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L'ANCIEN COMTE NANTAIS.

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L'évêché de Nantes et le comté nantais n'avaient pas le même territoire en 1789.

Dix-huit paroisses de l'évêché de Nantes étaient en Anjou : deux sur la rive droite de la Loire et seize sur la rive gauche.

Les premières étaient Freigné et la Cornuaille.

Sur la rive gauche se trouvaient d'abord neuf paroisses composant les basses-marches de Mauges ou la châtellenie de Chantoceaux, et qui étaient Chantoceaux ; Drain ; Landemont ; la Varanne ; Liré ; Saint-Christophe-de-la-Couprie, trève de la Remaudière ; Saint-Laurent-des-Autels ; Saint-Sauveur-de- Lanmont et le Fuilet.

Puis, sept paroisses composant, les hautes-marches de Mauges ou la baronnie de Montfaucon, et qui étaient : Montfaucon avec ses trois paroisses (Notre-Dame, Saint-Jacques et Saint-Jean) ; la Remaudière ; Saint-Crespin et Tillières.

Toutes ces paroisses du pays de Mauges furent d'abord du diocèse de Poitiers, comme toute la partie de l'évêché de Nantes située sur la rive gauche de la Loire, mais elles furent réunies à ce dernier siége en 843 par les conquêtes de Nominoë. A cette époque, le territoire du comté nantais se complétait de ce côté par les paroisses dépendantes de Saint-Florent-le-Vieil, paroisses qui restèrent longtemps sous la juridiction de cette abbaye, sans dépendre d'aucun évêché, et qui ne furent incorporées au diocèse d'Angers qu'au XVIIème. siècle.

Quant à la châtellenie de Chantoceaux et à la baronnie de Montfaucon, elles furent généralement dépendantes de la Bretagne depuis la conquête de Nominoë jusqu'en 1341 , qu'elles furent définitivement annexées à l'Anjou par droit de conquête.

En 1789, l'évêché de Nantes possédait deux paroisses en Poitou : Remouillé et Bouin ; une moitié de cette dernière avait fait partie du comté nantais, au temporel, jusqu'en 1714.

Au temporel, la Bretagne et le Poitou étaient séparés par une sorte de territoire neutre ou commun, qu'on nommait les Marches, qui avait une administration particulière, jouissait d'exemptions et de privilèges spéciaux et avait pour capitale la ville de Montaigu où il tenait ses assemblées. Ce petit pays se subdivisait lui-même en hautes et en basses marches, en marches franches et en marches avantagères ; sa description complète exigerait des détails plus étendus que nous n'en pouvons donner ici, parce que les paroisses n'étaient pas dans leur totalité soumises au même régime. Ainsi, par exemple, l'enquête de la paroisse de Saint-Colombin, faite en 1443 , et qui est rapportée dans le livre des feux, exprime qu'elle a porté seulement sur la partie de cette paroisse appelée Viais, ès-fiefs des Huguetières, en marche avantageuse de Bretagne, de çà la Boulogne, devers les Huguetières et Geneston. C'est que cette partie seule de la paroisse était sujette à l'impôt du fouage ; le surplus était en marche franche.

Sept paroisses, qui faisaient partie du comté nantais au temporal dépendaient de l'évêché de Luçon pour le spirituel ; c'étaient : Bois-de-Céné, la Garnache, Grand'lande, Legé, Saint-Etienne-du-bois, Saint-Etienne-de-Corcoué et Saint-Jean-de-Corcoué.

Dans la nouvelle division de la France, tout ce qui était de l'évêché de Nantes, en Anjou, est resté au département de Maine-et-Loire.

Sept paroisses, sur le bord de la Vilaine, ont été détachées du comté Nantais et réunies au Morbihan, à savoir : Camoël, Féret, Nivillac, Penestin, Saint-Dolay, la Roche-Bernard et Théhillac.

Fougeray a été réuni à l'Ille-et-Vilaine.

Cinq paroisses de l'ancien évêché de Nantes ont été réunies à la Vendée, savoir : la Bernardière, la Bruffière, Bouin, Cugand et Saint-André-de-Treize-Voix.

Quatre autres paroisses qui appartenaient au comté nantais ont aussi été réunies à la Vendée, ce sont : Bois-de-Céné, la Garnache, Grand'lande et Saint-Etienne-du-Bois.

Le département de la Loire-Inférieure n'a gagné que Fercé, Noyal-sur-Bruc et Villepot, qui étaient de l'évêché de Rennes, et qui n'appartenaient pas au comté nantais ; et Remouillé, qui était de l'évêché de Nantes, mais qui appartenait au Poitou.

Les subdivisions ecclésiastiques, judiciaires et administratives de l'évêché de Nantes et du comté Nantais, sont étrangères à notre sujet ; mais, puisque nous, traitons des terres et des seigneuries, nous devons rappeler que, sous le rapport des domaines, tout le comté nantais était compris sous les domaines de Nantes et de Guérande, à l'exception de la baronnie de Châteaubriant et de la châtellenie de Rougé, qui relevaient du domaine de Rennes.

Anciennement, il existait dans le comté nantais trois autres petits domaines royaux ; c'étaient ceux de Loyaulx, du Gâvre et de Touffou ; mais ils furent supprimés et réunis au domaine de Nantes, en 1554.

Les trois paroisses qui ont été prises sur l'ancien évêché de Rennes, pour compléter le département de la Loire-Inférieure, formaient l'ancienne vicomté de Fercé, qui relevait du domaine de Rennes.

Voir   Comté Nantais (Bretagne) " Les paroisses du comté nantais ".

Voir   Comté Nantais (Bretagne) " Les terres et seigneuries du comté nantais ".

(E. de Cornulier).

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