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LA FAMILLE de CHATEAUBRIAND.

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CHATEAUBRIAND (de). Armes anciennes : de gueules semé de pommes de pin (aliàs de plumes de paon) d'or. - Armes actuelles (par concession de saint Louis) : de gueules semé de fleurs de lys d'or. - Devise : Mon sang teint les bannières de France. - Autre devise : Je sème l'or. - Cri de guerre : Chateaubriand !

La maison DE CHATEAUBRIAND est une des plus illustres de la noblesse de Bretagne. Elle descend des anciens seigneurs de la ville de Châteaubriant, ancienne sous-préfecture de l'ancien département de la Loire-lnférieure.

Le rapport composé par le généalogiste des ordres du Roi lors de son admission aux honneurs de la Cour, en 1787, et conservé dans les manuscrits de Chérin, commence en ces termes :

« Les monuments de l'histoire de Bretagne placent cette maison parmi celles de la haute noblesse de cette province. Elle doit ce rang distingué à son ancienneté, remontée à l'époque où les surnoms sont devenus héréditaires dans les familles, aux alliances illustres qu'elle a contractées, à ses emplois dans les Cours de ses souverains, à ses services militaires dans leurs armées et dans celles de nos Rois. Un auteur qui écrivait en 1619 (le Père Paz, augustin), lui donne pour tige Brient, fils d'Eudes, comte de Penthièvre, et avance que le roi saint Louis donna à un de ses descendants, en considération de sa valeur au fait des armes, la permission de porter pour armes des fleurs de lys d'or sans nombre au lieu de celles de pommes de pin que ces seigneurs avaient portées jusqu'alors ; mais ces opinions ne sont appuyées d'aucune preuve et cet auteur mérite d'ailleurs peu de confiance. Un autre, dom Morice, plus digne de foi, assure que la terre de Châteaubriand, au diocèse de Nantes, est la véritable origine de cette maison. Cette terre, portée au XIVème siècle dans la maison de Laval par le mariage de Louise de Châteaubriand, héritière de la branche aînée, avec Guy, XIIème du nom, baron de Laval, tige de M, le maréchal duc de Laval, d'où elle a passé, par les maisons de Dinan, de la Hunaudaye et autres, dans celle de M. le prince de Condé, est une des neuf anciennes baronnies de Bretagne dont une des prérogatives est de présider la noblesse de cette province à ses États assemblés. A ces avantages elle joint le titre de baron qui paraît lui avoir été affecté de temps immémorial et dont elle s'est décorée même dans les chartes et les traités de ses souverains dont elle se rendait garante. Le premier de cette maison que dom Morice fait connaître est Tiberne, auquel il ne donne point de surnom, suivant l'usage du temps, et qu'il dit avoir épousé Énoguent dont il eut Briant qui fit construire un château dans le canton nantais auquel il donna le nom de Châteaubriant qui a passé à sa postérité. Il fonda le prieuré de Béze, près de son château. Il est qualifié nobilis vir dans un acte de confirmation de cette fondation par Airard, évêque de Nantes, de l'année 1050 ... Son fils, Geoffroy de Chateaubriand, surnommé le Vieux, souscrivit la fondation faite par son père du prieuré de Béze. Il laissa pour fils :

1° Goscho, mort sans alliance en 1114… ;

2° Briant, qui est nommé… sous le titre de baron dans l'acte de ratification qu'il fit, entre les années 1084 et 1112, d'une donation faite par le duc Alain-Fergent à l'abbaye de Marmoutiers et mourut sans postérité à la fin du mois de décembre 1116… suivant son épitaphe dans laquelle il est nommé " egregius princeps, Gaufridi principis hœres " ;

3° Tehel de Châteaubriand, qui par la mort de ses frères devint seigneur de Châteaubriant. Il eut pour successeur dans sa terre, on ignore à quel degré de parenté, Geoffroy, Sgr de Châteaubriant, qui assista avec le duc de Bretagne… à une nouvelle consécration de l'église de Redon, faite l'an 1127, et fut témoin… de la charte de fondation de l'église de Nantes par le duc Conan III de l'année 1141 On trouve ensuite un autre Geoffroy, Sgr de Châteaubriand, auquel Geoffroy d'Angleterre, duc de Bretagne, adressa, comme l'un des neuf anciens barons, le règlement qu'il avait dressé dans la ville de Rennes en 1185 sur les partages des successions des barons, des bannerets et des chefs de race de chevalerie de son duché… ».

Un sire de Châteaubriand prit part à la première croisade, en 1096 ; il était accompagné de ses parents, Jean et Briant de Châteaubriand. Clément de Châteaubriand fut évêque de Nantes en 1227. Geoffroy de Châteaubriand, IVème du nom, suivit saint Louis en Egypte en 1248 et se couvrit de gloire au combat de la Massoure. D'après une ancienne tradition, rapportée par le Père du Paz, ce serait lui qui, en récompense de sa valeur, aurait obtenu du Roi concession des armoiries et de la devise que la maison de Châteaubriand n'a cessé de porter depuis lors jusqu'à nos jours. Son nom et ses armes figurent aux Salles des croisades du musée de Versailles. Il fut fait prisonnier par les Sarrasins et ne recouvra sa liberté qu'au prix d'une forte rançon. La tradition rapporte que sa première femme, Sibylle, mourut de joie à la nouvelle de son retour. Il se remaria dans la suite à Amaurie de Thouars.

La maison de Châteaubriand s'était partagée, antérieurement au XIVème siècle, en trois grandes branches dont le point de jonction est mal connu.

La branche aînée s'éteignit avec Geoffroy, sire de Châteaubriand, qui périt en 1347 à la bataille de la Roche-Derrien sans avoir eu d'enfants de son mariage avec Isabeau d'Avaugour. Louise de Châteaubriand, sœur de ce seigneur et femme de Guy, baron de Laval, recueillit après la mort de son frère la baronnie de Châteaubriant et les autres grands biens de cette branche. La baronnie de Châteaubriant passa plus tard, avec celle de Laval, dans la maison de Montmorency. C'est à cette dernière maison qu'appartenait Jean, comte de Châteaubriant, dont la femme, Françoise de Foix, fut la maîtresse du roi François Ier.

La seconde branche a possédé, entre autres biens, les seigneuries considérables du Lion d'Angers et des Roches-Baritaut, en Anjou, la vicomté de Remalart, la baronnie de Loigny, etc. Cette branche, dont le Père Anselme a donné une généalogie dans son Histoire des grands officiers de la Couronne, au chapitre des grands veneurs, remontait par filiation à Jean de Châteaubriand, Sgr du Lion d'Angers et des Roches-Baritaut, qui vivait à la fin du XIIIème siècle et au commencement du XIVème. Elle fut illustrée par Georges de Châteaubriand, Sgr des Roches-Baritaut, marié à Anne de Champagne, qui fut nommé en 1480 maître de la vénerie, ou grand veneur, du roi Louis XI. Elle produisit deux lieutenants généraux au Bas-Poitou, un gouverneur de Fontenay-le-Comte, un chevalier de l'Ordre du Roi, avant l'institution de celui du Saint-Esprit, un mestre de camp de cavalerie tué à la bataille de Lérida, en 1642, et s'éteignit avec Gabriel de Châteaubriand, maréchal de camp en 1649, puis lieutenant général des armées du Roi, et avec son fils Raymond, comte des Roches-Baritaut, qui mourut sans postérité dans les dernières années du XVIIème siècle.

La troisième branche, aujourd'hui seule existante, a possédé, entre autres biens, la seigneurie de Beaufort, située sur le territoire de la paroisse de Plerguer, au diocèse de Dol. Dans son rapport de 1787, mentionné plus haut, le généalogiste des Ordres du Roi s'exprime en ces termes sur cette branche :

« Enfin la troisième est celle des seigneurs de Beaufort qui a pour tige connue jusqu'à présent Geoffroy de Châteaubriand, qualifié monseigneur, titre affecté aux chevaliers, lequel paraît être le même qu'un sujet du même nom et surnom qui se rendit pleige, avec André de Vitré et Henri d'Avaugour, pour Jean le Roux, duc de Bretagne, du serment-lige qu'il prêta en 1240 au roi Louis IX. Il eut d'une femme, dont le nom est ignoré, un fils et une fille, celle-ci destinée en 1257 à épouser Guillaume, fils de Thibaud, Sgr de Rochefort. Le fils fut Briand de Châteaubriand, chevalier, qui épousa en 1257 Jeanne de Beaufort qui lui apporta la terre de Beaufort… Il assista dans l'ordre des barons aux États tenus à Rennes en 1286 et laissa de son alliance Guy de Châteaubriand, chevalier, qui fut l'un des barons et conseillers du duc de Bretagne que ce prince députa en 1309 vers le pape Clément V pour défendre ses droits, ainsi que ceux de la noblesse et du peuple, au sujet des prétentions du clergé de son duché. Aucun acte ne prouve qu'il soit père de Briand, deuxième du nom mais l'identité du nom et la chronologie rendent cette filiation assez vraisemblable. Briand de Châteaubriand, chevalier, sire de Beaufort, fit serment de fidélité au duc Jean IV en 1370 et s'engagea… à servir ce prince dans la guerre qu'il avait projetée contre le roi Charles V. Dans le même temps, ou peu après, vivait Bertrand de Châteaubriand, sire de Beaufort, qui fit donation en 1398 de son domaine de la Villegorio à Alain Gralart, son frère naturel. Il eut pour successeur dans ses biens Briand, qui suit et qui peut être son fils, depuis lequel la filiation est prouvée. Briand de Châteaubriand, sire de Beaufort, qualifié noble et puissant, titre donné à la plupart de ses descendants, était en 1409 sous la tutelle du sire de Coetquen ... ».

La plupart des auteurs admettent que Briand de Châteaubriand, Sgr de Beaufort, auquel remonte la filiation de cette branche, fut amiral de Bretagne en 1423, Sa descendance figura de 1440 à 1513 aux réformations et montres de la noblesse du diocèse de Dol et fut maintenue dans sa noblesse d'ancienne extraction par arrêt du 7 septembre 1669. A l'époque de la Révolution elle était représentée par deux rameaux, celui des seigneurs de la Guérande, en la paroisse d'Hénan-Bihen, et celui des seigneurs des Touches, en la paroisse de Guitté, qui avaient eu l'un et l'autre à subir les vicissitudes de la fortune.

Le premier de ces rameaux s'éteignit avec Jean de Châteaubriand, qui épousa successivement en 1763 Eulalie de la Goublaye et en 1794 Reine de Lesquen et qui n'eut pas d'enfants de ces deux unions, et avec sa nièce, Sophie de Châteaubriand, qui épousa en 1798 Vincent Riou et qui mourut également sans postérité.

Le chef du second rameau, François de Châteaubriand, Sgr des Touches et de Villeneuve, né en 1689, marié en 1713 à Pétronille Lamour de Lanjégu, mourut en 1729 en son manoir de la Villeneuve, près de Dinan, ne laissant en héritage à ses enfants qu'une fortune de cinq mille livres de rentes. Deux de ses fils, René et Pierre, allèrent fonder à Saint-Malo une maison d'armement qui ne tarda pas à devenir puissante. Ces deux frères furent les auteurs de deux sous-rameaux.

L'aîné d'entre eux, René, marié en 1753 à Mlle de Bédée, acquit le 3 mai 1761 du duc de Duras le comté de Combourg et fut dès lors connu sous le titre de comte de Châteaubriand. Il mourut en 1786 laissant deux fils, Jean-Auguste, comte de Châteaubriand, né à Saint-Malo en 1759, conseiller au Parlement de Bretagne en 1779, et François-René, chevalier, puis vicomte de Châteaubriand, né en 1768, qui furent admis aux honneurs de la Cour, l'un le 21 février 1788, l'autre le 19 février 1787.

Le nom de la maison de Châteaubriand a été immortalisé par le second de ces deux frères, François-René, auteur du Génie du Christianisme et des Martyrs, qui fut un des plus illustres écrivains dont la France s'honore. Châteaubriand, qui venait d'être nommé ministre de France en Valais, donna sa démission lors de l'exécution du duc d'Enghien, en 1804, et vécut dans la retraite jusqu'aux événements de 1814. Ce fut alors qu'il publia son célèbre pamphlet de Buonaparte et des Bourbons qui, au dire des contemporains, contribua plus qu'une armée au rétablissement de la monarchie légitime. Nommé ministre en Suède, puis ministre d'État, il fut créé pair de France héréditaire par ordonnance du 17 août 1815, fit attacher à sa pairie le titre héréditaire de vicomte par ordonnance du 31 août 1817 et fut enfin autorisé, par une nouvelle ordonnance du 23 décembre 1823, à transmettre cette pairie à son neveu, Geoffroy. Louis, après avoir constitué un majorat de dix mille francs de rentes. Ambassadeur à Berlin, puis à Londres, plénipotentiaire au Congrès de Vérone, ministre des Affaires étrangères en 1822, disgracié en 1824, ambassadeur à Rome en 1828, il resta fidèle à Charles X après la révolution de 1830, donna sa démission de pair de France, subit une courte détention en 1832 et mourut en 1848 sans laisser de postérité. Il était chevalier du Saint-Esprit et de la Toison d'Or et avait été admis à l'Académie française en 1811. Il avait épousé Mlle Buisson de Lavigne, décédée en 1847, dont on a publiés les intéressants Cahiers.

Jean-Auguste, comte de Châteaubriand, frère aîné du grand écrivain, épousa en 1786 Mlle de Rosanbo, petite-fille du ministre Malesherbes, et périt avec elle le 22 avril 1794 sur l'échafaud révolutionnaire. Son fils, Louis-Geoffroy, comte de Châteaubriand, né en 1790, marié en 1811 à Mlle d'Orglandes, décédé en 1873 au château de Malesherbes, avait été substitué, comme on l'a vu plus haut, à la pairie de France héréditaire de son oncle François René. Ce sous-rameau n'est plus représenté au début du XXème siècle que par les deux petites-filles du précédent, les comtesses de la Tour du Pin-Verclause et de Durfort, nées Châteaubriand.

Pierre de Châteaubriand, auteur du second sous-rameau, épousa en 1760 Mlle Brignon de Lehen. Leur fils, Armand de Châteaubriand, né à Saint-Malo en 1768, fut sous le Consulat et sous le Premier Empire un des plus vaillants émissaires du roi Louis XVIII exilé ; ayant été fait prisonnier, il fut condamné à mort et fusillé dans la plaine de Grenelle (1808). Armand de Châteaubriand avait épousé à Jersey en 1795 Mlle Jenny Lebrun, d'une honorable famille de l'île. Il en laissa un fils, Frédéric, connu sous le titre de comte de Châteaubriand, qui épousa à Nancy en 1825 Mlle Gastaldi et de qui descendent tous les représentants actuels.

La maison de Châteaubriand a fourni, en dehors des personnages mentionnés au cours de cette notice, de nombreux officiers, un page du roi Louis XVI, un chevalier de Malte en 1789, un zouave pontifical, dix chevaliers de l'Ordre du Roi depuis 1568, etc.

Principales alliances : d'Avaugour, de Laval, d'Aubigné, de Sainte-Maure, de Parthenay, du Puy-du-Fou, Foucher 1467, de Granges, de Coetmen, Odart 1438, de Scépeaux, de Croy, d'Estouteville, de Champagne, de Maillé de la Tour-Landry 1601, de Sainte-Maure-Montausier 1608, de Pompadour, de Malestroit, de Sévigné, de Saint-Gilles, de Gouyon 1733, de Bédée 1753, de la Celle de Chateaubourg 1786, le Pelletier de Rosanbo 1786, d'Orglandes 1811, de Beauffort 1842, de la Tour du Pin 1881, de Durfort de Lorge 1898, etc.

(Chaix d'Est-Ange).

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