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CAMLEZ |
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La commune de Camlez ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CAMLEZ
Camlez vient du vieux breton "camm" (courbe ou boîteux) et "les" (château). Camlez (créé au détriment de Penvénan) est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plougrescant.
La paroisse de Camlez est citée à la fin du XIVème siècle et faisait alors partie du fief épiscopal des Régaires. En 1602, Jean le Lay, seigneur de Kerancam (aujourd'hui Kerham) achète au Chapitre de Tréguier la juridiction des Régaires.
En 1609, on mentionne à Camlez la frairie du Minihy dans laquelle se trouve la métairie de Pen an crec'h, le manoir de Traou ar stang et son moulin. Cette frairie semble avoir été incorporée par la suite dans celle de Kerillis [Note : lors de la réformation des fouages en 1426, sur 81 contribuants de Camlez, 21 se trouvent situés au Minihy. Il y avait 34 feux dont 3 du minihy, ramenés à 27 dont 7 du minihy]. Au moment des guerres de la Ligue (XVIème siècle), la paroisse de Camlez est imposée par commission du duc de Mercoeur : 22 écus (dont le minihy de Camlez pour 2 écus 30 sous).
L'ancienne paroisse de Camlez dépendait jadis de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort du siège royal de Lannion. Elle relevait encore du roi au moment de la Révolution. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Camlez dépendait du doyenné de Tréguier. La première municipalité de Camlez est élue en 1790. Lors des nominations aux succursales en 1803, à Camlez, l'évêque désigne pour ce poste M. Sébastien Le Saint, 48 ans, assermenté ; ancien curé constitutionnel de Pommerit-Jaudy. Il l'y maintient malgré le préfet qui voulait voir conserver à Camlez le curé constitutionnel de cette paroisse « M. François Allanet, 61 ans, ecclésiastique de la meilleure conduite, instruit, zélé et généralement estimé ». Mgr. Caffarelli se contente de répondre au préfet que « la commune de Pommerit lui a demandé le renvoi de l'abbé Le Saint et qu'il est aussi mal renseigné sur M. Allanet par rapport à Camlez »..
On rencontre les appellations suivantes : Camlez (au XIVème siècle), Kamles (en 1426), Camles (en 1444), Camlez (en 1731).
Note 1 : la commune de Camlez est formée des villages : Kerhoul-Bihan, Kerhoul-Bras, Pont-an-Balen, Pen-an-Stang, le Cozlec'h, Kernavalet-Bras, Kermateman, Trostang, Ruduno, Pallac'h, Launay, Prat-an-Lan, Runigalen, Convenant-Langogan, Poul-Fanc, Pradic-Glas, Prat-an-Scoul, Croas-an-Izi, Coat-Jélégou, Penprat, Donan (ou Donnant), Pen-Crec'h, Kerogan, Kerfiet, Kerellot, Saint-Nicolas, etc.... A mentionner le lieu-dit : Lanogan.
Note 2 : Liste non exhaustive des recteurs de CAMLEZ : Yves le Bras, décédé en 1708. - Henri Nicol (en 1708). - Noble Yves Lesné (1708-1711). - Pierre le Bris (1711-1730). - Hervé Cazoulat (1730-1731), curé à Plougasnou. - Jacques le Carou : à partir de 1731, etc ...
PATRIMOINE de CAMLEZ
l'église Saint-Trémeur (1891).
En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de quatre
travées, plus celle du clocher encastré avec tribune, un transept et un
choeur. Construite par M. Marzin, entrepreneur au Vieux-Marché, sur plans
de M. Le Guerrannic, sa première pierre fut bénite le 20 juillet 1891, après
adjudication des travaux le 10 février, et sa bénédiction faite le 18 décembre
1892. Mobilier : Statues anciennes (XVIIIème) de saint Trémeur, de la
Sainte Vierge, de saint Joseph, sainte Marguerite et de saint Jean-Baptiste
; statue moderne de saint Yves ; autels, fonts et confessionnaux du XVIIIème
siècle (R. Couffon). Saint Trémeur serait d'après
la Vie de saint Gildas, le fils de sainte Trifine, fille du comte de Vannes,
Waroc, et du tyran Conomor qui lui fit trancher la tête. C'est
pour cela que saint Trémeur est mis au nombre des martyrs. Les
Troguindy sont les fondateurs de l'ancienne église paroissiale et
possédaient jadis des prééminences dans l'église. A signaler que
l'enclos du cimetière et son entrée principale (don de la famille
Boussougan) proviennent du château de Kerham ;
la chapelle Saint-Nicolas
(1824-1922), surnommée " Notre-Dame de Kervoenan " (ou Kerguenanen)
en 1781 et située à Kerguénan. Mentionnée fort anciennement. Il s'agit,
à l'origine d'une chapelle domestique appartenant au manoir de Kerguenan. L’édifice
actuel, de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés et petite
sacristie au nord, fut construit en 1824 par Yves Guillou, maître maçon.
Tombant en ruines, il a été restauré en 1922 (par le recteur Gonidec) et
bénit le 26 mars 1922. Statues anciennes de saint Nicolas et de la Sainte
Vierge. Le clocher-mur lanternon possède une chambre de cloche. Cette chapelle abrite les
statues en bois de la Vierge Marie et de saint Nicolas ;
l'ancienne
chapelle Saint-Houardon, à Kerhuel, détruite. Deux champs appelés parco
chapel et une fontaine indique son emplacement ;
l'ancien
oratoire Saint-Joseph, aujourd'hui disparu. Petit oratoire rectangulaire moderne à l’école ;
les
calvaires de Kernavalet, du Coq ou Croas-ar-Chog, de Croas-Ru
(1648), de Saint-Nicolas (1635) ;
les croix de Paul
Fank, de Croas-Hent (1625) ;
le château de Kerham
ou Kergrescant (entre 1634 et 1650),
détruit en 1960. A l'origine, le domaine (avec sa motte féodale)
appartient à la famille Coatellan ou Coadellan ou Coadallan, puis passe par alliance
(suite au mariage de Jean Le Lay avec Jeanne de Coatellan ou Coadalan) à
la famille Le Lay (branche cadette des Le Lay de Kermabin en Plouaret) [Note
: en 1634, Jeanne de Coatallan, mère de Jean Le Lay, est encore douairière
de Kerancam (Kerham) et propriétaire de Kergrescant],
seigneurs de Kerham durant tout le XVIIème siècle et jusqu'au début du
XVIIIème siècle. Ce château passe ensuite entre les mains de la famille
Kerousy de Plouguiel (vers 1721), et de la famille Marboeuf (dont l'un
des héritiers est archevêque de Lyon et émigre à la Révolution). On y trouvait autrefois une
chapelle privative appelée " chapelle coz ". Ce château est en
partie détruit sur ordre du cardinal Richelieu et reconstruit sous
l'impulsion de Jean Le Lay, seigneur de Kerham. On trouve une description du
château de Kerham dans le procès-verbal de la vente des biens nationaux : « Château
et Métairie de Kerham ou Kergrescant saisi sur Marbeuf, archevêque de Lyon
: consistant en un château flanqué de deux pavillons ayant de longueur
entre les deux pavillons 62 pieds, de largeur 20 pieds et 26 de hauteur.
Chacun de ces deux pavillons ayant 50 pieds de largeur, 21 pieds de large et
26 de hauteur. Ledit château est composé au rez de chaussée d'un
vestibule voûté, d'une cuisine également voûtée en taille ; d'une
grande salle planchéiée en sapin, la cheminée boisée. Chaque pavillon
est composé dans le bas au rez de chaussée, d'un escalier en pierre de
taille, un grand appartement. Le premier étage est composé d'une grande
chambre au-dessus de la cuisine, d'un cabinet au-dessus du vestibule, voûté
de pierre de taille dans lequel est une cache argent et autre grande
chambre. Au-dessus de la salle et dans chacun des pavillons, une grande
chambre et au-dessus de tout sont les greniers ayant ... de leurs combles
tout en bois de sciage sous couverture d'ardoises avec corniche de pierre
tout autour. Dans la façade vers la cour, neuf fenêtres de taille dont
partie sont bouchées de maçonnerie et dans la façade donnant sur le grand
clos au couchant, 12 fenêtres de taille en majeure partie bouchées. Chaque
appartement a sa cheminée de taille boisée. Au devant de chaque façade
est un trottoir ou promenade. Celui vers la cour est élevé de 1,5 pieds,
celui au couchant de 6 pieds, ayant chacun un perron de taille. Lesdits
trottoirs sont en taille et piqués à la petite pointe. Au-dessous de
chaque escalier on a pratiqué des caves séparées du vestibule par des
grilles en bois. A chaque côté de la cour, il y a une remise composée de
4 arcades en taille qui ont chacune de longueur 44 pieds, largeur 16 pieds,
hauteur 18 pieds. Au plancher supérieur, 6 poutres et solives pour faire
plancher. Les greniers éclairés chacun par 4 oeil-de-boeuf, sous ardoises.
Ecurie et petit pavillon en-dehors de la cour 47 pieds. Au levant de la
remise, magasin voûté (47 pieds). Pour y entrer, porte en taille, chambre
voûtée en taille... La cour au-devant de la maison ou château dont une
moitié pavée, contenant de plat 15 cordes. Le frontispice ou mur de la
cour a de longueur 62 pieds, hauteur 12 pieds et de largeur ou épaisseur,
10 pieds. Sa plate-forme est couverte en grandes pierres de taille. Ledit
frontispice est dans son parement intérieur et extérieur construit en
pierre de taille piquée à la petite pointe. Le puits étant dans la cour
construit en pierre de taille piquée à la petite pointe ainsi que sa
margelle. Tous les susdits logements, château et tous les autres logements
de la cour ont leurs voûtes " soutairene " dans toute
leur étendue, en pierre de taille et ayant leur porte d'entrée et de
communication en taille. Dans deux desquelles caves sont deux cheminées en
taille. Toute l'enceinte du château est entourée de douves ou fossés plus
ou moins larges. Pour entrer dans la cour existait autrefois un pont levis
au proche du grand portail d'entrée. Les casemates au-devant de la cour et
à gauche en entrant présentent un front de 60 pieds et un flanc de 24
pieds le tout avec double casemates ou flanc bas. Le tout couvert et ayant
leur porte de communication et leur meurtrière, le tout en taille et composé
de 16 casemate tant hautes que basses. Au midy du château, il existe également
cinq casemates voûtées tout en taille, ayant chacune une petite cheminée.
A la suite de ces casemates et sur le même alignement est la maison à four
aussi voûtée en taille, mais en majeure partie en ruine. La maison à four
et les casemates ont de long, ensemble 80 pieds et de hauteur 8 pieds, de
largeur 10 pieds. L'enclos au couchant ou château, contenant de plat
compris le fond sous les édifices et douves ou fossés 512 cordes. Ledit
clos cerné de murs de tous les côtés formant un carré long c'est-à-dire
que chaque côté a 600 pieds de long, et de largeur aussi de chaque côté
492 pieds, ce qui donne au total 2184 pieds de longueur de murs et 7 pieds
de hauteur. A chaque coin dudit mur on y avait construit des donjons dont en
partie sont en ruine. La chapelle au proche du château, au nord de l'enclos,
bout au levant en ruine » (Archives des Côtes d'Armor) ;
le manoir de Luzuron,
récemment restauré. Il possède un cadran solaire qui date de 1568 ;
le
manoir de Donan (XVème siècle). Il appartient au début du XVIème siècle à
Olivier de Bégaignon (seigneur du Rumen), puis il devient
successivement la propriété des familles de Poulgras (en 1535), de
Lezhildry (en 1537) et Trécesson (au XVIIIème siècle) ;
le
manoir de Traou-Stang ;
5 moulins dont
les moulins à eau de Luzuron, de Ruduo, Ar-Voern ;
A signaler aussi :
les menhirs
de Saint-Nicolas, de Launay, de Prat-Quinican (époque néolithique);
la stèle de Saint-Nicolas (âge de
fer). Cette stèle a le pouvoir, dit-on, de rendre la fécondité aux femmes ;
les deux
tumulus situés à Kerhasor ;
la motte castrale de Croas-Husto
(X-XIème siècle). Elle est de forme tronconique circulaire ;
Voir
"
Informations
diverses sur la ville de Camlez ".
ANCIENNE NOBLESSE de CAMLEZ
La seigneurie de Donnant s'étendait jadis à Penvénan et Coatréven et possédait une moyenne et basse justice. Cette juridiction est annexée à celle de Lezhildry en Plouguiel à partir de 1537. Propriété d'Olivier de Bégaignon, seigneur du Rumen, en 1506. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains successives des familles ou Poulgras (Plougras) ou Poulcroix (en 1535) et Lezhildry (en 1537).
La seigneurie de Kergrescant (alias Kerham) possédait jadis un droit de basse justice. Propriété de François de Coadallan en 1540, puis des familles Le Lay (en 1600, suite au mariage de Jeanne de Coadallan avec Jean Le Lay), Kerouzy (suite au mariage de Anne Gabrielle Le Lay avec Joseph Marie de Kerouzy), Marboeuf (vers 1723, suite au mariage d'Anne Marie de Kerouzy avec Claude François Marie, marquis de Marboeuf, comte de Gué). Le fils de ces derniers, qui était au moment de la Révolution archevêque de Lyon, hérita de tous leurs biens et émigra. En 1678, Jean-Baptiste Le Lay, seigneur de Kerham, rend aveu au roi pour la seigneurie de Kergrescant où il demeure.
Note : Les Le Lay de Kergrescant sont une branche cadette des Le Lay de Kermabin en Plouaret. Leurs armoiries sont " d'argent à une fasce d'azur surmontée de trois annelets de gueule et une aigle éployée de sable en pointe ". Au XVIème siècle, les Coadellan étaient propriétaires de Kerancam (Kerham), de Kergrescant et de Coat Jézégou (ou Jélégou). " Coat Jézégou donnait, d'après un acte de 1781, du levant sur les terres de Kergrescant et sur Parc an pors et Kerguillarm appartenant à monsieur de Kergariou de Lannion... Parmi les gentilshommes envoyés à la garde de la coste de Por-Blanc le huitième jour d'Avril 1562 se trouve Rolland Coadalen pour son fief de Kergrescant " (N. Choteau). La famille de Kerousy est originaire de Plouguiel.
La seigneurie de Kerelleau-Lislemeur (composée des terres de Kerelleau ou Kerello à Camlez et d'Enez-Veur ou Lislemeur à Penvénan) s'étendait à Trélévern, Kermaria-Sulard, Trévou, Tréguignec et Rospez et possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Propriété de Jean de Quélen en 1461, puis de la famille de Trogoff (à partir de 1616).
- Dès 1380, la terre noble de Luzuron existait déjà. Elle appartenait alors à Charles du Halgoët, chevalier, seigneur de Luzuron ;
- Keralio, autre terre noble, appartenait en 1440 à Jean de Clisson, maître dhôtel du duc Jean V ;
- Trostang était aussi une maison noble.
En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnées à " Camlez et Minihy " la seigneurie de Leshildry au sieur de Leshildry (30 livres), la seigneurie de Donnan au dit sieur de Donan (30 livres), la seigneurie de Querdoal au dit sieur de Querdoal (10 livres).
Lors de la réformation des fouages de 1426 sont mentionnés à Camlez les nobles qui suivent : le chevalier Henri de Troguindy (Tuonguindy), Alain Cadguallen de Kergoesquent ou Kergresquent (il s'agit de Cadoellan ou Coatallan de Kergrescant) et Neal Gargan (Noel Gargain). On mentionne aussi les manoirs suivants : Kerhuhel (métayer Jehan le Louenan) appartenant à Alain du Parc ; Quoet Jezegou ou Coat Jézégou (métayer Guillaume le Mareschal), propriété d'Alain Cadguallen (Cadgouellan ou Cadoellan) ; Kerfret ou Kerfrec (métayer Jehan fils de Tugdual Baellec), propriété de Louis de Botloy ; Launoy (métayer Jehan Evenou), propriété de Henri de Troguindy (Tuonguindy) ; Donnant (métayer Jehan le Penhuhel), propriété d'Alain de Plougras (Ploegroez ou Ploegras) ; Kergouriou (métayer Jehan le Boce), propriété d'Alain de Troguindy.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 7 nobles de Camlez (il y en avait 3 en 1426) :
Alain CADOELLAN (50 livres de revenu) : porteur dune
brigandine et comparaît armé en archer ;
Henry ERNAULD (10 livres de revenu) : porteur dune
brigandine et comparaît en archer ;
Jehan GARGEAN (30 livres de revenu) : porteur dune
brigandine et comparaît en archer ;
Pierre MERYEN (20 livres de revenu) : porteur dune
brigandine et comparaît en archer ;
PLOEGROEZ (2 livres de revenu) : défaillant ;
Jehan de TNOUGUINDY de Launay (300 livres de revenu) :
comparaît en Homme darmes ;
Jehan TNOULONG (70 livres de revenu) : porteur dune
brigandine et comparaît en archer.
Dans une "Montre" de Tréguier en 1503 (Archives Départementales des Côtes d’Armor, 1 C 184 et 74 J 49), plusieurs nobles de Camles (Camlez) sont mentionnés :
- Jean de Troguindy sieur de Kernegues comparu à cheval "et luy est enioint fournir et comparoir au prochain mandement à lance garnie deuement monté et armé".
- Connery Kerousy comparu en robe "et luy est enioint fournir et comparoir au prochain mandement à estat de deux archers à brigandine salade espée arc et trousse".
- Guillaume de Tuolong par Jean son fils comparu à cheval "et luy est enioint fournir et comparoir au prochain mandement garny de brigandines salade espée arc et trousse".
- Jean Tuolong juveigneur a defailly.
- Christofle Keriec comparu à cheval "et luy est enioint fournir et comparoir en estat d’archer à brigandines salade espée arc et trousse".
- Jean Conen de Camles à pied "et luy est enioint fournir au premier mandement à brigandines salade espée arc et trousse".
- Pierre Meryan comparu à cheval à brigandines salade espée arc et trousse.
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