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LANRODEC |
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La commune de Lanrodec ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANRODEC
Lanrodec vient de lancien breton « lann » (ermitage) et du vieux breton « rod » (donner). Rodec pourrait signifier "petit homme généreux". Lanrodec signifie "ermitage de Rodec", nom obscur d'un saint breton.
Lanrodec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouagat. Lanrodec, devenue commune en 1790, est une ancienne paroisse succursale de Plouagat-Châtelaudren. " Lanrodec est à une lieue et demie de Châtelaudren. C'est un païs de landes, de bruyères immenses où l'on trouve de loin en loin quelques hameaux pauvres, ou des cahutes de mottes. Le bourg n'a que 4 ou 5 maisons, compris les cabarets dont l'un touche à la chaumière étroite qui sert de presbytère ; l'église est une catacombe. Pour société le sonneur de cloches et le coturie " (Hervé Lesage, début du XIXème siècle).
Simple trève de Plouagat, Lanrodec dépendait jadis de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Guingamp et du ressort de Saint-Brieuc. Elle est érigée en paroisse le 22 thermidor an XII. Par ordonnance du 2 mars 1837, Lanrodec cède les villages du Carpon et de Crec'h-Métern, à Saint-Fiacre. On trouve l'appellation Lanrodec dès 1543.
Lors des nominations aux succursales en 1803, à Lanrodec, le préfet eût désiré voir conservé à la tête de cette paroisse Jean-Baptiste Tanguy, 47 ans, ci-devant curé constitutionnel, « instruit, régulier, estimé » et pour lequel « il n'apercevait aucun motif raisonnable de le priver de sa place et cela d'autant qu'il n'est proposé pour nulle autre succursale ». Mais tel n'était pas l'avis de Mgr. Caffarelli qui lui répondait « que depuis 8 ans que M. Tanguy est à Lanrodec, il a laissé ses paroissiens sans instructions et n'a jamais monté en chaire à tel point que c'était un paysan qui faisait le catéchisme ». En conséquence, il désigne à sa place Julien-Marie Larmor.
Note 1 : A la fin d'avril 1796, 150 chouans séjournent pendant deux jours à Goudemail. Ils sont mis en déroute dans le bois de Malaunay par une colonne mobile, le 25 avril 1796. Les chouans occupent à nouveau Lanrodec le 16 janvier 1800.
Note 2 : la commune de Lanrodec est formée des villages : la Villeneuve, le Guern, Kermarec, Coëtando, Kerouarin, Pors-Héry, Bélanger, etc....
PATRIMOINE de LANRODEC
l'église Notre-Dame (1910-1912),
édifiée à l'emplacement d'une église primitive dont elle conserve un
porche du XVème siècle. Une deuxième église est édifiée en 1855 et
1856 au milieu du bourg. En forme de croix latine, elle comprend une nef
avec bas côtés de quatre travées avec clocher-mur, un transept et un
choeur. De style XVème siècle et lambrissé, l’édifice actuel a été
construit sur les plans de M. Faure, architecte de Saint-Brieuc, par M. Le
Besque, de Plouisy. La première pierre de l'église actuelle est posée le 10
juillet 1910 et la bénédiction a lieu le 18 février 1912. L'église
abrite les statues anciennes de saint Gilles et de saint Eutrope, et moderne
de saint Yves ;
la chapelle Sainte-Marguerite (XVIIIème siècle).
Ancienne chapelle du XVIème siècle reconstruite au XVIIIème siècle.
Petit édifice rectangulaire, restauré en 1858, avec clocher-mur a une seule chambre de
cloche. Mobilier : Statues anciennes de la sainte Vierge, sainte Marguerite,
sainte Catherine, saint Eutrope, saint Antoine. La fenêtre du chevet date du XVIème siècle. Elle dépendait, à l'origine,
du convenant Pellem et appartenait au XIXème siècle à M. Villeféron ;
la chapelle Saint-Méen et Sainte-Anne de Seven (XVIème
siècle), à Senven-Lanrodec. Edifice rectangulaire avec chapelle au nord
accolée au choeur. Il s'agit d'une ancienne chapelle privée qui dépendait jadis du manoir de Kerbol. Elle a été
restaurée aux XVIIIème et XIXème siècles. Vendue durant la Révolution, elle est rendue à la fabrique par Jean Le Gal
le 15 octobre 1810. L'autel qui appartenait à la famille de Quélen de Plouagat provient d'une très ancienne chapelle
située jadis à Plélo et ayant appartenu aux Templiers ou Hospitaliers. La
chapelle abrite les statues de sainte Anne (du XVIIème siècle), saint
Méen (du XVIème siècle), une Vierge à l'Enfant (du XVème siècle). On y
trouve aussi la statue d'un évêque inconnue qui semble datée du début du
XVIème siècle ;
la
chapelle de Coat an Doc'h ou Coatandoc'h (1936) des Pères
Salésiens, située aujourd'hui dans l'Institut Saint-Jean Bosco ;
les
anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : - la chapelle de la Ru-Miquel ;
- la chapelle Saint-Jean-Baptiste à Perrien (qui dépendait jadis de la seigneurie de
Perrien). Edifice rectangulaire du XVIIème siècle. En 1935, sa toiture était
vermoulue, en 1937, la chapelle est en ruines. Elle renfermait les statues
de saint Jean-Baptiste, de la sainte Vierge et de saint Laurent. Vendue
comme bien national le 29 septembre 1806, à Jean Le Gal. et Marie Mordellet,
veuve de Charles Belleguy, ils en firent don à la fabrique le 16 novembre
1807 (R. Couffon) ; - la chapelle dédiée à Saint-Joseph (qui dépendait jadis du
Restaul) ; - la chapelle Saint-Quay, déjà mentionnée en ruines dans un
aveu de la baronne d'Avaugour du 13 septembre 1672. Elle était à la limite
de Coatando et de la forêt de la Malaunay ;
la croix
armoriée du Grand Perrien (XVIIème siècle), située au
cimetière ;
la croix des Maisons (XVIIIème siècle) ;
le château de Perrien (XV-XVIème siècle),
autrefois fortifié, entouré de douves, et dont les tours
abritaient des casemates d'artillerie. L'édifice abritait jadis une
chapelle qui datait de 1534. La maison de Perrien, s'est alliée
à celles de Rohan, Clisson, du Chastel, Cambout, etc... ;
le château de Coat-an-Doch
ou Coëtando (vers 1870), propriété jadis de la
famille Coëtando (ou Coëtandoc'h). Propriété de Guillaume Le Roux en
1481. Jean Baptiste Le Roux de Coëtando,
marié à Françoise Angélique de Cahideux du Bois de la Motte et décédé
à Trigavou en 1817, est le dernier représentant de cette famille. Sous la
Restauration (après 1820), le château et la propriété passent aux mains
de la famille Le Saulnier de Saint-Jouan. Une chapelle aujourd'hui détruite
faisait jadis parti du château ;
le château de Goudemail (XVII-XVIIIème
siècle - 1880), propriété de Guillaume Delpeuch, puis de Hamon de Porville (en 1744), de Jean Louis de
Villeféron (en 1840) et de Louis de Lorgeril (en 1850). Ce dernier
reconstruit le château en 1880. La famille Delpeuch serait originaire de la
région de Bergerac. " Le premier Delpeuch connu de la branche bretonne est
Jacques Delpeuch qui épousa Jeanne Jupehault (décédée en 1680 à 78 ans),
héritière de Goudemail, en Lanrodec, trêve de Plouagat. ... François-Jean
Delpeuch, époux de Jacquemine Martin, sr. de Goudemail, était de 1727 à 1745
procureur du Roi, en la sénéchaussée de Saint-Brieuc " (J. R. du Cleuziou). L'édifice actuel comporte une
tour de chaque côté. L'ancien château du XVIIème siècle est
en partie démoli au début du XXème siècle ;
le manoir de Kerbol (1870), édifié par la famille Lamarre, sur
lemplacement d'un vieil édifice du XVIème siècle ;
l'ancien
grenier dit "le Couvent" (XVIIème siècle), situé dans le bourg.
Il aurait appartenu aux religieuses de Nazareth de Vannes ;
la fontaine Saint-Quay ou de Kerbol (XVIème siècle) ;
5 moulins ;
A signaler aussi :
le menhir de Calvin, de Restol, de Kerliviou (époque
néolithique) ;
la stèle de la chapelle de Senven (âge de fer) ;
la motte castrale (douves) du Grand-Perrien (moyen âge) ;
le
Castel-Valy, situé près du Quinquis ;
le
Castel-Tanguy, situé dans le Bois-Meur ;
ANCIENNE NOBLESSE de LANRODEC
Lanrodec est marqué par deux familles nobles, celle des Perrien, puis celle des Coëtando.
La seigneurie du Perrien possédait jadis un droit de haute justice. La famille de Perrien est restée en possession de la seigneurie jusqu'au XVIIIème siècle.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Lanrodec. Lanrodec dépendait jadis de la paroisse de Plouagat.
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