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LA FAMILLE BOTHEREL.

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BOTHEREL de BÊDÉE, de la BRETONNIÈRE et du PLESSIX (de). Armes : d'azur à un chevron (quelquefois brisé) d'argent accompagné de trois croix pattées du même, 2 et 1. – Couronne : de Comte.

Il a existé en Bretagne plusieurs familles nobles du nom de BOTHEREL. Le vicomte Révérend a donné dans l'Annuaire de la Noblesse de 1902 une généalogie de la seule de ces familles qui se soit perpétuée jusqu'à nos jours. L'auteur de cette famille, Pierre Botherel, sieur de Montellon, au ressort de Nantes, fils d'autre Pierre Botherel et de Charlotte du Pin, était avocat et sénéchal de la Freslonnière quand il fut anobli par lettres patentes de 1595 ; il fit en 1606 avec sa femme Andrée Béchenec des fondations dans la paroisse d'Acigné. Ses deux fils, Jean Botherel, Sgr de Montillon et des Provostays, reçu en 1596 conseiller au Parlement de Bretagne, et François Botherel, Sgr de Couroger et de Plessis-Hyvette, né en 1575, lieutenant de la maréchaussée, furent les auteurs de deux branches. Les représentants de ces deux branches furent maintenus dans leur noblesse les 7 et 28 septembre et le 28 novembre 1668 par divers arrêts de la Chambre de réformation.

Jean Botherel, auteur de la branche aînée, laissa lui-même, entre autres enfants, deux fils :
1° René Botherel, Sgr du Coudray, dont la descendance masculine s'éteignit en la personne de son petit-fils, Charles-Elisabeth Botherel, Sgr de Bédée, président aux enquêtes du Parlement de Bretagne en 1719, procureur général syndic des États de Bretagne, décédé en 1754 ;
2° Jean Botherel de la Prioulais, premier commis au greffe civil de la Cour, marié en 1637 à Françoise Bossard, décédé à Vannes en 1684 pendant l'exil du Parlement, qui continua la descendance de cette branche. Gilles Botherel de la Bretonnière, né en 1645, fils de ce dernier, marié en 1676 à Jeanne Guérin de la Grasserie, eut une brillante carrière militaire et fut nommé successivement gouverneur de Dinan en 1694 et maréchal de camp en 1709. Il fut père d'Anne-Nicolas Botherel de la Bretonnière, né à Rennes en 1683, et grand-père de René-François Botherel de la Bretonnière, né a Dinan en 1728, page de la Petite Écurie en 1743, décédé en 1781 sans postérité, qui furent successivement gouverneurs du château de Dinan. René-François avait eu plusieurs frères ; l'un d'eux, Victor-Hilarion, fut admis en 1760 dans l'Ordre de Malte ; un autre, Anne-Charles Botherel de la Bretonnière, né en 1740, alla se fixer aux Antilles, épousa à la Guadeloupe Marie Ferreire et fut tué à la Grenade en 1779.
Ce dernier laissait deux enfants :
1° Marie, née à la Martinique en 1771, qui fit en 1777 ses preuves de noblesse pour être admise à Saint-Cyr ;
2° Waldemar-Guillaume, né au Fort-Royal en 1775, connu sous le titre de comte de la Bretonnière, qui fit en 1786 ses preuves de noblesse pour être admis à l'Ecole militaire, qui devint dans la suite contre-amiral et commandeur de la Légion d'honneur et qui mourut à Paris en 1851. L'amiral de la Bretonnière avait eu deux fils qui moururent sans postérité et qui furent les derniers représentants de la branche aînée.

La branche cadette a possédé, entre autres biens, la terre du Plessix-Hyette, dite plus tard du Plessis-Botherel, située dans la paroisse de la Chapelle-du-Loup. Elle a conservé cette terre jusqu'à nos jours. Un de ses représentants, René-Jean de Botherel, connu sous le titre de comte du Plessix, né au château du Plessix en 1745, était en 1786 procureur général syndic des États de Bretagne ; il se rendit alors célèbre par la protestation qu'il adressa à ces Etats, émigra pendant la période révolutionnaire et mourut à Londres en 1805. Il laissait plusieurs fils dont l'aîné, Victor-Jean, comte de Botherel du Plessix, reçu en 1788 conseiller au Parlement de Bretagne, décédé à Dinan en 1841 a été l'aïeul des divers représentants actuels de cette branche et dont un cadet, François-Henri, fait prisonnierlors de l'expédition de Quiberon, fut fusillé à Vannes le 8 fructidor an III.

Principales alliances : de Ferron du Chesne 1722, Visdelou de la Goublaye 1740, de Rosnyvinen, de Lesquen 1803, Huchet de la Bédoyèrc 1814, 0'Murphy 1832, de la Moussaye 1741 et 1886, de Saint-Genys 1767, de la Toison-Rocheblanche 1800, de Terves 1891, Bernard de Calonne, etc.

La famille de Botherel dont il vient d'être parlé ne doit pas être confondue avec une famille du même nom qui a occupé une place considérable dans la noblesse de Bretagne et qui portait pour armes : d'argent à dix ancolies d'azur, soutenues de gueules, les tiges en haut, 3, 2, 3, 2, (aliàs à un lion accompagné de trois ancolies). Cette famille a toujours été considérée comme une branche détachée à une époque très reculée de la famille des comtes de Rennes. On lui attribue d'ordinaire un Hugues Botherel qui tua le comte de Flandre d'un coup de lance en 1118 et un Reginald Botherel qui était sénéchal de Rennes en 1181. Pierre Botherel, sire d'Appigné, ratifia le traité de Guérande en 1381. Julien Botherel, chevalier de l'Ordre du Roi en 1574, obtint l'année suivante par lettres patentes du roi Henri III l'érection en vicomté de sa seigneurie d'Appigné, au diocèse de Rennes. La famille de Botherel d'Appigné figura de 1427 à 1513 aux réformations et montres de la noblesse du diocèse de Rennes et s'éteignit au XVIIème siècle dans la famille le Sénéchal de Kercado.

Une autre famille Botherel, celle des sires de Quintin, a occupé dans la noblesse de Bretagne un rang encore plus considérable que la précédente. Elle portait pour armes : de gueules à une croix de Toulouse d'or, vidée, cléchée et pommetée de même. Son auteur, Geoffroy Botherel, comte de Quintin, décédé en 1274, était fils puîné d'Alain, comte de Penthièvre, lequel descendait lui-même d'Eudon, comte de Penthièvre, fils puîné de Geoffroy, duc de Bretagne, décédé en 1008. Il fut père de Jean Botherel de Quintin, grand-père de Geoffroy Botherel de Quintin qui fut tué en 1347 à la bataille de la Roche Derrien, et bisaïeul de Jean II Botherel de Quintin, mari de Philippine de Dinan, qui fut tué en 1352 à la bataille de Mauron. Les deux petits-fils de ce dernier, Jean III et Geoffroy IV, moururent sans postérité ; le premier vers 1384, le second en 1428 ; après eux la seigneurie de Quintin passa à leur neveu Jean du Perrier, fils de leur sœur Plésou.

La famille Botherel de la Ville-Geffroy, dite plus tard de Quintin, se considérait comme un ramage de la précédente et en portait les armoiries. Elle revendiquait pour auteur un Yvon Botherel, marié vers 1233 à N… de Montgomery, qui aurait été un frère puîné de Geoffroy Botherel, sire ou comte de Quintin, auteur de cette famille. Elle figura de 1423 à 1543 aux réformations et montres de la noblesse des diocèses de Saint-Brieuc, deTréguier et de Rennes et se partagea en un certain nombre de branches dont les représentants furent maintenus dans leur noblesse d'ancienne d'extraction par divers arrêts de la Chambre de réformation rendus le 26 mars 1669, les 15 et 16 juillet 1669 et le 6 février 1671. La seule de ces branches qui subsistât sous Louis XVI était à cette époque représentée par trois frères, René-Jérôme, né en 1747, connu sous le titre de comte de Botherel de Quintin, premier veneur du comte d'Artois, Vincent, né en 1753, admis en 1770 parmi les pages de la Petite Ecurie, et Charles, né en 1754. Les deux aînés d'entre eux sollicitèrent en 1785 la faveur d'être admis aux honneurs de la Cour. Le rapport de Berthier, chargé d'examiner leur requête, commence en ces termes :

« Cette famille prétend tirer son origine de Geoffroy, sire ou comte de Quintin, dont les descendants se surnommèrent Botherel, et frère d'Henri, comte d'Avaugour, tous deux au cinquième degré de Geoffroy, duc de Bretagne, mort en 1008. Sur ce principe la branche aînée de cette famille a obtenu le 29 mars 1667 un arrêt de la chambre de la noblesse de Bretagne, qui l'a maintenue dans sa noblesse d'ancienne extraction et la qualification de chevalier, dans lequel cette descendance est déduite sans appui d'aucun titre et sans énonciation d'antérieur à l'année 1444. Cette opinion est dénuée de fondement ; non seulement il n'y a point de preuves, mais pas la moindre adminicule de cette origine et ces titres mêmes n'annoncent aucun rapport avec ces comtes. Ainsi on commencera ce mémoire par Jean Botherel qui vivait avant le milieu du XIVème siècle et est nommé dans des actes des années 1419 (nouveau style), 1444 et 1466 passés longtemps après sa mort. Il épousa Marguerite de Kermoysan de la Villeneuve et en eut Yvon qui suit ... Yvon Botherel, Sgr de la Villegefroy, est rappelé dans un acte de l'année 1466 où il est dit héritier principal et noble de son père, qualification qui forme le principal caractère de noblesse en Bretagne. Il mourut avant l'année 1419 et fut père de Guillaume Botherel, Sgr de la Villegeffroy, qui était mineur en 1419 et qui épousa avant 1422 Catherine Taillart de la Grandville... ».

Chérin fils envoya l'année suivante un rapport sur cette même famille : il y constate que tous les auteurs de généalogies, d'accord avec une tradition vieille de plusieurs siècles, la font descendre des anciens souverains de Bretagne ; mais il ajoute que cette prétention ne s'appuie d'aucune pièce. La famille de Botherel de Quintin fut admise aux honneurs de la Cour en 1785 et s'éteignit peu de temps après la Révolution.

Il a existé au diocèse de Rennes une quatrième famille de Botherel qui portait pour armes : d'argent à un lion morné de sinople. Cette famille possédait, entre autres biens, la seigneurie de Mouillemuse en la paroisse de Vern. Elle fut maintenue dans sa noblesse d'ancienne extraction le 15 décembre 1668 par arrêt des commissaires chargés de la réformation sur preuves de neuf générations. Elle paraît avoir eu pour dernier représentant François-Mathurin de Botherel-Quintin, sieur de Mouillemuse, du diocèse de Saint-Malo, qui épousa le 18 février 1749 Andrée de Kerlestrée, de Guérande.

(Chaix d'Est-Ange).

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