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LANDUJAN |
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La commune de
Landujan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANDUJAN
Landujan vient du breton "lann" et de saint Tujean, abbé breton.
Landujean est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Médréac. Le nom de cette paroisse semble dire qu'elle fut à l'origine placée sous le patronage de saint Tujean, abbé breton dont on fait la fête en Cornouaille le 1er février ; elle honore cependant comme patron, depuis fort longtemps, saint Tudin, autre solitaire breton, compagnon de saint Corentin, et dont la fête tombe le 9 mai. C'est, au reste, une paroisse fort ancienne et dans la possession de laquelle fut confirmé le Chapitre de Saint-Malo, en 1181, par le pape Luce III.
Au commencement du XVIIIème siècle, le recteur de Landujan, nommé à l'alternative, jouissait d'un tiers des dîmes de sa paroisse ; le reste était possédé par des seigneurs laïques ; il déclara en 1730 n'avoir qu'un revenu net de 600 livres. Mais en 1790 le recteur, M. Fleury, fit la déclaration suivante de son bénéfice : le presbytère avec son jardin, — et la dîme à la trente-sixième gerbe sur presque toute la paroisse, divisée alors en quatre traits : le Bourg, le Boullay, la Chesnaye et Lespel, rapportant 1 700 livres. Toutefois les charges étaient : la pension d'un vicaire, 350 livres, — les décimes, 114 livres, — l'entretien du presbytère, 60 livres. Le bon recteur y ajoutait 200 livres pour l'entretien du chanceau et 200 livres pour son cheval et son domestique. En réduisant ces deux derniers chiffres, qui semblent exagérés ou mal placés, on arrive à un revenu net d'environ 1 000 livres, et c'est ce que d'ailleurs déclara lui-même M. Fleury dans une autre circonstance (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29).
Landujan possédait un manoir de même nom qui donna naissance à une noble famille, très-considérée au moyen-âge, et dont on retrouve fréquemment les membres à la cour des ducs de Bretagne. La seigneurie de Landujan appartient d'abord aux seigneurs de Vitré (XIIème siècle), fondateurs de la paroisse qui aurait été placée à l'origine sous le patronage de saint Tujean. La paroisse de Landujan est citée au XIIème siècle et appartient alors au Chapitre de Saint-Malo.
En 1229, la seigneurie de Landujan passe à la maison de Laval, par suite d'alliances. Plusieurs familles jouent à travers les siècles un rôle important : les Pontelain, les Bois-Hermé-Tirecoq, les Botherel, les Du Moulin-Tizon, les Guéhéneuc et les Ferron.
On rencontre les appellations suivantes : Landugen (en 1427), Landugean (en 1513), Landujan (en 1516).
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Landujan : Josselin Ruffier (fut aussi recteur de Breteil, en 1459). Julien Clément (résigna en faveur du suivant). Rolland Guillard (fut pourvu le 21 septembre 1565). Julien Guillaume (résigna vers 1582). Bertrand Regnard (prit possession le 12 août 1582). Henri Gaultier (résigna en faveur du suivant). Pierre Gaultier (pourvu le 25 mars 1600, fut contraint de se démettre peu après). Jean Grignart (prit possession le 9 décembre 1601). Pierre Louvel (prit possession le 16 octobre 1605 et débouta Mathurin Collet, prétendant au bénéfice ; décédé en 1608). Jean Caloel (pourvu en cour de Rome, prit possession le 26 décembre 1608 et débouta Guillaume Blanchart et Julien Roger, ses compétiteurs ; décédé en 1615). Julien Regnault (fut pourvu le 12 octobre 1615 ; décédé en 1635). Jacques Le Maire (fut pourvu le 24 décembre 1635). Robert Rousson (prêtre du Mans, résigna le 8 octobre 1641 en faveur du suivant, avec rétention de 350 livres de pension). Eustache Bezier (prêtre de Saint-Malo, fut pourvu en 1644 ; décédé en 1658). Judes Bouttier (fut pourvu le 1er juin 1658). Yves Le Berre (refusé par l'évêque, fut pourvu en cour de Rome et prit possession le 2 novembre 1698 ; l'évêque le pourvut lui-même ensuite le 8 janvier 1699. Comme il habitait la Ville-Hellouin, en Médréac, ses paroissiens le forcèrent, vers 1700, à venir demeurer au presbytère de Landujan. Il résigna en faveur du suivant). Henri Guichard (refusé par l'évêque, fut pourvu par l'archevêque de Tours le 10 janvier 1722 ; il permuta avec le suivant en 1726). Raoul Rouault (précédemment recteur de Redon, pourvu en 1726, résigna dès l'année suivante pour devenir recteur de Réguiny ; décédé le 27 août 1743). Auguste-Briand Robinault (fut pourvu le 4 juillet 1727 ; décédé en 1752). Jean-Baptiste Collet (fut pourvu le 7 mars 1752). Jean-Baptiste Aougstin (remplaça le précédent le 25 mai 1754). Etienne Halna de la Haute-Rivière (il était recteur en 1765 ; décédé le 4 octobre 1774). Pierre-Joseph Bretagne (fut pourvu le 7 octobre 1774 ; décédé le 2 février 1784). Charles-Marie Fleury (pourvu le 13 février 1784, gouverna jusqu'à la Révolution et fut réinstallé en 1803 ; il mourut ou quitta en 1809). Félix Tostivint (1809, décédé en 1850). Pierre Legendre (1850, décédé en 1854). François-Xavier Monnerais (1854, décédé en 1864). François Leclère (1864-1866). Julien Dartois (1866, décédé en 1871). Henri Communier (à partir de 1871), ....
Voir
"
Le
cahier de doléances de Landujan en 1789
".
Voir
" Jean-Baptiste
Tostivint, prêtre natif de Landujan, et les époux Bedée, guillotinés à Rennes en 1794".
PATRIMOINE de LANDUJAN
l'église
Saint-Tudin (XVI-XVII-XIXème siècle). Dédiée à saint Tudin, dont la
fontaine est voisine, cette église conserve précieusement dans un
reliquaire une portion du crâne de son saint patron. Au point de vue
architectural, elle offre peu d'intérêt. Les sires de Montfort prétendaient
y avoir originairement tous les privilèges de seigneur supérieur. Mais aux
XVIème et XVIIème siècles les droits de fondation et prééminence
appartenaient, semble-t-il, au seigneur du Bois-Hermé-Tirecoq, dont on voit
encore les armoiries : d'argent à trois coqs de sable, becqués et
barbelés de gueules, dans le sanctuaire, de chaque côté de la fenêtre
du chevet, accompagnées de celles-ci : d'azur au lion léopardé
d'argent, accompagné de trois étoiles, qui doit être de Guéheneuc
(mal gravé), famille alliée aux Tirecoq. En 1682, René Ferron, seigneur
de la Villaudon, de Léauville, etc., déclara jouir en l'église de
Landujan des prééminences ; mais il vendit les seigneuries du Bois-Hermé-Tirecoq
et de Landujan à François Botherel, seigneur du Plessix-Botherel ou
Plessis-Botherel. Aussi en 1774 René-Jean de Botherel, seigneur du Plessix,
était-il regardé sans conteste comme seigneur supérieur, fondateur et prééminencier
de Landujan. On voit encore dans cette église un tombeau-arcade qui passe
pour être l'ancien enfeu des seigneurs du Plessix-Botherel (nota : En 1731,
Mme du Plessix-Botherel se plaignit de ce que le recteur avait fait enlever
de son banc seigneurial, au chanceau de l'église de Landujan, « une
bille de bois servant de queue audit banc pour le service des domestiques de
la maison du Plessix ». — Dans le cimetière est une tombe du siècle
dernier, portant les armoiries de Botherel : d'azur au chevron d'argent
accompagné de trois croix pattées de même ; on n'y voit ni nom, ni
date, mais seulement les mots suivants : Arrête, passant, prie pour un
pauvre pécheur qui étoit hier ce que tu seras demain. Hic laborum meorum
meta). Les seigneurs du Bois-Hermé-Tirecoq possédaient aussi dans cette église
une chapelle prohibitive avec un enfeu. En 1710, Jean du Breil, seigneur du
Chalonge, y fut inhumé sous le crucifix, « proche le banc de la
seigneurie du BoisHermé ». — D'autre part, en 1682, le seigneur du
Moulin-Tizon, M. Brunet, déclarait également avoir en l'église de
Landujan une chapelle prohibitive avec son banc, son enfeu et ses armoiries.
En 1749, il est fait mention des confréries du Rosaire et du
Saint-Sacrement, érigées dès lors à Landujan (Pouillé de Rennes). L'église est remaniée au XVIIIème
siècle et en 1892 : son porche abrite une porte en arc brisé provenant de
l'ancienne église. On y trouve les armes des seigneurs du
Bois-Hermé-Tirecoq et celles de la famille de Botherel, seigneurs du
Plessis-Botherel (en La Chapelle-du-Fou) depuis le XVIIème siècle ;
le
château de Leauville ou Léauville (XVIIème siècle). Il conserve une tourelle d'angle
ronde. Il est entouré de douves. La chapelle Saint-Yves de Léauville, dépendant
du manoir de Léauville, est ornée d'une jolie porte gothique et doit
remonter, en partie du moins, au commencement du XVIème siècle. Elle est
surmontée d'un clocheton. Elle était fondée de messes, et en 1741
Marie-Thérèse Ferron, dame de Léauville, présenta pour les desservir, en
place de Guy Clément, décédé, Julien Poulnais. Celui-ci fut remplacé en
1774 par Joseph Davy, présenté par Toussaint de Guéheneuc, seigneur du
Boishue, et habitant son manoir de Léauville (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles de Pontelain (en
1427 et en 1513), de Ferron (en 1682), de Guéhéneuc (en 1774) ;
le
manoir du moulin de Tizon ou Moulin-le-Roy (XVIème siècle). Il possédait jadis une chapelle privée qui datait
du XVIIème siècle. La chapelle du Moulin-Tizon n'existait pas encore en 1683,
mais Guy Brunet, seigneur du Moulin-Tizon, se proposant de la faire bâtir
près de son manoir, fit une fondation de messes pour tous les dimanches et
fêtes, par acte du 1er août 1683, et dut la construire peu de temps après.
En 1790, Alexis de Bédée et Françoise Brunet, seigneur et dame du
Moulin-Tizon, propriétaires de cette chapelle, déclarèrent que sa
fondation, consistant en dîmes levées à Landujan et à Médréac, valait
86 livres de rente (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29, et
Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles de Saint-Gilles (en
1427), Saint-Amadour (en 1513), Brunet (en 1683), Bédée ou Bedée (en 1790) ;
le château du Plessis-Coudray
ou Plessix-Coudray (XIXème siècle). Ce château
remplace un ancien manoir qui a appartenu successivement aux familles Harel
en 1427 et 1513, Botherel en 1774, Du Boishue (fin XVIIIème siècle), et
Guéhéneuc jusqu'en 1998. La chapelle privée à été reconstruite et date
du milieu du XIXème siècle. La chapelle du Plessix-Coudray est un édifice
moderne fort joli, bâti par la famille de Guéheneuc, propriétaire de ce
manoir, et desservie naguère par M. l'abbé Théodore de Guéheneuc,
décédé en 1878 (Pouillé de Rennes)
la
fontaine Saint-Tudin (1913) ;
2 moulins
à eau : de la Bouyère, de Tison ;
A signaler aussi :
l'ancien
manoir de la Gilaudière, situé route de Saint-Pern. Propriété de la
famille Ernaud en 1444 et en 1513 ;
l'ancien
manoir de la Haie-Boissel, situé route de Bécherel. Propriété de la
famille Tirecoq en 1427, puis de la famille Bouëssel en 1444 et en 1513 ;
l'ancien
manoir de la Canniais, situé route de Bécherel. Propriété de la famille
de Radouer (en 1427 et en 1444), puis de la famille Piedvache (en 1513) ;
le
manoir du Maroc, situé route de la Chapelle-du-lou. Il est remplacé par un
édifice moderne. Propriété successive des familles Hay (en 1427 et en
1444), Blanchet (en 1513), Botherel ;
l'ancienne
Chapelle des Rues-Tual, située route de Montauban-de-Bretagne. Le Pouillé
ms. de Saint-Malo (1739-1767) mentionne en Landujan trois chapelles
domestiques et une chapelle frairienne. Nous venons de parler des premières
; il est donc probable que la dernière était celle des Rues-Tual ; nous en
savons peu de chose, d'ailleurs. En 1790, elle était bâtie au Midi du clos
des Bréjons, faisant partie de sa dotation, et elle se trouvait « fort
indigente de réparations ». Deux autres pièces de terre en dépendaient, ce qui lui donnait un revenu
total de 53 livres. Elle était fondée d'une messe pour tous les dimanches
et fêtes, et son chapelain était à la présentation de la famille
Trouessart-Gillouaye (Pouillé de Rennes) ;
l'ancien
manoir du Bois-Hermé-Tirecoq, situé route de Médréac. Il avait un droit
de haute justice et possédait semble-t-il jadis une chapelle privée au
village de Théliodé. Propriété successive des familles Tirecoq (en 1427
et en 1444), Beaumont (en 1513), Ferron, Botherel (en 1682) ;
l'ancien
manoir de Pontelain, situé route de Médréac. Il possédait autrefois une
chapelle privée aujourd'hui disparue. Notre-Dame de Pontelain, bâtie
au-devant du manoir de ce nom, était en 1747 « indigente de réparations
et depuis longtemps vacante ». Elle était cependant fondée de messes,
et comme les seigneurs de Pontelain ne présentaient point de chapelain pour
les desservir, l'ordinaire y nomma Jean Pestel le 9 janvier 1747. Le
successeur de ce dernier fut Pierre Gernigon, qui, présenté en 1785 par
Michel de la Provôté, seigneur de Pontelain, déclara en 1790 avoir un
revenu de 50 livres en terres ; mais il devait dire une messe tous les
vendredis dans la chapelle, payer 10 sols de rente féodale au seigneur du
Plessix-Coudray et faire à son tour « la servitude du rolle de la
seigneurie du Plessix-Coudray » (Archives départementales
d'Ille-et-Vilaine, et Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles
la Prévôté (en 1390), des seigneurs de Pontelain (en 1427), le Gac (en
1444 et en 1513), Dampierre (au XVIIIème siècle) ;
l'ancien
manoir de la Bouyère, situé route de Plouasné. Propriété de la famille
Harel (en 1427), puis de la famille Tirecoq (en 1513) ;
ANCIENNE NOBLESSE de LANDUJAN
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 15 nobles de Landujan :
Pierre BLANCHET (25
livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;
Pierre
BOUEXEL (15 livres de revenu) : défaillant ;
Jehan
BRIEND : défaillant ;
Estienne
d'YRODOUER (5 livres de revenu) : défaillant ;
Raoult
ERNAULT (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;
Julien
ERNAULT (10 livres de revenu), remplacé par Guillaume : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;
Jehan
HAREL (50 livres de revenu) : comparaît vêtu d'une robe ;
Jehan
LE GAC de Pontelain (140 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;
Jehan
PAILDELOU (8 livres de revenu) : défaillant ;
Bertrand
PIEDEVACHE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;
les
héritiers Olivier PIEDEVACHE (15 livres de revenu) : défaillants ;
Guillaume
PIEDEVACHE : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;
Pierre
PONTHELAIN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;
Guillaume
TIRECOQ (200 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ;
Guillaume
TIRECOQ (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;
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