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La commune
de Carquefou ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CARQUEFOU
Carquefou vient du latin "carcafagum", emplacement de hêtres.
Ennius, évêque de Nantes, fait élever vers 324 une église sur le lieu de la sépulture de Saint Donatien et Saint Rogatien (les premiers martyrs chrétiens nantais). La paroisse, qui en dépendait, s'étendait sur les deux rives de l'Erdre et englobait les actuels territoires de Carquefou, Sucé-sur-Erdre et La Chapelle-sur-Erdre.
Sur le territoire de Carquefou se trouvait autrefois une ville romaine nommée Arlèze. Cette ville devait se trouver, semble-t-il, à l'emplacement du village de Saint-André, qui s'appelait aux XVème et XVIème siècles le "Puy-André" et qui était situé non loin de la forêt disparue de Puzarle (Puteo Arlésis), le Puy d'Arlèze. La tradition rapporte qu'en 850 Nominoë, roi de Bretons, après avoir remporté une grande victoire sur les Francs, rejoignit son allié Lambert à Carquefou et lui rendit le comté Nantais. Au Moyen Age, un château-fort (Carcafagum et ensuite Quercufolio) est édifié sur une ancienne motte afin de défendre le village d'Arlèze : il devait se trouver à la place des près situés à l'Ouest du bourg actuel, nommée le Grand-Planay, le Petit-Verger, le pré de la Forge, le pré du Beau-Château. Malheureusement, il n'existe aucun titre venant confirmer cette affirmation : tous les papiers et documents qui pourraient nous renseigner ayant été détruits pendant le pillage et l'incendie de la ville et du château de Carquefou en 1341.
Au XIIème siècle, il est fait mention plusieurs fois de Carquefou. En 1100, Alain Fergent, le duc de Bretagne, donne la forêt de Puzarle (encore nommée Arlèze) à des moines qui la défrichent. Durant la guerre de Cent Ans la paroisse de Carquefou est tour à tour ravagée par les Anglais et les Français. D'après les chroniques de Froissart : "en 1341 Carquefou était une petite ville entourée d'un fossé avec un rempart de gazon. Jean, duc de Normandie, fils du roi de France Philippe VI, avec une armée de dix mille hommes, composée de Gallois, de Génois et d'arbalétriers français et commandée par le roi de Navarre, le duc de Lorraine, le duc d'Athènes et dom Louis d'Espagne vint mettre le siège devant Carquefou". "Cette ville tenait alors pour Jean de Montfort, et les Anglais contre Charles de Blois et les Français. Le duc de Normandie s'en empara sans résistance, c'était cependant une place forte capable d'arrêter une grande armée si elle avait été suffisamment défendue. Les Français y passèrent la nuit, la pillèrent et la brûlèrent en partant le lendemain assiéger Jean de Montfort à Nantes". Pendant longtemps les Anglais restèrent à Carquefou, ils prirent d'assaut le château de Faye appartenant aux de Montauban partisans de Charles de Blois, et ils y établirent un poste qui surveillait la rivière de l'Erdre. Lorsque les Anglais abandonnèrent le château de Paye, ils le brûlèrent et le détruisirent de fond en comble.
Au commencement du XVème siècle, les titres latins et les papiers ecclésiastiques appellent l'église de Carquefou "Ecclesia Sancti Petri de Quercufolio vel Carcafago". En 1430, le duc de Bretagne, Jean V exempta d'impôts les habitants de Carquefou. Le 2 septembre 1431, le chancelier de Malestroit en revenant d'une ambassade auprès de Charles VII tomba près de Carquefou dans un guet-apens préparé par le duc d'Alençon. Pendant les guerres de Religion, la paroisse de Carquefou est tour à tour dévastée par les Catholiques et les Protestants.
Avant la Révolution, la paroisse de Carquefou faisait partie du comté de Nantes et dépendait de la sénéchaussée de Nantes. La paroisse de Carquefou était divisée en trois hautes justices, Peslan ou la châtellenie de Sucé, la Madeleine en Bois et Faye, ayant chacune droit de haute, moyenne et basse justice. Peslan, acquis de la famille de Beauveau par un évêque de Nantes en 1251, se confondit plus tard avec la cour des Régaires de l'évêché et la châtellenie de Sucé (Sucé fut érigé en châtellenie en 1456, suivant un aveu de François Guillet en faveur de Guillaume de Malestroit, évêque de Nantes). La Madeleine-en-Bois, annexe du prieuré de Saint-Martin en Vertou et membre de la célèbre abbaye de Marmoutiers, relevait de l'évêque de Nantes. La châtellenie de Faye relevait des ducs de Bretagne et ensuite du roi sous la sénéchaussée de Nantes. En plus de ces trois grandes juridictions, la chapellenie de Saint-André de la Hullonnière, la Seilleraye et l'Epinay avaient droit de moyenne et basse justice et relevaient de l'évêque de Nantes sous les fiefs de Peslan et de Sucé. La Cour des Régaires de l'évêché de Nantes rendait la justice au nom de l'évêque pour les juridictions de Peslan et de la Madeleine-en-Bois. Cependant les terres de l'Epinay et de la Seilleraye, relevant de Peslan, avaient droit de moyenne et basse justice. Le seigneur de Faye était seigneur haut justicier et son sénéchal exerçait la justice sur la partie Nord-Ouest de Carquefou. Le poteau ou pilier de justice de la Madeleine-en-Bois était situé près de la Cadrannière, à un lieu appelé encore au milieu du XVIIIème siècle "le chêne de la Comtesse". Celui de la juridiction de l'Epinay se trouvait dans le bourg de Carquefou vis-à-vis le cimetière (archives de Loire-Atlantique, G.32).
Le registre des visites épiscopales de 1686 dit qu'il n'existait aucune école à Carquefou à cette date (Livre des visites de 1686 – Archives départementales, G 53).
Note 1 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Carquefou : Gilles Perrotin (en 1390) qui est, semble-t-il, le restaurateur de l'église de Carquefou incendiée en 1341, Jean Pertui (en 1400), Geoffroy de Guitres (en 1404) qui est présenté comme recteur de Carquefou par messire Mathieu Louet, chanoine de la cathédrale de Nantes, Guillaume Piquelo (en 1486), Vas Fernandon Olivarez (en 1509) qui est d'origine espagnol et qui rend aveu en 1509 à l'évêque de Nantes, Denis Boudet (en 1515) qui participe à de nombreuses querelles avec les chanoines de la cathédrale de Nantes, à propos des dîmes de Carquefou, Geoffroy Moreau (en 1530), scolastique de Saint-Brieuc, chanoine de Dol et de Nantes, ainsi que le fondateur de la chapellenie de Notre-Dame-la-Blanche située au haut bourg de Carquefou, Silvestre Garreau (de 1539 à 1597), Pierre Rinvalle (en 1597) qui a un procès avec les chanoines de la cathédrale de Nantes au sujet des dîmes de Carquefou, Jacques Mathurin le Saige (en 1600), Thomas Fernandez (en 1602) qui rend aveu de la cure de Carquefou à l'évêque de Nantes le 7 mai 1602, Mathurin Gaultier (en 1612), Jean Desnoyers (en 1646), Monbousin (en 1664), Macé le Serf (en 1680), Philippe Gaultier (en 1686) qui décrit l'église en 1686, Place-de-foire, avec son fronton triangulaire et à l'intérieur le grand tombeau de la famille d'Avaugour, Masceron (en 1701), Jacques Buan (en 1703), Maurice Cailleteau (en 1736) qui fit construire la deuxième église avec l'appui du marquis de Becdelièvre, de Fresneau de La Couronnerie, de Michel Taverne, seigneur de L'Epinay, et de Julie d'Espinoze, châtelaine des Renaudières, Joseph Bongrain (en 1745), Gabriel Héry (de 1775 à 1798), souvent caché à La Renaudière chez Julie d'Espinoze, et à La Vincendière, chez dame Poulain Marie, Julien Nicolas (de 1791 à 1794), Jean Baptiste Lequimener ou Lequimeneur (de 1803 à 1827), Joseph Marie Julien Bigaré (de 1828 à 1840), Julien Clouet (de 1840 à 1842), Michel Bachelier (de 1842 à 1862), J. Le Quilliec (de 1862 à 1886), Louis Maugat (de 1886 à 1901), Ferdinand Robert (en 1902), Le Corvec, Aoustin, .... Noms de quelques prêtres originaires de Carquefou : - Gabriel Herbert (en 1602), seigneur de la Touche, recteur de Sucé, chapelain de Notre-Dame-de-la-Blanche, - Charles Simon de la Chambre (en 1633), seigneur de la Bidaudière, chanoine de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes, - Nicolas de Harouys (en 1635), de la Seilleraye, supérieur des Jésuites de Nantes, - Louis de Harouys (en 1635), de la Seilleraye, jésuite à Nantes, - Georges Rouxeau (en 1639), chapelain de la chapellenie de la Guyhonnière, - Pierre d'Espinoze (en 1640), des Renaudières, abbé de Rillé, - Claude Gaborit (en 1686), de Prouzeau, - Mathurin Bizeul (en 1686), recteur de Saint-Vincent de Nantes, - Joseph Fresneau de la Couronnerie (en 1734), chanoine de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes, - Pierre Coupperie de la Bidaudière (en 1734), vicaire de Carquefou, - Charles Auguste d'Avaugour (en 1747), du Bois d'Avaugour, chanoine de Nantes, prieur de Notre-Dame du Pommier d'Aigre, - Alexandre Bazille (en 1789), de la Barre de Riou.
Note 2 : liste non exhaustive des maires et agents nationaux de la commune de Carquefou : Joseph Marchis de La Chambre (maire de 1790 au 9 décembre 1792), Mathurin Moreau (maire du 9 décembre 1792 au 7 Pluviôse an II), Noël Marchis (maire du 7 Pluviôse an II au 12 Floréal an IV), Pierre Clouet (agent national du 12 Floréal an IV au 6 Fructidor an IV), Biraud (agent national, an IV), Ganuchaud (agent national, an IV), Joseph Biraud (agent national, an IV), Jean Poupelard (agent national, an V), Léonard (agent national, 28 Brumaire, an VI), Julien Loyen (agent national, 1 Pluviôse, an VI), Pierre Clouet (agent national le 10 Prairial an VI, "il ne jouit pas d'un grand civisme" et refuse le 16 Prairial), Joseph Biraud (agent national, 30 Messidor, an VI), Léonard Marinier (agent national, an VI, au 1er Vendémiaire, an VIII), Jean Thomas Peylet du Bois de Saint-Lys (1er Vendémiaire, an VIII, au 8 janvier 1812), Jean Baptiste de Soussay de La Guichardière (maire du 8 janvier 1812 au 25 octobre 1830), Félix Cossin (maire du 25 octobre 1830 au 18 août 1833), Pierre Ganuchaud (maire du 18 août 1833 au 16 août 1838), Alfred Guimberteau (maire du 18 août 1838 au 9 avril 1948, gendre de Paimparay de La Cadranière), Félix Cossin (maire du 9 avril 1848 au 15 octobre 1848), Elzéar Bouvays de la Fleuriais (maire du 15 octobre 1848 au 9 mai 1852), Jean Loyen (maire du 9 mai 1852 au 30 octobre 1852), Pierre Ganuchaud (maire du 30 octobre 1852 au 25 janvier 1864), Elzéar Bouvays de la Fleuriais (maire du 25 janvier 1864 au 25 octobre 1865), Louis Avrouin-Foulon de l'Epinay (maire du 24 septembre 1865 au 19 mai 1878), Albert Guillaume, marquis de Dion (maire du 19 mai 1878 au 26 mars 1881), N. Hardouin (maire du 25 mars 1881 au 29 avril 1882), Gaspard Albert Boucher d'Argis (maire du 30 avril 1882 au 6 août 1899), André Cassin, baron de Kainlis de Seilleraye (maire à partir de 1899), Arthur Ecomard, Albert de Montbeillard, Aubert, Joseph de Goué (à la Libération), de Montbeillard, M. Fouchard, ...
Note 3 : Peslan aujourd'hui simple village eut au Moyen Age une très grande importance. Le seigneur du lieu avait droit de juridiction haute, moyenne et basse justice et fief lige sur les lieux, châteaux, maisons et métairies de : la chapellenie Saint-André, le Bois d'Avaugour, l'Epinay, la Seilleraye, Maubreuil, l'Angle, le Bois Saint-Lys, la Fillonnière, la Chambre, Graslan, la Rivière, la Filletière, la Houssaie, la Bernarderie, la Gravausière, les Rivières, le Bernier, la Dagonnière, la Gastelière, la Barillère, la Tactière, la Bidaudière, la Beuretière, le Marais, la Salle, la Noë, Clouet, la Guéffraie, la Chénaie, la Guillonnière, les Herses, la Pétorie, le Prouzeau, le Plessix, la Favrière, la Poterie, la Prévotière, Tournière, la Jouardrie, l'Aigle, la Renaudrie, la Minguais, le Souchay, la Bourelière, la Bréchetière. Les premiers seigneurs de Peslan que nous connaissons appartiennent à la maison de Beauveau. En 1251, Guillaume et Mathieu de Beauveau s'étant rendus coupables de violences et de spoliations, Guillaume, évêque de Nantes, confisqua le domaine de Peslan. Il jugea que cette terre appartiendrait désormais à l'Eglise et à l'évêché de Nantes, à charge de payer par l'évêque au sénéchal Régnier de Saint-Lys, agissant pour son fils époux de Marguerite de Beauveau, la somme de 50 livres. Depuis ce temps et jusqu'à la Révolution, la châtellenie de Peslan a toujours appartenu aux évêques de Nantes. En 1790, l'ancien manoir et métairie de Peslan, ainsi que tous les biens ecclésiastiques, sont confisqués sur Eutrope Charles de la Laurencie, évêque de Nantes, et vendus nationalement le 18 Prairial an IV (1er juin 1796) à la famille Rivet.
Note 4 : dépendaient des Régaires de Nantes : - la châtellenie de Faye en Carquefou avait droit de haute, moyenne et basse justice et régissait la partie Nord de la paroisse de Carquefou. Elle tenait son poteau ou pilier de justice au lieu-dit "chêne de la Comtesse". Les seigneurs en furent les Montauban, d'Avaugour et Bedelièvre. En relevaient les fermes ou métairies de La Barre, La Couronnerie, La Galopinière, La Jacquelinière, La Touche, Le Château, Le Parc, Le Chêne, La Riaudière, Le Clos, Le Buron, La Filletière. - la châtellenie de Mauves, Peslan et les Marais qui s'étendait en Mauves et Carquefou et consistait en les lieux et maisons de Beaucours et Ruellan. Elle exerçait justice sur les lieux, châteaux et métairies de Longrais, Le Jary, La Bouchetière, La Charée, La Masure, La Fosse-Gareau, Les Haute et Basse Menortières, La Malorière, La Rouanderie, La Chevillardière, Le Plessix, Les Relandières et autres en la paroisse de Mauves. A Carquefou, elle s'étendait sur la chapellenie Saint-André, Le Bois, Maubreuil, L'Angle, La Filletière, Le Marais, La Salle, Le Prouzeau, La Poterie, La Chambre, La Noë, La Chênaie, La Fillonnière, La Prévotière, La Jouardrie, La Renaudière. Les seigneurs en furent les Beauveau, puis directement les évêques de Nantes. A la Révolution, le domaine de Peslan fut vendu comme bien national le 18 prairial an IV au citoyen Rivet. Les juridictions vassales de La Seilleraye, La Touche et Auraix tenaient leurs audiences au Bas Gaubert, paroisse de Thouaré. Celle de l'Epinay et Procé avait ses assises au bourg de Carquefou. Dépendait aussi des Régaires de Nantes le prieuré de La Madeleine-en-Bois à Carquefou qui avait droit de haute, moyenne et basse justice sur les villages et métairies de La Picaudière, La Poterie, La Grignonnais, La Cadrannière, La Haute-Forêt, La Vincendière, Le Housseau.
PATRIMOINE de CARQUEFOU
l'église
Saint-Pierre et Saint-Paul (1874), édifiée par l'architecte Perrin tout à
fait au sommet du bourg de Carquefou. Cette
église est construite afin de remplacer celle trop petite, située sur la
place Aristide-Briand (en haut du bourg, près de la chapelle
Notre-Dame-la-Blanche, fondation religieuse du temps de la guerre de Cent
Ans) qui elle-même avait déjà remplacé une église primitive toute
simple qui était un prieuré situé tout près de La Cadrannière. En 1613 (sous le ministère de Mathurin Gaultier), l'église
de Carquefou est saccagée et profanée par des soldats : "à cause
des troupes de soldats qui sont en la dite paroisse et n'est administré
aucun sacrement en la dite église, à cause que les dits soldats y ont fait
leur corps de garde et y ont mis leurs chevaux". En 1644, Mgr
Gabriel de Beauveau, évêque de Nantes, vient faire une visite pastorale à
Carquefou. En 1686, lors de la visite de l'archidiacre Binet, "l'église
était bien délabrée, les murailles de la nef étaient en fort
mauvais état, la charpente était vermoulue, les vitraux même
manquaient". Voici en partie le procès verbal de la visite du
vendredi 6 juillet 1686 : "dans l'église de Carquefou, il n'y a
point de reliques ni de boîte d'argent pour porter le Saint Viatique aux
malades. Les murs, la charpente et la couverture est fort vieille. On n'a
point de connaissance du jour de la dédicace de l'église. Le choeur est
fort étroit, il y a au moins un tombeau élevé et un banc de la maison d'Avaugour,
qui l'occupent presque tout. Les murailles de la nef sont en fort mauvais
état ainsi que la charpente. Il manque plusieurs vitres au grand vitrail.
Les deux autels de la nef ne sont pas consacrés et ne sont pas moins
malpropres que le grand. La sacristie est trop petite, pour s'habiller et se
déshabiller, les prêtres sont obligés de monter sur les coffres dans
lesquels se trouvent les ornements ou sur les autels. Recteur : Philippe
Gaultier; Prêtre vicaire : Jean Desbois; Clercs : Claude Gabory, étudiant
à Nantes; Fabriqueurs sortis de charge : Jean Blandin, Jean Laurent;
Fabriqueurs en charge : Mathurin Martin, Jean Januret; Témoins synodaux :
le sieur Herbert, le sieur de la Chesnaye, Donatien Marzellière, Jean Lelou,
Simon Lelou, Jean Coquet, Jean Douet, François Lechat, Jean Deniau,
Mathurin Libeau. La paroisse contient 1 000 communiants. Son revenu consiste
en la maison presbytèriale, jardin, verger, cinq boisselées de pré et
plusieurs vignes, de plus, les dîmes novales et le tiers de toutes les
autres, valant 600 livres .....". Cet état de chose dura jusqu'en 1734, date à
laquelle messire Maurice Cailleteau, recteur de la paroisse de Saint-Pierre
de Carquefou, songea à reconstruire un nouveau sanctuaire (grâce au legs
de messire André Harouys, seigneur de la Seilleraye) : c'est celui qui a
subsisté jusqu'en 1874. Le 21 juin 1734, la deuxième pierre de l'ancienne église est
posée par Marie de Becdelièvre (née le Noblet et veuve de
Guillaume Jean Baptiste François de Becdelièbre) et la troisième pierre
est posée par Michel Taverne, seigneur de l'Epinay. L'église est bénie par Yves de Beaupoil (vicaire
général du diocèse de Nantes) le 4 octobre 1736. Le 23 janvier 1736, le
recteur bénit une cloche pesant 588 livres, le parrain est Georges Briand
Maillard (seigneur du Bois-Saint-Lys) et la marraine est Rosalie Boussineau
de Maure (épouse de Jacques Léonard de la Rabelais, seigneur du Housseau)
: cette cloche est enlevée en 1791 et transportée à la monnaie de Nantes
pour y être fondue et servir à faire des canons. Le 23 juin 1738, Yves de
Beaupoil vient bénir les deux autels de l'église, l'un est dédié à la
Vierge et l'autre à saint Jean. Le 22 août 1754, Mgr de Mauclerc de la
Muzanchère, évêque de Nantes, vient faire une visite pastorale à
Carquefou, qui compte alors 1100 communiants. Le 30 juillet 1787, le marquis
de Becdelièvre est parrain d'une petite cloche de l'église de Carquefou
qu'il appelle "Anne-Félicitée". Le 20 juin 1790, le conseil
municipal de Carquefou fait enlever de l'église "les bancs de M. de
Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye et de M. Linsens, seigneur de l'Epinay.
Il fait briser toutes les armoiries ainsi qu'une pierre tombale".
Le 15 novembre 1791, une cloche provenant de l'abbaye de Buzay est donnée
à la commune de Carquefou pour remplacer l'autre qui était fêlée, une
balustrade provenant de l'église Saint-Léonard de Nantes y est également
envoyée. Enfin, dans la nuit du 21 au 22 janvier 1792, les vitraux sont
brisés et les vases sacrés volés. Le 3 décembre 1796, les habitants de
Carquefou sont à nouveau autorisés à jouir de leur église, en se
conformant toutefois aux lois alors en vigueur. Le 8 février 1802 a lieu la
restauration du culte catholique à Carquefou, suivant le Concordat passé
le 15 juillet 1801 entre le Pape Pie VII et le premier consul Napoléon
Bonaparte. En 1820, le conseil municipal vote l'agrandissement de l'église
(projet resté sans réponse de la part de la préfecture). La première
pierre de la nouvelle église est posée et bénite le 8 décembre 1869 par
M. Bigarré, ancien curé de Carquefou et curé du Croisic. Elle est
construite d'après les plans de M. Perrin, auquel succèdent les frères Le
Diberder. Les travaux de construction sont interrompus pendant la guerre de
1870-1871 et reprennent en 1872. L'église actuelle est bénie le 19 avril
1874 par Mgr Félix Fournier, évêque de Nantes. En 1890, la table de
communion en fer forgé et dorée est donnée par Mlle Clémence de Soussay
de la Guichardière. En 1891, le marquis de Dion donne l'autel de la
Sainte-Vierge, dû au sculpteur nantais M. Vallet. En 1894, le curé fait un
emprunt au Crédit Lyonnais afin d'achever l'église et de construire le
clocher : les travaux commencent en mai 1895 et sont terminés à la fin de
l'année 1896. La rosace du clocher est donnée en 1896 par Pierre Guillet
de Tournière, l'horloge provenant des ateliers Pellerin, de Tiffauges, est
due à la générosité de M. Fonteneau, boucher à Carquefou. Le 18 mai
1897, Mgr Pierre Emile Rouard, évêque de Nantes, vient faire la
bénédiction solennelle des cloches : elles sont alors au nombre de trois
et ont pour parrains et marraines : la première, le baron de Kainlis et la
comtesse de Solages, la seconde, M. et Mme Hardouin, et la troisième, M.
Maugat et Mme Clouet, née Pageau. Au mois de février 1900, les deux
clochetons de l'église sont renversés par la violence d'une tempête, mais
il sont relevés au mois d'août 1904. Les vitraux comportent de
nombreuses armoiries dont celles des seigneurs de Maubreuil, de La
Seilleraye, de L'Epinay, de La Couronnerie, .... Le baptistère en marbre
blanc est aux armes des Avrouin-Foulon. Le tableau
"Prédication de Saint-Paul", œuvre de Serendat de Belzim, date
de 1897-1900. Dans le choeur, les peintures relatives à la vie de saint
Pierre et saint Paul sont l'oeuvre de l'artiste Beuzit. La
Crucifixion, œuvre du peintre Serendat de Belzim, date de 1897-1900. La statue Notre-Dame la Blanche, en bois polychrome, date du
XIV-XVème siècle : elle a été retrouvée en 1959 dans l'enfeu d'une
chapelle sise près de l'ancienne église (la chapelle et la maison en
dépendant furent acquise par les Peylet, et plus tard, les Loyens alliés
aux Pageau et Balezy) et a été restaurée avant de revenir en 1960
reprendre sa place dans l'église. La statue de la Vierge Bourguignonne date du XVIIème
siècle et provient de la chapelle des Avaugour, dite de Roualan (ou
Rouellan), sise au bord du Gaubert, ruisseau qui sépare Carquefou de Mauves ;
la
croix de chemin (XIXème siècle), située autrefois dans l'ancien cimetière,
non loin de la chapelle Notre-Dame-la-Blanche ;
le
château de la Seilleraye ou Sailleraie (1671), édifié par l'architecte Delahaye
sur les plans dressés, dit-on, par Mansard (célèbre architecte de Louis
XIV) pour Guillaume Harouys (ou Harrouys), trésorier général de Bretagne, conseiller du roi et
maire de Nantes. Il s'agit du petit-fils du premier Guillaume Harouys, élu
maire de Nantes en 1571 et qui empêcha tout excès lors de la
Saint-Barthélemy. L'ancien manoir devait se nommer primitivement Kerarigo
du nom de ses premiers seigneurs, car dans quelques vieux titres on le
trouve quelquefois écrit Kerarigo-Seilleraie (ex. dans le compte et rolle
rentier de l'évêché de Nantes dressé par Perrot Vivien en 1459). Le
seigneur de la Seilleraye avait droit de juridiction, moyenne et basse
justice et relevait de l'évêque de Nantes "à devoir de foy,
hommage et rachat et dix sols de rente chaque année". Jehan de
Kerarigo paraît en 1380 comme seigneur de la Seilleraye. On trouve ensuite
André de Kérarigo, fils de Jehan, qui paraît à Carquefou comme seigneur
de la Seilleraye dans l'acte de la réformation de la noblesse de Bretagne,
en 1429. Il a comme fille Blanche de Kerarigo qui épouse Macé du Breil.
Ils paraissent tous deux comme seigneurs de la Seilleraye en 1429. La
Seilleraye passe ensuite entre les mains de la famille du Houx. Jean du
Houx, seigneur de la Seilleraye, Bodel et Liarigou, fait faire, entre 1447
et 1454, le dénombrement des vassaux qui relèvent de son fief de la
Seilleraye. En 1456, il en rend aveu à l'évêque de Nantes (Archives de
Loire-Atlantique, G.32). Il est chambellan et conseiller du duc Pierre II de
Bretagne en 1456. Il est l'époux de Jeanne de Callac dont il a un fils
Gilles et une fille Jeanne. Gilles du Houx, seigneur de la Seilleraye, le
Rouet, rend aveu en 1477 pour certains droits qu'il possèdent sur les
navires chargés de vin et de sel, entrant dans le port de Nantes. Jeanne du
Houx, dame de la Seilleraye, épouse Robert de Beaucé (ou de Beauxé), une
des trente lances du sire de Derval et chambellan du duc de Bretagne en
1466. La Seilleraye passe ensuite par achat à la famille Brécel.
Christophe Brécel, seigneur de Clermont-sur-Loire et époux de Catherine du
Chaffault (depuis le 23 mai 1520), fille de Jean et de Anne de
Saint-Marzault, devient par achat seigneur de la Seilleraye (il est docteur
en droit en 1517, sénéchal de Nantes et maître des requêtes de la maison
de la Reine en 1524 et meurt en 1547). Christophe Brécel a plusieurs
enfants : - Louise, mariée en premières noces à François Gabart
(seigneur de la Maillardière), veuf de Jeanne Girard, et en secondes noces,
à Pierre de la Chapelle de la Roche-Giffart (seigneur du Breil), - Renée,
- Françoise, mariée à Louis de Ténouët, - Catherine, mariée à Jean
Chenu (seigneur de Landormière), - Anne, mariée à Jean de Montchaud
(seigneur de Souché), - Charles, - Guyonne, mariée à Jean du Boullay
(seigneur de la Sénéchallerie). En 1538 ou 1539, Christophe Brécel vend
la Seilleraye à Guillaume de Harouys. Il s'agit du fils d'Olivier Harouys
(trésorier général de Bretagne) et de Guillemette de Franchepierre. En
1560 et en 1583, Guillaume de Harouys rend aveu de la Seilleraye à l'évêque de Nantes. Il
est secrétaire de la chancellerie en 1529, receveur en 1531, greffier en
1534 et élu maire de Nantes le 28 décembre 1571. Guillaume de Harouys
meurt en 1586, laissant de son mariage avec Anne Dupin, qu'il avait épousé
en 1546 : - Charles qui hérite de la Seilleraye, - Marie, épouse de Louis
Braillon (seigneur de la Sivonnière), - Anne, mariée en premières noces
à N. d'Argentré (conseiller au Parlement de Bretagne), et en deuxièmes
noces, à César Moreau (seigneur de Vaux). Charles de Harouys, seigneur de
la Seilleraye, l'Epinay, le Pin, la Roche, les Cléons est docteur en droit,
secrétaire du Roi et greffier de la chancellerie de Bretagne, sénéchal et
président au siège présidial de Nantes, conseiller au Parlement de
Bretagne. Le 13 avril 1601, il partage les biens de ses parents et rend aveu
de la Seilleraye à l'évêque de Nantes, le 15 juin 1602. Le 28 décembre
1587 et le 26 avril 1598, l'assemblée de la ville de Nantes l'élit comme
maire. Il épouse en 1580, demoiselle Françoise de Lesrat, veuve en
première noce de Guillaume le Maire, sénéchal de Nantes, et fille de
Guillaume de Lesrat, général de l'armée du Pape Paul III, maire d'Angers
en 1547. Charles de Harouys décède en octobre 1612, laissant comme enfants
: - Louis, l'héritier de la Seilleraye, - Jean, seigneur de l'Epinay, -
Charles, prêtre, - Marie, - Françoise, née le 30 octobre 1586 et mariée
en 1616 à Pierre Bernard (seigneur de la Turmelière), maire de Nantes de
1615 à 1617 et président de la Chambre des Comptes de Bretagne. Louis de
Harouys, naît à Nantes à l'hôtel Harouys (situé derrière la place des
Jacobins) et il est baptisé dans l'église Sainte-Croix, le 19 octobre 1583.
Il est président au présidial de Nantes, premier président de la Chambre
des Comptes de Bretagne, conseiller d'Etat et intendant de justice. Le 10
juillet 1623, il est élu maire de Nantes et continué par lettres du Roi le
8 juin 1642. Il meurt à Nantes, le 15 mars 1656 et il est enterré dans la
chapelle des Récollets. Louis de Harouys épouse à Angers le 12 juillet
1613 demoiselle Françoise de Bautru dont il a : - Guillaume, l'héritier de
la Seilleraye, - Nicolas, supérieur de la maison des Jésuites de Nantes, -
Louis, jésuite à Nantes, - Charlotte, supérieure de la communauté
Sainte-Elisabeth de Nantes, - Gabrielle, mariée en 1633 à Charles de
Péréfixe (seigneur de Beaumont), lieutenant du Roi au gouvernement de
Nantes, - Louise, mariée en 1647 à Jean Baptiste de Becdelièvre (seigneur
de la Busnelaye) et dont le fils Jean-Baptiste hérite de la terre de la
Seilleraye. Guillaume de Harouys, seigneur de la Sailleraye, la Rivière, l'Epinay,
est conseiller du Roi, conseiller au Parlement de Rouen en 1641, conseiller
d'Etat en 1645, et trésorier général de Bretagne en 1651. Il reçoit
plusieurs fois à la Seilleraye Madame de Sévigné. C'est Guillaume
Harouys qui, en 1671, fait construire La Seilleraye sur les plans de Mansard
et de Le Nôtre. Le parc est dessiné sur les plans de Berthauld. Guillaume
décède le 15 novembre 1699 à la Bastille, où il avait été enfermé en
1688 pour avoir dilapidé les fonds des Etats de Bretagne dont il était
trésorier. De son mariage avec Marie Madeleine de Coulanges, il a : -
l'André, héritier de la Seilleraye, - Marie Madeleine, décédée à huit
jours et inhumée avec sa mère à Paris. André de Harouys, seigneur de la
Seilleraye, la Rivière, l'Epinay, est conseiller au Parlement de Rouen en
1684, conseiller du Roi et maître des requêtes ordinaire de son hôtel en
1694, intendant pour le Roi en Franche-Comté en 1700 et en Champagne en
1702. Il épouse en 1688 Marie Anne de Richebourg dont il n'a pas d'enfant.
André de Harouys meurt sans postérité à Paris le 27 mai 1731, et ses
biens reviennent alors à ses héritiers qui étaient : Jean Baptiste de
Becdelièvre, le comte de Sanzay, Joseph du Quengo (comte de Crénolo),
Charles du Breil (marquis de Rayz), .... Les Harouys ont joué un grand rôle dans l'histoire
locale, leurs bustes et portraits ainsi que leurs armoiries triomphent encore
à la mairie de Nantes. La Seilleraye passe ensuite par mariage à la
famille Becdelièvre, suite au mariage en 1647 de Jean Baptiste de
Becdelièvre avec Louise d'Harouys, soeur de Guillaume d'Harouys (cousin
germain de madame de Sévigné, par les de Coulanges). Jean Baptiste
François de Becdelièvre, seigneur de la Busnelaye, Tranber et de la
Seilleraye, est conseiller au Parlement de Bretagne et Premier Président de
la Chambre des Comptes de Bretagne. La terre de la Seilleraye comprend
alors les métairies de Gaubert, de Chassaire, la Chaise, la Sionnière,
Proujean, la Pêterie, la chapelle d'Auray, l'île d'Harouys et le moulin de
la Seilleraye. La marquise de Sévigné a séjourné dans le château (elle descendait alors
au port de Mauves). Jean Baptiste de Becdelièvre épouse demoiselle Renée
de Sesmaisons, fille de René de Sesmaisons (seigneur de Tréanber) et de
Françoise Juchault. Ils ont comme enfants : - Guillaume Jean Baptiste
François qui hérite de la Seilleraye, - Hilarion Marie, conseiller au
Parlement de Bretagne. Guillaume Jean Baptiste François, premier marquis de
Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, l'Epinay, la Rivière, la Busnelaye,
Tréanber, est maître à la Chambre des Comptes de Bretagne le 11 février
1709, président le 12 juin 1713 et premier président le 31 décembre 1716.
C'est en récompense de ses services que le Roi érige en 1717 la terre de
Tréanber en marquisat, sous le nom de Becdelièvre. Il épouse demoiselle
Marie le Noblet. Ils ont un fils, Hilarion Marie François, marquis de
Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, la Rivière, l'Epinay, qui est
nommé le 31 décembre 1733 premier président de la Chambre des Comptes de
Bretagne. Par transaction en date du 26 août 1735, le comte de Sanzay,
Joseph du Quengo comte de Crénole et le marquis du Breil de Rayz
abandonnent au marquis de Becdelièvre, tous les droits qu'ils ont sur la
Seilleraye et l'Epinay. Hilarion épouse en premières noces demoiselle
Louise Pélargie Baude du Val, décédée à Rennes le 7 mai 1738, et en
deuxièmes noces, Marie Anne d'Anviray de Machonville dont il a : - Perrine,
mariée le 5 mars 1765 à Julien de Rosily (marquis de Rosily), - Hilarion
Anne François Philippe, marquis de Becdelièvre. Ce dernier, seigneur de la
Seilleraye, Mauves, Faye, Peslan, le Bois d'Avaugour, est conseiller du Roi,
maître des Comptes et premier Président de la Chambre des Comptes de
Bretagne. Le 2 mai 1769, il achète Faye et le Bois d'Avaugour (il achète
les terres d'Avaugour pour la somme de 250 000 livres, avec charge
d'habiller, chaque an, 12 pauvres, dans chacune des paroisses de Carquefou,
Thouaré et Mauves) au marquis de Juigné, légataire universel du marquis
et du comte d'Avaugour. Il épouse demoiselle Marie Louise Emilie Victoire
de Coutances qui pose à Nantes, le 30 septembre 1763, la première pierre
du palais de la Chambre des Compte de Bretagne. De leur mariage naissent : -
Anne Christophe qui hérite de la Seilleraye, - Louis Marie Christophe, -
Hilarion Anne Louis, mort le 22 septembre 1775 et enterré sous le banc d'Avaugour,
- Emilie Josèphe, mariée en 1809 à Philippe Le Clerc de Vezins, - Marie
Madeleine Julienne, mariée à Victor de Ghaisnes, comte de Bourmont. Anne
Christophe, marquis de Becdelièvre (seigneur de la Seilleraye, Faye, le
Bois d'Avaugour, etc ...) émigre en 1791 et sert l'armée de Condé, puis
il rentre en France en 1793 pour combattre dans les armées royales de
l'Ouest. Il prend part au combat de Mauves le 11 mars 1793 et devient en
1795 major général de l'armée du Vicomte de Scépeaux sur la rive droite
de la Loire. Après son décès au champ de bataille d'Oudon en juillet
1795, Louis Marie Christophe (1778-1855), son frère, devient marquis de
Becdelièvre et propriétaire de la Seilleraye. Il hérite, en faite, avec
son beau-frère, le comte de Bourmont, des seigneuries de la Seilleraye, d'Avaugour,
Mauves et Thouaré. Louis Marie Christophe épouse en 1805 demoiselle Emilie
Caroline Calixte de Larlan-Rochefort, dont il a : - Hilarion Marie François
Albéric, comte de Becdelièvre, né le 16 février 1815, décédé sans
alliance à Nantes en 1849, - Aliénor, l'héritier de la Seilleraye, -
Emilie Caroline Alix, née à la Seilleraye le 4 juin 1810, décédée le 19
juillet 1860, mariée au comte de Courtavel de Rouzat, dont est née une
fille mariée au baron Gaston de Montesquieu. A sa mort, en 1855, Louis
Christophe de Becdelièvre se fait enterrer dans la chapelle de la
Seilleraye. Sa fille, la comtesse de Larlan, décède en 1861. Aliénor
Louise Calixte de Becdelièvre (1808-1893) épouse à Carquefou, le 4 août
1828, Claude René César, comte de Courtavel de Pezé, pair de France,
gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, chevalier des Ordres militaires
de Saint-Louis et de Saint-Jean de Jérusalem. Ils ont comme enfants : -
Aliénor, mariée au comte Rodolphe de Montaynard, - Alix, l'héritier de la
Seilleraye, - Ludovic, marquis de Courtavel, marié à Yolande des Isnards.
Alix de Courtavel, propriétaire de la Seilleraye, épouse Gabriel, comte de
Solages, dont sont nés : - Marie, mariée au baron de Bernis (dont sont
issus les enfants : Arhaud, Alix comtesse Fresson, Gabriel, Ludovic,
Alexis), - Ludovic, marquis de Solages, marié en premières noces à Marie
Reille (dont sont issus les enfants : Thibaud, Gabrielle, Raymond) et en
deuxièmes noces à Marguerite de Comminges de Guitaut (dont sont issus les
enfants : Alix, Armand, Alain, Jeanne, Béatrix), - Joseph, mort jeune, -
Gabrielle Elisabeth (1874-1924), mariée à André Cassin baron de Kainlis,
ancien officier de cavalerie et ancien maire de Carquefou (dont sont issus
les enfants : Henry en 1893, Gaëtan né à la Seilleraye en 1894, Yvonne et
René). En 1914, le baron de Kainlis reprend du service comme capitaine et
ses deux fils, Gaëtan et Henry tombent glorieusement en 1915, victimes de
la Grande Guerre. D'importantes réfections ont lieu au château sous la
Restauration, de 1815 à 1830. En 1794, les soldats bleus trouvent, sous le
grand escalier, un trésor de 800 000 livres en or, caché sous la statue de
saint Alexis, par les Harouys, dont les armes étaient gravées sur la
casette. L'obélisque date de
1794. La charmille date de 1671. Le château est transformé en hôpital en
1943. La Seilleraye est aujourd'hui une Maison de repos qui dépend des
Hôpitaux de Nantes. Nombreuses sont les armoiries gravées sur les murs,
qui rappellent les alliances familiales. La chapelle, avec une vaste
résurrection au plafond, garde des médaillons, des inscriptions au-dessus
des enfeus ;
Note ; inventaire des salles de La Seilleraye, publié par M. Joseph Goué (vers 1945). En tout l'inventaire compte plus de 600 tableaux et gravures. Nous ne donnons ici que l'essentiel : - Vestibule : plafond peint par des peintres italiens du début du XVIIIème siècle. Tapisseries d'Aubusson : le triomphe d'Alexandre, les Sabines arrêtant le combat, ... Fontaine en pierre qui occupe la place de la statue de saint Alexis sous laquelle les soldats de la Révolution trouvèrent un trésor de 800 000 livres. - Grand salon : boiseries Louis XV, tableaux sur le côté du vestibule : la nièce du cardinal Fleury (par Nattier), la marquise de Becdelièvre, née de Coutances (par Mme Vigée-Lebrun), Louise d'Harouys, épouse d'un Becdelièvre, et J.B. de Becdelièvre (par Mignard). Sur le côté du parc, la maréchale d'Ancre (par Van Dyck), Guillaume Harouys et Louis de Becdelièvre (par Largillière). - Petit salon : boiseries et dessus de porte de style Régence, avec tableaux représentant la comtesse d'Avaugour, la duchesse de Bourgogne, la marquise de Sévigné en diane chasseresse (par Mignard). - Salle à manger : tapisseries des Flandres, représentant différents pays d'Europe, d'Asie, d'Amérique. Tableaux : Louis XV enfant (par Mignard), la marquise de Becdelièvre, née Le Nobletz (par Tournière), des Fleurs (par Vaubec). - Grande chambre du rez-de-chaussée : lit et mobilier Louis XIV. Tableaux : la marquise de Franqueville et ses filles (par François de Troy), jeune fille et l'Amour (par Boucher), la duchesse de Lavallière (par Vouet). - Billard : tapisseries avec scènes antiques. Tableaux : Suzanne et les vieillards, le comte d'Avaugour. - Chambre du maréchal de Bourmont : conquérant d'Alger. Bronzes (Rousseau et d'Alembert). Tableaux : l'amiral de Kerguelen, Alberic de Becdelièvre (par Allais), Calixte de Larlan, Aliénore de Becdelièvre, marquise de Courtavel. - Petit salon de musiques : tapisseries. Tableaux signés Van Loo, David, Hubert-Robert, Lebrun. - Chapelle : autel et rétable Louis XIV. A droite, saint Hilarion, patron des Becdelièvre, et à gauche, sainte Marie-Magdeleine. Au plafond, la résurrection, début du XVIIIème siècle. Cette partie est heureusement conservée (les Annales de Nantes - 1966).
Voir
la famille HAROUYS.
le
château de l'Epinay ou Lespinay (1650), édifié pour Guillaume Harouys (ou Harrouys) par
l'architecte François Mansart à l'emplacement de l'ancien manoir du
Bernier. Il était encore appelé le nouvel Epinay, dans un aveu de 1740.
L'ancien château était situé près du bourg, à l'endroit nommé
aujourd'hui le Vieil-Epinay. Le 15 juin 1602, Charles de Harouys fait aveu :
"de la maison du Vieil-Epinay, où se trouvait l'ancien château,
assise au haut du bourg de Carquefou, ruinée et en partie brûlée par
l'incendie, troubles et séditions et la tenue qui en dépend nommée le
pressoir Maillard" (archives de Loire-Atlantique G. 32). L'ancien
château de l'Epinay est sans doute incendié et ruiné par les troupes de
Mercoeur en 1589, pendant l'emprisonnement de Charles de Harouys. L'Epinay
relevait de l'évêque de Nantes "à devoir de foy, hommage et
rachapt". Le seigneur du lieu avait droit de juridiction moyenne et
basse justice, droit de fuie, chapelle, garenne et colombier, banc armorié
de ses armes et prééminences dans l'église de Carquefou. Sa juridiction
s'étendait sur la plus grande partie du bourg de Carquefou, et il avait
devant le cimetière un cept armorié de ses armes et un poteau et collier
de justice. Perroné de Carné paraît
en 1390 comme seigneur de l'Epinay. Cette terre passe ensuite aux de Saro.
Perronnay de Saro paraît comme seigneur de l'Epinay dans la réformation de
la noblesse de Bretagne en 1429. Sa fille Jeanne de Saro, dame de l'Epinay,
apporte cette terre à Jean des Savonnières, qu'elle épouse vers 1450. En
1457, Jean des Savonnières sert par quartiers le duc de Bretagne. L'Epinay
passe ensuite par achat aux Chauvin. Jean Chauvin, seigneur de l'Epinay, l'Eperonnière,
est le fils de Jean Chauvin et de Argaïc de Piédoue (alias Agathe Piédru).
Son frère est le célèbre Guillaume Chauvin, chancelier de Bretagne,
seigneur de la Muce et du Pont-Hus, marié à Perrine du Bois-Couppegorge.
Jean Chauvin épouse demoiselle Jeanne du Taile (alias du Teil) dont il a un
fils, Guillaume Chauvin. Guillaume Chauvin (seigneur de l'Epinay, la
Préverie, Saint-Thomas) épouse demoiselle Jeanne Lespervier, dame de
Saint-Thomas et fille de Robert Lespervier, chambellan du du, sénéchal de
Nantes. Ils ont plusieurs enfants : - Aubine qui hérite de l'Epinay, -
Claude, dame de l'Eperonnière, épouse de Bertrand Glé, - Marguerite, dame
de Saint-Thomas qui vend cette terre le 20 décembre 1566 à Jean de
Bailleul, seigneur des Yonnières. Aubine Chauvin, dame de l'Epinay,
Saint-Thomas, Saint-Etienne, épouse Julien de la Touche (seigneur du
Chastelier). Ce dernier rend aveu de l'Epinay à l'évêque de Nantes, le 6
novembre 1559, sa femme Aubine étant veuve rend aussi aveu le 16 mai 1579.
Ils meurent sans postérité et la terre de l'Epinay revient à leurs
héritiers, les sieurs du Plessis-Brossard, du Taile et du Bois-Terrissaye.
Ces derniers vendent l'Epinay à Charles de Harouys en 1586. Charles de
Harouys, seigneur de la Rivière, la Seilleraye, devient par achat seigneur
de l'Epinay. C'est en 1589, pendant son emprisonnement, que le château de
l'Epinay est brûlé et saccagé par les troupes du duc de Mercoeur. Le 15
juin 1602, il rend aveu de l'Epinay à l'évêque de Nantes. L'Epinay
devient alors le domaine des cadets de La Seilleraye et une halte pour la famille Harouys.
Il épouse en 1580, demoiselle Françoise de Lesrat, veuve en
première noce de Guillaume le Maire, sénéchal de Nantes, et fille de
Guillaume de Lesrat, général de l'armée du Pape Paul III, maire d'Angers
en 1547. Ils ont deux enfants : - Louis, qui devient seigneur de la
Seilleraye, - Jean, qui devient seigneur de l'Epinay. Jean de Harouys,
seigneur de l'Epinay, est né à Nantes et baptisé dans l'église
Sainte-Croix, le 28 mars 1588. Il est nommé procureur des Etats de Bretagne
en 1616, conseiller du Roi et Président au siège présidial de Nantes en
1620, maire de Nantes de 1625 à 1627. Il épouse demoiselle Charlotte
Goddles, dont il n'aura pas d'enfant. Ses biens reviennent alors à son
neveu Guillaume de Harouys, seigneur de la Seilleraye. Hilarion Marie
Françoise, marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye et de l'Epinay,
vend la terre et la seigneurie de l'Epinay à Michel Taverne, négociant à
Nantes, le 8 juin 1733. Michel Taverne rend aveu de l'Epinay à l'évêque
de Nantes, le 8 mai 1740. Il épouse demoiselle Claire van den Bosche, dont
il a plusieurs enfants : - Anne, l'héritière de l'Epinay, - Louis, -
Joseph, - Prudence, - Philippe. Anne Taverne, dame de l'Epinay, épouse dans
l'église de Carquefou, le 11 juin 1749, Martin Linsens, fils de Charles
Linsens et de François Gallot. Martin Linsens meurt au château de l'Epinay
le 10 juillet 1756, laissant un fils, André-Martin. André Martin Linsens,
seigneur de l'Epinay et Procé, épouse demoiselle Michelle Thérèse Bonamy
et meurt à Carquefou, au château de l'Epinay, le 8 janvier 1804, laissant,
un fils André-Julien. André-Julien est garde d'honneur de Napoléon Ier,
lors de sa visite à Nantes en 1808. De son mariage avec demoiselle
Bertrand-Geslin, il a comme enfants : - Emma, l'héritière de l'Epinay, -
Nélie, mariée à Louis Avrouin-Foulon, - Aline, non mariée, - Eudoxie,
mariée à Edmond Doré-Graslin. Emma Linsens de l'Epinay, dame de l'Epinay,
épouse Gaspard Albert Boucher d'Argis, vicomte de Guillerville, fils de
Gaspard Boucher d'Argis et de Adèle Brémontier. M. d'Argis est maire de
Carquefou pendant de longues années. Il meurt au château de l'Epinay le 6
août 1899. De son mariage sont nées : - Charlotte, l'héritière de l'Epinay,
- Julie, mariée au Vicomte de Forestier, - Adèle, décédée en 1909, -
Claire, mariée à René Mathieu de Vienne. Charlotte Boucher d'Argis de
Guillerville épouse Guéneau de Montbeillard et de leur mariage naissent :
Albert, Roger, Jean, Cécile et Isaure. Le porche date de 1650. Le
château fut habité par Magdeleine de Coulogne, qui légua ses biens à
François de Becdelièvre, époux de Renée de Sesmaisons. Les successeurs
sont les planteurs et armateurs, les Linsens de L'Epinay. Les Linsens
s'allièrent avec leurs voisins les Bertrand-Geslin, propriétaires de La
Couronnerie, sur les bords de l'Erdre ;
le
château de Maubreuil (vers 1815), édifié par la famille Cossin à l'emplacement d'un ancien château
incendié durant la Révolution. De l'ancien château, il ne subsiste qu'un pigeonnier
datant du XVIIème siècle ainsi qu'une chapelle privée du XVIIème siècle.
Le pavillon de chasse date du XVIIème siècle. Avant la Révolution,
Maubreuil s'écrivait Maubreil. La tradition rapporte qu'au Moyen Age "le
seigneur de Maubreil et celui de Clermont-sur-Loire étaient en guerre
continuelle, le seigneur de Clermont, ayant été vaincu, devait présenter
tous les ans au seigneur de Maubreil, en signe de soumission, un roitelet
porté sur un char attelé de huit boeufs". Le seigneur de Maubreil
relevait de l'évêque de Nantes "à devoir de foy hommage et
rachapt" et avait droit de chapelle, fuie, garenne et colombier.
Dans les aveux rendus par les seigneurs de Maubreil aux évêques de Nantes,
nous voyons que : "les seigneurs de Maubreil ont droit d'armes et
d'écussons dans l'église paroissiale de Carquefou, dans une vitre du
choeur du côté de l'Epitre, et du même côté dans le dit choeur ils ont
droit de sépulture sous la pierre tombale y étant, près le banc qui
appartient à la dite maison de Maubreil, dont les seigneurs de Maubreil
sont en possession d'avoir droit d'écusson sur la porte du chapiteau de la
dite église en dehors et gravé en pierre. De plus avoir du même côté
pareil écusson dans la vitre étant au bas de l'église près le jubé,
même au dit jubé pareil écusson en relief gravé sur le bois du dit
jubé". Guillaume de Couppegorge paraît comme seigneur de
Maubreuil en 1398. Il avait comme frère Laurent de Couppegorge, connétable
du Touffou en 1386. Jean de Couppegorge, fils de Guillaume et seigneur de
Maubreuil, le Maupas, la Couronnerie, le Bernier, est prévôt de la ville
de Nantes en 1414 et a plusieurs enfants : - Jean, l'héritier de Maubreuil,
- Perrine, mariée vers 1454 à Guillaume Chauvin, seigneur du Pont-Hus et
chancelier de Bretagne, - Géoffrienne, mariée à Macé de Cadaran,
seigneur de Plessix-Tison. Jean de Couppegorge donne en dot à sa fille
Géoffrienne la terre et seigneurie du Maupas (alias Cadrannière) moyennant
une rente annuelle de 50 sous monnaie due au seigneur de Maubreuil. Jean de
Couppegorge, fils du précédent et seigneur de Maubreuil et de Bernier, est
député en 1471 à Rome pour rendre témoignage contre l'évêque de
Nantes. Il a comme enfants : - Alain, l'héritier de Maubreuil, - Nicolas,
seigneur du Bernier. Alain de Couppegorge, seigneur de Maubreuil et de la
Poterie, rend aveu de Maubreuil à l'évêque de Nantes le 23 mars 1516. Il
épouse demoiselle Douault et de leur mariage naissent Jacques, qui rend
aveu de Maubreuil en 1540, et François de Couppegorge, seigneur de
Maubreuil et de la Poterie. Le 5 janvier 1540, François de Couppegorge rend
aveu de la Poterie à l'évêque de Nantes et le 15 novembre 1544, il rend
aveu de Maubreuil. Il épouse demoiselle Françoise Ménardeau, fille de
François (seigneur de la Noue et du Housseau) et de Marie Arnaud. Le 15
juin 1542, il rend aveu pour certains droits qu'il avait sur la rivière de
la Loire. De leur ménage naissent : - Bertrand, l'héritier de Maubreuil, -
Alain, - Jacques, qui rend aveu avec son père le 15 juin 1542, - Jeanne,
mariée à Julien de Ros, seigneur de la Haie de Ros. Bertrand de
Couppegorge, seigneur de Maubreuil, la Salle, la Poterie, épouse demoiselle
Renée le Texier, fille de René le Texier (seigneur de la Bodardière) et
de Jeanne de Goyon. Devenue veuve, Renée le Texier se remarie le 27
novembre 1566 dans l'église de Carquefou à Artus Ménardeau, seigneur de
la Hullonnière, veuf en premières noces de Marguerite Brossard et fils de
François Ménardeau (seigneur de la Noue) et de Marie Arnaud. De leur
mariage, naît Marguerite de Couppegorge, dame de Maubreuil, qui épouse le
9 novembre 1575 Artus Ménardeau, seigneur de la Hullonière et fils d'Artus
(seigneur de la Hullonnière) et de Marguerite de Brossard. De leur mariage,
naissent Jacques, seigneur de la Plesse et de Maubreuil, baptisé le 19 mai
1577, décédé sans postérité après 1628, et Noël Ménardeau. Noël
Ménardeau, seigneur de Maubreuil, la Hullonnière, la Salle, la Plesse, est
baptisé le 15 juin 1578 et épouse le 13 décembre 1628, Jeanne Loriot,
fille de Michel Loriot (seigneur de la Noë) et de Renée Drouet. Il fait
son testament le 4 septembre 1649 et meurt la même année. Sa veuve meurt
à Nantes le 26 décembre 1684. De leur mariage naissent les enfants
suivants : - Michel, l'héritier de Maubreuil, - François, seigneur de la
Hullonnière et décédé sans postérité, - Marguerite, née en 1631,
décédée jeune, - Isabelle, mariée le 13 mars 1656 à Charles de
Scépeaux (seigneur de la Roche), puis à N. Le Bel (seigneur du Châtelier)
et enfin à Jacques de Lantivi (seigneur de la Chartenaïe). Michel
Ménardeau, seigneur de Maubreuil et de La Gillière, est baptisé dans
l'église Saint-Laurent de Nantes le 14 novembre 1629 et meurt à Nantes le
1er février 1685. Le 18 juillet 1670 et le 17 mai 1680, il rend aveu de
Maubreuil à l'évêque de Nantes. Le 25 décembre 1671, il fonde une
chapellenie à Maubreuil sous le patronage de Sainte-Anne. Il épouse, le
27 juillet 1657, Anne Belon, fille de Michel et de Anne Olivier, dont il a :
- Jean, l'héritier de Maubreuil, - Michel, seigneur de la Gillière, abbé
de Saint-Christophe, décédé à Venise, le 12 février 1702, - Anne
Françoise, capitaine au régiment du Dauphin en 1697, - Catherine, mariée
à Bernard de Lantivi, - Anne-Marie, religieuse. Jean Ménardeau, seigneur
de Maubreuil et de la Gillière, est baptisé le 22 mai 1662 et partage les
biens de ses parents avec ses frères et soeurs, le 13 janvier 1677. Il
épouse, le 25 janvier 1693, Jacquette la Haste, fille de Jean (seigneur de
la Combaudière) et de Jacquette des Champ-Neufs. Jacquette Ménardeau est
veuve et tutrice de ses enfants le 7 mars 1712, dont : - Jean François,
l'héritier de Maubreuil, - Jacques-Arthur, seigneur de la Combaudière, -
Marie-Rosalie, mariée à Charlemagne de Cornulier (seigneur de la Caraterie),
- Marie Jacquette. Jean François Ménardeau, seigneur de Maubreuil et de la
Gillière, rend aveu de Maubreuil à l'évêque de Nantes, le 9 août 1744.
Il épouse, le 24 novembre 1731, Bonne-Claire Proust du Port-Lavigne, veuve
de Pierre Caillebeau (seigneur de la Chasseloire) et fille de Julien Proust
(seigneur du Port-Lavigne) et de Marie le Tourneux de l'Eperonnière. Leur
fils Bonaventure Armand de Ménardeau, seigneur de Maubreuil et de la
Gillière, est capitaine de dragons et chevalier de l'Ordre royal et
militaire de Saint-Louis. Il rend aveu de Maubreuil à l'évêque de Nantes,
le 12 janvier 1750. Il épouse à Orvault, le 1er mai 1764, Charlotte
Michelle de Bourigaud du Pé d'Orvault, fille d'Armand du Bourigaud du Pé,
marquis d'Orvault, et de Charlotte Boscal de Réals de Mornac (fille de
César Boscal de Réals, comte de Mornac, et de Marie Perrine de Saligné de
la Lardière, marquise de la Chaize-le-Vicomte). De leur mariage, naissent :
- Bonne Félicité, héritière de Maubreuil, - Bonaventure-Armand, né au
château de Maubreuil le 24 août 1767. Bonne Félicité de Ménardeau de
Maubreuil, dame de Maubreuil, épouse dans l'église de Carquefou, le 16
juillet 1782, Jacques Louis Marie Guerry de Beauregard, seigneur de
Beauregard (fils de Charles Guerry, seigneur de Beauregard, l'Huillière,
les Gâts, et de Osmane du Chaffault). Mme Guerry de Beauregard décède au
château des Gâts, paroisse de Dompierre-sur-Yon, et laisse un fils,
Jacques Marie Armand. Devenu veuf, Jacques Louis Marie Guerry de Beauregard
se remarie, en 1789, à Constance Henriette Louise du Vergier de la
Rochejacquelin (soeur de Henri, de Louis et d'Auguste de la Rochejacquelin
et de mesdames de Beaucorps et de Rieux-Soigny). Il est tué en 1815 au
combat d'Aizenay. De son union avec demoiselle de la Rochejacquelin, il a
plusieurs enfants : - Auguste, qui prend le titre de marquis de Guerry, -
Tancrède, père du comte de Guerry de Beauregard, de Vendée, - Jules, mort
en 1847, - Constance, mariée au comte de Chabot, du Parc-Soubize, - Adèle,
mariée à M. de Tinguy, - Sophie, mariée à M. de la Rochebrochard.
Jacques Marie Armand Guerry de Beauregard, dit le comte de Maubreuil et marquis
d'Orvault (1783-1866), mène une vie toute au moins originale. Ami des
plaisirs, des grandes réunions mondaines, il se plait à réunir, sous le
Consulat, toute une jeunesse impérialiste : Vilmain, Halgon, Cossin,
Trébillard du Verger, Grassal, Jérôme Bonaparte, tous officiers de
marine. Maubreuil épouse en novembre 1866, dans le Luxembourg, étant âgé
de 83 ans, Catherine Schumacher, qui se fait appeler Mme de la Bruyère. Il
meurt à Paris, à l'hôtel de Bordeaux, rue Capron, près de la butte
Montmartre, le 17 juin 1869. Sa veuve, Catherine Schumacher, dite marquise de
Guerry, décède à Paris, le 3 juillet 1910. Les dépenses du marquis
entraînent de lourdes hypothèques et
en 1815, Félix Cossin de Chourses devient le propriétaire du vieux Maubreuil comme du
vieil Housseau. Félix Cossin épouse demoiselle Anne Françoise Brée de la
Touche. Leur fils, Félix Cossin de Chourses naît à Nantes le 21 janvier
1798, devient conseiller général de Carquefou. De son mariage avec
demoiselle Renée Angélique Laure Peston, il a plusieurs enfants : - Laure
Félicie, - Clémentine, mariée en 1858 à Louis comte Hocquard, -
Félicie, née en 1837, décédée célibataire en 1860. Laure Félicie
Cossin de Chourses épouse, le 24 mai 1855, Albert Louis Guillaume, marquis
de Dion. Le marquis de Dion est mort en 1901, laissant un fils, Albert,
marquis de Dion et propriétaire de la marque automobile Dion-Bouton. De son
mariage avec mademoiselle Bouillant, Albert n'a pas d'enfants ;
l'ancien
château des Renaudières (1650), édifié par l'architecte Bernadin d'Espinoze.
Il ne subsiste que l'écurie et le colombier de 1650. Il possédait jadis
une chapelle privée incendiée en 1793 par les colonnes infernales.
Bernardin d'Espinoze, seigneur de la Renaudière, vit en 1539 et c'est le
fils de Gratien Ferdinand d'Espinoze. Il est appelé au ban et à
l'arrière-ban de Bretagne en 1543. Il épouse demoiselle Jeanne de Moine.
Son fils Pierre d'Espinoze, seigneur des Renaudières et de Bonnet, épouse
demoiselle Marguerite Poulain. De ce mariage naissent : - Bernardin,
héritier des Renaudières, - Pierre, seigneur des Angles, sous-maire de
Nantes en 1624 et 1625, marié à Sainte Symon. Bernardin d'Espinoze,
seigneur des Renaudières, du Souchay et de Portrick, est échevin de Nantes
en 1594, sous-maire en 1597 et conseiller au Parlement de Bretagne. Le 11
août 1599, il est accusé d'avoir commis des voies de fait dans l'église
de Carquefou. Il épouse demoiselle Jeanne Le Lou, dont il a un fils,
Michel. Michel d'Espinoze, seigneur des Renaudières, de l'Etang-Hervé, du
Rougeul, baron de Portrick, est conseiller du Roi au Parlement de Bretagne
le 20 juillet 1610 et président à mortier le 29 décembre 1622. En
récompense de ses services, le roi érige la terre de Portrick en baronnie
en 1628. En 1640, il rend aveu des Renaudières à l'évêque de Nantes. Le
14 septembre 1659, il achète à André Gazet et à Michelle Cailleteau son
épouse, seigneur et dame de Champagné, la juridiction du Rougeul à
Granchamp. Il épouse demoiselle Jeanne Gazet, fille de Jean Gazet (seigneur
du Chatellier et de la Tour), conseiller au Parlement de Bretagne. De leur
mariage naissent plusieurs enfants : - Michel, baron de Portrick, - Renaud,
l'héritier des Renaudières, - Jeanne, épouse de Renaud de Poix, - Pierre,
abbé de Rillé, - Marguerite, mariée en premières noces à Jean de
Rosnivien, marquis de Piré, et en secondes noces à Jean du Boisgelin,
seigneur de Mayneuf, - Michelle, mariée à César de Renouard, seigneur de
Drouges, - Gabrielle, baptisée à Saint-Laurent de Nantes le 13 mars 1628.
Renaud d'Espinoze, seigneur des Renaudières, de la Cruaudais, de la
Rousselière, est capitaine au Régiment Royal et épouse en 1669 Michelle
Bureau de la Foresterie. De leur mariage naissent : - Renaud, l'héritier
des Renaudières, - René, chevalier de Saint-Louis, - Jean-Baptiste,
marquis de Frossay. Renaud d'Espinoze, seigneur des Renaudières, rend aveu
le 8 juillet 1715 au marquis d'Avaugour, seigneur de Faye pour le pré de la
Grande-Guesche. Il a une fille Julie-Rosalie. Julie Rosalie d'Espinoze, dame
des Renaudières, épouse Hilarion du Rochier, seigneur du Lestier, de
Beaulieu et de Launay. Ce dernier est chevalier de l'Ordre du Roi et rend
aveu des Renaudières à l'évêque de Nantes le 20 mars 1745. Sa femme
étant veuve rend aussi aveu en 1770 et vend le 9 septembre 1766 à Claude
de Soussay, seigneur de la Barre, la vigne du Pré-Poulain. Madame du
Rochier du Lestier vend la terre et le château des Renaudières à M.
Bouvaye de la Fleuriais et décède sans postérité. Louis Romain Chantal
Bouvays, qui devient propriétaire des Renaudières, est fils de Louis
Bouvays (seigneur de la Fleuriais et avocat au Parlement de Bretagne) et
d'Anne Marie Guérin de la Guillotière. Il épouse, le 22 juin 1801 en
l'église de Carquefou, demoiselle Jeanne Sophie Maillard de Bois-Saint-Lys
(fille de Joseph Henri Maillard de Bois-Saint-Lys, seigneur de Clouet, et de
Jeanne Bourguignon de Saint-Laurent). De leur mariage naissent : - Elzéar,
héritier des Renaudières, - Amaury, marié à Laure O'Diette. Elzéar
Bouvays de la Fleuriais, propriétaire des Renaudières, est lieutenant à
la division d'Ancenis commandée par le comte de la Rochemacé et deux fois
maire de la commune de Carquefou. Il fait construire auprès des
Renaudières un château moderne qu'il nomme la Fleuriais. Il meurt, sans
alliance, à Carquefou le 25 novembre 1885, laissant le château des
Renaudières à son neveu Amaury Joseph de la Fleuriais, marié à Marie
Gabrielle de Laubier dont est née une fille, Marthe Anne Marie, mariée au
comte du Réau de la Grignonnière. Il donne le nouveau château, nommé la
Fleuriais, à sa nièce Marie Valentine de la Fleuriais, mariée à Samuel
de Chasteigner. De ce mariage sont nés Amaury, Marie et Adolphe ;
le
château de la Fleuriaye ou Fleuriais (1852), édifié par Elzéar Bouvays de La
Fleuriaye (ou Fleuriais). Ce dernier meurt, sans alliance, à Carquefou le 25
novembre 1885, laissant le nouveau château, nommé la Fleuriais, à sa
nièce Marie Valentine de la Fleuriais, mariée à Samuel de Chasteigner et
décédée le 25 décembre 1911. De ce mariage sont nés Amaury, Marie et
Adolphe. L'édifice accueille aujourd'hui les services techniques et économiques
de la mairie ;
la
maison natale de Joseph Becavin (XVIIIème siècle), située à La
Brêchetière. Joseph Becavin, prêtre réfractaire durant la Révolution,
est né en 1767 : il est massacré le 2 septembre 1792 ;
le
manoir de la Pilardière (vers 1640). L'édifice faisait jadis partie de la
seigneurie de La Seilleraye ;
le
manoir de la Couronnerie. Le château
(XIXème siècle) est édifié par Louis Avrouin-Foulon. L'ancienne chapelle
de la Couronnerie, aujourd'hui disparue, avait été fondée le 7 janvier
1660 par Guillaume Fresneau, seigneur de la Couronnerie, et Renée Gérard,
son épouse. Le seigneur du lieu relevait de la juridiction de Faye "à
devoir de foy et hommage et 25 sols 6 deniers de rente annuelle".
Guillaume de Couppegorge, seigneur de Maubreuil et de la Couronnerie, vit en
1398. Son fils, Jean de Couppegorges, seigneur de Maubreuil paraît en 1451
sur le rolle des vassaux de la châtellenie de Faye. Il a comme enfants : -
Jean, seigneur de Maubreuil, - Perrine, mariée en 1454 à Guillaume
Chauvin, seigneur de la Muce et du Pont-Hus, - Geoffrienne, mariée à Macé
de Cadaran, seigneur du Plessix-Tison. Pierre de la Chasse, seigneur de la
Galonnière, achète la Couronnerie en 1505, moyennant une rente annuelle de
52 livres, de Jean Marc Daniel et Pierre Picart et Jeanne, son épouse. La
Couronnerie passe ensuite entre les mains d'Olivier Riou, seigneur de Bodouët.
Olivier Riou, seigneur de la Couronnerie, la Barre, etc … épouse Jeanne
de Bohal, fille d'Olivier de Bohal et de Jeanne de la Joue, dont il a
Claude, né en 1558. Le 9 septembre 1579, il vend la Couronnerie à Jehanne
Moreau, veuve de Jehan Herbert. Le fils, Georges Herbert, seigneur de la
Couronnerie, la Barre, la Touche, etc … paraît comme seigneur de la
Couronnerie le 20 mai 1581. La Couronnerie passe ensuite entre les mains de
la famille Gérard. Jean Gérard, seigneur de la Couronnerie, est premier
consul des marchands de Nantes en 1630. Il embrasse le protestantisme et il
est grand veneur du Roi. Il a comme enfants : - Julien, - Nicolas, - Renée.
Renée Gérard, dame de la Couronnerie, apporte cette terre à son mari
Guillaume Fresneau, consul des marchands de Nantes en 1656. De leur union,
naît René Fresneau, seigneur de la Couronnerie, conseiller du Roi et
premier consul des marchands de Nantes en 1679. Il épouse demoiselle
Madeleine Masseau. De leur union, naissent : - Jean, marié à Marguerite
Boucher, - Joseph, l'héritier de la Couronnerie, - René, marié à Françoise
Douleau, - Renée, épouse de Jacques Jouault, seigneur du Plessis, -
Guillaume, - Louis, - Madeleine, mariée à Jean Belon, seigneur du Douët-Garnier,
- Pierre. Joseph Fresneau, seigneur de la Couronnerie, est chanoine de l'église
cathédrale de Nantes. En 1734, il pose, en tant que représentant de l'évêque
de Nantes, la première pierre de la nouvelle église de Carquefou. Le 4 décembre
1734, Joseph Fresneau vend la Couronnerie à Charles Douault, fils de Pierre
Douault et de Charlotte Heurteloup. Charles Douault a plusieurs enfants : -
Jeanne Charlotte, l'héritière de la Couronnerie, - Catherine Adelaïde.
Jeanne Charlotte Douault, dame de la Couronnerie, épouse Pierre Richard de
la Pervanchère, conseiller du Roi, fils de Georges Richard de la Pervanchère
(ou Pervenchère) et de Françoise de la Ville de Brye. Mme Richard décède
sans postérité le 10 juin 1782, et la Couronnerie revient alors à sa sœur
Catherine Adelaïde. Devenu veuf, Pierre Richard de la Pervanchère se remarie le 29 mai 1785 à Cécile
Perrin de la Courbejollière, dont il a : - Pierre, décédé en 1851, - Cécile,
mariée à Georges Richard de la Rouillière, - Justine, mariée au Comte de
Coutances. Catherine Adelaïde Douault, dame de la Couronnerie, après le décès
de sa sœur Mme Richard de la Pervanchère, épouse René Geslin, échevin
de Nantes de 1786 à 1788, fils de René Geslin et de Marguerite Régnier.
Leur fille Adelaïde Marguerite Geslin, dame de
la Couronnerie, épouse le 15 juin 1794 Jean Baptiste Charles
Bertrand, fils de Jean Baptiste Louis Bertrand (capitaine au régiment de
Languedoc) et de Anne Françoise Charles. De leur union, naissent : -
Charles, baron Bertrand-Geslin, - Honorine. Honorine Bertrand Geslin, dame
de la Couronnerie, épouse André Julien Linsens de l'Epinay, fils de André
Martin Linsens de l'Epinay et de Michelle Thérèse Bonamy. De leur union,
naissent : - Aline, non mariée, - Eudoxie, mariée à Edmond Doré-Graslin,
- Emma, mariée à Gaspard Albert Boucher d'Argis de Guillerville, - Nélie.
Nélie Linsens de l'Epinay, dame de la Couronnerie, épouse en 1850 Louis
Maurice Avrouin Foulon, fils de Charles Gatien et de Marie Henriette
Mounier. De leur union, naissent : - Nelly, mariée en premières noces à
M. Eugène Icéry et en secondes noces au baron Octave de la Rue du Cam, -
Marie, mariée au comte Eugène de Gourcuff, - Louis. M. Avrouin Foulon est
maire de la commune de Carquefou de 1865 à 1878. Louis Avrouin Foulon, épouse
demoiselle Béhaghel, fille de Pierre et de Julia Serlooten. Il n'a pas
d'enfants. L'héritier, Avrouin-Foulon, en 1850, fait ériger le somptueux château de La Couronnerie
qui est aujourd'hui, la propriété de la famille Jaumouillé ;
le
manoir du Bois-Saint-Lys. Le Bois-Saint-Lys relevait jadis de l'Evêque de
Nantes "à devoir de foy, hommage et rachapt". Le seigneur
du lieu avait droit de présenter le chapelain de la chapellenie de la
Guyhonnière. A la place de l'ancien manoir qui fut rasé à hauteur du
premier étage au commencement du XIXème siècle, s'élève aujourd'hui un
manoir moderne construit dans le style du XVème siècle. Propriété de la
famille Maillard de la Maillardière et de Belestre dès le commencement du
XVème siècle. Guillaume Maillard, seigneur de Belestre et du
Bois-Saint-Lys, était fils du seigneur de la Maillardière et l'arrière
petit fils de Briand Maillard, sénéchal du duc de Bretagne en 1248. Le 24
mai 1454, il hérite de Gatien de Monceaux, évêque de Cornouaille. Son
fils, Georges Maillard, seigneur de Belestre et du Bois-Saint-Lys fait un
traité le 29 mai 1454 avec Jean de Malestroit, seigneur de Mésangé. Il
est mentionné à la montre de 1467. Il épouse demoiselle Marguerite Gentil
dont il a François qui suit. François Maillard, seigneur de Belestre et du
Bois-Saint-Lys, paraît dans un acte du 24 juin 1482. En 1480, il est
déclaré comme défaillant et faisant partie de la suite du duc et de la
duchesse Anne. Le 9 septembre 1522, il fait partie des 96 gentilshommes de
la garde et du château de Nantes. Il épouse demoiselle Marguerite
Pastourel dont il a : - Jean, l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Jean, le
cadet, marié à Jeanne Blondeau, - David. Jean Maillard, seigneur de
Belestre et du Bois-Saint-Lys, rend aveu le 20 mai 1544 à l'Evêque de
Nantes pour les fiefs de Belestre et du Bois-Saint-Lys. Il épouse en
premières noces Marie de Mareil, dame de Fresne, dont il a : - Hector,
l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Georges, - Pierre, - François, - Jean,
seigneur de Pontbérard, - Louis, seigneur de la Poterne, Bertrand. En
secondes noces, il épouse demoiselle Jeanne Chenu, dont il a : - Jean, -
Claude, - Pierre, - François, - Bonaventure, - Méry. Hector Maillard,
seigneur du Bois-Saint-Lys, du Fresne et du Haut-Louétis, a un procès avec
l'évêque de Nantes à propos de la juridiction du Fresne en
Saint-Mars-du-Désert. Le 30 juillet 1571, il épouse demoiselle Jeanne
Ménardeau, fille de Arthus Ménardeau, seigneur de la Hullonnière, et de
Marguerite Brossard. De leur mariage naissent : - Georges, l'héritier du
Bois-Saint-Lys, - Françoise, mariée en 1567 à Jean de la Haie, seigneur
du Vivier, - Claude, - Stéphane. Georges Maillard, seigneur du
Bois-Saint-Lys, de la Garenne et du Fresne, est baptisé dans l'église
de Carquefou le 12 septembre 1576. Le 24 février 1609, il rend aveu du
Bois-Saint-Lys à l'Evêque de Nantes. Il épouse le 1er février 1602
demoiselle Jeanne Eveillard, dont il a : Georges, l'héritier du
Bois-Saint-Lys, Françoise, - Jeanne, mariée à Claude Mahé, seigneur du
Plessix. Georges Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys et de la Blanchère,
épouse en premières noces Isabelle du Breuil, fille de Gabriel du Breuil,
seigneur des Huguetières et de Renée Huardier. Isabelle du Breuil meurt le
15 mai 1656, laissant un fils, Bénardin, baptisé à Saint-Léonard de
Nantes le 11 mai 1656. Veuf, Georges Maillard épouse le 13 juin 1561
demoiselle Françoise Gaborit, fille de Jean Gaborit, seigneur de
Haulte-Voix et de Elisabeth Guesdon. Après le décès de Georges Maillard,
Françoise Gaborit convole en secondes noces avec Jean de Quatrebarbes, et
en 1669 ils rendent aveu du Bois-Saint-Lys à l'Evêque de Nantes au nom de
Georges Briand Maillard, leur fils et beau-fils. Du mariage de Georges
Maillard avec Françoise Gaborit est né un fils, Georges Briand Maillard,
futur seigneur du Bois-Saint-Lys et de Clouet. Il est déclaré noble par
arrêt rendu à Rennes le 18 mai 1669. Il épouse demoiselle Marie Fleuriot
d'Omblepied (soeur de Nicolas Fleuriot, seigneur d'Omblepied et de Alexandre
Fleuriot, seigneur de Carteries, marié à Marquise Delomeau). Ils ont
plusieurs enfants : Georges Briand, l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Joseph,
auteur de la branche de Clouet, fondue en 1801 dans les Bouvays de la
Fleuriais. Georges Maillard, seigneur du Bois-Saint-Lys, paraît le 1er
avril 1691 dans le dénombrement des gentilshommes possédant des fiefs et
terres nobles à Carquefou. Il épouse demoiselle Marie Cosnier de la
Clergerie, dont il a : - Georges Joseph Briand, né à Carquefou le 10
juillet 1714, - Louis Hubert, l'héritier du Bois-Saint-Lys, - Julie
Rosalie, décédé le 5 novembre 1733, - Louise, qui présente, le 8 juillet
1789, Joseph Moreau, de Vüe, au bénéfice de la chapellenie de la
Guyhonnière, - Jeanne Marie. Louis Hubert Maillard, seigneur du
Bois-Saint-Lys, naît à Carquefou le 22 février 1730 et épouse demoiselle
Marie le Gouvello, décédée à Nantes le 13 décembre 1778. Il meurt à
l'âge de 22 ans, laissant une fille Julie Rosalie. Julie Rosalie Maillard
de Bois-Saint-Lys, dame du Bois-Saint-Lys, épouse à Saint-Vincent de
Nantes le 13 mai 1769 Claude de Monti, seigneur de Launay, la Pilletière,
fils de Laurent-Yves de Monti et de Marie Busson. De leur mariage naissent :
- Rose Emilie, née à Saint-Philbert de Grandlieu le 17 février 1776, -
Jeanne Claudine, mariée à Claude de Feydeau, décédée à Nantes le 18
thermidor an XI, à l'âge de 25 ans. La famille de Monti vend, au moment de
la Révolution, la terre et château du Bois-Saint-Lys à la famille de
Valleton. Les biens de Léon de Valleton, seigneur du Bois-Saint-Lys et
époux de demoiselle Jeanne Henriette du Bois, sont déclarés domaines
nationaux et confisqués par la Révolution. A partir de ce moment, le
Bois-Saint-Lys passe entre les mains de plusieurs propriétaires. La famille
Maillard de Bois-Saint-Lys se rend acquéreur du domaine le 2 janvier 1897.
Ils ont plusieurs enfants dont Gustave Marie Maillard de Bois-Saint-Lys,
marié à Guérande, le 4 décembre 1878 à mademoiselle Marie Anne
Adelaïde Carré de Lusançay. Les enfants de ces derniers se nomment : -
Marie Henriette, née à Maillezais (Vendée) le 13 décembre 1880, mariée
à Guérande, le 20 octobre 1910 à M. du Gros de Boisséguin, - Anne Marie
Josèphe, née à Saint-André-de-l'Eure (Calvados), le 1er juin 1884, -
Georges Marie Joseph Olivier Briand, né le 15 août 1899. Mlle Berthe
Maillard de Bois-Saint-Lys (soeur de Gustave Marie Maillard), est la
propriétaire du domaine vers le début du XXème siècle ;
le
Bois d'Avaugour, aujourd'hui disparu. Avant le XVème siècle, le Bois d'Avaugour
se nommait le Bois, puis, étant devenu la propriété de la maison d'Avaugour
de Kergrois, il se nommait le Bois d'Avaugour, le Bois de Kergrois et même
le Bois de Carquefou. Il est connu actuellement sous le nom de la Vaugour.
De l'ancien château, il ne reste plus que quelques vestiges d'une tour
ronde et les murs de l'ancienne chapelle. Le colombier subsiste. Le Bois d'Avaugour
relevait jadis de l'Evêque de Nantes "à devoir, hommage et rachapt".
Le seigneur du lieu avait droit d'avoir "fuie, chapelle, garenne,
colombier" et prééminences dans l'église de Carquefou. Jehan du
Cellier, seigneur du Cellier, le Bois, le Port-Durand, la Touche-Aurais,
paraît en 1446 comme habitant le Cellier dans la réformation de la
noblesse de Bretagne. En 1452, il rend aveu de la Touche-Aurais au duc
Pierre de Bretagne. L'un de ses enfants, Jehan du Cellier, seigneur du Bois
et de Port-Durand, est procureur et sénéchal de Nantes de 1487 à 1490. En
1514, il est confirmé dans ses droits de prééminences dans l'église de
Carquefou et, en 1480, il reçoit aveu des tenanciers de la Renaudière en
Saint-Donation. Il épouse demoiselle Marguerite Lespervier, fille de
Georges, seigneur de la Chapelle-sur-Erdre, et de Marguerite de Montauban,
dont il a Jeanne. Jeanne du Cellier, dame du Bois, de Port-Durand, de Faye,
apporte ces terres à son époux Louis d'Avaugour, seigneur de Kergroys (ou
Kergrois) et de Vay, qu'elle épouse le 20 novembre 1514. Louis d'Avaugour
devient seigneur de Saffré le 2 juin 1542 par suite d'un échange avec Jean
de Laval, baron de Châteaubriant. De leur mariage sont nés : - René,
l'héritier du Bois d'Avaugour, - Guy, seigneur du Vay. En 1586, il figure
au nombre des protestants bretons réfugiés à la Rochelle. Il épouse
Marie de Guengat, - Guillemette ou Claude, mariée à Pierre Tinguy,
seigneur de la Garde, - Bonaventure, première femme de Jean de la Lande,
dit de Machecoul, seigneur de Vieillevigne, - Catherine, mariée en 1573 à
François des Nouhes, seigneur de la Tabarière. René d'Avaugour, seigneur
du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, Vay, Saffré, abandonne la religion
catholique pour embrasser la religion réformée (vers 1560). Il épouse, le
6 mars 1553, Renée de Plouer, fille de René de Plouer et de Michelle de la
Barre, dame de Tharon. De leur mariage sont nés : - Charles, seigneur de
Saffré, commandant d'un régiment de cavalerie suédoise et conseiller d'Etat,
- Louis, l'héritier du Bois d'Avaugour, - x. dit Frossay, - Céleste, épouse
de Jean de Lanloup, - Pierre, - Isabeau, mariée, le 4 février 1579, à
Pierre des Villates, seigneur de Champagné, - Olympe, - Louis. Louis d'Avaugour,
seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, la Verrière et Péault, est
chevalier de l'Ordre du Roi (Saint-Michel). Il abandonne la religion
protestante et se convertit au catholicisme vers 1619 ou 1620. En 1622, il
est chargé par Louis XIII de défendre l'île de Ré contre Soubise. Par
arrêté du Parlement de Bretagne en date du 12 janvier 1633, il est
confirmé dans son droit d'avoir banc, armoiries et prééminences dans
l'église de Carquefou. Il épouse en premières noces Perrine du
Petit-Cellier (dont il n'a pas d'enfants) et se remarie ensuite à Renée
Tyrand, dame de Péault en Mareil, dont il a : - Louis, l'héritier du Bois
d'Avaugour, - Guillaume, baptisé à Saint-Léonard de Nantes le 13 février
1621, - Pierre, - Philippe, prêtre. Le 19 janvier 1632, Louis d'Avaugour et
Renée Tyrand, son épouse, fondent une chapellenie consistant en une messe
par jour à célébrer dans la chapelle de Rouellan. Louis d'Avaugour, dit
le marquis d'Avaugour, baron de Péault, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye,
Mauves, Thouaré. Il rend aveu du Bois d'Avaugour à l'Evêque de Nantes le
30 décembre 1640. Il épouse à Sucé le 5 janvier 1631, Anne Descartes,
demi-soeur du philosophe René Descartes, et fille de Joachim Descartes et
de Anne Morin, seigneur et dame de Chavagne à Sucé. Anne Descartes étant
veuve rend aveu du Bois d'Avaugour le 5 avril 1660. De leur mariage, sont
nés : - Louis, l'héritier du Bois d'Avaugour, - Pierre, né à Carquefou
en 1641, - Anne, baptisée le 7 juillet 1643, mariée en 1645 à Gabriel de
Charbonneau, seigneur de l'Echasserie, - Marguerite, - Joachim baptisé en
1638, - Charles Auguste, chanoine et grand-vicaire de Nantes, enterré dans
la chapelle de Rouellan le 11 janvier 1747, prieur de Notre-Dame du Pommier
d'Aigre. Louis d'Avaugour, dit le marquis d'Avaugour, baron de Péault, dit
le baron du Bois de Kergroys, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, le
Marais. En 1661, il est nommé lieutenant pour le Roi et il est enterré
dans la chapelle de Rouellan le 26 septembre 1693. Il épouse en 1670
Célestine Bruneau de la Rabastelière, fille de Charles Bruneau, baron de
la Rabastelière et de Suzanne Tiercelin de la Roche du Maine. De leur
mariage, sont nés : - Louis, l'héritier du Bois d'Avaugour, - Anne Erard,
- Armand, - Marie Anne Victoire. Louis, marquis d'Avaugour, baron de Péault
et seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, Peslan se fait jésuite à la
résidence de Paris en 1696 et meurt en 1706 laissant ses biens à son
frère Anne-Erard. Anne Erard, marquis d'Avaugour, seigneur du Bois d'Avaugour,
Faye, Mauves, est chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis,
maître de camp en 1707 et brigadier de cavalerie en 1719. Il se marie cinq
fois et meurt sans postérité à Paris le 18 décembre 1775, âgé de 84
ans. Armand d'Avaugour, dit le comte d'Avaugour reçoit la jouissance des
biens de son frère. Il est chevalier de l'Ordre royal et militaire de
Saint-Louis et lieutenant de vaisseaux en 1704. Il épouse le 27 novembre
1753, dans la chapelle Saint-André, à Carquefou, Françoise Angélique du
Guiny de Kerhos et meurt sans postérité, à Mauves, le 11 juin 1758. Sa
veuve se remarie à Jérôme Guerry, seigneur du Bois-Hamon. Gabriel Louis
Le Clerc, comte de Juigné, seigneur du Bois-Rouaud et de Grasla, devient
ensuite propriétaire de toutes les terres des Avaugour comme légataire
universel de son cousin le marquis d'Avaugour. Il est le fils de Samuel Le
Clerc, baron de Juigné et de Louise Henriette de Crux. Il meurt sans
alliance en 1759, laissant comme héritier son neveu Jacques Gabriel Louis
Le Clerc, marquis de Juigné. Jacques Gabriel Louis Le Clerc, marquis de
Juigné et de Montaigu, seigneur de la Rocheservière, Vieillevigne, le
Bois-Rouaud, Touvois, etc ... est fils de Samuel comte de Juigné et de
Marie Gabrielle le Cirier de Neufchelles. Il est nommé maréchal de camp
dans les armées royales du Roi en 1762, ministre plénipotentiaire en
Russie en 1774, lieutenant général en 1780. Il épouse le 17 mars 1760,
Claude Charlotte Thiroux de Chammeville. De leur union, est né, entre
autre, Charles Marie le Clerc de Juigné, pair de France en 1819. Il émigre
en 1791 et meurt en 1807. En 1761, le marquis de Juigné est sommé de
réparer la chapelle de Rouellan à Mauves, de commun avec les autres
héritiers du marquis d'Avaugour qui sont : - René Jacques Léon le Prestre,
seigneur de Châteaugiron et Marguerite Descartes son épouse, - François
de Bruc, seigneur de Montplaisir, - Guillaume de Rosnivien, seigneur de
Piré, comte de Maure, marquis de Lohéac, - Marie Françoise le Berthon de
Bonnemie, veuve de Michel César Boscal de Réals, comte de Mornac, marquis
de la Chaize le Vicomte, - Jacques Philippe Bruneau, seigneur de la
Giroulière, baron de la Rabastelière. Le 2 mai 1769, le marquis de Juigné
vend (au nom de tous les héritiers du marquis d'Avaugour) les biens situés
dans les paroisses de Carquefou et Mauves (y compris le Bois d'Avaugour) au
marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, pour la somme de 268 000 livres ;
l'ancien
manoir ou château de la Chambre. La Chambre relevait jadis de l'évêque de
Nantes sous la juridiction de Peslan "à devoir de foy et hommage et cinq monnaies de rente chaque année".
La chapelle de la Chambre était en ruines dès 1686. Les premiers
seigneurs de la Chambre devaient appartenir à la famille le Moine (alias
Lemoine). François Lemoyne, procureur fiscal et receveur de la châtellenie
de Sucé, paraît comme seigneur de la Chambre en 1593. Il a un fils Thomas
Lemoyne, seigneur de la Chambre, de la Dagonnière (notaire royal et
tabellion). Le 14 février 1608, il rend aveu de la Chambre à l'évêque de
Nantes. Il achète La Dagonnière, le 23 novembre 1589, à Jeanne Heurtaud,
veuve de Georges Herbert, seigneur de la Barre. Il a une fille Françoise.
Françoise Lemoyne, dame de la Chambre, apporte cette terre à son époux
Mathurin Symon, seigneur de Créviac et de la Grange (fils de Julien Symon
et de Jeanne du Fresche, seigneur et dame de Créviac). Il est
"sous-maire" de la ville de Nantes en 1602 et 1603. Françoise
Lemoyne rend aveu de la Chambre à l'évêque de Nantes le 10 février
1633). De leur mariage, sont nés : - Thomas, marié à Marie de La
Rochefoucauld, - Alexandre, l'héritier de la Chambre, - Mathurin, - Jeanne,
- Charles, chanoine de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes, prieur de
Saint-Girons. Alexandre Symon, seigneur de la Chambre, la Grange et de la
Demanchère. Il rend aveu de la Chambre à l'évêque de Nantes le 2 mars
1640. Il est confirmé dans ses droits de pêche dans la rivière d'Erdre en
1644. Il épouse en premières noces Esther de la Rochefoucauld, et de leur
union, naissent : - Michel, marié à Nicole de Lisle, - Guillaume, né le
26 juin 1640. Le 4 février 1646, il épouse en secondes noces demoiselle
Jeanne des Melliers, et de leur union, naissent : - Alexandre, l'héritier,
- Jeanne, mariée à Claude de la Tribouille, seigneur de Beauchesne, - Françoise,
mariée à Julien Charrette, seigneur de Léraudière. Alexandre Symon,
seigneur de la Chambre, la Demanchère et le Souché, épouse en premières
noces, le 19 juillet 1678, Anne-Marie Viau, dame de la Civelière, fille de
Jean Viau, seigneur de la Chotardière et de Claire Marie Drouet. En
secondes noces, il épouse demoiselle Elisabeth de Santo-Dominguo, dont il a
: - Pierre Joseph, seigneur de Creil, né le 4 mai 1686, - Armand, seigneur
de Brossay, - Marie. Etant veuve, Elisabeth de Santo-Dominguo et ses enfants
vendent la terre et le château de la Chambre, le 9 juin 1717, à Jean
Marchis, demeurant à Sainte-Luce-sur-Loire. Jean Marchis, fils de Pierre
Marchis (chirurgien aux Touche), est né en 1673 aux Touches. Il épouse
demoiselle Marthe de Terbé, décédée à la Chambre le 29 mai 1749. De leur
union, naît Jean Joseph Marchis, seigneur de la Chambre, qui épouse le 18
mai 1735 demoiselle Geneviève Laillé, fille de Mathurin Laillé (seigneur
de la Fillonnière) et de Marguerite Pichelin. De leur union naissent : - Noël,
l'héritier, - Jean Joseph, né en 1736, - Marie Thérèse, née en 1737, -
Jean, né en 1744, - Claire Marie, née en 1747, - Françoise Eulalie, -
Anne Modeste, - Geneviève Marguerite, dame de la Dagonnière et mariée à
Jean Jouneau. Noël Marchis, seigneur de la Chambre, est nommé capitaine
des navires du Roi en 1786. Il est maire de la commune de Carquefou durant
la Révolution. Il épouse demoiselle Louise Séheult et de leur union
naissent : - Noël, l'héritier, né à Nantes le 26 novembre 1796, -
Joseph, - Geneviève, - Césaire Alexandre. Noël Marchis de la Chambre, épouse
demoiselle Caroline Elisa Foisson et de leur union naissent : - Alphonse,
l'héritier, - Elisa Noémie, née le 12 septembre 1835, mariée à Armand
Valentin, fille de Achille Aimé Valentin et de Elisabeth Massicot de la Bérengerie.
Madame Valentin décède à la Chambre le 19 avril 1911. Alphonse
Marchis de la Chambre épouse demoiselle Sidonie Burguerie. De leur mariage,
naissent : - Alphonse Paul, - Alphonse Joseph, Gabrielle, mariée à Joseph
le Pan de Ligny, - Marthe, l'héritière. Au début du XXème siècle, le château
de la Chambre est habité par madame Marchis de la Chambre et par ses deux
filles, mademoiselle Marthe Marchis de la Chambre et madame le Pan de Ligny ;
l'ancien
manoir de Clouet. Le Clouet relevait de jadis l'évêque de Nantes sous la
juridiction de Peslan "à devoir
de foy et hommage". Le 7 septembre 1553, Guillaume Pouponneau,
greffier des Régaires de l'évêché de Nantes, achète le domaine à l'évêque
de Nantes. Le domaine est vendu en 1563 par Guillaume Pouponneau à Georges Herbert (seigneur de la
Barre) qui épouse demoiselle Jeanne Heurtaud. De
leur union, naissent : - Denise, l'héritière, - Gabriel, - Georges,
seigneur du Tertreau, - Mathurine, dame de la Barre, épouse de Michel du
Bois, seigneur du Bois. Denise Herbert, dame de Clouet, apporte cette terre
à son époux Arthur Robin. Le 1er février 1626, il achète plusieurs
terres situées à Clouet à Jacques Rouxeau, seigneur de la Marionnière.
Ils rendent aveu de Clouet à l'évêque de Nantes en 1608 et en 1626. Ils
meurent sans postérité et leurs biens reviennent à leur frère et beau-frère,
Gabriel Herbert, recteur de Sucé. Gabriel Herbert, seigneur de Clouet, rend
aveu à l'évêque de Nantes en 1640. Il est recteur de Sucé, chapelain de
la Blanche à Carquefou et de Notre-Dame de Lorette à Sucé. La terre passe
ensuite par achat à la famille Forget. Nicolas Forget, seigneur de la
Touche et Clouet, rend aveu de Clouet en 1670 et il est procureur à la
Chambre des Comptes de Bretagne. Il épouse demoiselle Françoise Sévin,
dont il n'a pas d'enfant. La terre de Clouet passe ensuite par achat aux
Maillard de Bois-Saint-Lys. Georges Briand Maillard, seigneur du
Bois-Saint-Lys et de Clouet, est le fils de Georges Maillard (seigneur du
Bois-Saint-Lys) et de Françoise Gaborit. Il épouse demoiselle Marie
Fleuriot d'Omblepied. De leur union, naissent : - Georges Briand, seigneur
du Bois-Saint-Lys, - Joseph, l'héritier de Clouet. Joseph Maillard de
Bois-Saint-Lys, seigneur de Clouet, est né à Carquefou le 21 juin 1695 et
épouse dans l'église Saint-Léonard de Nantes, demoiselle Catherine
Elisabeth de Guéhenneuc de Vouvantes. De leur union, naissent : - Joseph
Henri, l'héritier de Clouet, - Georges, né le 15 septembre 1738 et marié
à Elisabeth Noël dont sont nés : - Georges Pierre, - Joseph. Joseph Henri
Maillard de Bois-Saint-Lys, seigneur de Clouet, est capitaine au régiment
de Languedoc-Dragons et meurt le 19 août 1812. C'est le premier chef des
chouans de Carquefou. De son mariage avec Jeanne Bourguignon de
Saint-Laurent, naissent : Jean Baptiste Charles, décédé le 26 août 1771,
- Jeanne Sophie, l'héritière de Clouet, - Joseph Victor, décédé en
1770, - Catherine Elisabeth, décédée en 1782, - Jeanne Françoise, décédée
en 1774, - Jean Louis Jacques, décédé en 1786. Jeanne Sophie Maillard de
Bois-Saint-Lys, dame de Clouet, épouse à Carquefou, le 22 juin 1801, Louis
Romain Chantal Bouvays de la Fleuriais, fils de Louis Bouvays (seigneur de
la Fleuriais) et de Anne Marie Guérin de la Guillotière. De leur union,
naissent : - Théodule, l'héritier de Clouet, - Amaury, auteur de la
branche des Chevigné, - Chantal Augustin, - Léonide, - Elzéar, propriétaire
des Renaudières et de la Fleuriais, - Anselme Chantal. Théodule Bouvays de
la Fleuriais, propriétaire de Clouet, épouse demoiselle Eugénie Chevalier
de la Petite-Rivière, dont il a : - Paul, l'héritier de Clouet, - Georges,
marié à demoiselle de Boisneuf, - Yvan, - Armand. Paul Bouvays de la
Fleuriais épouse demoiselle Madeleine Buirette de Verrières. Il décède
sans postérité et la terre de Clouet est vendue en 1911 à la famille
Ecomard, ancien notaire de Carquefou ;
l'ancien
domaine de La Bidaudière. Propriété de Mathurin Symon, seigneur de la
Bidaudière, la Chambre, la Grange, et époux de demoiselle Françoise
Lemoyne, fille de Thomas Lemoyne, seigneur de la Chambre. De leur union
naissent : - Charles, l'héritier de la Bibaudière, - Jeanne, - Alexandre,
seigneur de la Chambre, - Mathurin. Charles Symon, chanoine de Nantes,
prieur de Saint-Girous, et Jeanne Symon sa sœur, vendent la Bidaudière à
Pierre Grangeot vers 1635. Pierre Grangeot, seigneur de la Bidaudière, rend
aveu à l'évêque de Nantes le 20 juin 1640. Il a comme enfants : - Simon,
l'héritier de la Bidaudière, - Renée. Simon Grangeot, seigneur de la
Bidaudière, épouse demoiselle Elisabeth Barbard, dont il a un fils, Jean,
décédé en bas âge en 1681. La Bidaudière revient ensuite à sa sœur
Renée Grangeot, épouse de Pierre Coupperie, seigneur des Landes, et fils de
Louis Coupperie (avocat et procureur syndic des échevins de Nantes en
1664). De leur union, naît Pierre. Pierre Coupperie, seigneur de la Bidaudière,
est avocat à la Cour des Régaires de l'Evêché de Nantes. Il épouse Sébastienne
Garaud. De leur union, naissent : - Pierre, l'héritier de La Bidaudière, -
François, décédé en 1697, - Sébastienne, mariée en 1703 à Charles
Pageot, - Agathe, - Marguerite, mariée à Pierre Doitte, seigneur du Butay.
Pierre Coupperie, seigneur de la Bidaudière, épouse demoiselle Anne Le
Breton de Gaubert. De leur union naissent : - Jacques, l'héritier de la
Bidaudière, - Benjamin Bernardin, décédé en 1756, - Anne, décédé en
1757, - Pierre, vicaire de Carquefou. Il assiste à la pose de la première
(ou deuxième) pierre de la nouvelle église le 21 juin 1734, - Jean
Baptiste, décède en 1749. Jacques Coupperie, seigneur de la Bidaudière,
meurt sans postérité à Carquefou le 14 décembre 1788. Au début du XXème
siècle, la Bidaudière appartient à Arthur Ecomard, ancien notaire de Carquefou ;
l'ancien domaine
de la Gravaudière. François Rouxeau paraît en 1613 comme seigneur de la
Gravaudière. Son fils Jean Rouxeau, seigneur de la Gravaudière, la
Marionnière, est notaire de la Cour des Régaires de l'Evêché de Nantes.
Il épouse Jeanne Gendonneau et de leur union naissent : - Jean, l'héritier
de la Gravaudière, - Michel, né en 1613. Jean Rouxeau, seigneur de la
Gravaudière, naît à Carquefou en 1618. Le domaine de la Gravaudière
passe ensuite entre les mains de la famille Bizeul. Mathurin Bizeul,
seigneur de la Gravaudière, est avocat et procureur du Roi au Siège
Présidial de Nantes. Il épouse Isabelle Durocher et de leur union naît
Jean. Jean Bizeul, seigneur de la Gravaudière et de la Bignonnais, est
avocat et procureur du Roi au siège Royal de la Monnaie et au Siège
Présidial de Nantes. Il rend aveu de la Gravaudière à l'évêque de
Nantes en 1676. De son mariage avec Marie de Beauvais qu'il épouse en 1647,
naissent : - Alphonse Michel, l'héritier de la Gravaudière, - Pierre, né
le 12 avril 1655 et époux de Marguerite Turpin du Prouzeau. Alphonse Michel
Bizeul, seigneur de la Gravaudière, est avocat, docteur en droit et
professeur à l'Université de Nantes. Il épouse en 1679 Marie Terrien,
dont il a un fils Célestin. Célestin Alexandre Bizeul, seigneur de la
Gravaudière a un fils Clair. Clair Bizeul, seigneur de la Gravaudière, est
procureur du Roi au Siège Royal de la Monnaie et échevin de Nantes en
1787. Il épouse demoiselle Madeleine Maublanc. De leur union naissent : - Célestin Jean Joseph, né le 12 mars 1766, prêtre, vicaire à Doulon en
1789, expatrié en Espagne, fondateur du Collège de la Bonnetière à
Doulon, décédé à Nantes le 27 octobre 1845, - Rose, mariée à Pierre
Julien Grizolle. La Gravaudière appartient au début du XXème siècle à
la famille Maujouan du Gasset ;
l'ancien
domaine du Prouzeau. Propriété de Lucas Gabory, seigneur du Prouzeau et de
Haulte-Voix, qui est "contrerolle" des échevins de Nantes en
1576. Son fils Jean Gabory, seigneur du Prouzeau et de Haulte-Voix épouse
demoiselle Anne Bigeaud. De cette union, naissent : - Claude, l'héritier du
Prouzeau, - Pierre, - Jean, seigneur de Haulte-Voix, marié à Elisabeth
Guesdon. Claude Gabory, seigneur du Prouzeau, épouse en premières noces
demoiselle Françoise Turpin, qui meurt à Carquefou le 3 février 1676. Il
se remarie en secondes noces à Marguerite Delhomeau et de cette union
naissent : - Marie, née le 5 mai 1682, - Madeleine, - François, - Grégoire,
- Pierre. Le domaine du Prouzeau passe ensuite à Joseph Raoul Turpin (neveu
de sa première épouse). Joseph Raoul Turpin, seigneur du Prouzeau, est échevin
de Nantes de 1739 à 1741, alloué des Régaires et avocat à la Cour. Il
assiste le 4 septembre 1736 à la bénédiction de la nouvelle église de
Carquefou. Il épouse demoiselle Perrine Richard qui rend aveu le 28 avril
1754 à Jean Bedeau, prieur de la Chapellenie de Saint-André. De leur union
naissent : - Joseph Raoul, l'héritier du domaine, - Marie Anne, mariée le
15 mai 1754 à Louis Trinquant. Joseph Raoul Turpin, seigneur du Prouzeau,
est avocat des Régaires de l'Evêché et échevin de Nantes en 1767 et
1768. Le Prouzeau appartient au début du XXème siècle à madame la
marquise de Dion ;
l'ancien
domaine de la Filonnière. Propriété de N. Rouxière, seigneurs de la
Filonnière, qui a quatre filles : - Judith, - Sarah, - Olympe, - Renée.
Etienne de Bourgues rend aveu de la Filonnière à l'Evêque de Nantes le 12
février 1640 et son fils, Jacques de Bourgues rend aveu le 3 juillet 1647
à Anne Descartes, veuve de Louis d'Avaugour, seigneur de Faye, pour
plusieurs parcelles de terre situées au Tertreau. Il épouse demoiselle
Marguerite Herbert, fille de Georges Herbert, seigneur du Tertreau et de
Françoise Papin. De leur union, naissent : - Christophe, seigneur du
Vivier, - Marguerite, l'héritière de la Filonnière, - Etienne, né en
1635, - Jean, né en 1643, - Georges, né en 1645, - Joseph, marié en 1673
à Jeanne Potier de la Giboire. Marguerite de Bourgues, dame de la Filonnière,
épouse le 5 septembre 1679 Guillaume Pichelin, notaire et procureur de la
baronnie de la Muce. De leur union, naissent : - Marguerite, l'héritière
de la Filonnière, - Renée, mariée à Pierre Limbaud, sieur de Friteau.
Marguerite Pichelin, dame de la Filonnière, épouse le 26 octobre 1704
Mathurin Laillé, fils de Pierre Laillé et de Marie Tesson. De leur union,
naissent : - Simone, décédée en 1710, - Geneviève, mariée le 18 mai
1735 à Jean Joseph Marchis, seigneur de la Chambre, - Marie Modeste, mariée
en premières noces le 28 mars 1731 à Louis Alexis, veuf de Julienne le
Breton, et en secondes noces à Charles René Philippes, seigneur de
Beauregard, avocat au Parlement de Bretagne. Les héritières sont ensuite
madame Marchis de la Chambre et madame Philippes de Beauregard. La Fillonnière
appartient au début du XXème siècle au vicomte de Sesmaisons ;
l'ancien
domaine du Souchay. En 1544, Pierre Ménardeau, fils d'Etienne Ménardeau,
marié à Marguerite Spadine, rend aveu du Souchay qui passe ensuite à Jean
Boutin, seigneur de la Cour, Chambellan, maire de Nantes en 1575, et à sa
fille Catherine, mariée à Charles d'Argentré, seigneur de la Bouëxière.
Le Souchay est réuni au début du XVIIème siècle à la seigneurie des
Renaudières et appartient au début du XXème siècle à demoiselle Marie
de Chasteigner, de la Fleuriais ;
l'ancien
domaine de la Salle. En 1640, La Salle appartient à Jean Mouillard, marié
à Marguerite Rouaud, dame de la Haute-Forêt. Le domaine passe ensuite
entre les mains de leur fils Claude Mouillard, marié à Gratienne Madaléneau.
En 1683, la Salle est achetée par Jean Ménardeau, seigneur de Maubreuil. Il
appartient au début du XXème siècle à la marquise de Dion ;
l'ancien
manoir de la Rivière, situé non loin de la Seilleraie. André du
Champblanc est seigneur de la Rivière dans la réformation de la noblesse
de Bretagne en 1429. En 1640, Louis d'Avaugour, seigneur du Bois d'Avaugour
et Faye, rend aveu de la Rivière à l'Evêque de Nantes. Cette terre faît
partie au début du XXème siècle du domaine de la Seilleraie ;
le
domaine de La Brechetière est vendu en 1482 par Guillaume Chauvin, seigneur
de l'Epinay, à Michel Fruneau et à Jean Monoury, son gendre. Le domaine
passe ensuite entre les mains de la famille Poulain de la Vincendière. François
Poulain, seigneur du Coudray, fils de Jean Poulain, seigneur de la Vincendière,
et de Anne Jeannin, rend aveu de La Brechetière à l'évêque de Nantes le
10 août 1670. Cette terre, confisquée par la République sur Marie Poulain
de la Vincendière (guillotinée à Nantes le 10 janvier 1794), est vendue
comme bien national pour 917 livres à Antoine Neyrac. Au début du XXème
siècle, La Bréchetière appartient à M. Guinel, notaire à Nort ;
l'ancien
manoir du Bernier, aujourd'hui disparu, a laissé la place, aujourd'hui, au
château de l'Epinay. En 1443, Le Bernier est exempté de fouages en faveur
de Jean de Couppegorge. Il appartient en 1471 à Jean Couppegorges puis est
vendu aux seigneurs de l'Epinay ;
l'ancien
domaine du Boisébon. Ce domaine est exempté de fouages en 1466 en faveur
de Jean de la Potoayre. Il passe en 1683 entre les mains de Guillaume de
Harouys, seigneur de la Seilleraie ;
l'ancien
domaine ou manoir de La Pillardière, appelé aussi Dilibaudière et
Villebardière. Propriété de Louis de Harouys, seigneur de la Seilleraie,
en 1638. Le domaine passe ensuite aux Macé de la Roche et appartient en
1741 à Jean Cottineau, seigneur de la Blanche, conseiller au Roi et contrôleur
général du Taillon de Bretagne ;
l'ancien
domaine de La Minguais. Propriété de Pierre Spadine en 1429, puis de François
Ménardeau, époux de Marguerite Spadine, en 1544. Au XVIIème siècle, le
domaine appartient à la famille Maillard, seigneurs de La Minguais et de La
Cournerie. En 1856, le domaine appartient à M. Linsens. Il fait partie du
domaine de l'Epinay au début du XXème siècle ;
l'ancien
domaine de La Barre de Riou. Propriété de Pierre Riou, seigneur de la
Barre, la Noë, la Touche, la Jacquelinerie, et auditeur à la Chambre des
Comptes de Bretagne. Pierre Riou achète le 9 août 1559 le fief noble de la
Barre, dépendant de la juridiction de Faye. Au XVIIIème siècle, la Barre
de Riou appartient à la famille Bazille. Le 28 novembre 1747, Jean Baptiste
Bazille, seigneur de la Barre de Riou, épouse à Mauves-sur-Loire
demoiselle Thérèse Roux de Laubinais. En 1784, leur fille Suzanne épouse
François Sallentin. A signaler qu'il existait à Carquefou deux fiefs nommés
la Barre, l'un dépendant de la juridiction de Faye et l'autre de la
juridiction de Peslan. Pour les distinguer on appela ce dernier la Barre de
Riou, du nom de ses premiers seigneurs ;
l'ancien
domaine de La Dangonnière ou Dagonnière. Propriété au XVIème siècle de
la famille Herbert. Le 23 novembre 1589, Jeanne Heurtaud, veuve de Georges
Herbert, seigneur de la Barre, vend La Dagonnière à Thomas Lemoyne,
seigneur de La Chambre. En 1760, le domaine appartient à Geneviève
Marguerite Marchis, fille de Jean Joseph Marchis, seigneur de La Chambre, et
de Geneviève Laillé, mariée à Jean Jouneau. Au début du XXème siècle,
le domaine appartient à la famille de Chasteigner ;
l'ancien
domaine de La Goullière, relevait de la juridiction de Peslan "à
devoir de 9 sols de rente annuelle". En 1612, Jacques Descartes,
notaire royal, rend aveu de la Goullière à l'évêque de Nantes. Il épouse
demoiselle Renée Pinot et de leur union naît Guillemette le 27 avril 1615
à Carquefou et Marguerite (née posthume) le 7 octobre 1621. Jacques
Descartes décède en 1621 ;
l'ancien
manoir du Plessix, appartient en 1620 à Bernardin Hay, époux de Anne d'Aussy.
De leur union, naît un fils Joseph, baptisé dans l'église de Carquefou le
24 juillet 1635. En 1782, le Plessix appartient à François Mabit ;
l'ancien
domaine de La Cadrannière (jadis appelée Le Maupas) relevait du prieuré
de Sainte-Croix de Nantes et de son annexe la Madeleine en Bois "à
devoir de foy et hommage". Le seigneur du lieu avait droit "de
fuye, chapelle, garenne et colombier". En 1520, Georges de Cadaran,
pannetier ordinaire de la Duchesse de Bretagne, seigneur du Plessis-Tison,
change le nom de la terre du Maupas en celui de la Cadarannière (d'où
Cadrannière). Propriété de Guillaume de Couppegorge, seigneur de
Maubreuil et du Maupas (vers 1398). Jean Couppegorge, seigneur de Maubreuil,
du Maupas et de la Couronnerie, est mentionné comme seigneur du Maupas dans
la réformation de la noblesse de Bretagne en 1429. Il a plusieurs enfants :
- Jean, seigneur de Maubreuil, - Perrine, mariée en 1454 à Guillaume
Chauvin, seigneur du Pont-Hus et chancelier de Bretagne, - Géoffrienne, l'héritière
du domaine de La Cadrannière. Géoffrienne de Couppegorge, dame du Maupas
et du Pas-Nantais, épouse Macé de Cadaran, seigneur du Plessis-Tison et de
la Bigeotière (fils de Jean de Cadaran et de Françoise du Plessis de la
Bourgeonnière). En 1478, Géoffrienne rend aveu du Plessis-Tison avec son
fils Jean. De leur union naissent Jean (qui rend aveu du Plessis-Tison en
1478 et qui meurt sans postérité) et Janet. Janet de Cadaran, seigneur du
Maupas, le Plessis-Tison, le Pas-Nantais, épouse demoiselle Jeanne Simon de
la Roche-Bardon. Il meurt en 1478 et est enterré dans l'église
Saint-Donatien. De leur union naissent : - Georges, l'héritier du Maupas, -
Guillaume, décédé en duel au Maupas le 20 octobre 1502 - François, décédé
au Bouffay de Nantes, - Yvonne, - Jean, - Marie, mariée en 1517 à Robert
Maillard, seigneur de la Gariaye, - Renée, - Bertrane, - Françoise. Jeanne
Simon, veuve de Janet de Cadaran, se remarie à Jehan de Champagne, seigneur
de la Bretonnière, et lui apporte la terre de Maupas. La terre de Maupas
revient ensuite à Georges de Cadaran (fils de Janet de Cadaran et de Jeanne
Simon) qui change le nom de la terre du Maupas en celui de La Cadrannière,
et le 2 février 1540, il rend aveu de La Cadrannière au prieur de la
Madeleine-en-Bois. Il épouse en juillet 1517, Marguerite de Lescoet du Périer.
De leur union, naissent : - François, l'héritier de La Cadrannière, -
Claude, née en 1522, - Marguerite, mariée en 1551 à Roland Levesque,
seigneur de Saint-Jean de Langourla, - Rolande, mariée en 1565 à Martin
Bernard, seigneur de La Hourdinière, - Marie, mariée en 1561 à Guillaume
Gaultrot, seigneur de la Regnardière, - Olivier, marié à Bertrane Michaël,
dame du Rougeul. François de Cadaran, seigneur de La Cadrannière et du
Plessis-Tison, est baptisé dans l'église Saint-Donatien le 15 juin 1521 et
épouse demoiselle Anne le Bel de Bonneville et de Villehouin. De leur
union, naissent : - François, l'héritier de La Cadrannière, - Guillaume,
marié à Françoise du Chastellier, - Prégent, - Anne, - Françoise, -
Jeanne, - Arture, mariée à Martin Garnier, seigneur de Saint-Paul. François
de Cadaran épouse le 21 novembre 1616 Françoise de Vaucouleurs, veuve de
Charles de la Tullaye. François de Cadaran fait aveu de la terre de La
Cadrannière au prieur de la Madeleine-en-Bois le 31 juin 1609. Il meurt à
Nantes le 13 avril 1649 laissant une fille Françoise, mariée le 28 février
1628 à Gabriel de Charbonneau, seigneur de l'Echasserie. Le domaine de La
Cadrannière est vendu ensuite vers 1628 à Pierre Choucquet. La veuve de
Pierre Choucquet en fait aveu en 1629 au prieur de la Madeleine-en-Bois. Le
fils de ce dernier, Robert Choucquet, seigneur de La Cadrannière, rend aveu
de La Cadrannière le 28 février 1645. Il épouse Michelle Martineau, dont
il a une fille Marie Choucquet. Cette dernière apporte le domaine à son
mari Jean Merceron, seigneur de La Poitevinière (consul des marchands de
Nantes en 1646 et 1647 et échevin de 1650 à 1652). De leur union, naissent
: - Jean, - Marie. Marie Merceron, dame de La Cadrannière, épouse Vincent
Lardeau. Ce dernier rend aveu de la terre de La Cadrannière au prieur de la
Madeleine-en-Bois le 10 avril 1658 et le 10 décembre 1665. En 1671, le
domaine de La Cadrannière est mis à l'adjudication et vendu à Claude
Bernard, seigneur de La Picaudière. Claude Bernard (fils d'Etienne Bernard,
seigneur de La Picaudière et de La Chaussée, et de Marguerite de la
Vergne), seigneur de la Cadrannière, rend aveu en 1678 au prieur de la
Madeleine-en-Bois. Il est "gent d'armes" de la garde ordinaire du
Roi et décède à Thouaré-sur-Loire le 13 mars 1699. De son mariage avec
demoiselle Marie Allaire, il a comme enfants, Michel et Jean. Michel
Bernard, seigneur de La Cadrannière, épouse demoiselle Anne Duneau de la
Noë-Guy à Thouaré-sur-Loire le 19 août 1692. Vers 1673, Michel Bernard
vend le domaine de La Cadrannière
à Michel Chauvet, fils de Charles Chauvet. Michel Chauvet, seigneur de La
Cadrannière, épouse demoiselle Pélagie de Mazoyer. De cette union,
naissent : - Michel, l'héritier de La Cadrannière, - Catherine Elisabeth,
mariée à Jehan Cacheleux, seigneur de La Gaubertière. Michel Chauvet,
seigneur de La Cadrannière, décède en 1734. Ses héritiers vendent le
domaine de La Cadrannière, le 30 avril 1734, à Jacques Léonard de la
Rabelaye, seigneur du Housseau. Ce dernier, qui en prend possession le 6 mai
1734, le revend le 8 septembre 1761 à David Guihery des Landelles. David
Guihery des Landelles épouse demoiselle Angélique Guillet de la Brosse. De
leur union, naissent : - Benjamin, - Augustin Clair, - Marie Pauline, -
Marie Anne Marguerite, - Adelaïde Louise, - Joseph, prêtre en 1772 et décédé
avant 1783, - Angélique Augustine, mariée à Jacques O'Diette, seigneur de
La Garennerie. Au début du XXème siècle, le domaine de La Cadrannière
appartient à madame Guimberteau de la Malolière, née Fririon ;
l'ancien
domaine de la Haute-Forêt. A l'emplacement de l'ancienne ferme de la
Haute-forêt, s'élevait jadis le prieuré de la Forêt, membre de l'abbaye
de Marmoutiers-lès-Tours. Au commencement du XIVème siècle, les moines se
retirèrent à un endroit qu'ils nommèrent la Madeleine et où ils
construisirent une chapelle dédiée à Sainte-Marie-Madeleine. Un manoir,
qui a subsisté jusqu'au commencement du XVIIIème siècle, a alors remplacé
le prieuré. Le seigneur du lieu avait "droit
de chapelle, fuye, garenne et colombier, droit d'avoir armes, écussons et
prohibitions dans l'église de Carquefou". L'un des premiers
seigneurs connus est Guillaume Commin. En 1379, ce dernier amène à
Pontorson une compagnie d'écuyers et reçoit pour cela 225 livres. Son fils
Edouard Commin, seigneur de la Forêt, paraît dans la réformation de la
noblesse de Bretagne en 1429. La fille de ce dernier, N. Commin apporte la
terre à son époux Jean Cordon. De leur union, naît André Cordon,
seigneur de la Forêt. C'est en sa faveur que Jean V, dans une lettre datée
du château de Pirmil le 23 août 1436, exempte de tailles, fouages et
subsides la maison de la Forêt. De son union avec Denise Mahéas, naît un
fils Georges. Georges Cordon, seigneur de la Forêt, est archer de la
garnison de Nantes en 1484. La Forêt passe ensuite entre les mains de
Gabriel de Brignac. Gabriel de Brignac, seigneur de la Haute-Forêt, en rend
aveu au prieur de la Madeleine-en-Bois le 30 octobre 1500. Ses héritiers
vendent la Haute-Forêt à la famille Rouaud. Mathurin Rouaud, seigneur de
la Haute-Forêt, en rend aveu au prieur de la Madeleine-en-Bois en 1541 et
en 1558. Il épouse demoiselle Vincente Jacob, et de leur union naît François.
François Rouaud, seigneur de la Haute-Forêt, est procureur à la Cour des
Régaires de l'Evêché de Nantes et rend aveu de la Haute-Forêt en 1565 et
en 1573. Il épouse Yvonne Ménardeau, fille d'Artus Ménardeau, seigneur de
la Hullonnière, et de Marguerite Brossard. Devenue veuve, Yvonne Ménardeau
se remarie à Jean Bouchaud. De leur union, naissent Renée, non mariée, et
Marguerite. Marguerite Rouaud, dame de la Haute-Forêt, apporte cette terre
à son époux Jean Mouillard, seigneur de la Salle. Veuve en 1643, elle rend
aveu de la Haute-Forêt. De leur union, naissent : - Claude, l'héritier de
la Haute-Forêt, - Marguerite, qui rend aveu avec son frère en 1670, -
Jeanne, – Charles, marié à Guillemine Trochu dont sont nés Jacques et
Françoise. Claude Mouillard, seigneur de la Haute-Forêt, la Salle, la
Fontaine, rend aveu de la Haute-Forêt en 1670 et épouse Gratienne Madaléneau.
De leur union, naissent : - Jeanne, - Françoise, née en 1649. Jeanne
Mouillard, dame de la Haute-Forêt, épouse Hervé de Laistre, seigneur de
la Guilbotrie. Il rend aveu de la Haute-Forêt le 15 février 1683. Il meurt
à Rezé le 23 juin 1701 et a comme enfants : - Jean, - Renée, décédée
à Carquefou le 24 octobre 1692, - Julienne. La Haute-Forêt appartient en
1836 à madame veuve Jean de Bourgues et elle est possédée au début du XXème
siècle par M. Talvande ;
l'ancien
domaine de la Picaudière. La Picaudière relevait jadis du prieuré de la
Madeleine-en-Bois "à devoir de
foy et hommage". Jean Hallouart, seigneur de la Picaudière, vit en
1429 et il est secrétaire du duc de Bretagne. Ses enfants sont mentionnés
comme seigneurs de la Picaudière dans la réformation de la noblesse de
Bretagne en 1429. Jean Hallouart, seigneur de la Picaudière et de la
Hullonnière, épouse demoiselle Alnette Mauléon, dame de la Hullonnière,
qui fut nourrice du duc de Bretagne Jean V. De leur union, naissent : -
Etienne et Gilles. Gilles Hallouart, seigneur de la Picaudière vit en 1492.
Le domaine de La Picaudière passe ensuite entre les mains de Hilaire de
Benay. Hilaire de Benay, seigneur de la Picaudière en rend aveu au prieur
de la Madeleine-en-Bois, le 12 janvier 1511 et le 10 novembre 1523. Il épouse
demoiselle Gilette Foinette, dont il a une fille Gilette qui suit. Gilette
de Benay, dame de la Picaudière, apporte cette terre à son époux André
Vincent. Veuve, elle rend aveu de la Picaudière au prieur de la
Madeleine-en-Bois le 26 juin 1542. Sa fille Jeanne Vincent, dame de la
Picaudière, apporte cette terre à son époux François Thomasson, qui rend
aveu de la Picaudière le 23 juillet 1553. Leur fils, Philippe Thomasson,
seigneur de la Picaudière, en rend aveu le 15 juin 1558 au prieur de la
Madeleine-en-Bois. La Picaudière est mise à l'adjudication et vendue le 20
octobre 1592 à Jean Bernard, seigneur de Bellanton. Ce dernier est
procureur au Siège Présidial de Nantes et échevin en 1597 et 1598. En
1558, il fait une fondation aux religieux Cordeliers de Nantes. Le 5 août
1602, il rend aveu de la Picaudière. Il épouse en premières noces Françoise
des Melliers et se remarie ensuite à demoiselle Vincente Ragaud dont il a :
- Vincent, l'héritier de la Picaudière, - Jean, marié à Marguerite
Luzeau. Vincent Bernard, seigneur de la Picaudière et de la Chaussée, est
procureur au Présidial de Nantes et rend aveu de la Picaudière au prieur
de la Madeleine-en-Bois le 15 décembre 1633. Il épouse demoiselle
Marguerite de la Vergne, dont il a : - Claude, l'héritier de la Picaudière,
- Anne, marraine à Carquefou en 1637. Claude Bernard, seigneur de la
Cadrannière, la Picaudière, meurt à Thouaré le 13 mai 1699. Le 10 décembre
1657 il rend aveu de la Picaudière au prieur de la Madeleine-en-Bois. Il épouse
demoiselle Marie Allaire, dont il a : - Michel, l'héritier de la Picaudière,
- Jean, qui signe comme parrain à un baptême en 1674, - Jeanne. Michel
Bernard, seigneur de la Picaudière et de la Cadrannière, épouse à Thouaré,
le 19 août 1692, Anne Duneau de la Noë-Guy. Ce dernier vend la Picaudière
à Michel Chauvet, en 1673. Michel Chauvet, seigneur de la Picaudière et de
la Cadrannière, épouse Pélagie de Mazoyer. De leur union, naissent : -
Michel, seigneur de la Cadrannière, - Elisabeth, dame de la Picaudière.
Elisabeth Chauvet, dame de la Picaudière, épouse Jehan Cacheleux, seigneur
de la Gaubertière. Tous deux rendent aveu de la Picaudière, le 17 mars
1727, au prieur de la Madeleine-en-Bois. Le domaine de la Picaudière
appartient à M. Talvande au début du XXème siècle ;
l'ancien
manoir de la Vincendière (XVIème siècle). Le seigneur de la Vincendière
relevait jadis du prieuré de la Madeleine-en-Bois "à
devoir de foy et hommage et avait droit de fuye, chapelle, garenne et
colombier". Le château a disparu. Il ne subsiste que les ruines de
la chapelle qui servait d'habitation à un fermier au début du XXème siècle.
Geulequin Lallier, paraît comme seigneur de la Vincendière, dans la réformation
de la noblesse de Bretagne en 1429. La Vincendière passe ensuite entre les
mains de Guillaume Monnyer. Vers 1530, ce dernier fait anoblir un feu de
fouage sur sa maison de la Vincendière. Vers 1540, il vend la Vincendière
à Noël Hays. Noël Hays, seigneur de la Vincendière, épouse demoiselle
Anne Thomas. Tous deux rendent aveu de la Vincendière au prieur de la
Madeleine-en-Bois en 1543. La Vincendière passe ensuite entre les mains de
Pierre Mersent. Sa fille, Perrine Mersent, dame de la Vincendière, épouse,
dans l'église Sainte-Croix de Nantes, Jean Poulain, seigneur du Housseau.
Jean Poulain se remarie en secondes noces à demoiselle Jeanne Fruneau. Du
premier mariage, naît Pierre René Poulain, seigneur du Housseau et de la
Vincendière. Ce dernier est docteur "ès-lois", conseiller du
Roi, premier avocat au Siège Présidial de Nantes et maire de cette ville
de 1639 à 1642. Il épouse demoiselle Anne Barillier. De leur union,
naissent : - Jean, l'héritier de la Vincendière, - René Jean, seigneur du
Housseau. Jean Poulain, seigneur de la Vincendière, est conseiller du Roi,
avocat au Siège Présidial de Nantes et maire de cette ville de 1662 à
1664. Il épouse demoiselle Anne Jeannin. De leur union, naissent : - Jean,
l'héritier de la Vincendière, - Pierre, - François, né le 5 décembre
1653, - Louise. Jean Poulain, seigneur du Tertre et de la Vincendière, est
chanoine de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes et paraît le 1er avril
1691 dans le dénombrement des gentilshommes possédant des fiefs et terres
nobles à Carquefou. La Vincendière revient ensuite à son frère Pierre
Poulain. Il épouse dans l'église de Notre-Dame de Nantes, le 8 janvier
1678, demoiselle Catherine de Bonnemetz. De leur union naissent : - Antoine,
l'héritier de la Vincendière, - Catherine, baptisée à Saint-Léonard de
Nantes le 2 mai 1694. Antoine Poulain, seigneur de la Vincendière, est
enterré dans l'église Saint-Laurent de Nantes le 8 décembre 1736 à l'âge
de 55 ans. Il épouse demoiselle Françoise Ragaud, fille de Pierre Ragaud
(auditeur à la Chambre des Comptes de Bretagne) et de Jeanne Hallé. De
leur union, naissent : - Marie, l'héritière de la Vincendière, - Jean
Baptiste François, - Geneviève, décédée le 5 septembre 1723, - Pierre,
né le 6 décembre 1725, - Françoise Antoinette, décédée le 4 octobre
1788. Le 10 janvier 1794, Marie Poulain de la Vincendière, demoiselle de la
Vincendière (alors âgée de 80 ans) est condamnée par le tribunal révolutionnaire
de Nantes pour "avoir caché des
brigands et des prêtres réfractaires, et être fanatique et
royaliste". Guillotinée le lendemain sur la place du Bouffay, à
Nantes, ses biens sont confisqués et vendus comme biens nationaux. La
Vincendière est achetée nationalement le 27 brumaire an III par les
citoyens Silvain, Foulonneau et Brevet. Au début du XXème siècle, la
Vincendière appartient en partie à Louis Briand, conseiller municipal de
la commune de Carquefou ;
l'ancien
domaine du Housseau, situé sur la route de Nantes. L'ancien château, qui
avait été rasé par la tempête de 1900, se composait jadis d'un corps de
logis avec une tourelle octogonale. Le seigneur du lieu avait "droit
de fuye, chapelle, garenne et colombier" et relevait du prieuré de
la Madeleine-en-Bois, "à devoir
de foy et hommage et 41 sols 8 deniers de rente chaque année".
Pierre Spadine, seigneur du Housseau est mentionné en 1429. Son fils, Jehan
Spadine, seigneur du Housseau et de la Minguais, rend aveu du Housseau en
1470 au prieur de la Madeleine-en-Bois. De son mariage avec Marguerite de
Lespinays, naît Jean. Jean Spadine, seigneur du Housseau et du Souchay, est
miseur de la ville de Nantes de 1503 à 1506 et de 1514 à 1517. Le 23
novembre 1522, il rend aveu du Housseau. Il épouse Jeanne Françoise N….
De cette union, naît Marguerite Spadine, dame du Housseau et du Souchay qui
épouse François Ménardeau, seigneur de la Faucletière et de la Nouë
(fils de Etienne de Ménardeau et de Marguerite de la Rairie). De cette
union, naissent : - Pierre, l'héritier du Housseau, - Anne, mariée à
Alain Hubert, seigneur de la Thibaudière, - Françoise, mariée à Pierre
Guichard, seigneur de la Roberdière, - Marguerite, mariée à Louis Huet,
marchand de la Fosse de Nantes. Devenu veuf, François Ménardeau se remarie
le 22 juin 1518 à Marie Arnaud, dont il a : - Artus, seigneur de la
Hullonnière, - François, seigneur de la Mittrie, marié à Jeanne Bricaud,
- Françoise, mariée à François de Couppegorge, seigneur de Maubreuil.
Pierre Ménardeau, seigneur du Housseau et du Souchay, épouse demoiselle
Isabeau Picard. Il rend aveu du Housseau au prieur de la Madeleine-en-Bois
en 1554 et en 1558. Le Housseau passe ensuite par achat à Louis d'Avaugour.
Louis d'Avaugour, seigneur de Faye et du Bois d'Avaugour, revend le Housseau
vers 1620 à Jean Poulain, seigneur de la Vincendière. Jean Poulain épouse
en premières noces Perrine Mersent dont il a Pierre René, l'héritier du
Housseau. Il se remarie ensuite à demoiselle Jeanne Fruneau, dont il n'a
pas de postérité. Pierre René Poulain, seigneur du Housseau et de la
Vincendière, est maire de Nantes de 1639 à 1642 et épouse Anne Barillier
dont il a : - Jean René, l'héritier du Housseau, - Jean, seigneur de la
Vincendière. René Jean Poulain seigneur du Housseau, rend aveu de cette
terre en 1679 au prieur de la Madeleine-en-Bois. Il épouse demoiselle Marie
Léonard de la Rabelaye, fille de Michel Léonard (seigneur de la Rabelaye)
et de Mathurine Raboçeau. Marie Léonard de la Rabelaye cède la terre du
Housseau à son neveu Jacques Léonard de la Rabelaye. Jacques Léonard de
la Rabelaye, seigneur du Housseau, paraît le 1er avril 1691 dans le dénombrement
des gentilshommes possédant des fiefs et terres noble dans la paroisse de
Carquefou. Il épouse demoiselle Rosalie Boussineau de Maure (marraine de la
grosse cloche de l'église de Carquefou, le 23 juin 1736) et meurt sans postérité
le 21 mai 1773. Il laisse ses biens à ses neveux Grout de Bellesme. François
Jean Grout, seigneur du Housseau, (fils de Jean Thomas seigneur de Bellesme
et de Marie Louise Françoise Barnabé de la Papotière) meurt sans postérité
à Nantes le 29 juin 1779, âgé seulement de 23 ans. Ce dernier laisse
comme héritiers ses deux sœurs Marie Perrine et Rosalie Marie Thérèse.
Marie Perrine Grout de Bellesme épouse le 4 octobre 1776, Louis de Branges.
Rosalie Marie Thérèse Grout de Bellesme épouse Charles Philippes de
Valleton, seigneur de la Barossière. Le domaine du Housseau passe ensuite
entre les mains des familles de Rosmadec, Macé de Vaudoré, de Loynes de
Vareux, Baillardel de Lareinty, et appartient au début du XXème siècle à
la marquise de Dion ;
l'ancien
château de Faye (alias Faix) était situé jadis à l'extrémité
Nord-Ouest de Carquefou, sur les bords de la rivière d'Erdre. A l'origine,
il se composait d'une tour carrée ou donjon reposant sur une motte de terre
protégée par un fossé. Au XIIIème siècle, les de Montauban édifient un
grand château avec remparts, donjon, tours et pont-levis. A l'époque de la
guerre de Cent ans le château appartient à la famille de Montauban. Le château
est incendié et détruit par les Anglais. Le 26 août 1451, Guillaume de
Montauban fait aveu à l'évêque de Nantes, Guillaume de Malestroit "d'une
pièce de terre appelée Faye, joignant une rivière appelée Erdre, en
laquelle pièce il y a un vieil manoir et vieilles mazures et herbergement
antier, avec certaines murailles, douves et bois ancien". Faye
avait le titre de châtellenie et relevait du duc de Bretagne et ensuite du
Roi sous la sénéchaussée de Nantes, "à
devoir de foy, hommage et rachapt". Le seigneur du lieu avait "droit
de juridiction, haute, moyenne et basse justices, … ainsi
qu'un droit de banc, armoiries et prééminences dans l'église de
Carquefou". De la juridiction de Faye relevaient les terres,
maisons, châteaux et métairies de la Barre, la Couronnerie, la Galopinière,
la Touche, la Jacquelinerie, le Clos, le Château, le Parc, la Filletière,
le Buron, le Goriau, la Riaudière, la Braudière, la Rivière, le Hublain,
le Chêne. Olivier de Montauban, seigneur de la Faye, est le fils de Olivier
de Montauban et de Jeanne de Malesmains. Il épouse Mahaud d'Aubigné, dame
de Landal. Le 22 février 1375, il confirme la donation de la terre de la
Ville-Alent à l'abbaye de la Vieuville. De leur union naissent : -
Guillaume, - Robert, l'héritier de la Faye, - Bertrand, - Renaud, -
Isabeau, mariée à Jean Boutier, seigneur du château d'Assi. Robert de
Montauban, seigneur de Faye, du Bois de la Roche, etc … est fait chevalier
banneret. Il est lieutenant d'Arthur de Bretagne comte de Richemont, connétable
de France. Il est capitaine sous Richard de Bretagne, conseiller et
chambellan du Roi et bailli du Cotentin. Il assiste au siège du Mont
Saint-Michel en 1426 et à celui d'Orléans avec Jeanne d'Arc en 1429. Il épouse
en 1405, Marie de la Planche de Saint-Denoual, fille de Roland de la Planche
(seigneur de Saint-Denoual). Robert de Montauban meurt en 1448, laissant
comme enfants : - Guillaume, l'héritier de Faye, - autre Guillaume, décédé
sans postérité, - Marie, mariée en premières noces le 4 juillet 1434 à
Philippe de Vierville, seigneur de Creuilly, et en secondes noces elle épouse
Jean de Keradreux, - Jeanne, mariée à Jean de Saint-Gilles, seigneur du
Boisgeffray. Guillaume de Montauban, baron de Grenonville et seigneur de
Faye, la Verrière, Quenneville, le Bois de la Roche, est secrétaire du duc
de Bretagne et épouse demoiselle Jeanne Rochereul, fille de Robert
Rochereul (seigneur du Goust et de la Sicaudaye) et de Moricette de
Montfort. Ils ont comme enfants : - Guillaume, l'héritier de Faye, - Robert,
- Guyon, - Jean, seigneur du Goust. Guillaume de Montauban est chevalier
banneret, baron de Grenonville, seigneur de Faye, la Verrière, le Bois de
la Roche, le Binio, Couédor. La seigneurie du Bois de la Roche est érigée
en bannière, en sa faveur, par le duc de Bretagne, en 1451. Le 26 août
1451, il rend aveu des héritages obtenus après la mort de Guillaume de
Montauban, son père. Faye est compris dans cet acte "une
pièce de terre appelée Faye, étant en ladite paroisse de
Carquefou cernée et abornée entre les terres appartenant à révérend père
en Dieu Guillaume de Malestroit, évêque de Nantes et joignant d'une rivière
appelée Erdre, en laquelle pièce il y a un vieil manoir et vieilles
mazures et herbergement antier avec certaines murailles, douves et bois
ancien ; item, un chastel et métayrie ; item, une garenne entière et
deffensable" (Archives Loire Atlantique B, 1823). Guillaume de
Montauban épouse en premières noces Jeanne de Keradreux, dont il a
Philippe, chancelier de Bretagne. Il se remarie ensuite vers 1450 à
Orfraise de Sérant, dame de Tromeur, dont il a : - Esprit, capitaine de Dol
en 1487, - Marguerite, mariée à Georges Lespervier (seigneur de la
Bouvardière, Briord, la Gascherie), - Jeanne, mariée à Bertrand du
Boisriou, chambellan du duc de Bretagne, - Marie, mariée d'abord à
Guillaume de Tiercent, puis à Gilles de Condest, - Hilaire, mariée à Jean
Avaleuc, seigneur de la Grée, - Bertrand, capitaine de Guingamp, - Françoise,
mariée vers 1465 à Jean André. Guillaume de Montauban épouse en troisièmes
noces, le 2 août 1467, Françoise du Casse, dame de la Verrie, dont il n'a
pas de postérité. Marguerite de Montauban, dame de Faye, la Verrière, le
Port-Durand, épouse Georges Lespervier, seigneur de la Bouvardière, Briord
et la Chapelle-sur-Erdre. De leur union, naissent : - Arthur, seigneur de la
Bouvardière, Briord et la Chapelle-sur-Erdre, marié à Françoise Landais,
fille de Pierre Landais, trésorier de Bretagne, - Jean, - Marguerite.
Marguerite Lespervier, dame de Faye et du Port-Durand, épouse Jean du
Cellier, seigneur du Bois, fils de Jean du Cellier (seigneur du Bois et de
la Touche-Auray). De leur union, naît Jeanne du Cellier, dame de Faye et du
Port-Durand, qui épouse le 20 novembre 1514 Louis d'Avaugour, seigneur de
Kergroys et de Vay. Le 9 mai 1548, Louis d'Avaugour vend le clos de vigne de
Rabiau, situé à Saint-Donatien, à Robert du Harday, conseiller au
Parlement de Bretagne. René d'Avaugour (fils de Louis d'Avaugour), seigneur
du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves, Vay, Saffré, épouse Renée de Plouer.
Louis d'Avaugour (fils de René d'Avaugour) rend aveu en 1628 de Faye à la
sénéchaussée de Nantes. Il épouse en premières noces Perrine du
Petit-Cellier et se remarie ensuite à Renée Tyrand, dont il a un fils
Louis qui suit. Louis d'Avaugour, seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, Mauves,
Thouaré, baron de Péault, dit le marquis d'Avaugour, épouse Anne
Descartes, dont il a Louis, qui suit. Louis d'Avaugour, marquis d'Avaugour,
seigneur du Bois d'Avaugour, Faye, etc …, rend aveu de la juridiction de
Faye à la sénéchaussée de Nantes, le 8 avril 1679. Il épouse Célestine
Bruneau de la Rabastelière. De leur union, naissent : - Louis, jésuite à
Paris, - Anne Erard, l'héritière de Faye, - Armand, comte d'Avaugour, décédé
sans postérité le 11 juin 1758. Anne Erard, marquis d'Avaugour, seigneur
de Faye et du Bois d'Avaugour, meurt sans postérité à Paris, le 18
septembre 1755, après s'être marié cinq fois. Ses héritiers vendent
Faye, le 2 mai 1769, au marquis de Becdelièvre. Hilarion Anne François
Philippe, marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, devient par
achat seigneur de la juridiction de Faye. Il épouse Marie Louise Emilie
Victoire de Coutances. De leur union, naissent : - Anne Christophe, l'héritier
de Faye, - Louis Marie Christophe, propriétaire de la Seilleraye, -
Hilarion, - Emilie Josèphe, mariée à M. Le Clerc de Vezins, - Marie
Madeleine Julienne, mariée au maréchal de Bourmont. Anne Christophe,
marquis de Becdelièvre, seigneur de la Seilleraye, Faye, le Bois d'Avaugour,
est tué au combat près d'Oudon contre les républicains en 1795. Il est le
dernier seigneur de Faye car ce fief ne consistait qu'en droits féodaux
abolis par la Révolution ;
l'ancien
domaine de la Barbe, situé jadis dans la partie Nord de la paroisse de
Carquefou. Le seigneur du lieu relevait de la juridiction de Faye "à
devoir de foy et hommage et 40 sols monnaie de rente". Guillaume
Grimaud est le premier seigneur connu de la Barre. Il est secrétaire du duc
de Bretagne Jean V. Le 26 novembre 1440, le duc de Bretagne Jean V anoblit
et exempte de tailles, fouages et subsides, la maison de la Barre
appartenant à Guillaume Grimaud. Le domaine de la Barre passe ensuite entre
les mains de Guillaume Loysel. Guillaume Loysel, seigneur de la Barre, la
Morandaye, le Plessix-Bouchet, habitant le Plessix-Bouchet à
Saint-Herblain, est reconnu noble à la réformation de la noblesse de
Bretagne en 1513. Ses descendants seront déboutés à la réformation de
1668. Il épouse Catherine Macé, dont il a un fils Guillaume, baptisé à
Sainte-Croix de Nantes le 15 janvier 1513. Guillaume Loysel et ses enfants
vendent la Barre à François de la Hémeriays. François de la Hémeryas,
seigneur de Launay, la Barre, la Touche, la Jacquelinerie, épouse
demoiselle Jeanne Peloquin. De cette union naît Bastien, baptisé à Sucé
le 17 octobre 1574. Le 9 août 1559, François de la Hémeryas vend les
seigneuries de la Barre, la Touche et la Jacquelinerie à Pierre Riou,
seigneur de la Noë en Vertou. Pierre Riou, seigneur de la Noë, la Barre de
Riou, la Touche, est fils de Charles Riou (seigneur de Bodouët) et de
Jeanne Nyol, et petit-fils de Méry Riou, marié à Marguerite Pilard. Il
est secrétaire et auditeur du Roi à la Chambre des Comptes de Bretagne. Il
laisse la Barre à son frère Olivier Riou, seigneur du Bodouët, la Barre,
la Couronnerie, la Touche, etc … qui épouse Jeanne de Bohal (fille
d'Olivier de Bohal et de Jeanne de la Joue). Olivier Riou et Jeanne de Bohal
ont un fils Claude né le 14 avril 1558. Le 9 septembre 1579, il vend la
Barre à Jehanne Moreau, veuve de Jehan Herbert, seigneur de la Baraudière.
Jehan Herbert, seigneur de l'Isle d'Onglette, la Baraudière, la Bachellerie,
la Barre, est notaire de la cour, juridiction et bailliage de Faye. Il épouse
demoiselle Jehanne Moreau, nièce du recteur de Carquefou, Geoffroy Moreau.
De leur union, naissent : - Georges, l'héritier de la Barre, - Jean,
seigneur de l'Ile Saint-Denis, - François, décédé avant 1577, - Alain,
seigneur de la Dagonnière. Georges Herbert, seigneur de la Barre, la
Jacquelinerie, la Couronnerie, possédait toute la partie Nord de la
paroisse de Carquefou. Il est notaire de la Juridiction de Faye. Le 15 décembre
1579, il vend la grande Ousche des Croix à Jean Boutin, seigneur du Souchay,
la Cour, Chamballan. Il épouse demoiselle Jeanne Heurtaud. De leur union,
naissent : - Jean, - Gabriel, seigneur de la Tousche, recteur de Sucé et
chapelain de Notre-Dame-de-la-Blanche à Carquefou, - Georges, seigneur du
Tertreau, - Mathurine, l'héritière de la Barre, - Bonne, épouse de Julien
Moulinier, - Jeanne, dame de Clouet, mariée à Christin Robin, - Madeleine,
dame de la Jacquelinière, mariée en premières noces à Macé Tétron et
en secondes noces à Artus Maillard, seigneur de la Durandière, - Renée,
mariée à Hubert Marzelière, - N…, dont Jacquette et Jeanne Herbert.
Mathurine Herbert, dame de la Barre, épouse le 25 janvier 1588, Michel du
Boys, seigneur du Boys en Donges (procureur au siège présidial de Nantes),
fils de Johan du Boys, clerc et greffier de la ville de Nantes en 1570. Il
rend aveu de la Barre à la juridiction de la Faye le 30 juin 1604. Sa
femme, étant veuve, rend aveu le 28 août 1644 à Anne Descartes, veuve de
Louis d'Avaugour, seigneur de Faye. De leur union naissent : - Perrine, mariée
à Pierre Guioret, seigneur de la Blanchardière, - Pierre, l'héritier de
la Barre, - Guillaume, marié à Perrine Mouillard, dame de la Haute-Forêt,
- Michelle, non mariée, - Marguerite, mariée à Julien Marion, - Jeanne,
mariée à Michel du Breil, procureur à la Chambre des Comptes de Bretagne,
- Lucresse, mariée à Pierre Bretagne. Pierre
du Boys, seigneur de la Barre et de la Retaudière, épouse demoiselle Marie
Simon de la Mélière, fille de Julien et de Perrine Guillon. De leur union,
naissent : - Michel, l'héritier de la Barre, - Michelle, mariée à René
Angevin, seigneur de la Plissonnière. Michel du Boys, seigneur de la Barre
et de la Retaudière, épouse demoiselle Françoise de Bourgues. De leur
union, naissent : - Jean, né en 1661, - Jacques, né en 1663, - Joseph, l'héritier
de la Barre, - Pierre, seigneur de la Retaudière et de la Salmonnière,
marié à Gabrielle Mazureau. Joseph du Boys, seigneur de la Barre, la
Retaudière et Drézoue, est né à la Barre le 16 octobre 1664. Il reçoit
en partage, la maison noble de la Barre le 18 juin 1689, et achète une
partie de la terre de la Barre à son oncle René Angevin, seigneur de la
Plissonnière, le 21 décembre 1696. Le 1er avril 1691, il paraît dans le dénombrement
des gentilshommes possédant des fiefs et terres nobles dans la paroisse de
Carquefou. Avocat au Parlement de Bretagne, il épouse demoiselle Renée le
Breton de Bellevue, fille de Jacques le Breton, seigneur de Bellevue et de
Jeanne le Gruyer. De leur union, naissent : - Louis Joseph, - Jeanne Renée,
née le 2 mars 1701 et décédée sans postérité, - Marie Anne, l'héritière
de la Barre. Marie Anne du Boys de la Retaudière, dame de la Barre, est née
à la Barre le 21 septembre 1702. Elle épouse dans l'église de Carquefou,
le 18 janvier 1737, Claude de Soussay de la Guichardière, né au manoir de
la Bernardière à Granchamp le 26 septembre 1715 et fils puîné de Claude
Antoine de Soussay, seigneur de la Guichardière et de la Blanche, et de
Marie le Texier de la Maillère. Mme de Soussay, n'étant pas encore mariée,
rend aveu de la Barre au marquis d'Avaugour, seigneur de Faye, le 20 juin
1727. Par lettre signée par le Roi le 1er octobre 1734, Claude de Soussay
est nommé lieutenant dans le bataillon des milices de la Ferrière commandé
par le capitaine de la Boucardière. Le 22 janvier 1756, il est nommé
lieutenant des milices de Bretagne dans le bataillon de Nantes et assiste à
une montre à Vannes le 9 février 1756. Il meurt à la Barre le 19 février
1792. Ses enfants se nomment : - Claude Antoine, seigneur de la Guichardière,
décédé sans postérité à la Barre en 1766, - Jean Joseph, seigneur de
la Guichardière, né à la Barre le 8 décembre 1738 et décédé près de
Tanger le 27 juin 1765, dans la chaloupe de la frégate la Terpissoire
commandée par le chevalier de Marchainville, - Jean Marie, l'héritier de
la Barre, - Marie Anne, appelée Mlle de la Guichardière, née à la Barre
en 1742, décédée à la maison de la Providence à Nantes le 19 octobre
1830. Jean Marie de Soussay de la Guichardière, seigneur de la Barre, la
Blanche, l'Ornière, est né à la Barre le 27 mars 1744. Il reçoit la
tonsure le 30 octobre 1756 puis est pourvu du bénéfice de la chapellenie
de la Visitation et Conception, située en la paroisse de Saint-Martin de
Sallertaine, en Bas-Poitou. Il abandonne l'état ecclésiastique et épouse
le 16 avril 1777, Marie Modeste Madeleine le Maignan du Boisvignaud, fille
de François Alexis le Maignan, seigneur du Boisvignaud, la Trinquetière,
et de Renée Boussineau de Maure. Jean Marie de Soussay meurt à l'Ornière
en Saint-Herblain, le 17 juillet 1794. Ses enfants se nomment : - Modeste
Anne, née en 1778, mariée à Chantenay le 7 avril 1799, à Claude Prudent
Luzeau de la Mulonnière, fils de Louis Maurice et de Madeleine Bidé de
Chavagne, - Jean Baptiste, l'héritier de la Barre, - Amant et Amateur, frères
jumeaux, nés à Saint-Herblain le 22 juillet 1780 et décédés le
lendemain, - Aimé, né le 26 avril 1783, marié à Nantes le 24 mars 1814,
à Françoise Ertault de la Bretonnière, fille de Pierre François Ertault,
seigneur de la Bretonnière et de Françoise Polly de la Prôtière, - Eugénie,
décédée sans postérité. Suite aux partages avec ses frères et sœurs,
Jean Baptiste de Soussay de la Guichardière devient propriétaire du
domaine de la Barre le 18 juillet 1822. Il est maire de la commune de
Carquefou de 1812 à 1830. Il épouse le 28 mai 1807, à Bains, près de
Redon, demoiselle Esther Elisabeth Marie Jeanne du Fresche de la Villerion,
fille de Louis Marie du Fresche de la Villerion et de Marie Thérèse Ursule
d'Andigné de Saint-Germain. De leur union, naissent : - Esther Marie, l'héritier
de la Barre, - Zoé-Marie, née à Carquefou le 9 juillet 1809, - Clémence
Marie, née à Carquefou, le 5 février 1811, - Jean Marie, né à
Carquefou, le 18 février 1812, - Honorine Marie, née le 24 juillet 1813,
religieuse de l'abbaye de Saint-Thomas de Villeneuve, - Léon Marie, né le
29 octobre 1814, - Emmanuelle Marie, née le 28 mars 1816, supérieure des
Dames de la Retraite de Pontchâteau, - Elisabeth Marie, née le 28 octobre
1817, - Adolphe Marie, né le 22 mars 1819 et décédé de noyade le 9
septembre 1846, - Alodie-Marie, décédée avant 1861. Elisabeth Marie de
Soussay de la Guichardière devient propriétaire du domaine de la Barre le
6 février 1861. Mme de Soussay décède à la Barre le 6 décembre 1894,
laissant pour héritier son cousin M. Ertault de la Bretonnière. Pierre
Marie Léon Ertault de la Bretonnière devient propriétaire de la Barre
suivant un testament établi le 23 octobre 1891. Il est fils de Pierre Marie
Léandre Ertault de la Bretonnière et de Modeste Luzeau de la Mulonnière.
Il épouse en premières noces demoiselle Marie Blanche Delandes de Bagneux,
dont il a un fils Henri né au château de Bagneux (Maine-et-Loire) le 23
janvier 1852, décédé au château de la Bouvardière, à Rezé, le 25
janvier 1866. Devenu veuf le 16 décembre 1852, il épouse à
Sainte-Marie-du-Désert demoiselle Emma Marie de Cadaran de Saint-Mars,
fille de Adolphe Louis et de Hymogine Adelaïde Henry de Kermartin. De leur
union, naissent : - Léon, marié à Marie Denise Adrienne de Botherel, -
Geneviève, l'héritière de la Barre, - Gabriel, marié à Amélie Macé de
la Barbelais, - Marie Antoinette, mariée à Georges de la Roche-Saint-André,
- Mathilde, - Marguerite, mariée à Félix Toché, décédé en 1891, - Léonline,
mariée à François Allenou de Grandchamp, - Anne Marie, mariée à Edouard
Allard de Grandmaison. Geneviève Anne Marie Ertault de la Bretonnière épouse,
à Rezé, le 6 octobre 1886, M. Marie Louis Octave de Goué, fils puîné de
Achille Charles Alexandre de Goué et de Marie Céleste Octavie Boscal de Réals
de Mornac. Il décède au château de la Barre le 5 août 1902, laissant
comme enfants : - Jeanne Anne Marie, née à Rezé le 4 février 1888, -
Joseph Marie Guy, né à Rezé le 29 octobre 1889 ;
l'ancien
domaine de la Touche. Propriété des seigneurs de la Barre de 1559 à 1680,
suite à la vente le 9 août 1559 par François de la Hémeraye, seigneur de
Launay en Sucé à Pierre Riou, seigneur de la Noë. En 1691, la Touche
appartient en commun à Jean le Coutelier de Penhouët et à Elisabeth
Mellet, veuve de Pierre le Baillif, seigneur de Longuerays. Au moment de la
Révolution, une partie de la Touche appartient aux Ménardeau du Perray ;
l'ancien
domaine du Tertreau relevait de la juridiction de Faye "moyennant
une rente annuelle de 22 sols 6 deniers". De 1570 à 1700, le
Tertreau appartient à la famille Herbert et il est acheté en 1740 par
Claude de Soussay de la Guichardière, seigneur de la Barre, marié à Marie
Anne du Boys de la Retaudière. Au début du XXème siècle, le domaine de
Tertreau appartient à Mme Goué ;
l'ancien
domaine du Château. Le 18 août 1605, Jean Mellet rend aveu du lieu du Château
à la juridiction de Faye. Le domaine passe ensuite entre les mains de son
fils Pierre Mellet, docteur en médecine à Nantes, qui en rend aveu le 10
mai 1670. Au moment de la Révolution, le château appartient à Jacques Frémont,
dit de Monceaux, avocat à Nantes. Le domaine est acheté nationalement le 9
plûviose an V, par Marguerite Georgette, veuve d'André Barré ;
l'ancien
domaine du Clos. Un manoir, détruit à la fin du XVIème siècle, était
situé jadis au centre du village du Clos. En 1443, le duc de Bretagne, Jean
V, annoblit et exempte de tailles, fouages et subsides, le lieu du Clos,
appartenant à Guyon de Carné (fils de Payen de Carné, chambellan du duc) ;
l'ancien
domaine du Hublain, relevait de la juridiction de Faye "moyennant
une rente annuelle de 9 sols 8 deniers". A cet endroit se trouvait
jadis un château détruit au commencement de la guerre de Cent Ans. Au début
du XXème siècle, le domaine appartient à Mme de Goué, de la Barre ;
l'ancien
château de La Fleuriaye, édifié par M. Elzéar Bouvays de la Fleuriaye.
Il appartient au début du XXème siècle à Mlle Marie de Chasteigner,
fille de M. Samuel de Chasteigner et de son épouse Valentine Marie Bouvays
de la Fleuriaye ;
l'ancien
château de la Madeleine, situé non loin de la chapelle de la
Madeleine-en-Bois, ancien prieuré de l'ordre de Saint Benoît et membre de
Marmoutier. Il appartient au début du XXème siècle à M. Talvande ;
l'ancien
château de La Baraudière. La terre dépendait jadis de la Chambre. Propriété
de M. Hardouin en 1880. Ce dernier est maire de Carquefou de 1881 à 1882.
Le domaine appartient au début du XXème siècle, à M. Hardouin marié, à
demoiselle Robert de Lézardière ;
l'ancien
château de Bélair, édifié par M. Pellerin de la Vergne, marié à
demoiselle Guimberteau de la Malolière, sur un terrain dépendant de la
Cadrannière. Il appartient au début du XXème siècle à son fils Albert
Pellerin de la Vergne, marié à demoiselle Querqui de la Pouzaire ;
l'ancienne
demeure des Enfas, située sur les bords de l'Erdre, à proximité de
l'emplacement où se trouvait autrefois l'ancien château de Faye. Cette
propriété a appartenu durant longtemps à la famille Picherie et
appartient au début du XXème siècle à la famille Burgelin, des
industriels à Nantes ;
l'ancien
domaine de la Galopinière, situé près de la Couronnerie, sur les bords de
la rivière d'Erdre. Le seigneur du lieu relevait de la juridiction de Faye "à
devoir de foy, hommage et rachapt". L'un des premiers seigneurs de la Galopinière est Jehan Galoppin, en
1414. Il paraît avoir eu une fille, N. Galoppin, dame de la Galopinière,
qui épouse Pierre ou Perrot Vivien. En 1442, Jean V, duc de Bretagne,
anoblit et exempte "de tailles, fouages et subsides l'hostel de la Galopinière"
appartenant à son époux Perrot Vivien. De leur union, naît Jean. Jean
Vivien, seigneur de la Galopinière, est miseur des bourgeois de la ville de
Nantes de 1524 à 1528. Il épouse Jacquette du Pin, dont il a Mathurin.
Mathurin Vivien, seigneur de la Galopinière et de la Barre, est procureur
syndic des bourgeois de Nantes et juge consul en 1565 et 1568. Il épouse
demoiselle Jeanne d'Espinoze, fille de Pierre d'Espinoze et de N. de Bily,
dont il a une fille Mathurine. Mathurine Vivien, demoiselle de la Galopinière,
vend la Galopinière à Jacques Rouxeau. Jacques Rouxeau, seigneur de la
Galopinière, est échevin de Nantes de 1581 à 1583 et procureur de la
Chambre des Comptes de Bretagne. Il épouse demoiselle Nicole Moreau, dont
il a : - Jean, - Julien, - Françoise, dame du Chêne, - Louise, - Espérance,
- Isabelle, - Antoinette. Le 3 mars 1609, Jacques Rouxeau vend la Galopinière
à Jean de la Fuye. Jean de la Fuye, seigneur de Kerantais et de la Galopinière,
est procureur au siège présidial de Nantes et épouse en premières noces
Marie Chasles. Il se remarie ensuite à Lucresse d'Achon, fille de Guillaume
d'Achon et de Françoise de Broc. De leur union, naissent : - Claude, dame
du Chêne, - Jacques, l'héritier de la Galopinière, - Renée, épouse de
René de la Durantière, seigneur des Barres, - Françoise, mariée en premières
noces à Jacques Bridon et en secondes noces à Mathurin Gallinière,
seigneur du Boisaulnaye. Jacques de la Fuye, seigneur de la Galopinière et
du Bois-Guérin, épouse demoiselle Anne Ramaçeul des Landes, dont il a une
fille, Renée. La Galopinière passe ensuite entre les mains de François
Ramaçeul des Landes et de Bourgon. Le domaine est acheté le 7 juin 1684
par René Fresneau de la Couronnerie. En 1832, le propriétaire de la
Galopinière est la famille Gicquieau. Au début du XXème siècle la
Galopinière appartient au comte Avrouin Foulon ;
l'ancien
domaine du Chêne relevait de la juridiction de Faye "à
devoir de foy et hommage et 4 sols 8 deniers de rente annuelle". La
chapelle du Chêne, aujourd'hui disparue, était dédiée à Notre-Dame de
l'Assomption et avait été fondée le 7 novembre 1765 par Louis François
Macé de Vaudoré, seigneur du Chêne. Jacques Rouxeau, seigneur de la
Galopinière et du Chêne, fait une fondation aux Carmes de Nantes en 1586.
Il est échevin de Nantes et procureur à la Chambre des Comptes de
Bretagne. Il épouse demoiselle Nicole Moreau, dont il a : - Jean, - Julien,
- Françoise, l'héritière du Chêne, - Louise, - Espérance, - Isabelle, -
Antoinette. Françoise Rouxeau rend aveu du Chêne à la juridiction de Faye
en 1628. Elle vend le Chêne vers 1635 à Jean de la Fuye, seigneur de
Kerantais et de la Galopinière. Jean de Fuye, seigneur de Kerantais, du Chêne
et de la Galopinière, épouse demoiselle Lucresse d'Achon, fille de Jean
Guillaume d'Achon et de Françoise de Broc. Etant veuve, Lucresse d'Achon
fait aveu du Chêne à la juridiction de Faye le 7 avril 1641. De leur
union, naissent : - Claude, l'héritier du Chêne, - Jacques, seigneur de la
Galopinière, - Renée, épouse de René de la Durantière, seigneur des
Barres, - Françoise, mariée en premières noces à Jacques Bridon et en
secondes noces à Mathurin Gallinière, seigneur du Boisaulnaye. Claude de
la Fuye, dame du Chêne, épouse Michel le Lou, seigneur de Beaulieu, fils
de Michel le Lou, seigneur du Breil, maire de Nantes en 1573, et de Bonne de
Troyes. De leur union, naît Marie Le Lou de Beaulieu, dame du Chêne, qui
épouse Jean Baptiste Macé, seigneur de Vaudoré et de Launay-Azard. Ces
derniers ont comme enfants : - Louis Marie François, l'héritier du Chêne,
- Anne, mariée dans la chapelle de la Couronnerie le 1er juillet 1725 à
Pierre de Lécorse, seigneur de Laubonnière, - Marie Thérèse, décédée
le 1er décembre 1727. Louis Marie François Macé de Vaudoré, seigneur du
Chêne et de Launay-Azard, fonde une chapelle au lieu du Chêne le 7 décembre
1765. Il épouse dans l'église de Vieillevigne, le 26 novembre 1742,
Suzanne Henriette Baudry d'Asson, fille de Charles et de Renée Gazeau, dont
il a : - René Guillaume, - Joseph, baptisé au Grand-Auverné le 6 octobre
1741, - Bénigne, baptisée au Grand-Auverné le 26 octobre 1748. En 1815,
le Chêne est la propriété de demoiselle Macé de Vaudoré, et en 1832, la
propriété de Dominique Gicquieau. Au début du XXème siècle le domaine
du Chêne appartient au comte Avrouin-Foulon de la Couronnerie ;
l'ancien
domaine de la Jacquelinerie relevait jadis de la juridiction de Faye "à
devoir 50 sols monnaie de rente et deux chapons". Le premier
seigneur de la Jacquelinerie paraît être Yvon Jacquelin qui vit au début
du XVIème siècle. François de la Hémeriays, seigneur de Launay en Sucé
vend, le 9 août 1559, la Jacquelinerie à Pierre Riou, seigneur de la Noë.
Pierre Riou, seigneur de la Noë, la Barre , la Touche, … et de la
Jacquelinerie laisse le domaine de la Jacquelinerie à son frère Olivier.
Olivier Riou, fils de Charles Riou, seigneur de Bodouët, et de Jeanne Nyel,
vend la Jacquelinerie, vers 1579, à Jeanne Moreau, veuve de Jehan Herbert,
seigneur de la Bachellerie. Jehan Herbert, seigneur de l'Isle d'Onglette, la
Barre, la Touche et la Jacquelinière, épouse demoiselle Jeanne Moreau,
dont il a un fils, Georges. Georges Herbert, seigneur de la Barre, la
Touche, la Jacquelinière, Clouet, le Tertreau, etc … épouse demoiselle
Jeanne Heurtaud, dont il a : - Jean, - Gabriel, seigneur de la Touche,
recteur de Sucé et chapelain de Notre-Dame de la Blanche à Carquefou, -
Georges, seigneur du Tertreau, - Mathurine, dame de la Barre, mariée à
Michel du Boys, - Bonne, épouse de Julien Moulinier, - Jeanne, dame de
Clouet, - Madeleine, l'héritière de la Jacquelinerie, - Renée, mariée à
Hubert Marzelière, - N… dont Jacquette et Jeanne Herbert. Madeleine
Herbert, dame de la Jacquelinière, épouse en premières noces Macé Tétron,
puis en secondes noces Artus Maillard, seigneur de la Durandière, fils de Méry
Maillard de Bois-Saint-Lys et de Georgette Perrotin. Artus Maillard a comme
fils René Maillard, seigneur de la Durantière, la Jacquelinerie, la
Barbotière, qui épouse Hélène le Masle, fille de Pierre le Masle,
seigneur de Juigné, et d'Isabelle Guibour, dans l'église Saint-Laurent de
Nantes, le 5 juin 1640. La Jacquelinerie passe ensuite entre les mains de la
famille Luet de la Rouvrays et appartient au début du XXème siècle au
comte Avrouin-Foulon ;
la
ferme de la Vieille Ville (XVIIème siècle) ;
le
pigeonnier de la Bustière (XVIII-XIXème siècle) ;
9
moulins
dont le moulin de Fay (XVème siècle). Sa base serait celle d'une ancienne tour édifiée
par les Anglais vers 1400-1430 ;
A signaler aussi :
la
borne (Moyen Age), située au Musée du Temps qui passe ;
le
puits Mellay (1873), situé place du Marché ;
l'ancien
prieuré de la Madeleine-en-Bois, annexe du prieuré de Sainte-Croix de
Nantes. Le Roi nommait le prieur, dont la présentation et collation
appartenaient à l'abbaye de Marmoutiers-lès-Tours. Le recteur de Carquefou
n'avait pas le droit de percevoir les dîmes sur le fief de la
Madeleine-en-Bois. Le seigneur prieur avait droit de juridiction, haute,
moyenne et basse justice et fief lige sur les château, maisons, villages et
métairies de la Picaudière, la Poterie, la Cadrannière, le Housseau, la
Vincendière, la Haute-Forêt, la Vieille-Ville, le Bout-des-Bois, le
Moulin-Boisseau, la Vaillardrie, la Grignonnais et sur des terres et landes.
En 1112, Alain Fergent, comte de Bretagne, et son épouse Ermengarde,
habitant en leur château d'Auray, donnent la forêt de Puzarles, située à
Carquefou, aux moines de Marmoutiers. La forêt de Puzarles, devenue la
propriété des moines, est alors appelée la Forêt-aux-Moines. Les
moines y construisent une chapelle qu'ils placent sous l'invocation de
Sainte-Marie-Madeleine. Vers le XIVème siècle, le prieuré de la Forêt
est réuni à l'obédience de Nantes sous le nom de Prieuré annexe de la
Madeleine-en-Bois. Enfin deux siècles plus tard, il est réuni aux
prieurés de Sainte-Croix de Nantes et Saint-Martin de Vertou. La chapelle
qui existe actuellement près du château moderne de la Madeleine date du
commencement du XVIIIème siècle : elle est reconstruite et bénite
solennellement le 22 juillet 1739, par Maurice Cailleteau, recteur de
Carquefou, prieur de Saint-Hilaire d'Hyères et Brouages au diocèse de
Saintes. Le 16 juin 1791, ainsi que tous les biens ecclésiastiques, le
prieuré de la Madeine-en-Bois est confisqué par la République et acheté
comme bien national par la famille Protteau, le moulin de la Madeleine ayant
été acheté par la famille Rivet. Voici les noms de quelques prieurs :
Guérin (premier prieur connu par une charte d'Alain Fergent), Alain Macé
(en 1418), Jehan Bodin (en 1437), Alain de Lambilly (en 1457), Frère Ogier
d'Anglure (en 1470), Jehan Guérin (en 1482), Jean François LLirgas (en
1508), Olivier Richard (en 1528), Alain Lescoff (il rend aveu du prieuré de
la Madeleine-en-Bois en 1543), Jehan Grossin (en 1544), Florimont le Charroy
(en 1558), Symonet (en 1591), Simon de Claiseau (en 1612), François de
Gérard (en 1635), Pierre de Gibaud (en 1643), Jehan Régnier (auditeur à
la Chambre des Comptes de Bretagne, conseiller, secrétaire du Roi, il rend
aveu du prieuré de la Madeleine-en-Bois le 8 août 1678 et le 30 juillet
1679), Joseph de Montullé (il paraît le 1er avril 1692 dans le
dénombrement des gentilhommes possédant des fiefs et terres nobles à
Carquefou - archives du château de la Barre), Jean Baptiste Linard (en
1695), Dom Urbain Plancher (religieux bénédictin, il rend aveu de la
Madeleine-en-Bois en 1720), Louis Mergey (il rend aveu en 1780), Clair
Pierre de la Ville (dernier prieur, 1788-1791) ;
l'ancien
prieuré de Saint-André de la Hullonnière. Ce prieuré avait dû
remplacer, au milieu du XVIème siècle, un château plus ancien nommé le
Puy-André, qui lui-même se trouvait à l'emplacement de l'ancienne ville
romaine d'Arlèze, le Puits d'Arlèze comme le montre la définition du mot
Puzarles, nom de la forêt qui s'étendait à côté. En 1425, Tierry de
Corvent fait aveu du Puy-André (archives de Loire Inférieure - H. 149),
qui passa, plus tard, en 1470, à Jehan Spadine, et ensuite en 1512 à Jean
de Champagne, seigneur de la Bretonnière, époux de Jeanne Simon de la
Roche-Bardon, veuve de Janet de Cadaran, seigneur du Plessis-Tizon, le
Maupas alias Cadrannière. Le prieuré de Saint-André de la Hulonnière
avait droit de juridiction, moyenne et basse justice, et relevait de
l'évêque de Nantes à devoir de deux messes par semaine, à jour non
limité, et dix sols de rente chaque année. C'était une fondation royale,
le prieur chapelain était présenté par le roi et agréé par l'Evêque.
Voici les noms de quelques prieurs : Arthur Robin (en 1588), chanoine de la
Collégiale de Nantes, rend aveu le 15 octobre 1588, - Pierre Viau (en
1670), prieur, qui fit un accord en 1671, avec le prieur de la
Madeleine-en-Bois, - Bertrand de Sesmaisons (en 1684), prieur qui rend aveu
au commencement de l'année 1686, - Bertrand de la Ménantière (en 1686),
prieur commendataire. Clerc desservant : Jean Sauvaget, prêtre, - Louis de
Ronceray (en 1737), prieur, curé de la Chapelle-Basse-Mer, - Jehan Bedeau
(en 1741), prieur, rend aveu le 10 mai 1741. Le 26 août 1752, il reçoit
aveu de sa juridiction de Saint-André de Claude Gauvain, sieur du Pasty, -
Jean Baptiste Petit des Rochettes (1759-1789), dernier prieur. Le prieuré
de Saint-André est confisqué par la République et vendu nationalement le
17 février 1791, à la veuve Dupuy pour la somme de 34 000 francs ;
la
chapellenie de la Blanche. La chapelle de la Blanche était située au
milieu du grand cimetière de Carquefou, dit cimetière de la Blanche. Cette
chapelle est fondée en 1530 par Geoffroy Moreau, recteur de Carquefou
(originaire d'Onglette, en Sucé). Les revenus consistaient en "une
maison sise à Nantes, carrefour Saint-Jean, une rente de 30 livres sur la
maison de Juzel en Guémené, et une maison et un bout de terre à Sucé de
490 livres de principal. La charge était de deux messes dites à
Carquefou, l'une le samedi à l'autel de la Sainte-Vierge et l'autre à jour
non limité, de plus, une messe célébrée dans l'église de Sucé à
l'heure du prône". Le collateur était l'évêque et ce bénéfice
était à la présentation de la famille Herbert, comme descendants de Jehan
Herbert, seigneur de la Barre, et de Jeanne Moreau. Il fut réuni plus tard
à Notre-Dame de Lorette, à Sucé. Le 8 janvier 1602, Gabriel Herbert,
recteur de Sucé, seigneur de la Touche et de Clouet, est chapelain de la
Blanche. Mathurin Bizeul, curé de Saint-Vincent de Nantes, est chapelain le
5 juillet 1686, lors de la visite de l'archidiacre Binet. En 1789, Alexandre
Bazille, clerc tonsuré, est présenté à ce bénéfice par demoiselle
Jacquette Bisson, de l'Onglette ;
la
chapellenie de la Guyhonnière ou des Fichets. Cette chapelle est fondée au
XVIème siècle par dom Jean Fichet, à la fin du XVIIème siècle elle se
desservait dans l'église. Le collateur était l'évêque et le chapelain
était à la présentation du seigneur de Bois-Saint-Lys. La charge était
de deux messes par semaine, l'une dite dans l'église de Carquefou, tous les
vendredis à l'autel de la Vierge, et l'autre dans l'église de Nort. Le 15
juin 1602, dom Julien Ruchéon, chapelain, rend aveu à la juridiction de l'Epinay,
de la chapellenie des Fichets ou de la Guyhonnière (archives de
Loire-Atlantique G.32). Georges Rouxeau, signe à un baptême, en 1639,
comme chapelain de la Guyonnière. Le 5 juillet 1686, Claude Gaborit paraît
comme chapelain, mais étant encore trop jeune à cette époque, le recteur
de Carquefou est chargé de célébrer la messe. Le 8 juillet 1789, Jean
François Moreau de Vüe, est présenté à ce bénéfice par Louise
Maillard de Bois-Saint-Lys. Peu de temps après, le 26 août 1789, il est
remplacé par Joseph Urien, chanoine de la collégiale de Notre-Dame de
Nantes. Le bénéfice de la Guyonnière se composait de plusieurs terres en
la paroisse de Nort et d'une maison située dans le bourg de Carquefou, sur
le grand chemin de Nantes à Châteaubriant. Cette maison est confisquée
par la République et achetée nationalement, le 29 février 1791, par la
famille Peylet ;
la
chapellenie de Sainte-Anne de Maubreuil. Cette chapelle est fondée le 23
décembre 1671 par Michel Ménardeau, seigneur de Maubreuil. Elle se
desservait dans la chapelle du château et fut réunie plus tard à
Saint-Marcel de Saint-Saturnin de Nantes. Le revenu valait 358 livres de
rentes et la charge était d'une messe par semaine, à jour non limité. En
1686, le sieur des Barres, chanoine de Guérande, est chapelain. Le 5 mars
1751, Claude Michel de Cornulier est présenté à ce bénéfice par
Bonaventure de Ménardeau, seigneur de Maubreuil ;
la
chapellenie de La Couronnerie. Elle est fondée le 3 janvier 1660 par
Guillaume Fresneau, seigneur de La Couronnerie et Renée Gérard, son
épouse. Le revenu valait 48 livres de rentes et la charge était d'une
messe, le lundi, célébrée dans la chapelle du château ;
le
légat du Bas-Chemin, alias Couppegorge. Ce bénéfice, fondé par la
famille de Couppegorge, était à la présentation de leurs descendants, les
Ménardeaux de Maubreuil. La charge était d'une messe par semaine, à jour
non limité ;
le
légat du Paradis. Ce bénéfice, fondé par la famille Ménoret, se
desservait dans l'église de Carquefou. Le chapelain était à la
présentation de l'Ordinaire et ne payait pas les décimes. La charge était
d'une messe par semaine. En 1686, Messire de Chartres, recteur de Notre-Dame
de Nantes, jouissait de la chapellenie du Légat du Paradis. Le bénéfice
se composait d'une maison située dans le bourg de Carquefou, qui valait 42
livres de revenus. Elle fut confisquée comme bien ecclésiastique au moment
de la Révolution et achetée, le 13 avril 1791, par la famille Wilms ;
le
Légat Chambly. Ce bénéfice est fondé le 29 mai 1602 par Georges Chambly ;
la
fondation du Lestier. Le 4 août 1775, Mme du Rochier du Lestier, née Julie
Rosalie d'Espinoze, dame des Renaudières, fonde vingt saluts à célébrer
dans l'église de Carquefou ;
Le
Légat Savary. Le bénéfice de cette fondation pieuse est acheté
nationalement le 7 janvier 1791 par la famille Rivet, pour la somme de 3 500
livres ;
la
fondation des Trépassés. Tous les samedis, "on dit une messe basse
pour les trépassés, lorsque la boîte qu'on porte par l'église fournit
suffisamment d'argent" ;
plusieurs
chapelles domestiques dont : - la chapelle du Bois d'Avaugour : elle était
en bon état en 1686, - la chapelle de la Seilleraye : peu d'années avant
la Révolution, la chapellenie de Rouellan, en Mauves, se desservait dans la
chapelle de la Seilleraye, - la chapelle des Renaudières : elle a été
démolie à la fin du XIXème siècle ou au début du XXème siècle, - la
chapelle de la Fillonnière : on n'y disait plus la messe en 1686, - la
chapelle de la Chambre : en ruines dès 1656, - la chapelle du
Plessis-Chérault, aujourd'hui disparue, - la chapelle du Chêne, bâtie en
1764 par Louis François Macé, seigneur de Vaudoré et du Chêne. Elle
était dédiée à Notre-Dame de l'Assomption et fut bénite par le recteur
de Carquefou, le 1er novembre 1765 ;
ANCIENNE NOBLESSE de CARQUEFOU
Liste des nobles de la paroisse de Carquefou qui comparaissent à la réformation de la noblesse de Bretagne en 1429 : Thomas Moreau, Jean Blanchet, commissaires. Nobles : Pierre Drouillard. Métayers : l'Epinay qui fut à Perronay de Saro; la Seilleraie qui fut à André, Blanche de Kerarigo et Macé du Breil ; la Minguays noble et ancien qui fut à Pierre Spadine ; la Rivière à André du Champblanc ; Jehan le Bouvier ? qui fut lieutenant de Nantes ; l'hôtel de Peslan appartenant à l'évêque de Nantes ; le fief de Faye au sieur dudit fief ; le fief du prieur de Sainte-Croix de Nantes ; la Vincendière à Geulequin Lallier ; la Picaudière aux enfants Hallouart ; la Haulte-Forest aux enfants et héritiers d'Edouard Commin ; la Forest au prieur de Sainte-Croix ; la Maupas à Jean Coppegorge. Trois hommes du dit prieur qui n'ont coutume de payer (bibliothèque de Nantes).
(à compléter)
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