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FLEURIGNE

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La commune de Fleurigné (bzh.gif (80 octets) Flurinieg) fait partie du canton de Fougères. Fleurigné dépend de l'arrondissement de Fougères, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de FLEURIGNE

Fleurigné vient du latin "florineum". 

La tradition rapporte que le centre de la paroisse de Fleurigné se trouvait primitivement au village de L'Hourre ou Lourre où se voient des traces de construction très anciennes. On y montre d'ailleurs l'emplacement d'un ancien prieuré fondé au XIIème siècle par l'abbaye de Rillé de Fougères (Pouillé de Rennes). L'église est construite vers 1300 sur le site actuel de l'église du XVIIème siècle et la paroisse était desservie par un chanoine régulier de saint Augustin nommé par l'abbé de Rillé. 

Jusqu'à la Révolution, l'église de Fleurigné ainsi que le prieuré de Lourre dépendent de l'abbaye de Rillé de Fougères et de l'ancien évêché de Rennes. Le manoir seigneurial du Bois-Février existe au XIIème siècle (Jean de Langan en est alors propriétaire). L'abbaye Saint-Georges y exerçait aussi une haute justice. 

On rencontre les appellations suivantes : Florineum (en 1242), Floriné (en 1361), Florigné (en 1429), Florigneium (en 1516).

Note 1 : Les trésoriers de la paroisse de Fleurigné déclarèrent en 1679 que la fabrique possédait, entre autres domaines, « une pièce de terre appelée la Maladerye de l'Eglise », située aux environs du bourg de Fleurigné, dans le fief du Grand-Bailliage dépendant de la seigneurie de Boisfévrier ou Bois-Février (Archives départementales de la Loire-Inférieure).

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Fleurigné : Nicolas Breillet (en 1606). Jacques Gérard (en 1644 et 1660). Alexandre Bourrée (il résigna en faveur du suivant en 1670). Jean du Ponchel (pourvu vers 1670, il rendit aveu au roi pour son église et son presbytère le 5 janvier 1679). Frère Jean-Baptiste Nicolas (chanoine régulier comme tous ses successeurs ; en 1687). N... (il fit en 1698 enregistrer ses armoiries : d'azur à une croix fleuronnée d'or). Frère Pierre Pyart (il assista au synode de 1701 ; décédé en 1728). Frère Charles-Louis Denyau (il fut pourvu le 1er juin 1728 ; décédé en 1750). Frère Claude de Gurye de la Beurais (il fut nommé le 28 juillet 1750 ; décédé en 1754). Frère Jean Perruchon (il fut pourvu le 17 septembre 1754 ; décédé en 1781). Frère Jean-François Le Marchand (pourvu le 5 février 1781, il gouverna jusqu'à la Révolution). René Tirel (1803, décédé en 1828). Jean Guichard (1828-1863). Laurent Sourdin (1863, décédé en 1868). Pierre Blanchet (1868-1872). Louis Tirel (à partir de 1872), .....

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PATRIMOINE de FLEURIGNE

l'église Saint-Martin (XVII-XVIIIème siècle), édifiée sur le site d'un sanctuaire qui date d'avant le XIVème siècle. L'église a été réédifiée en partie de 1666 à 1669. Saint Martin de Tours est le patron de cette église, qui forme une simple croix dont les bras sont à pans coupés ; elle est assez jolie à cause de sa régularité. C'est une oeuvre des XVII-XVIIIème siècles, mais on y a replacé une porte de style ogival fleuri, ornée de pinacles et de fleurons, qui rappelle une partie de l'édifice précédent, bâtie au XVème siècle. C'est en 1666 que furent commencés les travaux de reconstruction de cette église par la famille de Langan, qui possédait le Bois-Février, terre jouissant des droits de fondation et prééminence à Fleurigné, après le roi toutefois, seigneur supérieur à cause de sa baronnie de Fougères. On éleva alors le choeur et les deux transepts, et les travaux s'achevèrent en 1669, comme le prouve l'inscription suivante placée sur l'un des arbalétriers de l'intertransept : Fut faict par la grâce de Dieu par M. Julien Boulay cherpantier. 1669. La nef fut construite plus tard, probablement vers 1729, car on voit ce millésime gravé sur la façade occidentale. Le toit repose sur une corniche composée de petits modillons en pierre et d'un aspect assez agréable ; au-dessous on remarque une série de pierres de tuffeau engagées dans la muraille et sans doute destinées à recevoir des écussons aujourd'hui disparus. Cette église, dans laquelle on voyait en 1781 les autels de Notre-Dame et de Saint-Sébastien, ayant été souillée pendant la Révolution, fut rendue au culte vers 1800 et bénite alors par Hercule de Langan, dernier abbé de l'Epau, jadis vicaire général de Quimper et aumônier de la comtesse de Provence. Dans le choeur et du côté de l'évangile, on remarque un enfeu d'aspect monumental, réservé aux seigneurs du Bois-Février : c'est une grande arcature surmontée d'un vaste entablement avec fronton ; au centre est un écusson : de sable au léopard d'argent, armé, lampassé et couronné de gueules, qui est de Langan, accompagné de la devise : immune opprobrio genus. Plus bas, une plaque commémorative (transportée au XIXème siècle au château du Bois-Février) présentait jadis la longue inscription suivante : Haut et puissant seigneur Mre René de Langan, baron du Bois-Février, Ch(er) de l'Ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, seigneur de cette paroisse, fonda le 25 août 1602 six chapelains en cette église, moyennant 12 vingt livres de rente annuelle aux conditions portées par l'acte de fondation, et était fils de Ht et Pt Sgr Mre Tristan de Langan, baron du Bois-Février, et de Hte et Pte de Jeanne de la Ferrière-Tessé, ledit René de Langan épousa le 15 mai 1570 Hte et Pte de Marie de la Voue, fille et unique héritière de Ht et Pt Mre Louis de la Voue et de Hte et Pte d(e) Suzanne de Thouars, qui eurent pour fils aisné, héritier principal et noble Ht et Pt Sgr Mre Pierre de Langan, baron du Bois-Février, Ch(er) de l'Ordre du Roi, etc., etc., qui épousa le 25 septembre 1619 Hte et Pte d(e) Sainte Le Febure, fille et unique héritière de Ht et Pt Sgr Mre Jean-Jacques Le Febure, Ch(er), Sgr des Rouxières et des Mottes, etc. ; ils eurent pour fils aisné, héritier principal et noble Ht et Pt Sgr Mre César de Langan, Ch(er), M(quis) du Bois-Février, etc., qui avec Hte et Pte d(e) Charlotte de Constantin, sa femme, fille et unique héritière de Ht et Pt Mre Gabriel de Constantin, doyen des conseillers du Parlement, augmentèrent ladite fondation jusqu'à la somme de 600 livres de rente par acte du 13 janvier 1643 ; duquel César de Langan et de ladite Charlotte de Constantin est venu Ht et Pt Sgr Mre Gabriel de Langan, Ch(er), M(quis) du Bois-Février, qui épousa en 1eres noces Hte et Pte d(e) Claude-Hippolyte de Visdelou de Bienassis...... et en 2es noces Hte et Pte d(e) Jeanne-Andrée-Charlotte Bruslart de Sillery.. duquel premier mariage est venu Ht et Pt Sgr Mre Pierre-François-Charles M(quis) de Langan, sire et baron du Bois-Février, etc., qui avec Hte et Pte d(e) Marie-Charlotte de Puysaye de la Mesnière, son épouse, ont fait poser la présente table pour mémoire à la postérité le 23 avril 1727 ; et desquels Pierre de Langan et Marie de Puysaye est venu Ht et Pt Sgr Mre Louis, M(quis) de Langan, qui a épousé en 1eres noces Hte et Pte d(e) Louise de Montgommery, et en 2es noces Hte et Pte d(e) Bonne de Farcy de Pontfarcy. D'après cette fondation, six chapelains devaient célébrer tous les jours de la semaine une grand'messe avec diacre et sous-diacre en l'église de Fleurigné pour les seigneurs de Langan défunts. Mais la rente de 600 livres ayant été plus tard supprimée par un descendant des fondateurs, qui affecta en échange à cette chapellenie la terre du Hallay-Robert, en Laignelet , l'évêque de Rennes réduisit en 1747 à quatre le nombre des chapelains, parce que le Hallay ne rapportait alors que 400 livres de rente. L'on voit encore dans l'église de Fleurigné une autre inscription moderne rappelant que là reposent : — Pierre, marquis de Langan, décédé en 1730, — Louis, marquis de Langan, décédé en 1751, — et Marie de Langan, dame de Baudot, décédée en 1788 (Pouillé de Rennes). En résumé, l'église se compose d'une nef à chevet droit du XVIIIème siècle et d'un transept à pans coupés. La face ouest de la nef date de 1729. La croisée du transept est accostée au nord d'une petite tourelle conduisant au clocher. Le clocher est formé de deux campaniles en dômes superposés. Le tabernacle provient de l'abbaye de Rillé de Fougères. La charpente date de 1669 (oeuvre du charpentier Julien Boulay). Le retable central date du XVIIème siècle. L'autel du Sacré-Cœur date du XIXème siècle. Une porte à pinacles et à fleurons date du XVème siècle. L'église conserve une cloche datée de 1509 provenant de l'Abbaye de Rillé. L'église avait autrefois des vitraux et une litre intérieure et extérieure aux armes des seigneurs du Bois-Février. Le marquis du Boisfévrier était seigneur prééminencier et fondateur de l'église de Fleurigné. On y voit les armes de la famille de Langan seigneurs du Bois-Février, du milieu du XVème au milieu du XVIème siècle. L'église abrite aussi l'enfeu (XVIème siècle) de la famille Bois-Février - Langan ; 

l'ancien prieuré Saint-Martin de Fleurigné, aujourd'hui disparu, et jadis membre de l'abbaye de Rillé. Nous avons vu qu'en 1163 le baron de Fougères donna à l'abbaye de Rillé des droits de « mangers, avoines et tonlieu » dans la vaille du Loerre, « Loerrum ». Or, cette vairie, connue plus tard sous le nom de vairie de Fleurigné, tirait, semble-t-il, son nom primitif du village de Lourre, qui existe encore en la paroisse de Fleurigné. Bien plus, près de ce village on montre encore à la fin du XIXème siècle l'emplacement du manoir prioral de Fleurigné. On peut donc faire remonter le prieuré de ce nom à l'époque où le seigneur de Fougères donna à Rillé ses droits dans la vairie du Loerre ou du Lourre, c'est-à-dire au XIIème siècle. Les chanoines réguliers de Rillé, chargés par suite de cette fondation de la paroisse de Fleurigné, l'administrèrent jusqu'en 1790. A cette époque, frère Jean-François Le Marchand en était prieur-recteur depuis 1781. Ce chanoine régulier déclara le 28 février 1790 que son prieuré consistait en le presbytère, avec cour et jardins, et la totalité des dîmes de la paroisse, estimées 4 078 livres de rente. Il jouissait, en outre, du quart des fondations de l'église paroissiale, dont les revenus montaient à près de 6 000 livres. Aussi, malgré ses charges, le prieur-recteur de Fleurigné était-il un assez gros bénéficier (abbé Guillotin de Corson). Ses principales charges étaient : l'entretien de deux vicaires, évalué 744 livres ; — les réparations du chanceau et du presbytère, estimées 377 livres ; — une rente de 24 livres due à l'abbaye de Rillé, — et 360 livres de décimes (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27)

le château du Bois-Février (XVIIIème siècle), en partie reconstruit au XVIII-XIXème siècle. On y trouve un pigeonnier et un oratoire qui a remplacé l'ancienne chapelle. Il s'agit de la terre seigneuriale de la paroisse. Il était autrefois entouré d'un mur d'enceinte avec des tours et des fossés. Il exerçait au bourg un droit de haute justice et était à l'origine le gage féodé de la sergentise de Fleurigné pour le baron de Fougères. Il  est érigé en baronnie en 1658 et en marquisat en 1674. Le Bois-Février a été reconstruit au milieu du XVIIIème siècle. Propriété successive des familles Février (en 1370), de Langan seigneurs des Portes (en 1466), Constantin seigneurs de la Fraudière (en 1653), de Langan (en 1661 et en 1789). La chapelle du Bois-Février était ruinée dès 1688, dit M. Maupillé (Notices historiques sur les pareoisses du canton de Fougères, 33), et ne fut point reconstruite. Vers la fin du XIXème siècle, M. Le Bouteiller, propriétaire du Bois-Février, y a construit un oratoire, dédié au Sacré-Coeur, où l'on dit la messe aux processions de Saint-Marc et des Rogations ;

le château de Montbrault ou Montbraud (1904-1906). Il s'agit, à l'origine, d'un château fortifié détruit en 1589. Il possédait une enceinte murée, des tours, des fossés, un pont-levis et une chapelle privée signalée vers 1720. On y voyait aussi une motte entourée de fossé et des restes d'une tour. Il possédait un droit de haute justice. Le manoir a été incendié par Mercoeur en 1589. Propriété successive des familles Husson (en 1411), du Hallay (en 1420), de Langan seigneurs du Bois-Février (en 1620 et en 1789). Le nouveau château et sa chapelle sont édifiés par la famille Le Bouteiller en utilisant les pierres de l'ancien château ;

le manoir de la Motte-d'Iné ou Motte-d'Igné (XVIème siècle), propriété des seigneurs d'Iné. On y voit de belles cheminées du XVIème siècle et une tourelle d'angle. Il possédait jadis une chapelle privée, une motte et un droit de haute justice. Les seigneurs d'Igné, connus au XIIème siècle, fondèrent la Motte. La chapelle de ce manoir est signalée dès 1579 comme ayant alors un chapelain, Etienne Panier, successeur de Nicolas Macé. Vers 1720, elle était fondée de deux messes par semaine. Mais le dernier titulaire, M. Caillière, recteur de La Chapelle-Erbrée, déclara en 1790 que la fondation de la Motte-d'Igné ne consistait plus qu'en trente messes par an, pour l'acquit desquelles il jouissait simplement d'un petit trait de dîme en La Chapelle-Janson, affermé alors 90 livres. A cette époque, la chapelle de la Motte étant ruinée, ces messes étaient dites en celle de la Motte-Anger, au Loroux (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles d'Igné (en 1125 et en 1163), de la Croizille (en 1402), de Ghaisnes (vers 1412), de Fontenailles (en 1465), le Séneschal (en 1513), de la Villegontier (vers 1520), le Corvaisier seigneurs de Pelaine (vers 1550), Geffrard seigneurs de Lentillère (vers 1573), Pouriel seigneurs de Chapifeu (en 1610), du Chasteigner (en 1619), du Guesclin seigneurs de la Roberie (vers 1641), du Matz marquis du Brossay (vers 1676), Julliot seigneurs de Bénazé (en 1715 et en 1785). Il relevait jadis de la seigneurie de Fougères ;

l'ancien manoir de la Motte-d'Angers. Il subsiste la porche cochère qui date du XVIIème siècle. Propriété de la seigneurie d'Angers. L'ancien manoir de la Motte-Anger possédait jadis deux chapelles privées. On y voit encore une motte. Il relevait autrefois de la seigneurie de Saint-Brice et exerçait au bourg un droit de haute justice. Propriété successive de la famille d'Igné, des seigneurs de la Motte-Anger (en 1380), puis des familles Bernard (en 1400), Guillou (en 1454 et en 1474), d'Abroisine le Porc veuve de Marc de la Villegontier (en 1541 et en 1555), des Vaux (en 1559), de la Châsse (en 1572), du Chasteigner seigneurs de la Thébaudaye (vers 1602), Du Guesclin seigneurs de la Roberie (vers 1641), du Matz marquis du Brossay (vers 1666), Julliot seigneurs de Bénazé (vers 1710 et en 1785) ;

la maison (XVIIIème siècle), située au lieu-dit Le Haut-Patrion. Il s'agit en fait d'une ancienne chapelle, dédiée autrefois à saint Abraham. Par acte du 7 janvier 1657, Jean de Quenouard, seigneur de Patrion, fonda une messe hebdomadaire le jeudi dans la chapelle de son manoir de Patrion, et la dota de 25 livres de rente ; puis il présenta Pierre Richard pour la desservir. Par son testament daté du 16 avril 1735, Robert Advenel, seigneur du Plessix, habitant son manoir de Patrion, confirma et augmenta la fondation précédente. Le dernier chapelain, M. Laigner, recteur de La Celle-en-Coglais (La Selle-en-Coglès), déclara que la fondation de Patrion valait alors 105 livres de rente (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 17 ; 1 V, 27). On voyait en 1781, en cette chapelle, un groupe représentant le sacrifice d'Abraham et une statue du saint homme Job. On s'y rendait alors beaucoup en pèlerinage le lundi de la Pentecôte, et il s'y tenait une assemblée nombreuse ce jour-là. La chapelle de Patrion est restaurée à la fin du XIXème siècle mais non desservie (Pouillé de Rennes) ; 

la demeure (1736), située au lieu-dit Le Haut-Patrion. Cette demeure, agrandie en 1769, est encore surnommée le "logis des demi-boulets". Il s'agit en fait d'un ancien presbytère ; 

le bâtiment de ferme (XIXème siècle), situé à Furgon (ou Fourgon). Furgon est une petite seigneurie qui a existé du VIIIème au IXème siècle. L'ancien manoir de Furgon possédait jadis une chapelle privée et une motte. Dès 1162 il est question des seigneurs de Fourgon (ou Furgon), mais leur manoir et la chapelle qui l'avoisinait n'existent plus depuis longtemps. Propriété successive des familles de Furgon, Casin (en 1419 et en 1513), puis des seigneurs de la Gaffardière, avant de passer entre les mains des familles de Langan seigneurs du Bois-Février (vers 1570), Langelier (en 1607), Godart et de Langan seigneurs du Bois-Février (en 1619). Il reste entre les mains des seigneurs du Bois-Février jusqu'en 1789 ; 

l'oratoire situé au carrefour de La Motte-d'Angers ; 

A signaler aussi : 

les deux mottes féodales de la Motte-d'Iné, détruites en 1864 ;

l'ancien manoir de l'Epine. Propriété de la famille du Pont en 1513 ;

le retranchement situé dans le Champ des Châteaux, au lieu-dit La Charpenterie ;

le retranchement entouré d'un fossé et situé au village de la Boë ;

l'ancien manoir de la Caronnière, situé route de la Pellerine ;

l'ancien manoir du Bois-Rouaud ou du Bois-Roux, situé route de Beaucé. Il possédait jadis un droit de haute justice. Propriété de la famille le Coq au XVIIIème siècle ;

l'ancien prieuré, situé au village de Lourre et fondée au XIIème siècle par l'Abbaye de Rillé de Fougères ;

l'ancien manoir de la Guiberdière, situé route de Beaucé. Propriété de la famille de Langan seigneurs du Bois-Février en 1513 et en 1789 ;

l'ancien manoir de Patrion. Il possédait jadis une chapelle privée aujourd'hui restaurée et dédiée à saint Abraham. Propriété successive des familles Husson, Pioger seigneurs de la Chaudronnaye (en 1472), Quénouaz (en 1484 et en 1680), Avenel seigneurs de Villavran (à la fin du XVIIème siècle et en 1735), de la Villegontier (avant 1740), de Mésanger (en 1741), de Québriac (en 1766 et en 1789) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de FLEURIGNE

Le marquisat du Boisfévrier : La terre seigneuriale du Boisfévrier (ou Bois-Février) tire son nom de la famille Février qui la possédait au XIVème siècle. Geffroy Février, l'un des capitaines les plus renommés de son temps, fut compagnon de Duguesclin dont il reçut en 1370 la capitainerie de la Guerche. Son sceau en 1380 porte : de sable au cerf rampant d'or. Il descendait d'un Guillaume Février, voyer féodé de la forêt de Fougères, et eut un fils nommé Jean. Ce Jean Février rendit aveu au baron de Fougères le 21 mars 1434 pour ses terre et seigneurie du Boisfévrier, et son successeur, Olivier Février, « sergent féodé ès bailliages de Fougères et du Loroux », fit la même chose le 25 mai 1444 (Archives de Loire-Inférieure). 

Mais, dès 1431, Simon de Langan, seigneur des Portes en Bazouges, avait épousé Isabeau Février, fille de Jean Février et de Guillemette Husson ; cette dame était probablement soeur d'Olivier Février, dont elle recueillit l'héritage avant 1466 époque à laquelle Olivier de Langan, seigneur du Boisfévrier, rendit lui-même aveu pour cette seigneurie. Nous ne pouvons faire ici l'histoire de la famille de Langan, qui posséda pendant quatre siècles consécutifs le Boisfévrier, et qui joua un rôle assez important dans notre pays ; mentionnons seulement ce qui dans sa filiation se rattache au Boisfévrier. Etienne de Langan, seigneur du Boisfévrier, ambassadeur de Louis XI vers le duc François II, épousa en 1475 Julienne du Boschet ; ils devaient être morts l'un et l'autre en 1494, car leur fils avait alors pour tuteur Guy du Boschet. Ce jeune homme, nommé Guy de Langan, épousa en 1513 Jeanne Le Vayer, fille du seigneur de Montbouan ; il rendit aveu en 1507 et 1540 pour ses manoir, terre et seigneurie de Boisfévrier (Archives de Loire-Inférieure). L'année suivante, Guy de Langan vint en robe aux  revues militaires et présenta pour lui son fils aîné Tristan de Langan, « bien monté et armé en estat d'homme d'armes, et trois hommes bien montés avec lui, l'un armé en estat d'archer, l'autre coustiller et l'autre page ». Il déclara en outre avoir un revenu noble de 400 livres. Guy de Langan mourut en 1545, laissant plusieurs enfants, entre autres Tristan, qui suit, — Claude, grand pannetier de la reine Catherine de Médicis et gouverneur de Rennes en 1566,— Lancelot, abbé de Saint-Hilaire-d'Erbeste. Tristan de Langan, seigneur de Boisfévrier, épousa Jeanne de la Ferrière, et mourut avant 1560, époque à laquelle sa veuve, remariée à Germain d'Arthenaise, rendit aveu pour le Boisfévrier, au nom de son fils René dont elle était tutrice. Ce René de Langan, seigneur du Boisfévrier, se montra durant la Ligue très dévoué au roi ; il paraît même que son dévouement lui suscita quelques vexations, à la suite d'une sédition qui éclata à Fougères en 1577. Plus tard, en 1591, ayant été chargé d'une mission en Bretagne de la part du roi, il tomba au pouvoir des Ligueurs, qui feignirent de mettre en doute le caractère officiel dont il était revêtu, afin de le traiter autrement qu'un prisonnier de guerre. Le roi, informé de sa position, n'hésita pas à avouer la mission qu'il lui avait confiée et à déclarer qu'il n'avait agi que d'après ses ordres. Les Ligueurs consentirent dès lors à le traiter conformément aux lois de la guerre, et l'enfermèrent au château de Fougères, où ils le détinrent prisonnier jusqu'au mois d'avril 1593 ; ils lui rendirent la liberté moyennant une rançon de 11 000 écus que paya en grande partie Marie de la Voue, sa femme (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, III, 1441, 1558 et 1551). René de Langan avait épousé cette dame en 1570 et il en avait eu Pierre de Langan, qui rendit aveu pour le Boisfévrier le 5 novembre 1619 et épousa, la même année, Sainte Le Febvre des Rouxières. César de Langan, fils aîné des précédents, se maria le 23 septembre 1640 avec Charlotte Constantin, qui mourut veuve à la Visitation de Rennes en 1665. Leur fils Gabriel de Langan, reçu conseiller au Parlement de Bretagne en 1660 et premier marquis du Boisfévrier, épousa : 1° le 13 février 1666, Claude de Visdelou, 2° en 1672, Jeanne Bruslart de Sillery. Du premier mariage naquit en 1667 Pierre de Langan, marquis du Boisfévrier, et époux de Marie de Puisaye, qui mourut le 6 février 1730 et fut inhumé en l'église de Fleurigné. Le fils aîné de ces derniers, Louis-Charles de Langan, né le 12 avril 1704, devint marquis du Boisfévrier et épousa : 1° Louise de Montgommery ; 2° le 26 juillet 1735, Bonne de Farcy de Pont­farcy. Il décéda le 3 novembre 1751 et fut inhumé près de son père. Sa veuve se retira chez les Ursulines de Laval, où elle mourut en 1780. Louis-Marie de Langan, marquis du Boisfévrier, rendit aveu pour tette terre en 1753 et s'unit à Laval en 1770 à Françoise de Farcy, dont il eut Eugène de Langan et Mme Treton de Vaujuas. Le marquis du Boisfévrier, émigra avec son fils ; il périt accidentellement dans les eaux de la Meuse en 1792, et son fils, dernier de son nom, tomba noblement les armes à la main, à la descente de Quiberon en 1795. 

La seigneurie du Boisfévrier fut érigée par Louis XIV en faveur de Gabriel de Langan, d'abord en baronnie en 1658, puis en marquisat par lettres patentes de 1674, enregistrées le 13 février de la même année. C'était à l'origine le gage féodé de la vairie ou sergenterie de Fleurigné, et son possesseur devait faire chaque année à la recette de Fougères l'apport et l'acquit des rentes dues au baron de Fougères dans l'étendue de la vairie. Mais le seigneur du Boisfévrier avait, à raison de sa sergenterie, outre les droits ordinaires attachés à sa charge, celui de havage à la foire de la Madeleine, près Fou­gères (22 juillet), ainsi qu'à l'assemblée de Beaucé le jour de la fête de saint Armel. Il avait, en outre, un droit de bouteillage de 4 deniers sur chaque pipe de vin « amenée à chevaux » dans la ville de Fougères à la destination d'autres que des bourgeois, et de 8 deniers sur celles qui étaient « amenées à boeufs ». Par contre il devait rendre et payer au château de Fougères l'acquit de deux muids de vin, « moitié d'entre Chartres et Mayenne, moitié de la quinte d'Anjou », dont les fûts et les lies devaient lui être rendus. Le marquisat du Boisfévrier se composait de trois anciennes seigneuries, sises en Fleurigné : le Boisfévrier, Fourgon et Montbrault. On voyait à Fourgon une motte féodale, et Montbrault avait à l'origine un ancien château « clos de fossés, murailles et pont-levis », dont on retrouve encore l'assiette. Le domaine proche du marquisat se composait du manoir du Boisfévrier — des anciens manoirs convertis en fermes de Fourgon et de Montbrault — des métairies de la Guiberdière, de la Joussaye et du Haut-Montbrault — et des moulins de Février et du Bas-Montbrault. Tous ces biens furent vendus nationalement pendant la Révolution. M. de Vaujuas, mari d'Emilie de Langan, racheta plus tard le Boisfévrier. La juridiction du Boisfévrier était une haute justice qui s'exerçait au bourg de Fleurigné. Cette seigneurie comprenait un certain nombre de fiefs s'étendant en Fleurigné, Laignelet, Luitré et la Celle-en-Luitré ; mais les fiefs de ces deux premières paroisses relevaient seuls de la baronnie de Fougères, ceux des dernières relevaient de la baronnie de Vitré (Archives d'Ille-et-Vilaine). 

Le marquis du Boisfévrier était seigneur prééminencier et fondateur de l'église de Fleurigné : dès 1494 il est fait mention de ses armoiries dans les verrières de ce sanctuaire et de la litre ou lisière qui présentait ce même blason à l'intérieur et à l'extérieur du temple. Dans le choeur et du côté de l'évangile on remarque encore aujourd'hui un enfeu d'aspect monumental, réservé aux seigneurs du Boisfévrier : c'est une grande arcature surmontée d'un vaste entablement avec fronton ; au centre est un écusson : de sable au léopard d'argent, armé, lampassé et couronné de gueules, qui est de Langan, accompagné de la devise de cette famille : Immune opprobrio genus. Plus bas, une plaque commémorative, transférée actuellement au château du Boisfévrier, présentait une longue inscription relatant la succession généalogique des sires de Langan, seigneurs du Boisfévrier, de 1570 à 1727. Cette table de marbre relatait aussi une fondation qu'avait faite, le 25 août 1602, dans l'église de Fleurigné, René de Langan, seigneur du Boisfévrier. Cette importante fondation consistait en un collège de six chapelains qui devaient célébrer tous les jours de la semaine une grand'messe avec diacre et sous-diacre en l'église paroissiale pour les seigneurs de Langan défunts. Nous n'avons point retrouvé la description de l'ancien manoir du Boisfévrier qu'accompagnaient au XVIIème siècle une chapelle et une fuie seigneuriale ; le château actuel est une jolie construction moderne de style gothique, entouré d'un beau parc, possédé et habité au XIXème siècle par M. le Vte Le Bouteiller, descendant par sa mère, née Treton de Vaujuas, des anciens sires de Langan, marquis du Boisfévrier (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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