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GORGES

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La commune de Gorges (bzh.gif (80 octets) Gored) fait partie du canton de Clisson. Gorges dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GORGES

Gorges vient du latin "Gurgites" (lieu où la rivière se resserre).

Le nom de Gorges apparaît au XIIème siècle dans une charte. Les Templiers s'implantent sur le territoire de Gorges vers le début du XIIIème siècle (trois pierres tombales, qui portent les insignes du Temple, sont encore visibles dans l'ancien presbytère). Gorges faisait jadis partie des Marches du Poitou et de la seigneurie de Clisson. Le premier château féodal avait été construit à l'emplacement du manoir de La Motte qui fut acheté en 1723 par Babin de Bourneuil.

Les autres terres nobles étaient l'Oiselinère, la Batardière, la Bourdonnière, la Gohardière et la Sénardière. Dès le XVème siècle, le château de la Sénardière dépend d'une châtellenie importante. Ce château devient en 1571 la propriété de la famille de Fiesque. En 1592, naquit au château de La Senardière Claude de Friesque qui devint curé de Gorges de 1610 à 1670. Son frère, Julien Fiesque, est le curé de l'église Saint-Sulpice à Paris et l'ami de l'abbé Olier, fondateur des séminaires : ce qui créa de bénéfiques liens spirituels avec Gorges.

Sous la Révolution, les trois prêtres de Gorges : Dugast recteur, Durand et Paquereau vicaires, refusent le serment à la Constitution civile. Le recteur Dugast du Combrenier est une des victimes des noyades de Nantes en novembre 1793. C'est l'abbé René Lévesque (sulpicien et chef de la Communauté de Saint-Clément), né à Gorges, qui achève de bâtir la cure, avec ses fenêtres à meneaux. 

La paroisse de Gorges n'est devenue commune qu'après la Révolution de 1789.

Note 1 : le cahier de doléances de Gorges, rédigé par Gilbert de Pontchâteau, allié aux Grassal de La Chapelle-sur-Erdre et aux Baudry, est signé par Mathurin Lesimple, Gautret, Limouzin, Pâquereau et Pierre Luneau. Les trois prêtres de Gorges : Dugaste (recteur), Durand et Paquereau (vicaires) refusent le serment à la Constitution civile. Le vicaire Mathurin Durand se cache durant la Révolution au village, déguisé en mendiant, et il reste curé de la commune de Gorges jusqu'en 1826 (il meurt à Gorges en 1834). Les nobles : de Vieux, de Baye, La Tribouille, du Rortais ont été d'ardents officiers royalistes. Figurent parmi les biens nationalisés, ceux des La Tribouille, La Tousche-Limouzinière, des Viau du Pé (Poupardière), de Vieux (Ganolière).

Note 2 : liste non exhaustive des maires de la commune de Gorges : Sébastien Luneau, Pierre Lelièvre (sous le Ier Empire), Pierre Pâquereau (en 1804), Louis Cornu de La Proutière (en 1815), Thomas Leroux de La Duranderie (sous la Restauration), Quentin Davesne (sous Louis-Philippe), Jules Polo (après 1870, avec comme conseiller Philippe Delaroche-Vernet), Gautreau, Braud, La Morandière, Charles Renoul, Maujouan du Gasset (à partir de 1908), ...

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de Gorges : Claude de Fiesque (de 1610 à 1670), Dugast du Combrenier, Perère, Jean Poirier, Durand (jusqu'en 1826), Paul Renou (en 1826), François Brangeon (de 1837 à 1845), Pierre Citeau (de 1845 à 1868), Victor Blain (de 1868 à 1900), ...

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PATRIMOINE de GORGES

l'église Saint-Martin (1860-1870), édifié en remplacement d'une ancienne église datant du XVIème siècle. L'ancienne église détenait des pierres tombales de l'ordre des Templiers, portant la croix pattée et l'épée. La flèche du clocher haute de 48,40 mètres n'est terminée qu'en 1893. Les anciennes pierres tombales servent aujourd'hui de pavement dans la nef. Brûlée à la Révolution, l'ancienne église est réparée dès 1808 : travaux démarrés en 1802 par l'abbé Durand et achevés par l'abbé François Brangeon, recteur de Gorges de 1837 à 1845. Il en est de même pour le presbytère. L'église est bénite le 23 mai 1871 par Mgr Félix Fournier. Les seigneurs de La Gohardière (les de Baye) avaient leur enfeu dans la vieille église. Le desservant Pierre Cîteau (1845-1868) réalisa des oeuvres importantes : écoles religieuses, nouveau cimetière et le projet d'une nouvelle église en 1860. C'est le 23 mai 1871 qu'a lieu la bénédiction par Mgr Félix Fournier de la nouvelle église. La chaire à prêcher date de 1860-1870. Le grand autel est inauguré en 1878 : la sainte table a été offerte par demoiselle Blineau des Mortiers. Les vitraux, oeuvre du maître verrier Meuret, datent de 1871 : le vitrail du fond du sanctuaire représente Saint-Martin, patron de la paroisse ;

le manoir de l'Oiselinière (1800-1835), situé route de Mouzillon. Il s'agit d'une ancienne propriété des seigneurs de Clisson. L'Oiselinière était une ancienne maison de chasse des sires de Clisson, avec fortifications, fuie  et droit de pêche exclusif entre Liveau et Gervaud. La chapelle privée de l'Oiselinière est fermée durant la Révolution. Les communs datent de 1800. Le manoir devient tour à tour propriété des Prézeau ou Préseau, de La Bourdonnaye, puis des négociants nantais : Douault et Bertrand-Geslin au XIXème siècle (alliés aux Doré-Graslin), puis du général Audibert. Le domaine a été aménagé par Jean Baptiste Bertrand-Geslin, propriétaire et maire de Nantes en 1805. La Bourdonnière était une annexe de l'Oiselinière depuis 1515. En dépendaient également La Gravelle, La Ganolière et La Motte : La Motte est achetée en 1723 par Babin de Bourneuil, et La Gohardière et La Batardière dépendaient de Clisson ;

le manoir la Batardière (XVI-XXème siècle). La seigneurie de la Batardière est mentionnée dès le XIème siècle et tire son nom de Jean Batard, propriétaire en 1450. Ses descendants possèdent le château jusqu'au XVIIème siècle. Propriété aussi des Bureau, alliés aux Belorde, Bouchaud et Letourneux. La fuie est bien conservée et plusieurs encadrements de portes retiennent l'attention ;

l'ancienne filature d'Angreviers (1827-1828), oeuvre de l'architecte Etienne Blon. Il s'agit d'un ancien moulin à eau du XVIème siècle, reconstruit au début du XIXème siècle par Louis Massions. L'ancien logis d'Angreviers est la propriété de la famille Blineau (marchands) et d'Auguste Giraud au XIXème siècle ;

la maison rurale (XIXème siècle), située au lieu-dit "les Hauts-Mortiers". Il s'agit, semble-t-il, de la demeure du poète Jean Meschinot, puis de la famille Gouraud ;

le logis du Boishuaud ou Bois-Ruaud. Propriété de la famille de Bourgues et de la famille Valentin de Clisson au XIXème siècle ;

l'ancien logis de La Grange. Propriété des Pelloutier (au XIXème siècle), héritiers des Duboueix ;

l'ancien logis de La Gravelle. Propriété des familles Peltier et Barré (au XIXème siècle) ; 

l'ancien logis de La Roche. Propriété de Quentin Davesne (au XIXème siècle), puis de la famille Boiteaux ; 

l'étendoir du Liveau (1829). Il s'agit d'un ancien moulin connu dès 1407 et transformé en papeterie par la propriétaire du manoir de l'Oiselinière, madame Adelaïde Marguerite Bertrand-Geslin ;

A signaler aussi :

le monument Saint-Joseph (XIXème siècle) ;

la découverte de haches de pierre dans le bourg de Gorges, de monnaies gauloises dans un pot au lieu-dit "la Brie", d'une pièce d'or à l'effigie de Tibère à La Heurnière ;

trois pierres tombales qui portent les insignes du Temple : on les voit au seuil de l'entrée principale du presbytère, du côté de la cour et de celui du jardin, ainsi que la troisième qui sert de margelle au puits ;

la mine d'uranium "Le Chardon", située à 1 kilomètre à l'Ouest de l'agglomération de Gorges, ouvert dès 1957. L'uranium ne fut exploité qu'en souterrain jusqu'en 1976 ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GORGES

La Gohardière, avec ses curieuses tourelles du XIVème siècle, a appartenu successivement aux familles de Baye, de Kéralio, de la Tribouille (alliée aux Luzeau de La Morinière, aux de La Tousche-Limouzinière), Polo (Jules Polo au XIXème siècle) et Pergeline. En 1896, la propriété de La Gohardière est vendue par la famille Polo. La Gohardière et la Bâtardière dépendaient de Clisson. Les de Baye possédaient aussi la Jannière et la Cassemichère. 

L'Oiselinière était la résidence de campagne et de chasse préférée du connétable Olivier de Clisson : il y entretenait une meute, des faucons, puis des parcs à faisans et à perdrix. C'est en ce lieu que l'on garde, soigneusement, le plus ancien parchemin où l'on trouve le nom de Muscadet, pour indiquer des plants de 1636. La propriété de l’Oiselinière était avant la Révolution française une « Seigneurie ». Elle est signalée dans « les Actes » du chartrier déjà depuis 1333. Elle s’étendait sur les communes de Gorges et de Clisson, et relevait féodalement des Seigneurs de Clisson et du Pallet. Durant 643 ans, cette seigneurie ne change que trois fois de famille : c’est Maurice le Meignen qui en est propriétaire en 1333. Liste non exhaustive des seigneurs de l'Oiselinière : Maurice le Meignen en 1333 et 1367,  Jean le Meignen époux de N de l'Ecorce, Maurice époux de Catherine de la Noé en 1404, Maurice le Maignen en 1411, Georges, Catherine qui épouse Geoffroy Préseau, Geoffroy Préseau  par alliance avant 1478, Pierre Préseau en 1531, Gilles Préseau en 1614. Les Le Maignan de l'Ecorce, la Verrie et de Kerangat sont issus des Le Maignan seigneurs de  l'Oiselinière dont la branche aînée se fond dans Préseau.

En 1404 "testament de Maurice Meignen Sgr de loiselinière en Gorges, et de l'Ecorce en vieillevigne, veuf de guillemette Baron à présent époux de Catherine de la Noé, il élit sépulture en l'église de Gorges". En 1412 "Certificat de Guillaume Mathieu prêtre recteur de la trinité de Machecoul, ayant quant a ce les pouvoirs d'Henri le barbu évêque de Nantes délivré a Maurice le Maignen exécuteur testamentaire du susdit Maurice le Maignen son aieul attestant que le premier a accompli toutes les prescriptions du testament sauf deux qu'il s'engage a remplir" (archives de la ville de Nantes série II_131).

Le 2/02/1411 hommage de Maurice Maignan à Marguerite de Clisson pour la terre de Loaizelinère (L'Oiselinière). Les terres de l'Oiselinière sont a l'époque plantées en grande partie de vignes. Début de la transcription de l'aveu : " Ce sont les chouses que je Maurice  Maignen tiens et avoue atenir  de ???????? et tres puissante dame a sa dame la comtesse de Penthiviere vicomtesse de limoges et dame de Clisson ad cause de son chasteau  et chastelenie de cliczon a foy et homage plain et a rachat quant le cas y avien. Savoir est  avons lebergement de loazelinière o ses apparten(nances)....." (archives des  Pyrénées Atlantiques à Pau ref E638).

Le 22/10/1478, lettre patente autorisant Geoffroy Préseau, écuyer, a reconstruire le colombier de la terre de "Loiselinière" qu'il possède depuis peu. En 1531, "lettres de Francois de Bretagne baron d'Avaugour sgr de clisson permettant a Pierre Préseau écuyer sgr de l'Oiselinière d'y édifier une « fuye de pierre » a tel nombre de pertuys qu'il verra l'avoir affaire" (archives de la ville de Nantes serie II-117). Dans les "archives ville de Nantes série GG saint Vincent", on trouve mentionner le 17 avril 1614, Gilles Préseau, Sr de Loyselinière et Delle Marie de Sesmaisons.

Le Maignan ou Le Maignen est une famille originaire du comté nantais qui a formé quatre branches : - 1. Guille Le Maignan, vivait vers 1300. Un arrentement fait par son fils le 11 juillet 1367, prouve qu’il fut le père de Maurice qui suit. - 2. Maurice Le Maignan, sgr de Loiselinière à Gorges (Loire-Atlantique) fit un arrentement le 11 juillet 1367 devant la cour de Clisson, en faveur de Pérot Armet et de Nicole, sa femme. Il fut le père de plusieurs enfants : Jehan, qui suit, et Guillette, qui épousa d’abord Joseph Le Forestier, puis Nicolas Bastard, sgr de la Bastardière. - 3. Jehan Le Maignan, sgr de L'Oiselinière, marié à N. de L’Ecorce, dont il eut : Maurice, sgr de L'Oiselinière, cité dans un acte du 11 juin 1447. D’une alliance inconnue, ce dernier eut deux enfants : Jeanne, qui épousa Guillaume de La Morterays, et Georges, qui fut le père d’une fille : Catherine, qui épousa d’abord Guillaume Charbonneau, écuyer, sgr de l'Echasserie, peut-être fils de Guillaume Charbonneau et de Pernelle Maynard, puis Geoffroy Prézeau à qui elle apporta la terre de Loiselinière (ou l'Oiselinière).

La Sénardière, seigneurie importante dès le XVème siècle, relevait du marquisat de La Galissonnière et possédait jadis un droit de fuie, de moulin et d'étang. Propriété des familles de Fiesque, Goyon de Marcé, Letourneux et Brin de La Morandière. En 1592, naît au château de La Sénardière Claude de Fiesque qui devient curé de Gorges de 1610 à 1670. Il avait un frère Julien, curé de Saint-Sulpice de Paris, ami de l'abbé Olier, le fondateur des Séminaires. Brin Simon (XIXème siècle) est issu d'une famille d'un préfet d'Ille-et-Vilaine, ami du père de Waldeck-Rousseau.

La Bourdonnière a appartenu successivement aux familles Cornu (hommes de lois), Gastineau, Allegret (au XIXème siècle), Maujouan du Gasset (par alliance). La famille Cornu est alliée aux Bureau de La Batardière. 

La Poupardière a appartenu à la famille Viau de Pé, alliée aux Poulpiquet du Halgouet (terre de Saint Thomas).

La Ganolière a appartenu à la famille de Vieux du Grand-Pin (Clisson) alliée aux Guignard de Saint-Ours et de Surgères, seigneurs de Remouillé.

Le Plouard a appartenu successivement aux familles Gastineau (ou Gatineau), Le Coq (ou Lecoq), Renoul et Delaroche-Vernet (au XIXème siècle). Cette propriété fait partie du bourg de Gorges.

Les principales familles de Gorges aux XVIIème et XVIIIème siècles sont : les de Baye (seigneurs de La Gohardière qui possédaient aussi La Jannière et La Cassemichère), les Bureau (manoir de La Batardière), les de Bourgues (manoir du Boishuaud), les de Fiesque (seigneurs de La Sénardière), les Cornu (manoir de La Bourdonnière), les Poussin, les Blineau (à Angreviers), Gilbert de Pontchateau (lieutenant de La Gruerie et maître des chasses).

Les propriétaires de Gorges, au milieu du XIXème siècle sont : les Allegret (à La Bourdonnière), Valentin de Clisson (au Bois-Ruaud), Jules Polo (à La Gohardière), les Pelloutier (à La Grange), Peltier et Barré (à La Gravelle), Bertrand-Geslin (à l'Oiselinière), Auguste Giraud (à Angreviers), Delaroche-Vernet (au Plouard), Quentin Davesne, puis Boiteaux (à La Roche), Brin Simon (à la Sénardière).  

(à compléter)

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