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INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DE BODEO |
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La paroisse de Bodeou est nommée dans les chartes de l'abbaye de Bonrepos (en Saint-Gelven) à partir de 1246 (Anc. év., VI, 178 et suiv.). Elle y est appelée de Bodeio à partir de 1271. Elle appartenait dès lors et pendant tout l'Ancien Régime au diocèse de Quimper, avec sa succursale, la paroisse de la Harmoye. Son nom est encore écrit Bodeou en 1368 (Bull. de la comm. dioc. d'archit. et d'archéol., I, Quimper, 1901, p. 41) mais on rencontre la graphie actuelle (à l'accent près) Bodeo dès 1516 (Cartulaire de Redon, p. 541).
La paroisse élut sa première municipalité au début de 1790. Deux ordonnances sont venues modifier son territoire sous la monarchie de Juillet :
1) Par celle du 3 janvier 1839, il y eut un échange de deux fractions entre le Bodéo et la Harmoye le long du chemin joignant les bourgs de ces communes ;
2) Par une autre ordonnance, datée du 8 mars suivant, la lande des Aulnais de Kerfro en le Bodéo a été réunie à la commune de l'Hermitage, Auparavant elle séparait une enclave de l'Hermitage du reste du territoire de cette commune.
Les principaux monuments anciens de la commune sont les suivants :
1) Le château de Kerigant (XVIème-XVIIème s.), aujourd'hui en mauvais état ;
2) L'église Saint-Théo (1656, 1667, 1705-1706, 1764) ;
3) La chapelle de Kerigant (vers 1745) ;
4) Le manoir de la Rue-Kerigant (1664) ou manoir des Portes ;
5) le manoir du Grand-Portail (vers 1600) ;
6) Le manoir de Quélineuc (vers 1600) ;
7) La croix au Curé.
L'étang de Bosméléac est ses abords forment un site inscrit le 1er mars 1943 et s'étendant aussi sur les communes d'Allineuc, Merléac et Saint-Martin-des-Prés. Le site inscrit comprend, sur la commune du Bodéo, les parcelles cadastrées B 764-765, 792, 797, 808-814, 824-829, 862-865, 869-875, 880, 883-889, 893-894, 898-907, 920-922, 939-940, 942, 991, 993, 998-999, 1003-1004, 1009-1010, 1014-1017, 1020-1025, 1059-1060, 1067, 1070, 1074-1076, 1082-1084, 1087 et 1154-1156 ainsi que le barrage, les plans d'eau et les chemins non cadastrés qui traversent le site.
Un personnage connu a vécu à Kerigant :
François Garnier de Kerigant, né à Quintin le 16 avril 1762. Il participa à la Chouannerie sous le nom de François ; il fut un des officiers de Legris du Val, son beau-frère. Plusieurs réunions de chefs de la Chouannerie eurent lieu chez lui à Kerigant (Legris du Val, Cadoudal, Carfort, d'après 1 L 287, fol. 85 ; Tinténiac et Bourmont, d'après Kerigant fils, p. 29). Il fut nommé au commandement de la division de Dinan en 1798. Il fit sa soumission le 8 mars 1800 puis, menacé d'arrestation, reprit les armes en 1815. Il mourut au Bodéo le 25 mai 1814. Son fils Pierre a raconté et publié l'épopée du chef chouan sous le titre Les Chouans. Episodes des guerres de l'Ouest dans les Côtes-du-Nard (Dinan, 1882) (Dict. de biogr. fr., t. XV, col. 535).
(Bulletin d'informations des maires).
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