Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue !

LE PLOU D'ALLAIRE

  Retour page d'accueil       Retour page "Ville d'Allaire"  

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

LE PLOU D'ALLAIRE.

Le Cartulaire de Redon cite 29 peuples ou plous qui existaient au IXème siècle. Allaire est l'un d'entre eux. Le plou (plebs en latin, plo ou plou en breton) désigne la paroisse rurale primitive [Note : Le mot parrochia - paroisse - désignait, à l'époque, le diocèse] soumise à l'autorité du clergé séculier. Quelle était l'étendue du plou d'Allaire ? Si l'on en croit le précieux cartulaire de Redon, notre paroisse comprenait, en plus de ce qu'elle est aujourd'hui, tout le territoire de l'actuelle commune de Rieux, mais seulement jusqu'à une époque inconnue comprise entre le XIème et le XIVème siècle. Cela ne saurait nous étonner si l'on se rappelle qu'au temps d'Alain Le Grand, Rieux n'était qu'un poste militaire, Allaire seul possédait une juridiction religieuse. Il faut y ajouter le pays de Saint-Jean La Poterie, du moins toute la partie qui n'était pas incluse dans Rieux, c'est à-dire les alentours de la chapelle Saint-Jean-des-Marais. La charte 334 du Cartulaire, énumérant les domaines de l'abbaye de Redon en Broërec, cite en dernier lieu « In Halaer, aecclesia Sancti Johannis nuncupata sita super ripam Hult fluminis » — En Allaire, l'église dite de Saint-Jean située sur le bord de l'Oust. [Note : Cette église historique n'est plus que ruines ; berceau de l'actuelle paroisse de Saint-Jean-la-Poterie, personne n'a pris la résolution de sauver ce patrimoine inestimable].

A cette époque, Saint-Gorgon ne faisait pas partie de la paroisse d'Allaire. La charte nous l'apprend. « Cran in plebe Bekanne, Senkoko quae continentur VI villulis »« Cran en la paroisse de Béganne, Saint Koko qui contiennent VI villulas » (la villula est un petit domaine rural de moindre importance que la villa). On ne saurait être plus précis : au IXème siècle, Saint-Gorgon dépendait de Béganne. Ce n'est que plus tard que Saint-Gorgon devint trêve d'Allaire, puis paroisse et commune après la Révolution.

Remarquons que la charte porte : Sen Koko. Les moines copistes auraient-ils commis une erreur aussi grossière : Saint Koko au lieu de Saint-Gorgon ? Je ne le crois pas. Les habitants parlent encore aujourd'hui de saint Cogo. Saint Cogo, déformation due au patois, peut-être, mais ne faut-il pas voir là l'altération de ce saint Koko cité dans la charte ? Békanne est devenu Béganne !

Petit à petit, ce bon saint Cogo ou Koko se vit oublié et on le remplaça par saint Gorgon, fêté le 9 septembre. En tous les cas, saint Koko ne doit pas être confondu avec saint Gorgon. Peut-être était-ce un moine breton que son zèle apostolique aurait envoyé jusque là.

En la chapelle Sainte-Barbe, on peut voir une très vieille statue de saint Cado ou Gogo, provenant de Saint-Gorgon et amenée ici, au grand dam de ses compatriotes, par Monsieur le Curé Le Cointre, premier du nom.

Monsieur Le Cointre naquit au village de La Née, en Saint-Gorgon.

Le savant britannique, Sir Johnson, affirma au Comte René de Laigue qu'on vénérait toujours un saint Gogo à Anglesey (nord du pays de Galles). L'affirmation de cet érudit corrobore ce que nous avons dit plus haut.

(Georges Le Cler).

© Copyright - Tous droits réservés.