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GUEHENNO |
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La commune de Guéhenno ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUEHENNO
Guéhenno vient, semble-t-il, du nom de son fondateur Guéhennoc.
La paroisse de Guéhenno semble être un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Guegon (pour la partie nord de Guéhenno), et de l'ancienne paroisse primitive de Bignan (pour la partie sud de Guéhenno). Guéhenno serait, apparemment, dorigine monastique (XIème siècle).
La paroisse aurait été fondée en 1196 par Guéhennoc, évêque de Vannes. Cruguel est certainement un démembrement de Guéhenno. En effet le château des Timbrieux, au centre du territoire de Cruguel, faisait autrefois partie de Guéhenno. Guéhenno avait pour trève La Chapelle-ès-Brières (Notre-Dame des Brières) ou Bièvres (passée à Guégon) et dépendait du doyenné de Porhoët.
On rencontre les appellations suivantes : Monster-Guézenou (en 1260), Mouster-Guéhenou (en 1387), Monstoer Gueheno (en 1426), Monster Gueheneuc (en 1427), Moustoir-Guehenno (en 1429), Guehenno (en 1447), Gueheno (en 1464).
Note 1 : Quand on jette un coup d'oeil sur la carte de l'Etat-major, on reste étonné de l'étrange configuration du territoire actuel de Guéhenno, qui forme une longue et étroite bande de terrain. Mais quand on songe que le château des Timbrieux, aujourd'hui en Cruguel, était autrefois de Guéhenno ; quand on se rappelle que Billio a été longtemps une annexe de Cruguel, on est porté à croire que ces deux paroisses ont été primitivement détachées de Guéhenno. Quand, d'un autre côté, on considère que la trêve des Brières a été récemment accaparée par la commune de Guégon, et que les quartiers de Sainte-Anne en Buléon, et de Sainte-Suzanne en Bignan semblent lui appartenir naturellement, on est encore porté à croire que là aussi on a fait des annexions aux dépens de Guéhenno. Aujourd'hui cette paroisse ressemble, par sa forme allongée, à un oiseau, dont on a coupé les ailes, ou à un tronc d'arbre dont on a scié les branches. La superficie de la commune est actuellement de 2322 hectares, qui se partagent presque par moitié entre la culture et les landes. En 1891, sa population est de 1334 habitants. A ces deux chiffres il faut ajouter, pour la paroisse, le quartier de la Chapelle-des-Brières, qui appartient à Guégon pour le civil seulement. Quant aux monuments antiques, ils ne sont pas nombreux. Sur la lande du Crano, à l'ouest d'un moulin à vent, on voit plusieurs petits tumulus. La voie romaine de Vannes à Corseul touche la pointe sud-ouest de son territoire, et il est probable que quelque camp la garde à droite ou à gauche ; le Mont en Guéhenno aurait pu fournir un excellent observatoire, qui a été utilisé dans les âges postérieurs. Le nom de la présente paroisse a été écrit de plusieurs manières : Monster-Guézenou en 1260, Monster-Guéhenou en 1387, Moustoir-Guéhenno en 1429, et Guéheno en 1501. Ce nom de Moustoir trahit une origine monastique, probablement antérieure à l'invasion normande. La tradition porte qu'il y avait un monastère au Mont. Si l'on considère en outre que cette paroisse est sous l'invocation de saint Pierre, et qu'elle devait être jadis très étendue, on aura deux nouveaux indices de sa vénérable antiquité. Cette paroisse est sur la limite du breton et du français : les villages voisins de Saint-Jean et de Bignan parlent breton, tous les autres parlent français (Joseph-Marie Le Mené - 1891) ;
Note 2 : Liste non exhaustive des maires de Guéhenno : Joseph Nouvel (1793-1799), Jean Kerdal (1799), Louis Fleury (1799-1805), Jean Kerdal (1805-1816), Julien Marie de La Goublaye (1816-1824), Julien Farault (1824-1830), Mathurin Ahée (1830-1833), Pierre Julien Grignon (1833-1835), Vincent Le Douarain (1835-1847), Mathurin Dréan (1847-1856), Pierre Marie Dréan (1856-1864), Julien Guillo (1864-1881), Louis François Le Breton (1881-1900), Martin Marthurin (1900), Gérad Le Breton (1900-1912), Mathurin Nicoly (1912-1921), Théodore Guillo (1921-1925), Emmanuel Guillo (1925-1945), Auguste Dréano (1945-1947), Charles Le Cam (1947-1965), Emmanuel Guillo, fils (1965-1995), Jean-Claude Le Brun (1995-2006), Brigitte Bernard (2006-2008), Didier Lesage (2008-1014), Jean-Claude Diabat (2014-?), etc ....
PATRIMOINE de GUEHENNO
l'église Saint-Pierre-et-Saint-Jean-Baptiste
(XVIème siècle - XIXème siècle).
Cette église, qui date de 1859 (sous le ministère de l'abbé
Jacquot et du vicaire Laumailler), remplace une église plus ancienne du XVIème siècle qui a été incendiée
en 1794. A peine édifié, le clocher s'effondra et fut immédiatement
reconstruit. De l'ancienne église du XVIème siècle, on a conservé la
sacristie, au Sud, et sa jolie porte flamboyante. A l'intérieur on peut
voir, outre une piscine du XVIème siècle, un bas-relief en pierre
provenant de l'ancien porche et représentant diverses scènes de la Passion
et une Vierge à l'Enfant en bois polychrome datée du XVIIIème siècle.
Une inscription située à l'extérieur porte les mots suivants : "ce
portail fut fait l'an 1547". Le bénitier date du XIXème siècle.
On y trouve aussi une crédence trilobée du XVIème siècle qui a été
mise à jour lors des travaux de restauration en 1957 ;
Nota : L'église paroissiale de Saint-Pierre a été reconstruite en 1859, grâce à la sollicitude et aux travaux personnels du recteur M. Jacquot, et du vicaire M. Laumaillé. A peine achevée, le 10 février 1859, la tour tomba sur l'église et l'écrasa. Une inscription placée sur la porte du midi de l'église dit : Ecrasée par la chute inespérée de ma nouvelle tour, la charité m’a réédifiée. On y a conservé quelques restes de l’ancien édifice : au sud, sacristie, en belles pierres de taille, avec une porte à anse de panier et accolade ; dans le choeur, piscine à trilobes et accolade, avec un écusson d’évêque ou d’abbé ; ailleurs un bas-relief en pierre, provenant de l'ancien porche, et représentant différentes scènes de la passion de Jésus-Christ ; à l’extérieur, une inscription en capitales romaines : CE PORTAL FUT FAICT LAN MIL D. XLVII (1547). Dans le cimetière se voit un riche Calvaire du XVIème siècle, récemment restauré par le même recteur. Qu'on se représente des degrés, portant un autel surmonté d'un socle et couronné de trois croix : le tout en granit, d'une hauteur totale de 9 mètres 60. « A la croix principale est sculpté le Christ, avec la Vierge et saint Jean à ses pieds ; au-dessous, un personnage couronné, à demi-couché, qui peut figurer la synagogue ; au-dessous encore, une Pitié ; aux autres croix sont attachés les deux larrons. Au bas, un groupe représente Jésus, portant la croix, entre des soldats et sainte Véronique ; aux angles sont les quatre évangélistes. Sur les côtés du socle supérieur sont figurés la prière au jardin des Oliviers, la flagellation, le couronnement d'épines et l'ensevelissement ; sur le devant du socle inférieur ou de l'autel, la descente aux enfers. Autour se dressent les statues des quatre grands prophètes ; enfin, sur la corniche des socles, on voit des figures de démons, des feuillages, et l'inscription gothique : J. Guillouic a faict ceste crouex de par les paroessiens. 1550 ». — Ce Calvaire, le plus beau du Morbihan, démonté et enfoui en 1794, a été restauré et complété en 1855 (Rosenzweig. Stat.). Les chapelles publiques sont les suivantes : — 1. Notre-Dame-ès-Brières, centre d'une trève, appelée quelquefois paroisse. Les fenêtres sont ogivales, et les meneaux en flammes et quatrefeuilles, avec des restes de vitraux. On y voit un rétable en pierre, grossièrement sculpté, représentant la Salutation angélique. — 2. Saint-Michel, sur le mont Guéhenno ; construction de forme rectangulaire, mesurante 20 mètres sur 7 environ. Les fenêtres sont ogivales et les contreforts inachevés ; cette chapelle a été restaurée en 1890. — 3. Saint-Marc, sur le mont, à côté de saint-Michel, est aussi de forme rectangulaire et mesure 10 mètres sur 6. Cet édifice, est en ruines, et appartient à un particulier. — 4. Saint-Nicolas, depuis longtemps détruite. — 5. Saint-Philippe et Saint-Jacques, à Pontdelen, également démolie. Les chapelles privées étaient celle de Saint-Sébastien aux Timbrieux, et celle de la Ville-Olivier aujourd'hui démolie. Les frairies se rangeaient autour des chapelles de Saint-Michel, de Saint-Marc, de Saint-Nicolas, et de Pontdelen. Les chapellenies étaient les suivantes : — 1. Celle de Clégrio, ou de Notre-Dame-des-Fleurs, fondée probablement par les seigneurs du lieu, et desservie dans l'église paroissiale jusqu'à la Révolution. — 2. Celle des Timbrieux, fondée en 1638, par Julienne de la Chesnaye, dame du dit lieu, et chargée d'une messe quotidienne, à célébrer dans la chapelle du château. — 3. Celle de Pierre Le Febvrier, recteur de Guéhenno, mort en 1625, desservie d'une messe chaque mercredi au maître-autel, et dotée de terres à la Villesotte. — 4. Celle du prêtre Jean Denoual, desservie à l'autel de Saint-Jean, dans l'église paroissiale, et dotée d'une maison et jardin au bourg, et de quatre pièces de terre. — 5. Celle du prêtre Pierre Danet, fondée en 1745, chargée d'une messe chaque jeudi, à l'autel du Saint-Sacrement, et dotée d'une maison et diverses pièces de terre. — 6. Celle de Jean Picaud, dont on ne connaît ni les charges ni la dotation. — 7. Celle du prêtre Louis Le Mercier, dont les conditions sont également inconnues. La fondation de M. Pierre Danet, prêtre, existe encore en 1891 ; celle de la Villesotte a été rétablie en 1843 par Anne Bourlo, veuve Le Gal. Le revenu net de la petite métairie, base de la fondation, est employé, un tiers en aumônes, un autre tiers en messes, et le troisième pour orner l'Eglise. Les autres fondations n'existent plus. Le recteur avait anciennement la dîme sur toute sa paroisse, sauf quelques villages réservés à des bénéficiers étrangers. Mais en 1501, les fruits de cette paroisse furent annexés à la mense capitulaire de Vannes, par décret de Jean de Gallis, vicaire général du cardinal Laurent Cibo : ce qui fut confirmé par une bulle d'Alexandre VI, du 16 octobre de la même année, En vertu de cette bulle, le recteur conserva la jouissance du presbytère et de ses dépendances, le casuel, les menus fruits et une portion des dîmes, fixée à 30 mines de seigle, 3 de froment et 2 d'avoine, mesure de Porhoët ; en 1769, cette portion fut convertie en une pension annuelle de 500 livres. — Le chapitre percevait directement ou affermait les dîmes, à son choix : il en retirait 75 livres en 1527, 200 livres en 1628, 600 livres en 1718, et 1100 livres en 1790. Sur cette somme il fallait prélever la part du recteur qui était, en 1790, de 700 livres, et celle du vicaire des Brières qui était alors de 350 livres : il ne restait donc au Chapitre, à la même date, que 50 livres. La bulle d'union n'ayant pas formellement réservé au Chapitre la présentation du recteur, la paroisse resta soumise à la nomination alternative du pape ou de l'évêque, suivant le mois de la vacance. Guéhenno était de la seigneurie et du doyenné de Porhoet, et relevait de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Plumelec et du district de Josselin. Son recteur, Vincent Denoual, archiprêtre de la cathédrale, refusa, en 1791, comme M. Carel, vicaire des Brières, le serment à la Constitution civile du clergé, et fut plus tard déporté à la Guyane où il mourut le 22 décembre 1798. Pendant la révolution, on vendit comme biens nationaux la dotation des chapellenies de Guéhenno. Au mois d'avril 1794, les républicains se portèrent sur le bourg, mirent le feu à l'église et brisèrent plusieurs pièces du Calvaire, qui avaient été mal cachées. Bientôt les Chouans tombèrent sur ces Vandales et les mirent en fuite. Les premiers coups de feu des Chouans furent tirés auprès de la chapelle du Pontdelen, sur les Républicains qui, le 8 septembre 1793, emmenaient à Josselin M. Le Clerc, curé de Saint-Jean-Brévelay. Ce prêtre fut délivré, mais blessé dans le combat, il mourut à la Ville-Moisan des suites de sa blessure, et fut enterré à Guéhenno, d'autres disent dans la chapelle du Pouldu. Le 6 novembre 1799, des troupes républicaines, battues la veille par Guillemot dans la lande de la Vache-gare, vinrent se faire écraser, près du Mont en Guéhenno, par Georges Cadoudal. « Ce que je regrette le plus, dit ensuite leur commandant, c'est de nous voir vaincus, deux jours de suite, par des paysans ». Les prisonniers furent passés par les armes au-dessous du village de Carado, et une croix de bois signala leur sépulture. Guéhenno se vit rattaché en 1800 à l'arrondissement de Ploërmel, en 1801 au canton ou justice de paix de Saint-Jean-Brévelay, et en 1802 au doyenné de Bignan : ce qui n'a pas été changé en 1891 (Joseph-Marie Le Mené - 1891).
Voir aussi
"L'histoire de la paroisse de Guéhenno et ses recteurs"
la chapelle Saint-Michel
(XV-XVIIème siècle), située sur le mont Guéhenno et restaurée en 1890 et
1972. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire, à fenêtres et
pignons flamboyants. A l'extérieur, au-dessus du portail méridional, se
trouve un tympan sculpté du XVème siècle avec une
statue qui représente saint Michel terrassant le dragon.
La statue, en bois polychrome, de Saint-Michel date du XVIème siècle ;
l'ancienne chapelle
Saint-Marc (XVIème siècle), située sur le mont Guéhenno et aujourd'hui disparue.
Il s'agissait d'un petit édifice rectangulaire du XVIème siècle, en
ruines en 1930. On pouvait y voir un joli bénitier extérieur surmonté
d'une accolade. Cette dernière fût déplacée pierre par pierre à Callac pour être reconstruite
entre 1960 et 1962 et rebaptisée la chapelle Saint Joseph. "Cette
chapelle Saint-Marc était au village du Mont en Guéhenno, en ruine,
elle fut récupérée par Mr Ernest Binard curé de Callac (décédé
le 11 juillet 1987 et dont le tombeau est dans la chapelle St Joseph à Callac) qui traita avec Maurice Hamon,
tailleur de pierre et entrepreneur de bâtiments à Saint-Aubin ....... le
chantier de démolition numérotage, calepinage pierre par pierre pour
reconstruction à l'identique sur le site du chemin de croix de Callac ......" ;
l'ancienne
chapelle Notre-Dame-es-Brières. Il s'agissait d'un petit édifice du
XVIème siècle, mentionné en 1930, dont les fenêtres en tiers-point, à
beau réseau de trilobes et quatrefeuilles, avaient conservé quelques
restes de vitraux anciens ;
le calvaire
du cimetière (1550), renversé en 1794 et restauré en 1853 par l'abbé Jacquot.
Cette croix aurait été érigée en 1550 par un nommé
Guillouic. En effet, on trouve sur la corniche
du socle l'inscription "J. Guillonic a faict ceste crouex de par les
paroessiens. 1550". Un autel, où est sculptée la descente aux enfers, est dominé
par un socle où sont représentées les scènes de la prière au jardin des
oliviers, de la flagellation, du couronnement d'épines et de la mise au
tombeau. Sur ce socle s'élève une triple croix
(de 1550) : à droite et à gauche les deux larrons, sur la croix centrale,
au sommet, le Christ avec la Vierge et saint Jean, en-dessous un personnage
couronné et à demi-couché, plus bas encore une Vierge de Pitié. Au pied
de la Croix, sur le socle, est représenté Jésus portant la Croix entre
des soldats et sainte Véronique : aux angles sont les figures des quatre
évangélistes. La mise au tombeau date de 1853 (époque de l'abbé Jacquot)
et elle est composée de sept personnages en costume du XIXème siècle. La
Résurrection, datée de 1853, s'affiche sur les deux socles du calvaire :
on voit Jésus Christ ressuscité apparaissant aux saintes femmes. En 1855,
est pavé le pourtour du calvaire ;
la croix (1527).
Le socle porte une inscription gothique : "dom jehan le guevel lesne
fist faire ceste croues lan mil cinq centz XXVII" ;
la croix de la
Ville-Sotte ;
l'ossuaire du cimetière (1863-1864).
Cet édifice, situé derrière le calvaire, est construit par l'abbé
Jacquot et son vicaire ;
le tombeau de l'abbé Jacquot (1866),
situé au cimetière. Une inscription en latin indique : "ici repose
le prêtre, savant, sage et pieux, c.m. jacquot, recteur de cette paroisse,
le calvaire, la tour et l'église diront longtemps les travaux du regretté
pasteur. il est mort, à l'âge de 60 ans, le 7 février 1866" ;
le manoir de Les May
ou château de Lemay ou de Le Mée (1570-1580), édifié
par la famille Lesmais mentionnée à Guéhenno depuis le début du XVème
siècle. Propriété de Guillaume Lemaes en 1427 et de Jehan
Lesmays en 1464. La seigneurie de Lemay avait un
droit de moyenne et basse justice. On y voit un superbe colombier.
Propriété successive des familles Duplessix, Keravéon, Cambout, Montaigu
(sous le Second Empire) et Coutance ;
l'ancien
manoir de la Ville-Olivier, siège d'une seigneurie avec moyenne justice. Ce
manoir possédait autrefois une chapelle privée, qui fut démolie au
XIXème siècle ;
la fontaine Saint-Jean,
située route de Buléon. Elle abrite une statuette de saint
Jean Baptiste ;
7 moulins dont le moulin à vent du Grano et les moulins à
eau de Tugdual, de Lemay, de la Ville-Olivier, de Quemené, de Huruel ;
A signaler aussi :
les tumulus sur la lande de Grano ;
la découverte de monnaies de Tetricus ;
une
borne milliaire ;
ANCIENNE NOBLESSE de GUEHENNO
Les seigneuries de Guéhenno étaient :
1. Caranloup, dans la trève de Notre-Dame des Brières.
2. Châteauneuf, à l'ouest du bourg.
3. Clégrio, à l'est, aux Coetlagat, puis aux Douarin.
4. Collédo (le), au sud-ouest, aux Poyet, puis aux Limonier.
5. Guer (le) ou le Guern, au nord.
6. Kerembras, au sud, aux Gâtechair.
7. Lemay, au nord-est, moyenne et basse justice ; château inachevé de la Renaissance, avec portes en plein cintre, fenêtres ornées et cheminées sculptées.
LESMAYS. Seigneurie et manoir en la paroisse de Guéhenno, évêché de Vannes, avec moyenne et basse justice. Appartenait en 1426 à Guillaume de Lesmays ; en 1666, avec ses cours, fiefs, métairies et autres dépendances, à messire Louis-François de Lantivy, conseiller au Parlement de Bretagne (Etat des Terres nobles de l'évêché de Vannes, en 1666, p. 294). Elle lui était venue par son mariage, en 1655, avec Florimonde de Keradreux, dont la mère était Ambroise de Lesmays (Théodore Courtaux, 1899).
8. Le Mené, au nord , aux Cadier.
9. Le Mont, au sud-est.
10. Penhais, ou Penher, au sud-ouest.
11. Les Timbrieux (Voir Cruguel).
12. Ville-Cadoret, au nord-nord-ouest.
13. Ville-Eon, vers l'ouest.
14. Ville-Gourden, aux Quélen ?
15. Ville-Olivier, au nord-est, sur les confins de Guégon et de Cruguel, moyenne et basse justice.
(de Joseph-Marie Le Mené).
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Guéhenno : Guillaume du Coledo (Le Coledo), Allain de la Chesnaye (Timbrieux), Guillaume Lemaes (Lemays), Jehan Lemaes (Perno), Le Penneher (Penhais), Guillaume de Coetlagat (Clegrio), Guillaume Plessix (Guern), Jehan Legal (Villéon), Pedron Daniel, Ollivier Le Tressay, Jouhan Le Bihean, Jouhan Juston.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Guéhenno comptabilisés avec ceux de Billio :
Jehan
de LESMAYS (50 livres de revenu), remplacé par Eonnet de Lesmays ;
Ollivier
AVALLEUC (400 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;
Jehan
de la CHESNAYS (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;
Guillaume
de COETLAGAT (20 livres de revenu), remplacé par son fils Robin ;
Raoullet
ESTORE (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;
Robin
de KERENBARS (15 livres de revenu) porteur d'une brigandine ;
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Guéhenno comptabilisés avec ceux de Billio :
Jehan
HUS (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Allain
LE DOUARAIN (110 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;
Jehan
de la CHESNAYS (100 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;
Eonnet
de LESMAYS, décédé (10 livres de revenu), remplacé par Jehan de Lesmays,
héritier : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Jehan
DERYEN (20 livres de revenu) ;
Robien
de COETLAGAT (15 livres de revenu) : défaillant ;
Raoullet
ESTORE (20 livres de revenu), remplacé par Eonnet Estore : porteur d'un
paltoc, comparaît armé d'une vouge ;
Guillaume
du PLESSIX (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, comparaît armé
d'une vouge ;
Bertrand
HUS : défaillant ;
Jamet
BROCHAN : porteur d'un paltoc ;
Robin
KERAMBRAS (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
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