTIANISME - SAINT GAUDENCE.
L'établissement du christianisme dans le Vannetais commença au temps de saint Clair, évêque de Nantes, qui envoya Adeodatus, son archidiacre, évangéliser les gallo-romains.
A la mort de saint Clair, les racines du christianisme, pas assez profondes après cette première avancée apostolique, furent étouffées sous les croyances païennes vivaces, rattachées aux anciens vestiges de la religion druidique mêlée à un polythéisme latin décadent. Celui-ci répandait sur toute la campagne un ensemble de pratiques superstitieuses qui arrêtèrent l'expansion du christianisme pendant près de 2 siècles. Vannes n'eut un évêque qu'en 465.
Allaire mettait à la disposition des disciples de saint Clair sa grande Voie Romaine. Il est probable que le christianisme s'y implanta à une époque relativement ancienne. Une chapelle fut, dès ces débuts, placée sous le vocable de saint Gaudence, évêque de Brescia (Italie). Pourquoi placer ce premier sanctuaire sous le patronage d'un saint inconnu dans notre région ? On peut penser que les premiers évangélisateurs du pays, natifs de Brescia, ont voulu perpétuer le souvenir de leur saint local. Il est encore possible qu'une garnison romaine (de Rieux, par exemple), au lieu de rentrer en Italie, s'installa dans le pays et choisit le patron de sa ville natale comme saint de la nouvelle colonie ?
En tous les cas, il est curieux de remarquer que saint Gaudence n'est choisi comme patron que dans deux paroisses de l'extrême-Est Vannetais : Allaire et Péaule. Sa fête se célèbre le 29 août.
Cependant le christianisme ne s'implantait que lentement et saint Melaine, au Vème siècle, attirait l'attention de ses disciples sur le grand nombre de païens qu'il y avait à convertir. L'arrivée des Insulaires bretons activera la déroute du paganisme et renforcera le christianisme armoricain en lui amenant moines et prêtres « venus du pays le plus riche en vocations, en abbayes, à la demande de compatriotes en désarroi » [Note : Auguste Dupouy : Histoire de Bretagne, p. 24].
(Georges Le Cler).
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