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LA LIMOUZINIERE

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La commune de La Limouzinière (bzh.gif (80 octets) Kerlouevig) fait partie du canton de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. La Limouzinière dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA LIMOUZINIERE

La Limouzinière vient de "elecmosinaria", aumônerie.

Le premier sanctuaire de la paroisse de La Limouzinière aurait été le prieuré du Guignaud ou Guiniau.

Au XIVème siècle, La Limouzinière s'appelle La Lémosinière. Au Moyen Age, le territoire de La Limouzinière était soumis à la juridiction de deux seigneuries : celle du Chaffault et de La Touche. Le Chaffault en Saint-Philbert et La Limouzinière, devint l'apanage des Juchault qui ajoutèrent à leur nom : le Chaffault, les Jamonières, le Monceau et la Moricière. 

Pendant la Révolution Française, La Limouzinière est chef-lieu de canton avec Bezeau comme Commissaire, puis Thomas et Dulasse (brigadiers de gendarmerie). Le juge de paix successeur de Jean Bourgeois est Charles Vrignaud époux d'Eulalie Tardiveau. Le greffier est Pierre Panhaleux.

Note 1 : le cahier des doléances de La Limouzinière est rédigé par Mainguy (sénéchal) et signé par Poydras, Chauvin, Menu, Nicolleau, Roquet, Sorin, François Roy. Les chefs royalistes furent : Gazet (ancien officier de la cavalerie royale), Sapinaud, Joseph Monnier, de Liger, .... Le Livre des visites de 1686 porte que la paroisse n'avait pas une école (Livre des visites du climat de Clisson).

Note 2 : liste non exhaustive des maires de La Limouzinière : Joseph Monnier, Sapinaud de Boishuguet, de Liger, Michel Benjamin Cormier (sous Louis Philippe), Davy-Desnaurois, Fournier de La Pommeraye, Pichaud, Fonteneau, Fournier de La Pommeraye, Padioleau, Sellier, Grasset, .... Liste non exhaustive des instituteurs de La Limouzinière : Jean Julien David (de 1881 à 1898), Henri Guchet (de 1898 à 1914), ...... 

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de La Limouzinière : François Thobye, Pierre Thomas, Jean Baptiste Chevé (qui fit faire des réparations à l'ancienne église, disparue en 1890), Charles Braud, François Ferté, Cornuaille, ..... 

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PATRIMOINE de LA LIMOUZINIERE

l'église Saint-Louis (1808-1851-1889). Cette église remplace une église du XIème siècle, brûlée le 10 février 1794 par la colonne infernale du général Duquesnoy. L'église est reconstruite en 1808-1810. L'église subit des transformations en 1851. Le clocher date de 1889. Une des cloches est bénite en 1885. La statue de saint Léonard date du XVème siècle. Le vitrail, œuvre de Maurice Bordereau, date de 1936 et représente saint Philbert ;

l'ancienne chapelle du prieuré de Guiniau. Cette chapelle conserve encore quelques vestiges : un choeur haut et court, avec une harmonieuse charpente. La masse de l'autel qui subsiste est couverte d'une table de granit. On aurait relevé dans ce prieuré l'écusson des Chauvigny ;

l'ancienne chapelle de La Brosse du Pinier ;

la croix (XVIIIème siècle) du cimetière ;

le château de la Touche (XVème siècle). Ce château abrite le temps d'une étape le futur Henry IV en 1588. La Touche relevait à l'origine de la châtellenie de la Bénate dont le premier seigneur est Robin Ier en 1312. La seigneurie de La Touche-Limouzinière est érigée en châtellenie en 1556 par le roi Henri II pour récompenser Renaud de La Touche. Les droits seigneuriaux s'étendaient sur la Limouzinière, Saint-Jean et Saint-Etienne-de-Corcoué, la Grandlande (ou Grand'Lande) en Vendée. Les dépendances du château était "un sous-bois et les métairies des Contardières, Chantemerle, L'Oissonnière, l'Aubrière, La Priaudière, Crollerie, Crétinière, La Haye, Le Pin, La Michelière, Le Bois-Bonin, La Touche-Monet. En plus un moulin à vent, un moulin à eau sur la Logne. Le four banal était au bourg près de l'église, les ceps et colliers étaient utilisés pour l'exposition des manants coupables de braconnage surtout". Les propriétaires successifs, qui avaient jadis droit de banc clos et d'enfeu en l'église, sont les Rieux, les Avaugour de Clisson, les Rohan-Soubise et leurs héritiers, les Lelièvre de la Grange (propriétaires de "La Touche" et des "Grands Bois") qui vendent le domaine en 1819 pour 245 000 francs. Parmi les acquéreurs, on trouve les familles Demangeat, Rousseau, Le Roy, Vrignaud et Bati qui garda le château démantelé sous Louis XIII après son voyage à Légé en 1622. Les fonctionnaires de la seigneurie étaient les Poydras et Phelippes (qui demeuraient au château même), Mainguy, Goéau, Tardiveau et le notaire Menu. C'est dans la soirée du 3 octobre 1588, que le roi de Navarre (futur roi, Henri IV) arriva au château de la Touche pour y coucher. A cette visite illustre doit être associé le souvenir de la toute belle Gabrielle d'Estrées. C'est en ce lieu aussi que fut rédigé, en 1789, le "Cahier de Doléances " de la Limouzinière. Le château est démantelé sur ordre de Louis XIII. Le château possédait jadis une chapelle privée et une tourelle datée du XVIème siècle ;

le manoir de la Noë (XVIIIème siècle). Propriété de Charles Joseph de la Noë et du Chaffault, en 1793. Cette seigneurie exerçait ses droits sur la partie nord de la paroisse. Propriété aussi des familles Gazet, Sapinaud de Boishuguet et leur gendre Duvau de Chavagne ;

le manoir du Poirier (XVIII-XIXème siècle). Propriété de la famille Benjamin Cormier, de la famille Tardiveau durant la Révolution Française et de la famille Icéry d'Epinay. Le manoir est incendié le 10 février 1794 par les troupes républicaines avant d'être reconstruit. Il est habité en 1830 par Benjamin Cormier, allié à la famille Tardiveau ;

le manoir des Etangs (XVIIIème siècle). Propriété de la famille Poydras, puis, durant la guerre de Vendée, il est la propriété de Simon Phelippe du Port-Navalo (allié aux Gamo et Garreau). La chapelle privée est édifiée entre 1689 et 1738 ;

le manoir du Moulinier (1816). Il dépend primitivement de la seigneurie du Chaffault. Il appartient par la suite aux héritiers de François Mocquard, seigneurs des Gressinières. L'ancien manoir est incendié pendant la guerre de Vendée et reconstruit en 1816, alors qu'il est la propriété de Mme Thalouët de Bon-Amour. Propriété des familles Boulonnais, de Saint-Simon et Talhouët ;

le presbytère (1839-1842), situé rue Desnaurois ;

la mairie (XVIIIème siècle), située rue Charles-de-Gaulle ;

A signaler aussi :

le four à pain (XVIIIème siècle - XIXème siècle), situé à La Roche ;

le domaine de La Garnandière. Il s'agit de l'ancien domaine de la famille de Liger ;

l'ancien domaine de La Perrinière. Propriété des familles de Chamballan, de Lohérie et Pineau ;

l'ancien domaine du Pinier. Propriété de la famille Siochan de Kersabiec ;

l'ancien domaine de La Poillonnerie. Propriété des familles Davy des Naurois et Mollat ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LA LIMOUZINIERE

La châtellenie de la Touche-Limouzinière : La noble famille de la Touche-Limouzinière, portant pour armes : d'or à trois tourteaux de gueules, remonte à Robin Ier de la Touche qui épousa vers 1312, selon Potier de Courcy, Isabeau de l'Estang. Dès cette époque, cette famille possédait le manoir de la Touche en la paroisse de la Limouzinière. Robin Ier de la Touche fut le père de Robin II de la Touche, seigneur de la Touche-Limouzinière, et de Guillot de la Touche, auteur d'une branche cadette qui fit en 1668 ses preuves de noblesse et qui subsiste encore. Robin de la Touche figure dans des actes de 1387 et 1372. Il eut pour successeurs à la Touche-Limouzinière, Jean Ier de la Touche, qui fit accord, le 28 octobre 1409, avec sa suzeraine la dame de la Benaste (Archives de Loire Inférieure, E489), — et plus tard Robin III de la Touche, marié, par contrat du 17 juin 1430, à Anne de Goulaine. De cette union naquit Jean II de la Touche, seigneur de la Touche-Limouzinière, époux de Jeanne de Rohan, laquelle fut partagée en 1479 par son frère Olivier de Rohan, seigneur du Gué de l'Isle. Furent ensuite possesseurs de la Touche-Limouzinière, l'un après l'autre, Jean III de la Touche dont on ignore l'alliance, — et François de la Touche, son fils, qui épousa Jeanne de Panhort. Renaud de la Touche, seigneur de la Touche-Limouzinière, fils des précédents, s'unit, par contrat du 22 novembre 1522, à Marquise de Goulaine. Il fit en 1556 ériger en châtellenie sa seigneurie de la Touche. Mais il ne laissa qu'une fille, Claudine de la Touche, mariée à Claude de Saint-Amadour, seigneur de Thouaré ; cette dame rendit aveu en 1566 au sire de la Benaste pour sa châtellenie de la Touche-Limouzinière (Archives de Loire Inférieure, E489). Philippette de Saint-Amadour, issue de ce mariage, hérita de la Touche-Limouzinière. Elle épousa : -1° Jean de Rieux, sire d'Assérac ; -2° Charles de Bretagne, comte de Vertus et baron d'Avaugour. Ce dernier rendit aveu, en 1598, au nom de sa femme, pour la châtellenie de la Touche-Limouzinière (Archives de Loire Inférieure, E519). Claude Ier de Bretagne, baron d'Avaugour, fils des précédents, devint après eux seigneur de la Touche-Limouzinière ; il mourut en 1637, laissant veuve Catherine Fouquet de la Varane qui en 1651 rendit aveu pour la Touche-Limouzinière. Leurs fils Louis et Claude possédèrent successivement cette seigneurie : Louis de Bretagne, baron d'Avaugour, mourut dès 1669, sans enfants de ses deux unions avec Françoise de Lude et Françoise de Balzac — et Claude II de Bretagne, comte de Goëllo, époux de Judith Le Lièvre de la Grange, décéda le 7 mars 1699. Armand de Bretagne, baron d'Avaugour et comte de Vertus, fils de ces derniers, devint alors seigneur de la Touche-Limouzinière qu'il possédait en 1710. Il paraît qu'il vendit cette terre vers 1713 au seigneur de la Roche-Saint-André demeurant au manoir de la Noë en la Limouzinière, car la duchesse de Retz s'opposa alors à ce que le comte de Goulaine formât une demande de retrait lignager pour posséder la Touche-Limouzinière (Archives de Loire Inférieure, E519). Toutefois la famille de Rohan ne tarda guères, croyons-nous, à entrer elle-même — peut-être par un retrait semblable en possession de la Touche-Limouzinière qui se trouvait en 1766 entre les mains de Charles de Rohan, prince de Soubise et petit-fils de Marie de Bretagne (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1819). Ce grand seigneur mourut à Paris le 4 juillet 1787, ne laissant qu'une fille mariée à son cousin Henri-Louis de Rohan, prince de Guémené ; ceux-ci furent les derniers seigneurs de la Touche-Limouzinière.

A l'origine la seigneurie de la Touche-Limouzinière n'était qu'une simple moyenne justice relevant de la châtellenie de la Benaste. En 1556, par lettres patentes datées du mois de mars, le roi Henri II, voulant récompenser Renaud de la Touche des bons services qu'il lui avait rendus, érigea en châtellenie sa seigneurie de la Touche-Limouzinière. Dans ces lettres le roi autorisait Renaud de la Touche à « édifier chasteau décoré de douves, pont-levis, créneaux et mâchicoulis » — à élever des fourches patibulaires à quatre piliers — et à tenir au bourg de la Limouzinière un marché tous les mardis et quatre foires par an, le 1er jour de mai, le jeudi après la Pentecôte et aux fêtes de saint Laurent et de saint Léonard. Ces lettres royales furent enregistrées en 1557, tant au Parlement de Bretagne qu'à la Chambre des comptes de Nantes. Le duc de Retz n'y mit point d'opposition parce qu'il fut convenu que la Touche-Limouzinière continuerait de relever de sa châtellenie de la Benaste (Archives de Loire Inférieure, B54 et E519).

La châtellenie de la Touche-Limouzinière avait une haute justice exercée au bourg de la Limouzinière. Ses fiefs s'étendaient en sept paroisses : la Limouzinière, Saint-Jean de Corcoué, Saint-Etienne de Corcoué, Legé, Grand'Lande, Saint-Philbert de Grandlieu et la Benaste. Les vassaux de la Touche devaient, entre autres choses, quantité de « biens » ou corvées tant de boeufs que de charrettes, et plusieurs chapons la veille de Noël, en la ville de la Benaste « soubs le grand ormeau devant l'église dudit lieu ». Mais un devoir féodal plus intéressant était une joyeuse plantation de mai, accompagnée de plaisantes chansons, la veille de la fête de la Saint-Jean. Voici comment se devait faire à la Limouzinière cette réjouissance populaire : « Est deub un estendart ou mai planté au tenement de Nozerolles par les teneurs dudit lieu, au carrefour dudit lieu, la vigile de la Feste de Monsieur Saint-Jean-Baptiste, où chacun des teneurs des tenements de Nozerolles, la Goderie, la Bitaudière, la Villate et la Mobiliere doibvent une chanson de rente ledit jour ; et en cas de deffault de planter ledit mai et dire ladite chanson, peut (le seigneur de la Touche) lever sur chacun des défaillants 7 sols, 6 deniers monnoye d'amende ou 60 boisseaux d'avoisne » (Déclaration de la Touche-Limouzinière en 1566 et 1661).

Le domaine de la Touche-Limouzinière (ou Touche-Limousinière) était assez considérable, à cause de ses métairies ; voici en quoi il consistait en 1651 : « Le lieu, domaine, chasteau et manoir de la Touche, sis en la paroisse de Nostre-Dame de la Limouzinière, maisons, cours, jardins, colombier, le tout clos de murailles, contenant environ dix charruées de terre et joignant la rivière de la Logue, plus ses bois anciens, prairies, garennes, etc .. Pour lesquelles choses est deub au seigneur de la Benaste, à la Saint-Jean-Décollé, une pipe de vin et 9 sols de rente » — les bois du Roquet — l'étang de Chantemerle — un moulin sur la rivière de la Logue — des vignes et dîmes en la Limouzinière et Corcoué — enfin les métairies de la Touche, Lozinière, le Bois-Bonin, la, Petite-Paraye, Chantemerle, Lescomardière, la Touche-Mouët, Laubrière et la Chrestinière (Déclaration de la Touche-Limouzinière en 1651).

Nota : Touche (de la), châtelain dudit lieu, paroisse de la Limouzinière, — sr. de Seraine, en Saint-Lumine-de-Coutais, — de la Marousière, en Saint-Philbert, — de Grand-bois, en Géneston, — du Poiret, en la Chapelle-Hullin, — de Kerimel, en Locmaria-Sular, — châtelain de Coëtfrec, en Ploubezre, — sr. de Lesnévez, en Lanvellec, — de Keronido, en Perros-Guirec, — du Plessis-Marie et de la Loherie, en Saint-Viaud, — de la Forestrie, en Héric, — de Bougon, en Couëron, — de Mauny, en Saint-Père-en-Retz, — de la Simotière, — du Boismasson, — de la Masure, en Frossay, — des Grées-de-la-Pinsonnière, — de la Souchays. Ancienne extraction chevaleresque. — Dix générations en 1668 et maintenu à l'intendance en 1699.— Réformes et montres de 1430 à 1543, en la Limouzinière, Géneston, la Chapelle-Hullin, évêché de Nantes, Kermaria, Ploubezre, Lanvellec et Perros-Guirec, évêchés de Tréguier et Dol. Blason : D'or à trois tourteaux de gueules. Le nom de Jean de Thusca ou de la Touche se lit dans un titre de la collection Courtois (Charte de Nymoc, septième croisade). Il accompagnait Raoul Audren et Hervé de Kerguelen. (V. p. 59.) — Robin, marié, vers 1312, à Isabeau de l'Estang, père : 1° de Robin, qui a continué la branche aînée ; 2° de Guillot, partagé à viage par son aîné, en 1367, marié à Marie Mainguy, auteur de la branche de Mauny, qui existe encore. — François, sr. de la Touche, épouse, vers 1492, Jeanne de Penhoët, dame de Kerimel et de Coëtfrec. — Un conseiller au Parlement en 1777. La branche aînée fondue en 1560 dans Saint-Amadour puis Bretagne-Vertus. Les de la Touche Limouzinière sont issus à la Martinique des de Beltgens et des de Collart (J. de Kersauson).

(à compléter)

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