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LANDEAN

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La commune de Landéan (bzh.gif (80 octets) Landean) fait partie du canton de Fougères. Landéan dépend de l'arrondissement de Fougères, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANDEAN

Landéan vient du breton "lan" (monastère) et du breton "dehen" (doyen).           

La paroisse de Landéan (Lan-Dean, église du Doyen) semble remontée au milieu du IXème siècle, époque à laquelle se fondent des colonies bretonnes sur la frontière Est de la Bretagne. Landéan appartient à l'abbaye de Rillé à Fougères dès la fin du XIIème siècle, puis à l'ancien évêché de Rennes. 

Le nom de cette paroisse appartient à la langue bretonne. Lan répond à l'idée d'église, ou plutôt de lieu consacré au culte ; quant à déan, il signifie doyen : de sorte que Landéan peut se traduire par l'église du doyen. On peut donc regarder, en général, les paroisses qui présentent ce radical lan comme existant dès le IXème siècle, car à partir du Xème et surtout du XIème siècle la langue bretonne n'a plus été en usage en Haute-Bretagne. Quant à la présence de ces noms dans le pays de Fougères, elle est, aux yeux de M. Maupillé, « une donnée à peu près certaine de l'établissement d'une colonie bretonne dans ces parages à l'époque où ce peuple ajouta à ses possessions les terres les plus rapprochées de la Normandie et du Maine, c'est-à-dire vers le milieu du IXème siècle ». Landéan serait, par conséquent, « une des plus anciennes paroisses de la contrée ; et si nous nous en rapportons à son nom et à l'idée qu'il exprime, son église aurait même eu sur les autres églises de même origine, dans sa circonscription, une prééminence que nous ne voyons pas confirmée par l'histoire. Du reste, la perte de cette prééminence s'explique aisément par les évènements qui s'accomplirent un demi-siècle plus tard, lorsque les Bretons, refoulés dans leurs anciennes possessions, furent obligés de renoncer à l'occupation d'un pays dans lequel le fléau de la guerre avait tout dévasté. Tout porte à croire que la primitive église de Landéan disparut dans ce grand désastre ; et lorsqu'un siècle plus tard le calme rétabli permit de procéder à la reconstitution des paroisses, elle recouvra son nom avec l'existence, mais non son ancienne dignité » (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton de Fougères, 77 et 78). Quoi qu'il en soit, ce n'est que vers le milieu du XIIème siècle que Landéan fait son apparition dans notre histoire. Cette paroisse nous est alors révélée par la donation d'une partie de ses dîmes, faite vers 1150 par Garnier Bool, bourgeois de Fougères, au prieuré de Saint-Sauveur-des-Landes. En 1161, l'église de Landéan était encore entre les mains de prêtres séculiers, comme le prouve l'assistance de ces prêtres, nommés Geoffroy et Gédouyn, à un acte par lequel l'évêque de Rennes mit d'accord le prieur de Saint-Sauveur-des-Landes et les enfants de Garnier Bool. Mais elle n'y resta pas longtemps et elle ne tarda pas à passer à l'abbaye de Rillé. Dès 1163, en effet, ce monastère possédait en Landéan une prairie, « unum jornale prati in Landeanio », don de Raoul de Teillay (D. Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 653) ; mais, selon M. Maupillé, ce ne fut que de 1197 à 1200 que les chanoines réguliers de Rillé apparaissent d'une manière certaine en possession de l'église de Landéan. Ils fondèrent en ce lieu un prieuré-cure et ils administrèrent eux-mêmes la paroisse jusqu'à la Révolution. Landéan a été érigée en cure de deuxième classe par ordonnance royale en date du 24 février 1827 (Pouillé de Rennes).

La châtellenie du Hallay était la maison seigneuriale de la paroisse : elle avait un droit de haute justice et un droit de quintaine qui s'exerçait au Pâtis de la Quintaine

Au hameau du Châtel, il existait en 1148, une maison de chasse, nommée la Foresterie, où aimaient à séjourner les barons de Fougères, et où Henri Ier remit l'abbaye de Rillé à son fils Raoul, en présence de ses vassaux. Les Celliers de Landéan sont creusés dans la forêt en 1173 pour mettre les trésors de Raoul de Fougères et de ses vassaux à l'abri des Anglais. A noter qu'un couvent de Cordeliers, fondé en 1441, par le duc de Bretagne, François Ier, dans l'endroit de la forêt nommé le Pas-au-Meunier, a laissé quelques restes de ses anciens édifices ruinés par la guerre civile (1793).

On rencontre les appellations suivantes : Landeanium (en 1150), Landeen (en 1158), Landeham (en 1210), Landeanum (en 1410), Landanium (en 1516).

Note 1 : Le lieu de Chesnelé (en Landéan) pourrait être l'endroit où se retira au début du XIIème siècle un pieux solitaire appelé Bernard de Tyron. Le lieu de Saint-Martin (en Landéan) pourrait être l'emplacement de l'ancienne église Saint-Martin-du-Bois, dont Raoul Ier de Fougères transféra le culte à Laignelet vers la fin du XIème siècle.

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Landéan : Geffroy et Gédouyn (en 1161). Frère Thomas Galiot (chanoine régulier ; en 1419). Jehan Déguilles (recteur en même temps de Combourg et de Louvigné-du-Désert ; en 1517). Jean Le Clerc (évêque de Macérata, auditeur de rote, trésorier de Rennes et archidiacre de Dinan, prieur-recteur commendataire ; en 1540). Nicolas Freslon (en 1596). Frère Nicolas Pinot (en 1610 ; il devint prieur claustral de Rillé en 1615, aumônier et conseiller du roi en 1641 ; décédé le 13 novembre 1650 et inhumé le 15). Frère Jean Gillart (présenté par l'abbé de Rillé le 21 novembre 1650, il établit le Rosaire à Landéan en 1653, rendit aveu au roi en 1663 et résigna en faveur du suivant, son neveu ; décédé le 7 mars 1670). Guillaume Hameau (pourvu vers 1670, il rendit aveu au roi en 1676 et fit enregistrer en 1698 ses armoiries : d'or à trois arbres arrachés de sinople, 2, 1 ; décédé le 1er octobre 1717 et inhumé le 3 dans l'église). Frère Vincent Hameau (il fut pourvu en 1717 ; décédé âgé de cinquante-trois ans, le 25 avril 1723, et inhumé le lendemain dans l'église). Frère Charles-Louis Denyau (pourvu le 21 mai 1723, il prit possession le 24 et devint recteur de Fleurigné en 1728). Frère Simon-Joseph Coquebert (pourvu le 14 juin 1728, il se démit au bout d'un an). Frère Jean-Paul de Ravenel (il fut pourvu le 28 juin 1729 ; décédé âgé de soixante ans, 7 février 1753, à Fougères, et inhumé à l'abbaye de Rillé). Frère Gabriel-Maurice Bordier (il fut pourvu le 10 février 1753 ; décédé le 19 novembre 1778). Frère Joseph-Claude Proust (précédemment prieur des Loges-Marchix, pourvu le 17 décembre 1778, il gouverna jusqu'à la Révolution ; décédé en Angleterre). Julien-Pierre Tréhoret (1803-1812). Pierre Pacorin (1812-1818). Jean-Joseph Durocher (1818-1852). Julien Bertin (1853-1882). Olivier Verdier (à partir de 1882), .......

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PATRIMOINE de LANDEAN

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XII-XV-XVIème siècle). Cette église prieurale mentionnée dès le XIIème siècle dépend à cette époque de l'abbaye de Saint-Pierre-de-Rillé. Dédiée à saint Pierre, l'église de Landéan n'offre rien de remarquable. « On y trouve des vestiges de l'architecture de toutes les époques, depuis le style roman jusqu'à l'ogival flamboyant, mais rien de saillant » (M. Maupillé, Notices historiques précitées). L'édifice primitif se compose d'une seule nef à chevet droit ; au Sud de cette nef est une fenêtre flamboyante, et au Nord une fenêtre ogivale trilobée ; au bas, le portail en ogive, avec colonnettes et tympan gothique, était surmonté jadis d'un campanile, remplacé en 1826 par un affreux clocher. En 1833, on releva le chevet et l'on ajouta deux chapelles, de façon à donner la forme d'une croix à tout l'édifice. On voyait en 1781 dans cette église les autels du Rosaire et de Saint-Sébastien ; la confrérie du Rosaire y fut établie, en effet, dès le 2 mai 1653. L'ancien autel majeur était de 1669, mais le prieur M. Bordier en fit construire un nouveau en 1771. Les fondations desservies en ce temple valaient 70 livres en 1790. Le roi, en qualité de baron de Fougères, avait les droits de supériorité dans l'église de Landéan, mais le seigneur du Hallay y jouissait des droits de seigneur fondateur et prééminencier, ayant son banc, son enfeu et ses armoiries dans le choeur. Le seigneur d'Ardennes, en Saint-Georges-de-Reintembault, possédait aussi quelques prééminences, ainsi que le seigneur de l'Artoire. Ce dernier avait son banc et son enfeu prohibitif, avec ses armoiries, devant l'autel de Notre-Dame et Saint-Gorgon (Pouillé de Rennes). Elle se composait primitivement d'une simple nef à chevet droit avec deux fenêtres en arc brisé. Le pignon ouest est surmonté en 1826 d'un clocher qui remplace un ancien campanile. Le chevet a été reconstruit en 1833 et on y a ajouté deux chapelles. Le maître-autel date de 1771. Les seigneurs du Hallay possédaient jadis un enfeu dans le choeur et les seigneurs de l'Artoire avaient un enfeu dans l'église ; 

la chapelle du Châtel (1940), dédiée à la Vierge Marie et édifiée par Joseph Poirier à la place d'un ancien oratoire ; 

la chapelle de la Cherbonnelais (XIXème siècle), dédiée à la Vierge Marie et édifiée par Madame Passillé ; 

la chapelle funéraire (1823), située au cimetière et propriété de la famille Le Pannetier de Roissay ; 

l'ancienne chapelle de la Métairie, aujourd'hui disparue, est mentionnée dans le Pouillé ms. de Rennes (1711-1723) comme étant fondée d'une messe par semaine et présentée par le prieur de Châteaugiron ;

l'ancienne Chapelle de l'Hermitage, située jadis au village de l'Hermitage. On prétend que saint Vital et ses compagnons, avant de fonder l'Abbaye de Savigny (Manche) en 1112, se retirèrent d'abord à Chesnedé ou Chiennedé puis allèrent à l'Hermitage pour laisser libre le terrain de chasse favori du seigneur de Fougères à Chesnedé ;

Nota : Autrefois était dans la forêt de Fougères une très ancienne chapelle connue sous le nom de l'Hermitage, bâtie là où se trouve aujourd'hui le village qui porte le même nom. Dans les dernières années du XIème siècle, de nombreux solitaires s'étaient retirés dans cette forêt, comme nous l'avons déjà dit. Ils s'y étaient fixés dans un lieu que le biographe de saint Bernard de Tyron désigne sous le nom de Quercus docta, et qui semble être, d'après la tradition, le village actuel de Chesnedé, ou Chiennedé. Lorsque le baron de Fougères fonda l'abbaye de Savigné, une partie de ces ermites se retirèrent dans ce nouveau monastère, situé dans la forêt de Savigné ; mais quelques autres préférèrent rester en la forêt de Fougères et allèrent alors, dit-on, habiter sur la lisière du bois l'ermitage dont nous nous occupons. Quoi qu'il en soit de son origine, on ne saurait mettre en doute la haute antiquité de la chapelle de l'Hermitage : au moyen-âge, elle constituait un petit bénéfice qui était à la présentation des seigneurs de Fougères. L'un d'eux, René de Montejean, présenta le 7 septembre 1531 Jehan Champion pour le desservir à la place de Pierre Frest, décédé. Quelques années plus tard, la chapelle de l'Hermitage fut confiée aux soins des Cordeliers de Saint-François, qui dirent alors les messes de fondation. Nous avons encore la quittance du P. Pierre Ferry, s'intitulant en 1683 « chapelain de l'Hermitage de Fougères », et ayant reçu du domaine royal la rente due par la baronnie de Fougères à cette chapellenie. Quant aux fermes de l'Hermitage et de Chesnedé, enclavées l'une et l'autre dans la forêt, les ducs de Bretagne les donnèrent au XVème siècle à l'Hôtel-Dieu de Fougères pour l'entretien et la nourriture des pauvres ; elles n'en ont été aliénées que vers 1850, et elles n'offrent maintenant nulle trace de leur pieuse origine (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses du canton de Fougères et Pouillé de Rennes).

l'ancienne Chapelle de la Métairie, aujourd'hui disparue et située jadis route de Villamée ;

l'ancien couvent Saint-François (XV-XVIIème siècle). Ce couvent est fondé en 1440-1441 par les religieux de l'ordre de Saint-François-d'Assise. Le cloître, les enclos, le cimetière, la chapelle aujourd'hui disparus, étaient encore visibles en 1930. L'ancien couvent de Cordeliers de Saint-François est situé au lieu-dit le Pas-au-Meunier. L'ermitage du Pas-au-Meunier est fondé en 1441 par le futur duc François Ier pour le frère Guillaume Vauroulon et transformé en couvent en 1494. Les constructions visibles en 1930 dataient, semble-t-il, du XVIIème siècle. On y voyait une chapelle datée du XVème siècle : son chevet droit était ajouré d'une fenêtre flamboyante à deux meneaux. La chapelle a été réduite de longueur vers l'ouest au XIXème siècle. L'intérieur comprenait quatre travées. La chapelle possédait jadis des vitraux armoriés et des stalles en bois sculpté du XVIème siècle. Elle renfermait autrefois plusieurs pierres tombales, dont l'enfeu armorié de Guillaume de la Fontaine en Laignelet, décédé en 1584. Voir Vannes "Couvent de Saint-François en forêt de Fougères" ;

l'ancien prieuré de Saint-Pierre de Landéan, aujourd'hui disparu, et jadis membre de l'abbaye Saint-Pierre de Rillé. L'église de Landéan, dit M. Maupillé, était en 1161 entre les mains du clergé séculier ; c'est de 1197 à 1200 que l'abbaye de Rillé nous apparaît d'une manière certaine en possession de ce bénéfice. Un document de cette époque nous représente, en effet, Landéan comme étant un objet de litige relativement à la possession de ses dîmes, disputées par trois compétiteurs : l'abbé de Rillé, le prieur de la Trinité de Fougères et le prieur de Saint-Sauveur-des-Landes. Il est permis de croire que les droits de ces deux derniers n'étaient pas déterminés d'une façon bien claire et bien précise, car « nous voyons la contestation aboutir à la cession faite à l'abbé de Rillé par les deux prieurs, sans aucune réserve, de tous les droits auxquels ils pouvaient prétendre sur la paroisse de Landéan, moyennant qu'il leur fournirait à chacun, et chaque année, 6 mines de froment, mesure de Fougères, de qualité telle qu'il ne pût être refusé ni à l'achat, ni à la vente. Il fut stipulé que la livraison s'en ferait au prieur avant la fête de la Toussaint, et que dans le cas où l'abbé se mettrait en retard, il paierait à chacun d'eux une amende de 50 sols, sans pour cela être dispensé de sa fourniture ou d'en payer le montant » (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses des cantons de Fougères, 79). Nous ne savons si cette clause pénale fut souvent appliquée, mais nous avons un acte qui prouve qu'à l'occasion elle l'était avec la dernière rigueur. C'était en 1416 : frère Thomas Galliot, qui était pour lors prieur-recteur de Landéan, avait négligé de fournir à Louis de la Chapelle, prieur de Saint-Sauveur-des-Landes, les 6 mines de froment qu'il lui devait pour l'année précédente ; celui-ci l'appela devant l'official de Rennes, et quoiqu'on ne fût encore qu'au mois d'août, le prieur de Landéan ne se tira d'affaire qu'en consentant à lui payer, pour la fourniture de deux années, une somme de 40 écus d'or de bon aloi, 20 écus avant la fête Saint-André, et les 20 écus restant avant la fête de la Purification (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 6, G, 5). Les dispositions relatées ci-dessus, consenties entre les prieurs de Landéan, de Saint-Sauveur et de la Trinité, avaient été confirmées par l'archevêque de Tours. Mais dans le traité il n'avait pas été question du lieu où devait se faire la livraison ; de là de nouvelles difficultés qui firent recourir à l'arbitrage de l'archevêque. Celui-ci, ayant pris connaissance de l'affaire lors d'un voyage qu'il fit à Fougères, où il se trouva le 1er janvier 1210, décida que la fourniture se ferait alternativement, une année à l'abbaye de Rillé et l'autre à Landéan même (Bulletin de l'Association bretonne, III, 242). Ce règlement fut modifié plus tard, et l'abbé de Rillé, pour éviter les soins et les embarras que lui occasionnait la fourniture de cette redevance, en fit l'assiette sur les traits de la Hunaudière, de la Rivière, du Bois-Guyon, de la Lordière, de la Vieuville, de la Pérouse, de la Chauvinière, de la Harlais, de Montfranc et du Hallay (M. Maupillé, Notices historiques sur les paroisses des cantons de Fougères, 81). Voici la déclaration du prieuré de Landéan que fit, le 16 octobre 1676, Guillaume Hameau, prieur-recteur du lieu : « C'est à savoir une rangée de maisons dans une cour fermée de murailles avec porte et portail, formant le logis prioral ; — un jardin ; — une grange dîmeresse ; — deux fresches ; — une autre pièce de terre ; — le champ du Prieuré, le tout se joignant et contenant 6 journaux de terre ; — et le droit de pesson et glandée dans la forêt de Fougères » (Archives départementales de la Loire-Inférieure). En 1790, ce pourpris du prieuré n'était estimé valoir que 140 livres de rente ; mais le prieur-recteur jouissait, en outre, de toutes les dîmes de la paroisse, estimées 4 240 livres de revenu ; il devait, il est vrai, sur cette somme payer une rente de 12 livres à l'abbaye de Rillé et acquitter les diverses charges du prieuré (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27 – Le logis prioral, situé à quelques distance du bourg de Landéan et sur la lisière de la forêt de Fougères, n'est plus à la fin du XIXème siècle qu'une petite ferme propriété de la fabrique, un nouveau presbytère ayant été construit près de l'église). Les chanoines réguliers de Rillé administrèrent eux-mêmes la paroisse de Landéan jusqu'à l'époque de la Révolution (abbé Guillotin de Corson) ;

le calvaire (XVIème siècle), situé non loin du couvent Saint-François et d'un oratoire construit au XVIème siècle. Ce calvaire, édifié en 1940, provient du château de la Villegontier de Parigné ; 

le calvaire à 5 croix ; 

les vestiges du château des Renardières (1880), propriété des familles Pontavice et Bressieux . L'ancien manoir des Renardières est remplacé au XIXème siècle par un château moderne. La chapelle privée a été reconstruite en 1843. Cette chapelle, dépendant du manoir de même nom, existait dès 1650. Par acte du 22 septembre 1665, Pierre Vivien et Marie Courtays, sieur et dame des Renardières et y demeurant, fondèrent en cette chapelle deux messes hebdomadaires pour les dimanches et samedis, et y affectèrent une rente de 50 livres. Mgr de la Vieuville approuva cette fondation le 16 juillet 1666. L'un des premiers chapelains fut Julien Jehannin, que remplaça le fils même des fondateurs, François Vivien, sieur de la Dauphinaye ; le dernier fut Jean Duchemin, présenté en 1780 par Jean du Pontavice, seigneur des Renardières ; il déclara en 1790 que sa chapellenie valait alors 60 livres de rente et ne consistait qu'en une messe basse par semaine (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 18 ; 1 V, 27). La chapelle des Renardières, reconstruite de nos jours et entretenue, renferme les tombeaux de plusieurs membres de la famille du Pontavice (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles du Boisbaudry (en 1397), Gillet (en 1513), Hoguerel (en 1522), Gillet (en 1540), Liart seigneurs de la Gaulteraye (vers 1574), du Bouëxic seigneurs de la Chapelle (vers 1590), Hameau seigneurs de Monnoil, Vivien (en 1653), du Pontavice seigneurs des Landes (vers 1709) ;

le manoir de Bas-Boyon (XVIème siècle) ; 

la maison de l'Artoire (1633), propriété de la famille Vallée depuis 1803. Il s'agit d'une ancienne maison garde-forestière. L'ancien manoir de l'Artoire, situé près du village d'Artoire, est la propriété des seigneurs du Hallay de 1269 jusqu'au XVIème siècle. Il devient ensuite la propriété successive des familles Harpin seigneurs de la Chesnaye (en 1548), Gougeon (en 1574), le Corvaisier, Frain seigneurs de la Villegontier (vers 1654). Les seigneurs de la Villegontier en Parigné le possédaient encore en 1789 ;

le manoir du Châtel (1787), édifié par Julien Le Tanneur des Villettes, avec les matériaux du château de la Forairerie. L'ancien manoir du Châtel est la propriété successive des familles de la Vieuville (en 1513), Courtays seigneurs de Saint-Germain (en 1602 et en 1641), Sérisié (en 1665), Denoual (en 1680), le Tanneur sieurs des Villettes (en 1789) ; 

le manoir de Harlay ou Harlais, propriété depuis 1723 de la famille Le Pannetier de Roissay ; 

le four à pain, situé au lieu-dit La Grande-Rouelle ; 

3 moulins à eau dont le moulin de l'Artoire, de Trébuzon, de St François ; 

A signaler aussi : 

les celliers de Landéan, mentionnés dès le XIIème siècle. Leur longueur est de 15m08, leur largeur est de 6m31 et leur hauteur est de 4m22. La destination exacte des celliers est encore inconnue. Il peut s'agir soit d'une cachette édifiée par Raoul II de Fougères afin de mettre à l'abri son trésor en temps de troubles, soit la cave de l'ancien château de la Foresterie. Ils pourraient avoir aussi un rapport avec l'ancien couvent des Cordeliers situé non loin de là et dont ne subsistent que quelques vestiges ;

Nota : Dans la forêt de Fougères et en la paroisse de Landéan se trouvait, avant la Révolution, un couvent de Cordeliers dont la plus grande partie des bâtiments existent encore à la fin du XIXème siècle et servent alors de maison d'habitation. « La fondation de ce couvent, dit M. Maupillé, remontait à l'an 1440. Quelques religieux de l'Ordre de saint François, à la tête desquels était un Frère que les actes contemporains désignent sous le nom de Vauroulon, s'adressèrent à François Ier, fils aîné du duc Jean V, qui avait reçu de son père l'investiture de la terre de Fougères, le suppliant de les autoriser à s'établir dans sa forêt, et de leur abandonner un lieu où ils pussent construire un couvent et y faire leur habitation. Le prince, désirant « faire oeuvres méritoires pour le salut de son âme et être participant aux bonnes prières, messes et oraisons des religieux », s'empressa d'accueillir leur demande ; et, par lettres patentes du 24 janvier 1440, il leur céda un lieu que l'on nommait alors le Pas-au-Meunier, avec 3 journaux de terre, et la permission d'y construire une chapelle ainsi que les bâtiments qu'ils jugeraient convenables pour leur habitation. Il leur accorda, en outre, le droit de prendre dans la forêt tout le bois qui leur serait nécessaire, tant pour leurs constructions que pour leur chauffage, dans tous les temps à venir. Ces dispositions du prince furent confirmées cinq jours après, le 29 janvier, par le duc Jean V, son père, et approuvées le 8 février suivant par Guillaume Brillet, évêque de Rennes. Les religieux purent dès lors jeter les fondements de leur couvent et commencer leur installation » (Notices historiques sur les paroisses du canton de Fougères, p. 81). Les rois de France qui, après les princes de Bretagne, possédèrent la baronnie de Fougères, ne furent pas moins favorables aux Cordeliers. Charles VIII en 1498, Henri II en 1559, François II en 1560, Henri IV en 1598, Louis XIII en 1612, et enfin Louis XIV en 1643, se firent un devoir de confirmer leurs privilèges. Plusieurs même de ces princes voulurent donner d'autres marques d'intérêt à ces religieux. C'est ainsi qu'en 1549 Henri II les autorisa à faire achever la muraille de clôture qui devait enceindre leur couvent, et leur permit de faire enlever la pierre qu'ils avaient tirée à cet effet dans une carrière voisine ; qu'au mois de janvier 1613, Louis XIII leur céda à tout jamais et à perpétuité 7 arpents de marais et de bois et un petit ruisseau nommé la Mare-Noire, pour « faire un vivier et réservoir à poisson », dans le but de pourvoir à leur nourriture pendant les deux carêmes qu'ils étaient tenus d'observer chaque année ; qu'il les autorisa, en outre, à joindre ces terres à leur enclos et à les faire entourer de murs, si bon leur semblait ; que quatre ans plus tard, au mois de janvier 1617, le même souverain leur fit la concession de 10 nouveaux arpents de terre et de bois situés entre le Pré-Richard et la Mare-Noire, toujours avec l'autorisation de les faire enclore et planter d'arbres à fruits, et même celle d'y construire un moulin ; que Louis XIV, par lettres patentes du 12 novembre 1654, leur donna en toute propriété 10 à 12 journaux de terre, situés au lieu de la Coulée et du Pas-au-Meunier, jusqu'à la Grande-Rivière. En retour de toutes ces largesses, les souverains n'exigeaient autre chose que des prières et des services religieux, que les Frères acquittèrent exactement jusqu'au moment de leur expulsion de leur couvent. Ces services consistaient d'abord dans la célébration de trois grand'messes, chaque année : l'une le 14 mai, en mémoire d'Henri IV ; l'autre le 25 août, jour de la fête de saint Louis, pour la conservation du roi et la prospérité de la France ; la troisième le 8 septembre, pour la conservation de la reine-mère (première donation de Louis XIII). Puis dans la célébration, le premier de chaque mois, d'une messe solennelle du Saint-Esprit, précédée d'une procession générale, en chantant l'hymne Veni Creator, et suivie d'un salut avec prières pour la conservation des personnes du roi et des deux reines (seconde donation de Louis XIII). Enfin, dans la célébration d'une seconde grand'messe, également le 14 mai, jour anniversaire de la mort de Louis XIII, pour le repos de son âme, et une autre le 26 juillet, jour de la fête de sainte Anne, pour la conservation des jours de la reine (donation de Louis XIV) (Voir M. Maupillé, Notices historiques, p. 83, 84). A l'exemple des souverains, de simples particuliers montrèrent un pieux empressement à contribuer par leurs largesses à l'accroissement et à la prospérité du couvent. En 1575, Jean Meneust, sieur de la Gasnerais et des Bois-Guyons, leur donna 3 journaux de terres vagues situés dans les environs. Vers la même époque, le seigneur de la Fontaine leur céda sa chapelle de Saint-Gorgon, située à Fougères, à l'entrée de la rue de la Caserne, avec les maisons adjacentes, pour y établir « un hospice où ils pourraient descendre lorsque les affaires de leur couvent les appelleraient à la ville ». Par acte du 15 juillet 1659, Bertrand Du Guesclin, seigneur de la Roberie, et Judith du Châtaignier, son épouse, en fondant un obit dans la chapelle de la Sainte-Vierge de l'église du couvent que les père et mère de ladite dame avaient fait construire et orner de peintures et tableaux, donnèrent aux religieux la prairie de la Serfilière (Voir M. Maupillé, Notices historiques, p. 83, 84). Il y a lieu de croire que les Cordeliers du couvent de Saint-François, dans la forêt de Fougères, ne furent jamais très-nombreux : en 1683 ils s'y trouvaient au nombre de neuf, et en 1785 ils n'étaient que cinq, sous la conduite d'un gardien. Ils ne furent point non plus jamais riches : en 1676 ils ne jouissaient que de 50 journaux de terre. En 1790, ils déclarèrent posséder : leur couvent de Saint-François, entouré d'un enclos muré contenant 9 journaux de terre ; la grande prairie du couvent ; l'étang et le moulin de Saint-François ; la métairie du Baillé et la prairie de la Serfilière ; le tout fut évalué par la municipalité de Landéan 777 livres de rente ; mais nous croyons qu'il s'agit ici du chiffre de revenu net, car une autre Déclaration de la même  époque porte à 1157 livres le revenu des Cordeliers (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27) ; en tout cas, c'était peu de chose pour entretenir un monastère. Quoique devenu une propriété particulière, l'ancien couvent de Saint-François mérite d'être visité au point de vue des souvenirs religieux. Situé sous les derniers ombrages de la belle forêt de Fougères, près de la lisière orientale des bois, le vieux monastère franciscain se présente encore avec avantage : de longues murailles entourent ses jardins, un vaste étang baigne ses terrasses, de hauts portails précèdent ses cours, et tout à l'entour règne la plus admirable solitude. Quant au couvent lui-même, c'est un grand corps-de-logis aspecté à l'Ouest, ayant au Nord une aile en retour et au Midi son église conventuelle. Les portes en accolade de ce bâtiment, les petites fenêtres des cellules et les grandes baies flamboyantes de l'église indiquent que l'édifice tout entier est encore celui-là même construit au XVème siècle par permission des ducs de Bretagne. L'église est surtout remarquable. Sa nef, assez vaste, est composée de quatre travées et terminée par un chevet droit, dans lequel s'ouvre une jolie fenêtre de style gothique fleuri ; la grande porte occidentale, accostée d'élégantes colonnettes, est également ogivale ; au-dessus apparaissent trois écussons mutilés dont le principal, posé dans une sorte de niche gothique, devait être celui des ducs bretons ; les deux autres sont entourés des colliers de l'Ordre de Saint-Michel. Malheureusement, l'intérieur de cette église est complètement dévasté ; les derniers propriétaires y ont seulement fait construire, dans la partie du chevet et à la hauteur du premier étage du logis, une petite chapelle particulière, abandonnée elle-même aujourd'hui. C'est toutefois dans ce modeste sanctuaire qu'ont été placées les dernières stalles des Cordeliers ; ces stalles, quoique d'un style très-simple, ne manquent pas d'intérêt à cause des figurines qui les décorent ; on y voit de charmants petits saints et de bons religieux récitant leur chapelet ou faisant leur lecture. Ce travail en bois sculpté doit remonter aux origines du monastère ou tout au moins au XVIème siècle (abbé Guillotin de Corson).

un alignement mégalithique au lieu-dit le Cordon des Druides, dans la forêt de Landéan. On y trouve, à proximité, un cromlech ; 

l'oppidum du Poulailler (âge du fer). Les fortifications situées non loin du dolmen du Monument pourraient marquer l'assiette d'un très ancien oppidum ; 

l'allée couverte surnommée "pierre des huguenots" (en forêt de Landéan) ;

les retranchements situés près de l'ancien château du Hallay ;

le dolmen de la Pierre du Trésor ;

les débris de deux petits cromlechs ;

les retranchements en terre appelés les Vieux Châteaux, qui pourraient marquer l'emplacement d'anciennes forges ;

plusieurs retranchements situés, près du lieu-dit de Saint-Martin ;

le dolmen du Monument (en partie écroulé), surnommé aussi la Pierre Courcoulée ou Pierre des Huguenots, situé entre la Croix du Fouteau du Poulailler et l'Allée du Clair-Douet  ;

la motte (vestige d'anciennes poteries) située au village de la Motte ;

la Butte-Maheu. Il s'agit d'une motte entourée autrefois d'un fossé. Il pourrait s'agir de vestiges d'anciennes poteries ;

la Butte-aux-Renards à Madame ou aux Anglais, située près du village de l'Artoire ;

l'ancien manoir de la Bidois, situé route de Louvigné-du-Désert ;

l'ancien manoir de la Bézillère, de la Vézillère ou de Mondésir, situé route de la Bazouges-du-Désert. Il fait partie, semble-t-il, de la seigneurie d'Ardennes en Saint-Georges-de-Reintembault. Propriété successive des familles de Parthenay seigneurs de Parigné, le Vayer seigneur de Frétay (vers 1468), de Poix seigneurs de Fouesnel (vers 1495 et en 1539), Gougeon seigneurs de l'Artoire, de la Porte (vers 1573), de Romilley (en 1683 et en 1730), du Hallay (en 1789) ;

l'ancien château du Hallay. Il a été incendié par Mercoeur en 1589. La châtellenie du Hallay était la maison seigneuriale de la paroisse : elle avait un droit de haute justice et un droit de quintaine qui s'exerçait au Pâtis de la Quintaine. Propriété de la famille du Hallay depuis 1269 jusqu'en 1789 ;

l'ancien manoir de la Haute-Rouelle. Propriété successive des familles Gillet seigneurs des Renardières (en 1413), de Baulon (en 1432), Courtays (en 1513), le Limonnier (en 1574), Quénouaz seigneurs de Patrion (avant 1682), de Launay (en 1682) ;

l'ancien manoir de la Basse-Rouelle. Propriété successive des familles le Vayer seigneurs du Gage (en 1412), Hamart seigneurs du Bourboulier (en 1513), Marye seigneurs du Val (avant 1653), Vivien seigneurs des Renardières (en 1653 et en 1750) ;

l'ancien manoir de Laubourgère ou de la Haute-Bourgère ;

l'ancien manoir de Pontpéan. Propriété des seigneurs du Hallay (en 1269 et en 1789) ;

l'ancien manoir de la Coustardière. Propriété de la famille du Chastellier seigneurs de Villavran en 1513. Il reste ensuite entre les mains des seigneurs de Villavran en Louvigné-du-Désert ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de LANDEAN

La châtellenie du Hallay : La famille du Hallay, une des plus anciennes de notre contrée, tirait son nom et son origine du manoir du Hallay en la paroisse de Landéan ; elle portait : d'argent fretté de gueules. Dès l'an 1269, Raoul du Hallay possédait en Landéan les trois terres nobles du Hallay, du Pontpéan et de l'Artoire. Cette année-là, Hugues de Lusignan, baron de Fougères, accorda à ce seigneur un droit d'usage, chauffage et pasnage dans la forêt de Fougères pour ces trois terres, à condition toutefois qu'il fit exercer par quelqu'un la charge de garde forestier dans une partie de cette forêt, l'autorisant d'ailleurs à prélever chaque année une somme de 30 sols monnoie sur les revenus et amendes de la forêt (Maupillé, Notices sur les paroisses des cantons de Fougères, 98). Guillaume Ier du Hallay, seigneur dudit lieu et fils de Raoul, épousa Catherine de Coësmes, qui lui apporta, croit-on, la seigneurie de Retiers ; il en eut Guillaume II, marié en 1313 à Jeanne de Montbourcher, fille du seigneur du Bordage. Guillaume III, archer dans une montre de 1356, se maria à Josseline de Saint-Gilles. Harscouët du Hallay, seigneur dudit lieu, vivant en 1368 et fils du précédent, épousa Alix Gouyon, dame de Bonteville en Montours. Pierre du Hallay rendit aveu à la baronnie de Fougères pour sa seigneurie du Hallay en 1435, et prêta en 1437 serment de fidélité au duc de Bretagne ; il épousa Jeanne Husson et fut tué au siège de Fougères en 1449. Leur fils, Jean Ier du Hallay, épousa d'abord Marguerite de la Cigogne, dame de Maineuf en Saint-Didier, morte en 1471, puis Jeanne du Gué, veuve de Rolland de Sion. Gilles du Hallay, fils du précédent, rendit aveu en 1494 et épousa : - 1° Jeanne d'Ust, - 2° Catherine de la Charonnière, qui lui survécut ; il décéda le 8 novembre 1505, et l'année suivante Olivier Le Vayer, oncle et tuteur de son fils mineur, François du Hallay, rendit aveu pour le Hallay. En 1513, ce François du Hallay possédait encore en Landéan les trois terres seigneuriales de son aïeul du XIIIème siècle ; il décéda en mars 1528, laissant veuve Louise Rabaud, qui devint tutrice de leur fils Jean. En 1541, Jean II, seigneur du Hallay, se présenta à la montre « monté et armé en estat d'homme d'armes, avec un seul page portant lance, et déclara avoir en fiefs nobles 515 livres de rente » (Ms de Missirien – Bibliothèque de Rennes). De l'union de Jean II avec Jeanne de Bréron naquit Etienne du Hallay, seigneur dudit lieu en 1587, chevalier de l'Ordre du roi, qui épousa, par contrat du 26 octobre 1576, Gillonne de Coëtquen, fille de Jean marquis de Coëtquen. Il fut stipulé en ce contrat de mariage que si le nom de Coëtquen venait à s'éteindre, les descendants d'Etienne et de Gillonne prendraient le nom et les armes de Coëtquen. Etienne du Hallay fit hommage au roi pour le Hallay en 1600 et mourut vers 1616 ; sa veuve lui survécut et fut inhumée en 1626 en l'église de Retiers. Il eut pour successeur son fils, Louis du Hallay, également chevalier de l'Ordre du roi, marié en 1627 à Marie Loz, dame de Kergouanton ; devenue veuve peu de temps après, celle-ci se remaria à Claude du Matz. En 1631, en effet, Louis du Hallay était mort et son fils Jean placé sous la tutelle de son parent, Charles de la Cervelle. Jean du Hallay, seigneur dudit lieu, épousa en 1640 Suzanne Le Febvre de Laubrière, qui mourut jeune et fut inhumée, le 13 septembre 1643, au chanceau de l'église de Retiers. Le seigneur du Hallay contracta, le 26 mai 1646, une seconde union avec Marguerite Hus, fille du seigneur du Bois-Hus, dont il eut plusieurs enfants baptisés à Retiers. L'aîné d'entre eux, Emmanuel du Hallay, épousa à l'âge de vingt-trois ans, en l'église Saint-Etienne de Rennes, le 11 mai 1684, Renée de Sévigné, dame de Montmoron et fille unique du comte de ce nom. A la mort de son père, arrivée vers 1692, Emmanuel devint seigneur du Hallay ; il décéda lui-même à son manoir de la Borderie en Retiers, le 25 décembre 1723 ; son corps fut inhumé le surlendemain au choeur de l'église de Retiers (Registres des sépultures de la paroisse de Retiers). Sa veuve mourut à Montmoron le 12 janvier 1735. Ce seigneur avait eu deux garçons, dont l'aîné, Jean du Hallay, qualifié marquis du Hallay, épousa, par contrat du 31 décembre 1734, Marie-Thérèse Guérin de la Rocheblanche. Il fit hommage au roi pour le Hallay le 7 décembre 1746 et mourut dix ans plus tard, le 29 novembre 1756. Il laissait pour fils et héritier Emmanuel-Agathe du Hallay, dit le marquis du Hallay, né le 14 avril 1739 et marié en 1761 à Eléonore Le Gendre de Berville, morte en couches le 12 décembre, l'année même de son mariage, laissant un fils, Emmanuel-Louis du Hallay, reçu mousquetaire du roi en juin 1773. Emmanuel-Agathe marquis du Hallay, comte de Montmoron, sire de Retiers et seigneur châtelain du Pontavice, fut brigadier des armées du roi et premier veneur du comte d'Artois ; il émigra et eut toutes ses terres vendues par la Nation. Rentré plus tard en France, il vit mourir, en 1802, le dernier membre de la famille de Coëtquen, Louise de Coëtquen, duchesse de Duras, et, par suite de la convention de 1576, il fit prendre à ses fils — issus d'un second mariage — Jean-Georges et Frédéric, le nom de Coëtquen ; lieutenant-général et grand'croix de Saint-Louis, le dernier marquis du Hallay mourut le 20 juin 1826.

Qualifiée de châtellenie dans les aveux du XVIIème siècle, la seigneurie du Hallay se composa pendant plusieurs siècles des quatre terres nobles du Hallay, Pontpéan et l'Artoire en Landéan, et Montbrault en Fleurigné ; elle comprenait aussi à l'origine la terre du Hallay-Robert en Laignelet, qui passa au XVème siècle aux Le Vayer, par suite du mariage d'Anne du Hallay avec Olivier Le Vayer, seigneur de Montbouan. Mais le manoir du Hallay — situé près du bourg de Landéan, au bord de la, forêt de Fougères — fut abandonné d'assez bonne heure par ses possesseurs, devenus dès la fin du XIIIème siècle sires de Retiers et plus tard seigneurs de Maineuf en Saint-Didier, et de Montmoron en Romazy, toutes terres ayant de beaux manoirs qui furent préférés au Hallay. D'ailleurs, la terre même du Hallay — relevant de la baronnie de Fougères à devoir de rachat et de 30 sols de rente — n'était pas considérable, et sa seigneurie ne comprenait que les fiefs du Hallay et des Méhalinayes en Landéan et La Bazouge ; mais la châtellenie, avec ses manoirs du Hallay, du Pontpéan, de l'Artoire et de Montbrault, et ses fiefs en Landéan, La Bazouge et Fleurigné, faisait bonne figure. Elle jouissait d'une haute justice et avait les prééminences et le droit de fondation de l'église de Landéan, avec banc à queue, enfeu et armoiries au chanceau, à cause du Hallay, plus d'autres prééminences, bancs et enfeus devant les autels de Notre-Dame et de Saint-Gorgon en la même église de Landéan, à cause de l'Artoire.

Le seigneur du Hallay faisait les nouveaux mariés de Landéan courir la quintaine « une fois l'an le jour qu'il luy plaist » ; ce jour fixé, les vassaux des Méhalinayes devaient au Pâtis de la Quintaine « dresser la carrière propre à courir icelle et planter un posteau armoyé des armes dudit seigneur » ; le sergent du même fief était tenu, de son côté, de fournir aux jeunes mariés « les fers pour ferrer » leurs lances ; on ne dit pas qui fournissait le cheval. Il se tenait alors à Landéan une grande assemblée à la fête de « Nostre-Dame l'Angevine » (8 septembre) et à cette occasion il se faisait une réunion de plusieurs marchands, sur lesquels le seigneur du Hallay pouvait « serrer ou faire serrer un chef d'oeuvre de chaque étaiger ». A cause de son droit d'usage en la forêt de Fougères, le même seigneur avait droit aux XVIIème et XVIIIème siècles à trente charretées de bois pour chacune de ses trois terres du Hallay, Pontpéan et l'Artoire (Archives de Loire Inférieure, v. Landéan). 

Quand vint la Révolution, le domaine proche de la seigneurie du Hallay se composait des anciens manoirs du Hallay et du Pontpéan, devenus par la suite de simples maisons de ferme, — des métairies du Hallay, du Pontpéan et de Montdésir, — et des moulins à eau du Hallay et de Tréluzon. Le tout fut vendu nationalement le 6 octobre 1795 (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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