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LE MOUSTOIR |
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La commune de Le Moustoir ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE du MOUSTOIR
Le Moustoir vient du vieux breton « moster » (monastère, abbaye).
Le Moustoir est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Maël. Le bourg doit son origine à un établissement monastique (du breton mouster). Dès le XVème siècle, Le Moustoir est une ancienne trève de celle de Trébrivan et cela jusquà la fin de l'Ancien Régime. Durant la Révolution, la paroisse de Moustoir dépend du doyenné de Maël-Carhaix. Le Moustoir élit sa première municipalité au début de 1790.
L'ancien fief de Lostancoët (dont la motte féodale était encore visible vers 1900), a été uni à ceux de l'Estang et de Brunault (en Trébrivan) avec juridiction relevant de Carhaix.
On rencontre l'appellation Le Moustouer (au XVème siècle, en 1591) et La Moustoir (en 1599).
Note 1 : c'est à l'entrée Est du bourg du Moustoir que bifurquent les voies antiques de Carhaix à Rennes et à Vannes.
Note 2 : la commune du Moustoir est formée des villages : le Quenven, Kermarsin, le Helesser, Kerdavid, Pen-lan-Kerdavid, Kerhon, Kerauffret, Kermarc'h, Rudulgoat, Pors-an-Plac, Kervuluet, Kermorvan, Kerlannec, Kerpuns, Kerleon, Pen-Lan-Taillenter, Leinbon, etc...
PATRIMOINE du MOUSTOIR
l'église Saint-Juvénal
(vers 1507), restaurée en 1891.
Saint Juvénal est un ancien évêque de Jérusalem. En forme de croix
latine, elle comprend une nef avec bas côtés de quatre travées, un
transept et un choeur à chevet plat. L’édifice actuel date du début du
XVIème siècle, ainsi que l'indique l’inscription suivante sur une pierre
du reliquaire provenant de l’église : « L’an mil Vc sept ceste église
fut bénite et faite par Guil... ». Les fenêtres ont des gables et
fenestrages semblables à ceux de Magoar. Elle a été complètement restaurée
en 1891. Il est à remarquer que les symboles des évangélistes décorent
la flèche. Statues anciennes de saint Avit, saint Yves, sainte Marguerite,
et, dans la sacristie, de la sainte Vierge et de sainte Marguerite (R.
Couffon). On y trouve un
ossuaire daté de 1507 : il abrite aujourd'hui les fonts baptismaux ;
la chapelle Sainte-Barbe
(XVI-XVIIIème siècle), située au village de Rudulgoat. Edifice
rectangulaire datant du XVIème siècle et rebâti en grande partie au XVIIIème
siècle. Il porte sur ses murs les dates des restaurations : JOSEPH JEZEQUEL
FABRIQUE L’AN 1700 ; et : NICOLAS LE GUERN FABRIQUE J. COM. MAÇON 1798. "
Mobilier : Débris de vitrail du martyre de sainte Barbe (XVIème siècle) ;
peintures du lambris rappelant celles de la chapelle Saint-Eloi, en Paule ;
tableau de retable du XIXème siècle et signé Gilbert, peintre à
Rostrenen ; statues anciennes de sainte Barbe, saint Yves, saint Nicodème,
saint Maurice " (R. Couffon). On y trouve un retable,
en bois polychrome, du XVIIème siècle. En sommet de ce retable se trouve une Vierge à
l'Enfant entourée de deux anges. Au centre du retable se trouve un tableau d'A. R.
Gilbert de Rostrenen, qui représente l'apparition de la Vierge à Maximin et
Mélanie à la Salette en 1846. De par et d'autre du retable se
trouvent les statues de sainte Barbe et saint Yves. La charpente est datée de 1683 et la façade sud de 1700
et 1798. Au dessus de la porte de la chapelle sont gravés les
noms des membres de la fabrique à l'initiative des travaux et la date des
rénovations (il s'agit de Joseph Yesequel en 1700 et Nicolas Le Guern en
1798). Des vestiges d'un vitrail du XVIème siècle relatent le martyre de
sainte Agathe. Sur le mur Nord se trouve un Christ en croix, entouré de
saint Maurice et de saint Nicodème. " A l’embranchement de la
route nationale et du chemin conduisant à Sainte-Barbe, croix du XVIème siècle
avec d’un côté le Crucifix et de l’autre une Pieta. Sur le socle : le
baiser de Judas, la Flagellation, la Résurrection et le donateur à
genoux. Cette croix est contemporaine et due au même atelier que celle du
cimetière de l’église. Une troisième, semblable, se voit sur la route
de Plévin au Moustoir " (R. Couffon) ;
la chapelle de la Croix-Neuve (1819).
L’édifice actuel, en forme de croix latine, est moderne. L'intérieur est orné de vitraux du maître-verrier J. Houille de Beauvais
(Oise) datant de 1911. On y trouve un beau retable, en bois
polychrome, du XVIIème siècle. Statues anciennes : Crucifix, sainte Vierge et sainte
Trinité curieuse : le Christ d’une main désigne la plaie de son côté,
tandis qu’il lève l’autre pour en montrer la plaie ;
le
calvaire de Kerléon (1618) ;
le
calvaire de l'ancien cimetière (XVème-XVIème
siècle), restauré en 1862. Il est orné de scènes de la passion
de Jésus-Christ. Elle porte sur la base ancienne les scènes suivantes : Jésus
devant Pilate, la Flagellation, Jésus tombant sous la Croix, la Descente de
Croix, Pieta, Jésus couronné d’épines, le donateur et saint Christophe ;
le
calvaire situé route de Rostrenen ;
le manoir de Penlan (XVIIème
siècle et 1749) ;
les maisons de Goas-an-Not (1630-1688) ;
3 moulins dont les moulins à eau de Lost,
Arcouest,
A signaler aussi :
la motte de Porz-an-Place
(haut moyen âge) ;
l'enceinte fortifiée de Rudulgoat ;
l'aqueduc de Kervoaguel
qui alimentait jadis Carhaix (époque gallo-romaine).
ANCIENNE NOBLESSE du MOUSTOIR
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Le Moustoir.
(à compléter)
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