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LOUISFERT |
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La commune
de Louisfert ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LOUISFERT
Louisfert vient du latin "locus ferri" (lieu de fer).
Le petit prieuré de Locusferri mentionné par l'abbaye Saint-Florent (Saint-Florent-le-Veil) de Saumur en 1156 est annexé à celui de Moisdon en 1311. La maison seigneuriale est le château de la Vallée de Caratel, rebâti au XVIIème siècle.
On trouve le terme de Leoferri (en 1150), Locus ferri (en 1156), Locoferri (en 1186), Louyfert (en 1469).
Une léproserie, qui est sous le patronage de saint Michel, existe à la Rivetière au XIIIème siècle. Un petit oratoire circulaire y est construit en 1957 pour y placer l'archange saint Michel et commémorer ainsi le passé du lieu.
Note 1 : Parmi les anciennes familles, on retrouve dans les archives : les Ledevin, Besnier, Cotteux, Galpin, Ruffet, Davy, Catel, Rondel de La Bourdonnière. Durant la Révolution, le Cahier de Doléances est rédigé par le notaire Boulay et approuvé par Cotteux, Gobbé, Ledevin et Bourdaud. On remarque aussi, à cette époque, d'autres familles : Palierne de La Jumelais, Deluen, Dupin de La Ferrière, Bain de La Coquerie. Les Condés possédaient le domaine du Boisvert, avec son moulin à vent, acquis nationalement par Nihard, pour 1000.000 fr. Les bénéfices religieux des Vignals, des Creux et de Frédonil ont eu pour soumissionnaires : Cotteux, Galpin, Ledevin. Le presbytère et ses dépendances ont été payés en 1791, par Michel Gobbé (tué le 26 juin 1794 par les Chouans).
Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de Louisfert : Havart, Maillard, Guérin, Jean Baptiste Dauphin, .... L'abbé Le Monnier du Lonlay et son vicaire, Charles Richard, ont prêté serment à la Constitution. Le Monnier du Lonlay reste durant 30 ans curé de Louisfert. On trouve ensuite Jean Deluen, Pierre Drouet, Pouplart, Lebec, ....., Moreau, ...
Note 3 : liste non exhaustive des maires de la commune de Louisfert : Michel Gobbé (tué en 1794), Mathurin Philippe, Adron, Palierne, Louis Charles Lelièvre, Jean Boulay fils (en 1830), Jacques Cotteux (décédé en 1867), J. B. Cotteux, François Frocrain, Morel, Paul Ginoux-Defermon (en 1901), Jean Pasgrimaud (en 1925), ... ;
PATRIMOINE de LOUISFERT
l'église
Saint-Pierre-es-liens (1917), édifiée du temps de l'abbé Amédée Lebec. L'église du XVIIème siècle,
édifiée par l'abbé Yvon, (vers la fin de son rectorat, survenue le 23 mai
1668) est totalement restaurée et remaniée entre 1913 et
1917. Les restes de l'abbé reposent devant l'autel de la Sainte Vierge,
dans l'enfeu de ses prédécesseurs. L'église édifiée en 1668 avait eu au
moins deux ou trois soeurs aînées, qui étaient à la fois église
prieurale et paroissiale. La paroisse de Louisfert, en effet, tirée d'une
côte de Saint-Aubin-des-Châteaux, s'était enrichie des terres prises sur
la paroisse de Moisdon-la-Rivière, au-delà de la Cosne. La croix d'autel
de l'église actuelle date du XVIIème siècle. La cloche date du XIXème
siècle. La statue de Saint-Francois d'Assise, en bois, date du XVIIème siècle.
La Vierge à l'Enfant, œuvre du sculpteur Jean Fréour, date de 1956.
Plusieurs éléments artistiques : porte du tabernacle, deux crucifix
retiennent l'attention. Jadis le cimetière de Louisfert entourait
l'église. Il est transféré en 1857 près d'une vieille chapelle, la
chapelle de Sainte-Catherine (en ruine vers 1872), et bénit le 24 mai 1857 par l'abbé Deniaud ;
l'oratoire
de la Rivetière (1957), dédié à Saint-Michel et édifié par l'abbé
Moreau à l'emplacement d'une ancienne léproserie (siège d'une Templerie
et d'un relais de Saint Jacques de Compostelle). Elle était dirigée par la
Commanderie de Saint-Aubin-des-Châteaux ;
le
calvaire monumental (époque préhistorique - 1892), édifié par l'abbé
Jacques Cotteux de 1871 à 1892. L'abbé Cotteux (1835-1905) fait transporter à partir
de 1871 les menhirs et autres mégalithes de Louisfert sur une colline où
il érige un calvaire. Ce calvaire est béni par Mgr Fournier, le 13 juillet 1872 ;
la
croix Galpin, située sur le bord du chemin qui conduit du village du Creux à La Touche ;
le
château (XV-XVIIème siècle) de Caratel, rebâti au XVIIème siècle. Propriété de William Thornton
en 1830. Cette famille Thornton ou Thornston, industriels anglais, était
amis des Jouffroy d'Abbans (établie aux forges de La Jahotière). Edmond
Thornton naît à Caratel en 1824, fils de William et de Jeanne de Cognacq.
A signaler que Louis Charles Lelièvre habite Caratel en 1824. On raconte
qu'une jolie châtelaine y logeait. Très aimée par un gentilhomme poète,
tous deux vécurent heureux en l'une des deux tours d'amour qui subsistent.
Le château avec ses toitures élevées, sa façade entourée de deux
pavillons, garde une cour d'honneur flanquée à gauche d'une chapelle
dédiée à Sainte Catherine. Un souterrain, dit la tradition, reliait
Caratel avec Beauregard (qui fut la première seigneurie du lieu).
D'après les états des vingtièmes pour la commune de Louisfert les
propriétaires nobles étaient : de Virel, Bouexic de La Driennais, la dame
du Breil du Châtelier, Edmond Thornton, Le Quen d'Entremeuse et François de Cambourg ;
l'ancien
château de Beauregard (vers 1275). Cette seigneurie s'étendait sur le pays
de Louisfert, de Saint-Vincent-des-andes, Issé, et se prolongeait jusqu'à
Nozay (connu aussi sous le nom de Nozac). Elle appartient à la baronnie de
Derval, puis à Jean de Laval, aux de Montmorency et aux Condé. C'est ce
qui explique pourquoi ce domaine avait été surnommé la "Huguenoterie".
Cette branche des de Condé était en effet passée au protestantisme. Parmi
ses hauts fonctionnaires, on relève les noms de Maujouan-du-Gasset (en
1768) et plus tard, Cathelinays du Maretz, Bauduz, Cotelle, etc ... De ce
dernier édifice, on ne trouve plus qu'un puits, des traces de douves et
d'un étang limité par la chaussée du pont-aux-moines ;
l'ancien
manoir (XVI-XVIIIème siècle), situé à La Loctière ;
la
Bréchetais (XVIII-XIXème siècle) ;
le
moulin
à vent du Bois-Vert (XIXème siècle) ;
ANCIENNE NOBLESSE de LOUISFERT
La châtellenie de Beauregard avait son siège en Louisfert ; elle s'étendait surtout en cette paroisse et aussi en Saint-Aubin-des-Châteaux, Saint-Vincent-des-Landes et Issé. Dès 1275 elle se trouvait entre les mains des sires de Derval, dit M. de Cornulier (Dictionnaire des terres du comté nantais). Elle se composait de « fiefs, juridiction, métairies, bois et rentes » (Déclaration de la Roche-en-Nort en 1713 – Archives de Loire Inférieure E2319) dont nous ignorons par malheur le détail. A la fête de la Magdeleine et près de la chapelle de ce nom en Saint-Vincent-des-Landes, se tenait une grande foire dont les coutumes appartenaient au seigneur de Beauregard, mais dont la police était faite par les officiers de la Roche-en-Nort. Ce jour-là le prieur de Moisdon (dépendant de l'abbaye de Saint-Florent) devait chanter matines et célébrer la grand'messe à la chapelle de Sainte-Magdeleine ; à l'issue de l'office divin le sire de Beauregard était tenu de présenter deux « pastés de venaison », valant cinq sols chacun, et « quelque jour que soit la feste, soit gras, soit maigre », plus « deux pots de vin d'Anjou » ; il offrait un pâté et un pot de vin au prieur de Moisdon et le même régal au baron de la Roche-en-Nort ou à son représentant (Déclaration de la Roche-en-Nort en 1713).
(à compléter)
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