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BUHULIEN

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La commune de Buhulien (pucenoire.gif (870 octets) Bulien) fut fusionnée avec la commune de Lannion en 1961. Buhulien dépend du canton de Lannion, de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BUHULIEN

Buhulien est est un démembrement de la paroisse de Rospez, qui elle-même est un démembrement de la paroisse primitive de Louannec. Buhulien est une ancienne paroisse, réunie à la cure de Lannion en 1426 sous le nom de Buhulgen (Archives de Loire Atlantique B 2980) dite aussi Buzulien en 1719. 

Le 10 janvier 1800, le poste de Buhulien est désarmé par une bande de chouans. La commune de Buhulien est annexée à Lannion en 1961.

L'ancienne paroisse de Buhulien faisait partie de l'évêché de Tréguier ; sa cure était à l'ordinaire. Elle avait Lannion pour subdélégation et pour ressort, et elle relevait du roi.

On rencontre les appellations suivantes : Buhulyen (en 1426), Buhulien (en 1440, en 1481), Buzulien (en 1719).

Ville et Bourg de Buhulien (Bretagne)

Note 1 : selon dom Noël Mars, l'église serait peut-être citée en 1188 dans une Bulle de Clément III comme possession de l'abbaye de Saint-Jacut.

Note 2 : Les lieux-dits suivants sont mentionnés au début du XVème siècle : Ker Gommarch, Ker Guen Hoent, Poull Spritum, Feunten Nonnen, Cleuz Bras, Ker Tanguy, Pont Albin, Ker Ylis, Rest Rouzault. La commune de Buhulien est formée actuellement des villages : Crec'h-Hadec, Kerangant, le Parc, Poulgalen-Bras, Pont-Ami, Kergouio, Penhuet, Saint-Marc, Convenant-Du, la Porte-Verte, Bourgat, Feunteun-Nonen, Reste-Avé, Kerarpichon, Saint-Elivré, Kermarec, Kertanguy, Convenant-Gloal, les Isles, Chapelain, Traourec, Keroziou, Toul-ar-C'hoat, Silvestre-Prigent, Ouas-Clos, le Pennec, Luzuron, Poulannio, Kerhuel, etc....

Note 3 : Liste non exhaustive des recteurs de BUHULIEN : Jean le Parc jusqu’en 1692. - Yves Guillaume (1692-1693), recteur de Mantallot. - Jean le Bloas (1693-1721). - Jean le Pasquier (1721-1728), curé de Caouënnec. - François Cavallan (à partir de 1728), etc ... 

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PATRIMOINE de BUHULIEN

l'église Sainte-Marguerite. En forme de croix latine, sa construction est commencée le 21 avril 1840 mais elle a conservé une fenêtre en arc brisé (qui éclaire le bas-côté sud de l'édifice) du XIVème siècle et un porche/arcade du XVème siècle. Son clocher carré est surmonté d'un campanile ayant à sa base une galerie. En janvier 1900, un incendie se déclare dans l'église de Buhulien (les meubles et ornements sont détruits). " Les armes des seigneurs du Parc étaient en supériorité dans les trois premiers jours de la maîtresse vitre de cette église, et en relief au-dessus de la grande porte, au pignon d’occident, ainsi que dans le pignon de la sacristie " (A. B.) ; 

Nota 1 : Elle est en forme de croix latine et lambrissée. Les plans dûs à M. Alain Lageat, architecte à Lannion, furent approuvés le 15 octobre 1839 et la première pierre posée le 21 avril 1840. Elle porte l'inscription : « J'ai été mise ici sous l'invocation de sainte Marguerite et de saint François de Sales. F. L. J. Rogon de Carcaradec, maire. — J. B. Le Gac, adjoint. — P. M. D. Lavissière, recteur. — Mathias Groin de la Romagère, évêque. L'an 1840 ». L'on a conservé de l'ancien édifice, qui menaçait ruines, une fenêtre du XIVème siècle, le porche, deux arcades et une porte de la fin du XVème siècle. Le lambris a été exécuté par Hervé Gouézou, maître charpentier de Trébeurden. L'église n'était pas encore terminée en 1845. La sacristie fut incendiée en janvier 1900 et les meubles et ornements anciens alors détruits. Mobilier : Autel du XVIIème siècle restauré par Ph. Le Merrer. Statues anciennes : sainte Vierge, sainte Marguerite, saint François de Sales, saint Yves, saint Marc, saint Sébastien, saint Roch (R. Couffon, 1935).

Eglise de Buhulien (Bretagne)

 

Eglise de Buhulien (Bretagne)

Nota 2 : UN CURÉ BAS-BRETON EN 1756. Le 23 juin 1756, Noël Morvan, depuis 21 ans recteur de la paroisse de Buhulien (au sud-est de Lannion), écrivait à l'intendant de Bretagne pour se plaindre des causeries et des interruptions que se permettaient ses paroissiens durant son prône, et de ce qu'ils s'enfuyaient de l'église quand il voulait faire dire les prières par des enfants du catéchisme. Qu'on ne vienne pas du tout, ajoutait-t-il, ou qu'on soit convenable. L'intendant demanda des informations à son subordonné de Lannion, Hébraux Motais. La réponse de ce subdelégué ne laisse pas d'être piquante et instructive. Le recteur de Buhulien, dit-il, doit retirer au plus, de sa position, 400 livres annuelles, tout compté. « Sa mère, qui vit, est dans une triste situation. Cet homme, qui a la physionomie d'un ours mal léché, étant habillé par correspondance avec sa figure, est assez particulier et se ressent de la triste éducation qu'il a reçue de son père, paysan de la paroisse de Plouberre [au sud de Lannion], qui était très mal aisé. Il ne l'est cependant pas à outrance et de façon à être insupportable à ses paroissiens : il parle bon breton, très mauvais français, possède au parfait les langues latine et grecque, est théologien très profond. Il aime à rire dans l'occasion, quand il se trouve avec des personnes avec lesquelles il peut déployer sa science. Il ne donne pas avec excès dans le vin ; comme prêtre, et surtout prêtre bas-breton, il ne le hait pas. Comme cet homme sait et parle le grec au parfait, - soit pour se récréer et se tenir en haleine du côté de cette langue, soit qu'il voulût faire savoir dans les paroisses voisines qu'il n'avait pas encore oublié cet idiome, il entreprit d'apprendre à quelques enfants de la paroisse leurs prières en grec. Et un jour de fête ou de dimanche, il fit, à un de ces enfants ... dire le Pater noster en grec. Les paroissiens n'entendirent pas ce langage, ce qui occasionna qu'un domestique servant dans la paroisse, ne reconnaissant point son patois (sic) bas-breton, se mit à éclater de rire dans l'église ; et trois ou quatre autres éclatèrent, qui se levèrent pour sortir de l'église. Le curé ou recteur les suivit en les mettant dehors à coups de pieds. Je n'ai pas su qu'il ait procès en justice avec les paroissiens de Buhulien, parmi lesquels il y en a de riches (et étant le génie du pays d'humeur rogue, deviennent, par leur aisance, assez insolents) ». Le 30 août, l'intendant répondit, un peu trop sèchement, au pauvre curé, que c'était sa faute si l'on avait ri à ses vêpres ; que d'ailleurs, s'il avait quelques sujets de plaintes plus graves, il devait s'adresser au Parlement (Archives (d’Ille-et-Vilaine, C. 1203). Pour nous, la lettre du subdélégué n'est plus seulement satirique. Elle nous montre un côté des mœurs religieuses des paysans sous l'ancien régime. Mais surtout c'est une pièce de plus pour l'histoire du « bas-clergé » avant la révolution, de sa valeur, de sa situation matérielle et morale. Intelligent et très instruit, à coup sûr, pour un curé de village, Noël Morvan ne devait pas être surpris de se trouver, malgré ses qualité, enfoui pour la vie et comme oublié « en un certain canton de la Basse-Bretagne ». Attribuer cette défaveur à ses défauts de caractère et de « tenue », serait, semble-t-il, une injustice. Ils provenaient, à l'origine, de l'éducation très grossière qu'il avait reçue dans sa famille et dans le milieu où il avait passé son enfance ; mais l'éducation donnée au cours de son instruction religieuse, et cette instruction elle-même, avaient dû atténuer quelque peu ces défauts. Malheureusement, on le laissa indéfiniment dans le petit poste de Buhulien, au contact de gens extrêmement grossiers. Il est fort probable que Noël Morvan fut victime du préjugé social qui, sauf de très rares exceptions, maintenait en fait dans le « bas clergé » les prêtres dépourvus de hautes protections et surtout de « naissance ». Quoi qu'il en soit, il est certain que sa situation était bien insuffisante, pour ne pas dire miserable : sa cure lui rapportait, tout compté, au plus 400 livres, et sur cette somme il devait subvenir à l'entretien de sa mère. Pendant ce temps, beaucoup de hauts prélats, qui ne se donnaient aucune peine et vivaient souvent à la Cour, avaient chacun des bénéfices rapportant des centaines de milliers de livres ! (L. VIGNOLS).

un calvaire placé dans le cimetière porte la date de 1679 ;

la chapelle Saint-Marc (XIIIème siècle), signalée comme détruite en 1935. Cette chapelle, qui datait du XIIIème siècle, avait été restaurée en 1695 (avec ajout d'un transept) sur des restes du XIème et XIIème siècles. Elle avait été vendue en l'an VI (vers 1797-1799) à un nommé Guillaume Salaün de Brélévenez, qui, dit-on, n'avait pas payé le prix de son adjudication (voir lettre du 13 mai 1804 du sous-préfet de Lannion). Il s'agissait, semble-t-il, d'une dépendance de Kerivon (Keryvon) ayant appartenu à la famille Rogon de Carcaradec. On y voyait l'inscription " L. Mengy - 1695 " qui se lisait sur le linteau extérieur d'une porte ; 

deux croix (XVIIème et XVIIIème siècle) sur la route de Guingamp et Lannion, les croix de Croas-Peher, Quasclos (vers Rospez), Toul-an-Hoad, Penhuel et Pen-an-Allée (vers Rospez) ; 

la fontaine Sainte-Marguerite (1727), située sur la route de Ploubezre. Cette fontaine possède un bassin rectangulaire et son fronton triangulaire, surmonté d'une croix, est percé d'une niche abritant une statue. Un banc, qui permet de se reposer, se trouve juste à gauche du bassin. La niche abrite une statue de Sainte-Marguerite, vierge et martyre priée par les femmes enceintes qui souhaitent une heureuse délivrance. Elle est patronne des sages-femmes. A proximité de la fontaine se trouvent deux lavoirs : le fond de l'un d'eux est construit en partie avec des dalles funéraires encore visibles ; 

Buhulien (Bretagne) : fontaine Sainte-Marguerite

les maisons anciennes de Lestrenez, Restalvez, Kerampichon (1718), Pontamy-Bras, Porte-Verte, les Iles, Traou-Ru (1587 et 1711), Gloal, Pichouron, Loarer, Salpin ; 

le manoir de Saint-Elivet (XVème siècle), situé route de Guingamp à Lannion. La porte du manoir est en anse de panier. La chapelle privée date du XVème siècle ;

le château de Kerivon, à Saint-Elivet. Jean de Kerivon fut anobli en 1432. La famille de Kerivon justifia de 8 générations lors de la réformation de 1669. L'édifice appartient à la famille Carcaradec depuis une alliance Le Gualès de 1620. A signaler que Guillaume de la Planche, comte de Ruillé, né à Gallerande le 7 août 1866, avait épousé au château de Kerivon (commune de Buhulien), le 1er septembre 1898, Hervine Rogon de Carcaradec, née au château de Mervé (commune de Luché-Pringé), fille d'Anatole Rogon comte de Carcaradec et de Marie de la Fontaine de Follin. De ce mariage sont issus : 1° Anne Marie Marguerite de la Planche de Ruillé, née au château de Kerivon le 27 mai 1900 et 2° Henri Guillaume Armand Marie Patrick Anatole de la Planche de Ruillé, né au château de Kerivon, le 15 février 1904 [Nota : Guillaume de la Planche était le fils de Henry-Geoffroy de la Planche (fils d'Eléonore Clémence de Sarcé et d'Alfred Edouard Désiré de la Planche, comte de Ruillé), né à Angers, le 17 janvier 1842, marié à Danisy (Aisne), le 31 mai 1865, avec Marguerite Thébaudin de Bordigné, fille d'Armand Thébaudin, baron de Bordigné, et de Stéphanie de Fay]. Le colombier possède 875 boulins. " La chapelle est un édifice de plan rectangulaire datant de 1880. Il renferme, vers 1935, un tableau ancien représentant saint Louis, de bonne facture, mais non signé. On y trouve des statues modernes de saint Yves et saint Patrick " (R. Couffon, 1935) ;  

4 moulins : du Duc, de Keridon, de Buhulien, un de papeterie. 

A signaler aussi : 

les tumulus de la Motta, de Kerampichon (âge de bronze) ; 

la motte castrale de Convenant-Braz (X-XIIème siècle) ;

les débris de la voie romaine allant de Lannion à la Roche Derrien (Hent-Glass) ; 

la découverte de deux monnaies romaines en or, près de Kertanguy ;

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ANCIENNE NOBLESSE de BUHULIEN

Anciennes maisons nobles : les Kermarec, sieur dudit lieu en Buhulien, ont fourni Hervé (qui se croisa en 1248), Guillaume (capitaine de Guingamp en 1387) et un évêque de Tréguier, du nom de Raoul Rolland en 1441. Kerfeuillen, Carcaradec et la Porte-Verte. La Porte-Verte a porté le nom de Pont-Spiritum (ou Poull Spiritum) et formé la souche des seigneurs de Lannion. Un des membres de la maison de « Porte-Verte » épousa en 1350 Marguerite, dame et héritière de Cruguil, et porta le surnom de Lannion dans cette famille (voir la Maison de Lannion). 

Lors de la réformation des fouages de 1426 un seul noble est mentionné à Buhulien : Jehan Huon. Plusieurs manoirs y sont aussi mentionnés : Tnou Don, occupé par Robert Mahé, propriété d'Yvon de Kerguesay. - Ker en Marech, occupé par Nicolas le Goas et Pierre Kerneau, propriété de Guillaume Loz. - Boais Eon, occupé par Jehan Deryen, propriété de Charles de Keranrais, sire de Coetleguer. - Poull Spiritum, occupé par Yvon le Marec, propriété du chevalier Jehan de Lannion.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 2 nobles de Buhulien (il y avait 1 noble en 1426) :  

Henry HUON, clergé (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ; 

Roland KERGRIST (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ; 

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