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LA FAMILLE de CARNÉ.

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CARNÉ (de). Armes : d'or à deux fasces de gueules. - La branche de Carné-Trécesson porte : écartelé aux 1 el 4 de gueules à trois chevrons d'hermines, qui est de Trécesson ; aux 2 et 3 de gueules à trois écussons d'hermines, qui est de Coetlogon ; sur le tout d'or à deux fasces de gueules. – Couronne : de Maquis. – Devise : Plutôt rompre que plier.

La maison de CARNÉ appartient à la noblesse chevaleresque de Bretagne. Elle a eu pour berceau la seigneurie de son nom, située dans la paroisse de Noyal-Marillac, au diocèse de Vannes ; elle y possédait au moyen âge un château dont on peut voir aujourd'hui encore quelques débris.

On trouvera sur elle des renseignements dans les divers recueils de manuscrits du Cabinet des Titres, dans les Annuaires de la noblesse de 1895 et de 1899, dans le Répertoire de biobibliographie bretonne de Kerviler, dans l'Ouest aux croisades de M. de Fourmont, etc.

La maison de Carné a pour plus ancien auteur connu Alain de Carné, chevalier, qui en 1203 fit une donation à la chapelle de Saint-Philippe de Vannes, de l'assentiment de ses trois fils, Alain, Olivier et Pierre. Le second de ces fils peut avoir été le même personnage qu'un Olivier de Carné qui, d'après un titre de la collection Courtois, aurait suivi saint Louis à la croisade de 1248 et aurait passé un contrat à Limisso avec un marinier. Le nom et les armes de ce gentilhomme ont été inscrits aux Salles des croisades du musée de Versailles.

On peut voir dans le savant ouvrage de M. Kerviler que l'existence d'Eon de Carné, trésorier général de Bretagne en 1320, est très contestable ainsi que celle d'un Guillaume de Carné qui aurait épousé, vers 1350, Marie de Pléhébon. Jehan de Carné était en 1392 conseiller du duc de Bretagne, en 1403 auditeur en la Chambre des comptes et en 1406 alloué de Broerec. Olivier de Carné, Jehanne du Cleuz, sa compagne, et Jehanne de Kercabus, sa mère, obtinrent par lettres de 1425 l'anoblissement de salines qu'ils possédaient à Guérande.

Sevestre (aliàs Christophe) de Carné, auquel le jugement de maintenue de noblesse de 1668 fait remonter la filiation suivie, avait épousé Jeanne de Chamballan dans les dernières années du XIVème siècle et était en 1423 écuyer de monsieur Pierre de Bretagne. Son fils, Payen de Carné, chambellan de Jean V, duc de Bretagne, fut couvert de blessures au siège de Saint-James de Beuvron ; il avait épousé Raoulette de Mello et en eut, entre autres enfants, deux fils, Rolland et Eon, qui furent les auteurs des deux grandes branches actuellement existantes de la maison de Carné.

L'auteur de la branche aînée, Rolland de Carné, gouverneur de Moncontour, premier échanson du duc de Bretagne, fut nommé en 1450, par lettres du duc Pierre, maître d'hôtel héréditaire du duché de Bretagne avec le droit de servir en cette qualité à l'entrée des Ducs dans Rennes et pendant les huit premiers jours des Parlements ; il fut chargé l'année suivante d'une ambassade auprès du roi de France. Son arrière-petit-fils, Marc-Pierre de Carné, Sgr de la Salle et de Crémeur, maître d'hôtel héréditaire de Bretagne, marié en 1506 à Gillette de Rohan, fut vice-amiral et grand veneur de Bretagne, chambellan du roi François Ier et premier panetier de la reine Claude. Il fut père de Jérôme de Carné, sire de Carné, de Cohignac, de Crémeur, etc., maître d'hôtel et vice-amiral de Bretagne, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, gouverneur de Brest en 1566, lieutenant-général du Roi au gouvernement de Bretagne en 1576, décédé en 1580. Celui-ci laissa, entre autres enfants, deux fils :

1° René de Carné, sire de Carné, vicomte de Cohignac, maître d'hôtel héréditaire de Bretagne, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, chevalier de son Ordre, gouverneur de Brest et de Guérande, qui épousa en 1565 Anne de Rieux et qui continua la descendance ;

2° François de Carné, sieur de Rosampoul, chevalier de l'Ordre du Roi, vaillant chef ligueur, qui fut l'auteur du rameau des seigneurs de Catelan, maintenu dans sa noblesse d'ancienne extraction par arrêt du 14 janvier 1669 et éteint au XVIIIème siècle. Jean de Carné, fils de René, né en 1570, baron de Carné et de Blaison, en Anjou, vicomte de Cohignac, maître d'hôtel héréditaire de Bretagne, gouverneur de Quimper en 1610, épousa en 1590 Françoise de Goulaine ; il en eut trois fils, Jean, baron de Carné et de Blaison, vicomte de Cohignac, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, chevalier de son ordre, gouverneur de Quimper, marié en 1614 à Françoise de Kernezne ; Charles, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, chevalier de son ordre, marié à Françoise le Barbier, dame de Trousily ; et René, baron de Crémeur, qui furent les auteurs de trois rameaux. Les représentants de ces trois rameaux furent maintenus dans leur noblesse par arrêts du 26 novembre 1668, du 1er juillet et du 30 avril 1669.

Le premier rameau s'éteignit dans les mâles dès la fin du XVIIème siècle ; il possédait la vicomté de la ville de Saint-Nazaire, qui passa dans la suite aux Camus de Pontcarré, et la seigneurie de Marsaint, plus tard Marcein, qui fit retour au troisième rameau.

Le second rameau, dit des seigneurs de Trousily et de Coatquénan, s'est perpétué jusqu'à nos jours. Un de ses représentants, Joseph Bonaventure de Carné, fut admis en 1707 parmi les pages de la Grande Écurie. Il avait pour chef à la fin du XIXème siècle Ambroise, connu sous le titre de comte de Carné, qui a eu plusieurs enfants de son mariage en 1877 avec Mlle de Roquefeuil.

René de Carné, baron de Crémeur, auteur du troisième rameau, laissa à son tour deux fils :

1° Jean de Carné, baron de Bléhéban, en la paroisse de Caden, né en 1625, chevalier de l'Ordre du Roi, dont la descendance s'éteignit avec Armand-Agathon de Carné, mort célibataire à Rennes le 17 pluviôse an VII ;

2° Guy de Carné, Sgr de Trévy et de Trébrun, né en 1630, qui continua la lignée. Corentin de Carné, sieur de Kerdaniel, né en 1663, fils de ce dernier, lieutenant-général d'épée commandant la noblesse de l'évéché de Léon au ressort de Brest, épousa en 1709 Marie-Françoise du Guermeur. Ses deux fils, François de Carné-Marcein, né en 1710, brigadier des armées du Roi, décédé à Brest en 1771, et Louis-Joseph de Carné-Carnavalet, né à Landerneau en 1715, lieutenant de vaisseau, mort englouti sous le Superbe en 1759, furent les auteurs de deux sous-rameaux actuellement existants au début du XXème siècle. Les chefs de ces sous-rameaux sont connus sous les titres de comte de Carné-Marcein et de comte de Carné-Carnavalet. C'est au premier sous-rameau qu'appartenait Louis-Joseph, comte de Carné-Marcein, né à Quimper en 1804, député du Finistère sous la monarchie de Juillet, président du conseil général du Finistère de 1871 à 1876, décédé en 1876, qui fut un écrivain distingué et qui fut admis en 1858 à l'Académie française. Un représentant du second sous-rameau, Louis de Carné-Carnavalet, né à Brest en 1751, sous-préfet de cette ville, décédé en 1827 sans laisser de postérité masculine, avait été créé baron de l'Empire par lettres du 9 mai 1811.

L'auteur de la seconde branche, Eon de Carné, argentier du Duc en 1436, trésorier et receveur général en 1445, épousa vers 1440 Jeanne de Trécesson, héritière de la terre de son nom, et s'engagea par contrat de mariage à relever le nom et les armes de la famille de Trécesson. Cette famille comptait encore cependant des représentants et une de ses branches s'est perpétuée jusqu'à nos jours. François de Carné, sieur de Château-Merlet, fils des précédents, fut autorisé le 5 mai 1494, par lettres du roi Charles VIII, à porter le nom de Trécesson sous lequel ses descendants furent exclusivement connus jusqu'au XVIIIème siècle et sous lequel ils furent maintenus dans leur noblesse d'ancienne extraction par arrêt du 12 janvier 1669. Gilles-Jacques-Pierre de Trécesson, connu sous le titre de comte de Carné, épousa Marie-Perrine de Coetlogon, décédée en 1772, dernière représentante d'une branche de l'illustre maison de Coetlogon, encore existante, et héritière du marquisat de Coetlogon. Leur fils, César-René, comte de Carné-Trécesson, décédé en 1825, s'était cru en droit de relever le titre de marquis de Coetlogon qui après sa mort fut porté par son fils. Mais, sur les réclamations de la famille de Coetlogon, il fut interdit à MM. de Carné-Trécesson de joindre à leur nom celui de Coetlogon par jugement du tribunal civil de Pontoise du 22 février 1861. Depuis cette époque le chef de cette branche est connu sous le titre de marquis de Carné. Henri, marquis de Carné, né en 1834, a été nommé en 1880 sénateur des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor).

Armand de Carné, Louis, chevalier de Carné-Carnavalet, et César-René de Carné-Trécesson signèrent en 1788 la protestation de la noblesse de Bretagne.

La maison de Carné a fourni, en dehors des personnages mentionnés dans cette notice, un grand nombre d'officiers de mérite dont plusieurs ont été tués à l'ennemi, des conseillers en la Chambre des comptes de Bretagne, des gouverneurs de places fortes, etc. Neuf de ses membres ont été chevaliers de l'Ordre du Roi.

Principales alliances : de Trécesson, de Rohan 1506, de Rieux 1565, de Goulaine 1590, du Boisbaudry 1709, de Chertemps de Seuil 1704, de Bullion de Montlouet, du Bouéxic de Pinieux 1723, de la Boessière-Lennuic, de Roquefeuil, de Talhouet 1705, du Botmiliau, du Marc'hallac'h 1832, de Rodellec du Porzic, de Broc 1891, du Boisguéhenneuc 1869, de Clapiers 1876, de Kérouartz, de Kernaflen de Kergos 1745, de Boulainvilliers de Croy 1783, de Coetlogon, de Lorgeril, de Forsanz, de Chappedelaine, d'Avout, de Montagu, de Gibon, du Breil de Rays, de Guéhenneuc de Boishue, de Lorgeril, de Trudon des Ormes, etc.

(Chaix d'Est-Ange).

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