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LE RÉGIME SEIGNEURIAL A ALLAIRE : LES RÉFORMATIONS

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LE RÉGIME SEIGNEURIAL.

(LES RÉFORMATIONS).

Posséder la terre, seul capital ou presque à l'époque tel est le souci des seigneurs. A la condition des terres correspondait la condition des personnes. Les habitants d'Allaire dépendaient des seigneurs de Rieux. Ceux-ci déléguèrent leurs pouvoirs à d'autres seigneurs du pays qui possédaient les domaines dont ils devaient rendre hommage. C'est au suzerain, ici le seigneur de Rieux, que le vassal se recommandait, c'est de lui qu'il recevait le domaine.

Conditions pour être noble avoir un fief, posséder un cheval de guerre et l'armure complète.

Les impôts tombaient sur les mêmes épaules ; les nobles en étant exempts mais devant en revanche le service militaire — charge lourde comme le prouvent les différentes Montres.

Certains contribuables essayèrent de se soustraire à l'impôt en se prétendant nobles sans raison. Pour baser les taxes dues sur une liste précise, il s'avéra nécessaire de dresser la nomenclature des feux contributifs et de leurs habitants, et par là-même, d'obtenir la liste des gentilshommes et maisons nobles de toute la Province. Ce fut Jean V, duc de Bretagne, qui décida d'accorder une Réformation générale à toutes les paroisses en 1427.

Dans chaque ville et bourg, les commissaires de la Réformation désignèrent un certain nombre de seigneurs et de roturiers pour les assister en qualité de témoins et de rapporteurs. Voici, pour Allaire, les terres nobles qui furent exemptées :

— La Guénoaye (La Quinaie), « l'hébergement dou Bussongarin » appartenant à Guillemette de la Forest.

— Vaujouhan, appartenant à Guillaume de Bellouan et à sa femme à cause d'elle (Mathurine des Préaux).

— Le bourg d'Alair : Jehan Gicquel, en une tenue soubs la dame de La Forest [Note : Gicquel habitait la maison du Pâtis Saint-Hilaire, maison Torlay actuelle].

Citons encore : La Gurelaie (La Crelaie), La Petite-Forêt, Henlès, Couatlès, La Maréchallaye, La Ruhaie, La Noée, Trévilleuc, Deill, La Roaudaye (La Rigaudaie).

Le Boaispaien, La Louaye (La Luée) : « l'hébergement de Trémahen appartenant à Ysabeau Jégou, femme de feu Eon Bouesbic — l'hébergement de Prémahen appartenant à Dom Jehan Bouesbic ».

Nous trouvons encore Pobocan (Poupian), appartenant à Margot de Brocel, femme de feu Ollichon Le Taffle. Enfin Boccareuc, appartenant à Jehan de Gravot et à Eon Mahé. On remarque que beaucoup de ces noms ont subi, au cours des siècles, des transformations qui les rendent quelquefois méconnaissables — comment reconnaître Poupian dans Pobocan, La Quinaie dans La Guénoaye !

Mais il est toujours difficile d'arrêter la fraude fiscale, et dès 1439, les collecteurs se virent obligés de réclamer — du moins pour 146 paroisses — une seconde réformation, suivie de deux autres en 1513 et 1536.

Les rapporteurs pour la Réformation d'Allaire de 1513 furent, entre autres : Jehan le Maczon, Guillaume Bloyet, Guillaume Ripvière, Eon Guydo (Guyodo ?).

Aux terres exemptées déjà citées plus haut, il faut ajouter celles de :

Guillaume de Bogier, sieur du Vaudeguip, de la Paumeraye, de la Sauldraye, de La Porte (Bocquéreux), du Vielz-Moulin, du Plessix-Rivaud, du Motay.

D'ailleurs cette Réformation d'Allaire de 1513 fut déclarée nulle le 13 novembre 1679 par arrêt du parlement : un faussaire ayant falsifié le cahier à la fin du XVIIème siècle au profit de la famille Kervérien que nous retrouverons plus loin.

La Réformation de 1536 signale Léhéro — que tient Guion Guiho — et Brenbis appartenant à Jehan de la Rembaudière.

(Georges Le Cler).

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