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LA FAMILLE KERVÉRIEN D'ALLAIRE

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LA FAMILLE KERVÉRIEN.

KERVÉRIEN : un nom bien breton. Le berceau de cette famille aurait été la commune de Plouzané dans le Léon.

Quoi qu'il en soit, des Kervérien émigrèrent à Allaire et dès 1513 nous trouvons Jean Quervérien « métayer dans la maison noble de la Veneuraie, appartenant à Guillaume Coppalle ». S'étant enrichi, il put donner une instruction suffisante à son fils qui devint « maistre d'école » à Allaire en 1536. Celui-ci possédait en outre une maison à Redon, dans la rue basse, vers 1543.

Le petit-fils : Jean, s'intitule sieur de la Porte et notaire de la juridiction de Rieux. Le grand-père était cultivateur, le père, maître d'école, et lui homme de lois. D'ailleurs peu scrupuleux, ce tabellion augmenta son patrimoine en rançonnant les paysans illettrés.

Le quatrième Jean, grâce aux deniers amassés par ses ancêtres, achète coup sur coup le Vaujouan, la Porte, Coueslée et Henlé. Il devient procureur fiscal de Redon, alloué et lieutenant-général.

Son fils, René de Kervérien, sieur du Vaujouan, conseiller du roi en ses différents conseils, achète la charge d'avocat général au Parlement de Bretagne. C'est l'apogée de la dynastie des Kervérien. Il parraine la nouvelle cloche de l'église de Redon, le 23 décembre 1652, avec dame Jeanne Bonnier, femme d'Eon Mahé, seigneur du Brossay.

Mais il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne ! On s'aperçut en effet que le cahier de la réformation d'Allaire de 1513 avait été falsifié à l'avantage et au profit des Kervérien. La supercherie découverte, il y eut plainte et enquête de la Cour. Celle-ci aurait pu biffer l'article incriminé, mais par égard pour la famille dont un membre lui avait appartenu, elle préféra annuler la réformation d'Allaire de 1513 par arrêt du 13 novembre 1679.

Le Comte de Laigue, dans son ouvrage sur les réformations, conclut : « Cet exemple est curieux au double point de vue de l'intérêt que l'on portait aux réformations et de la sincérité implacable des arrêts du Parlement ».

René eut trois filles religieuses. A sa mort, ses biens passèrent à sa fille Marguerite, épouse de Guillaume de Lanjamet.

Son frère, Gabriel, acheta le Vaudeguip à René II de Quengo. Nous avons vu comment ses biens passèrent à la famille de la Caunelaye.

Ce Kervérien, ancien mousquetaire du roi et préposé à la garde des côtes de Belle-Ile, supporta avec une résignation douloureuse les incartades de son fils, Etienne, condamné à la suite d'un duel qu'il avait eu sur les buttes qui dominent Redon. Etienne n'échappa à l'arrestation que par la fuite. Il se cacha à Paris où il mourut sans postérité en 1681.

Sentant sa « mort prochaine », Gabriel de Kervérien rédigea son testament au Vaudeguip, le 10 août 1699 : document qu'on ne peut lire sans émotion :

« In nomine Patris et filii et Spiritus Sancti. Mon Dieu ! ma condition mortelle, ma vieillesse et mes infirmités présentes m'avertissent que ma mort est prochaine. Mais, mon Dieu, avant de vous donner ma vie, donnez-moi la grâce de vous demander pardon de toutes les offenses que je commis contre votre divine majesté. Sainte Vierge, priez votre fils de me l'accorder. Mon bon ange, mon bon patron Gabriel et tous les saints anges et archanges ! Saints et saintes ! ne m'abandonnez pas dans ce périlleux passage. Mon décès étant arrivé, je ne veux pas qu'il se fasse aucune dépense ni tant à la maison ni à l'église pour l'enterrement de mon pauvre cadavre. Je veux être enterré comme le dernier de la paroisse. Mes enfants en feront les frais. Je veux qu'ils fassent dire à M. le Curé vingt messes et à M. Mourant autres vingt messes pour le repos de mon âme. Je veux aussi qu'ils donnent aux religieux de Bodélio soixante livres pour prier Dieu pour moi. Je prie mes enfants d'avoir toujours l'amour et la crainte de Dieu, et de faire quelques aumônes selon leur petite puissance. Mon Dieu ! Vous ne m'avez pas fait pour me perdre. Je vous offre les peines, pertes et persécutions que j'ai souffertes dans cette vie par le mérite de votre passion. Sainte Vierge ! Mon bon ange ! Mon bon patron Gabriel ! Saints anges et archanges ! Saints et Saintes ! Voici le temps d'assister ce pauvre pécheur ».

Gabriel de Kervérien ne laissait aucun héritier mâle. Ses biens passèrent à la famille Thomas de la Caunelaye.

(Georges Le Cler).

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