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PLOUIGNEAU |
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La commune de Plouigneau
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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUIGNEAU;
Plouigneau vient de lancien breton « ploe » (paroisse) et de Saint Gwiniau (Winniavus ou Igneau).
Plouigneau est une ancienne paroisse primitive qui remonte au VIème siècle. Plouigneau englobait jadis le territoire de Lannéanou et le territoire de Garlan situé au sud du Dourduff. On cite la paroisse de Plouigneau sous le nom de "parochia Iunau" au XIème siècle dans la Vie de saint Tugdual. Au Moyen Age, Plouigneau est partagée en plusieurs fiefs : Castel Dinan, Coat ar Ferte, Kerviniou, Bourouguel.
On rencontre les appellations suivantes : Parochia Iunau (au XIème siècle), Ploeigneau (vers 1330), Plouigneau (en 1427).
Note : Liste non exhaustive des recteurs de PLOUIGNEAU : Guy Omart, jusqu’en 1696. - Philippe Nicol (1696-1698), recteur de Plouagat. - François Coz (1698-1707), recteur de Plésidy. - Jacques Clech (1707-1708), recteur de Pleumeur-Bodou. - François le Dréau (1708-1719). - François le Gac (1719-1732). - Noble Jacques le Gall de Kermorvan (1732-1759). - Noble François le Bahezre de Lanlez (1759-1760). - Noble Guillaume-Marie de Montfort de Kersalut (1760-1782), bachelier, etc ... ;
PATRIMOINE de PLOUIGNEAU
l'église
Saint-Ignace (1863), située à lemplacement dune ancienne église du XVème
siècle. L'ancien clocher, qui avait été conservé jusqu'en 1895, a fait place depuis
à une tour carrée surmontée d'une flèche élancée. L'édifice actuel comprend un clocher
extérieur, une nef de sept travées avec bas-côtés, un transept et un choeur (l'abside
à noues multiples est du type Beaumanoir). Devant le bras sud du transept on voit
une croix ancienne fleuronnée, restaurée en 1856. L'église possède une croix processionnelle
du début du XVIIème siècle portant le poinçon du maître orfèvre François Lapous
(restaurée en 1832 par Le Goff), une boîte aux saintes huiles datée du XVIIème siècle,
une coquille à baptême du XVIIème siècle, une Vierge à l'Enfant datée de 1667-1668
(avec poinçon de Paris). L'ancienne église contenait le tombeau, avec statue couchée,
d'un seigneur d'Ancremel. L'autel dédié à Notre-Dame de Lourdes provient de l'ancienne
église. L'église abrite les statues de saint Pierre, saint Yves (1934, oeuvre de
F. Chauris, sculpteur de Morlaix) et une Vierge de Jessé ;
la chapelle
Saint-Idy (XIXème siècle), encore appelée Notre-Dame de la Clarté. Il s'agit d'un
édifice de plan rectangulaire datant du XIXème siècle et qui a remplacé l'ancienne
chapelle Saint-Idy. Son clocher mur possède une chambre de cloche. Dans les débris
des anciens vitraux on remarque les armes des familles Le Borgne de Trévidy avec
diverses alliances : Quintin, Balavesne, de Leau, Guiomar et Siochan. La chapelle
abrite les statues de saint Idy (coiffé d'un turban), saint Yves, deux Vierges-Mères
couronnées, une Vierge et un Crucifix ;
la chapelle
Notre-Dame du Mur (1890), édifiée par l'entreprise Even sur des plans de Le Guerrannic,
pour Marie de Lannurien (comtesse de Guernisac). Il s'agit d'un édifice voûté de
plan rectangulaire, avec chevet à trois pans. Son clocher mur possède une chambre
de cloche. L'ancien édifice était dédié à saint Herbot. La chapelle abrite une statue
d'une Vierge ouvrante ;
la chapelle
Saint-Roch d'Encremer ou Ancremel (XXème siècle). Cette chapelle privée moderne
est de forme rectangulaire ;
la chapelle
Notre-Dame de Luzivilly ou Luzivily (XV-XVIème siècle), fondée par la famille Goesbriand
ou Goezbriand. L'édifice est de plan irrégulier et comprend une nef avec bas-côté
sud de quatre travées. Au nord, au droit de la dernière travée, se trouve une chapelle
en aile. Le clocher mur possède deux chambres de cloches. La cloche date de 1661.
On y trouve un autel extérieur sur le placitre, avec des statues de la Vierge. Tous
les écussons ont été martelés sauf un aux armes de la famille Toupin de Kervenniou
qui possédait au XVIème siècle le fief de la Ferté. Cette chapelle, en forme de
croix latine, abrite de nombreuses statues parmi lesquelles Notre-Dame de Luzivilly,
sainte Anne, saint Jean, sainte Barbe (XVème siècle), saint Roch, saint Charles,
Vierges-Mères, saint Yves, sainte Marguerite et une Pietà. Au niveau du dallage,
on trouve des pierres tombales du XVIIème siècle ;
la chapelle
Saint-Nicodème de Lanleya (XVIIème siècle). Elle est en forme de croix latine avec
chevet à trois pans du type Beaumanoir. Sur le pignon ouest, un clocheton, à une
chambre de cloche, amorti par un dôme, porte les dates de 1642 et 1704. Les armoiries
des familles du Parc-Lanmeur et Kermoysan, seigneurs de Lanleya, se distinguent
sur les murailles de la chapelle (au niveau du chevet). Sur l'un des pignons latéraux,
se trouvent les armes des Boiséon. Le Maître-autel est en tombeau galbé. La chapelle abrite les statues de saint Nicodème
(XVIIème siècle), saint Vaudan (ou Maudan) en évêque (portant chape et mitre), la sainte Vierge,
présentant le sein à l'Enfant Jésus (statue en bois polychrome du XVIIème
siècle) et un groupe de douze apôtres (statues en bois polychromme du XVIIème
siècle) provenant, semble-t-il, de Kermorvan. A mentionner aussi les statues "Ecce Homo", de Saint
Yves et de Sainte Barbe, toutes en bois polychromme et datant du XVIème siècle ;
la chapelle
Saint-Eloi (fin du XVIIème siècle). Elle est de forme rectangulaire et comporte
une chapelle nord en retour d'équerre. La chapelle possédait jadis un clocheton,
amorti en dôme, dont le haut a été détruit. Son clocher actuel en "pi"
possède une chambre de cloche. La chapelle a été restaurée en 1983. La chapelle
abrite les statues de saint Eloi (dans une niche à volets repeints en 1842), saint
Sébastien, un groupe de sainte Anne et une Pietà ;
la chapelle
Saint-Nicolas (XVIème siècle), située à Bourouguel. Il s'agit d'un édifice de plan
rectangulaire, aujourd'hui restauré ;
la chapelle
Saint-Mélar (XVIIIème siècle). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire avec
chevet droit. On y trouve un retable de la Résurrection. La chapelle abrite les
statues de saint Mélar, la Vierge-Mère et un moine en prières ;
l'ancienne chapelle Saint-Maudez
ou Saint-Maudet (XVIème siècle), aujourd'hui détruite et située jadis à Langonaval.
Il s'agissait d'un édifice de plan rectangulaire du XVIème siècle, tombé en ruines
vers 1910 ;
les anciennes
chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Etienne (ancienne chapelle
tréviale, située jadis près de La Villeneuve), la chapelle Notre-Dame de Délivrance
ou du Guéodet (située jadis au cimetière et détruite vers 1863), la chapelle Saint-Laurent
(située jadis à Kerbabu), la chapelle Notre-Dame du Rosaire (située jadis à Kermorvan),
la chapelle de Lannidy, la chapelle Saint-Vial ou Saint-Vital (située jadis près
de Kerellou) ;
la croix
de léglise Saint-Ignace (1430) ;
la croix
de mission (1868), située au cimetière ;
la croix
de Luzivilly (1422) ;
la croix
de Kernevez-Luzivilly (moyen âge) ;
la croix
de Saint-Idy ou Saint-Divy (XVème siècle) ;
d'autres
croix ou vestiges de croix : Croas-ar-Peulven, Croaz-Men (XVIème siècle), Croas-an-Dallar
(XVIème siècle), Garz-ar-Goff (XVIème siècle), Langonaval (XVème siècle), Mesmellec
(1861), Pen-ar-Hoël (1893), Saint-Eloy (Moyen Age) ;
le
manoir de Lanleya (XVIème siècle), propriété de Mme de Lampezre, et des familles
du Parc, Du Dresnay, Kermoisan (ou Kermoysan) et Kergariou (comte de Kervegant).
Ce manoir, en partie ruiné, a été restauré à partir de 1991 par M. André Marrec,
alors libraire à Plougasnou. A l'époque de la
Révolution la terre de Lanleya appartenait à Messire Jonathas de Kergariou,
comte de Kervégant, mort à Kergrist en Ploubezre le 17 floréal an II. Sa fille
héritière de Catherine-Vincente-Reine, mariée en 1781 à Sébastien-François
Barbier marquis de Lescoet, ayant émigré à Hambourg, la nation s'empara de ses
biens et les mit en vente. Les manoir et métairie de Lanleya furent acquis le 15
Messidor an VIII par les citoyens Dauxais et Yves Le Manach, tandis que le
moulin devenait le 25 août 1808 la propriété de Monsieur Pezron et que le
citoyen Yves Lelchat s'adjugeait la chapelle 1e 26 Floréal an III, au citoyen
Yves Nigeou, parent d'un prêtre insermenté de Plouigneau, qui ne l'acheta que
dans le but de la rendre un jour au culte catholique ;
Voir aussi
"L'histoire
du manoir de Lanleya"
le manoir
de Guarguen (XVème siècle) ;
le manoir
de Lanidy (XVème siècle), restauré au XVIIème siècle (partie droite du manoir).
On y voit une double tour : une grande tour hexagonale portants des ouvertures à
meneaux sur ses pans, et une tour plus petite et à cul-de-lampe accolée à la grande.
La partie gauche de l'édifice avec sa tour quadrangulaire, a été restaurée au début
du XXème siècle. Propriété successive des familles Calloët, Marc'hallach (suite
au mariage en 1808 d'une des filles de Etienne René Calloët à Jean Marie Aimé du
Marchallach), Du Dresnay (suite au mariage de la fille de Jean Marie du Marchallach
avec le vicomte Vincent Joseph du Dresnay [1791-1847], député de Morlaix), Kersauson
(suite au mariage de Marie Louise du Dresnay [née à Lanidy en 1831] avec Ludovic
de Kersauson Vieux Châtel, propriétaire du château de Trodibon), La Jaille et Monnier.
Le manoir possédait jadis une chapelle privée dédiée à saint Idy (ou Didy), puis
à Notre-Dame de la Clarté. Lanidy a vu naître, au XVème siècle, l'évêque de Tréguier,
Jean de Calloët. Le 7 Mars 1505, Jean de Calloët, originaire de Plouigneau, secrétaire
et conseiller du roi, maître des requêtes et Président des Comptes en Bretagne,
docteur en droit civil et canonique, chantre de l'église de Quimper, puis évêque
de Tréguier meurt subitement dans la paroisse de Saint-Michel-en-Grève, où il se
trouvait en visite pastorale. A noter que pour des raisons financières le domaine
avait été vendu par François Calloët, avant de revenir dans le giron familial. On
trouve aussi parmi les héritiers, Etienne René Calloët, comte de Lanidy, ainsi que
son frère Yves Gabriel ;
le manoir
de Bourouguel (XIV-XVIIème siècle), propriété de la famille Bourouguel (1371), puis
dAnne de Sanzay (1588), et des familles Bahezre de Lanlay (1779), La Porte
(1688). L'ancien château de Bourouguel, occupé pendant la Ligue par une garnison
royaliste, est pris en 1589 par les morlaisiens qui en démolirent les fortifications.
Anne de Sancay de la Magnanne (chef de bandes réputé) mourut semble-t-il en 1630.
Le manoir actuel est construit au XVIIème siècle et appartient à cette époque à
la famille Bahezre de Lanlay ;
le manoir
de Kerellou (XVIème siècle), propriété des familles Cazlen et Taillart ;
le manoir
de Quillidien (XVIème siècle) ;
le manoir
de Trojoa (XVIIème siècle), propriété successive des familles Le Bouloign (en 1669),
Chateaudassy, Jamin, Ploësquellec, Barrial du Breuil, Le Rouge de Guerdavid ;
le château
Le Mur (XVIIIème siècle), érigé par Julien Croueze. Il s'agit à l'origine d'un ancien
relais de chasse, transformé en château par la famille Guernisac. Propriété de la
famille Guernisac (en 1772), puis de la famille de Penguern, et passe par alliance
à la famille Servin. A noter que " Paul de Penguern, dont le père avait
été emporté par le choléra à Brest à l'âge de 31 ans, a hérité de sa tante Guernisac
née Lannurien, soeur de sa mère, soit parce que c'était sa tante, soit parce qu'il
était orphelin, soit parce que c'était sa marraine, soit tout simplement parce qu'elle
n'avait pas eu d'enfant " (E. Kerdrel). Il possède encore aujourd'hui
une chapelle privée. Un édifice aujourd'hui en ruines est situé non loin du château
: il s'agit du manoir d'origine appelé " Le Vieux Mur " ;
les maisons
de Kerdiles (XVIIIème siècle), de Kerampont (XVIIIème siècle), de Trémaéc (1711),
de Keryvoalen (XVIIème siècle), de Kerellou (XVIème siècle) ;
les anciens
manoirs du XVème siècle : Ancremel, Kervanon, Coëtsaoff (avec oratoire dans la cour close) ;
la fontaine Saint-Idy ;
23
moulins
dont les moulins à eau de Kerohan, Neuf, de Kerampont, AnAbbat, Kerlio, Kervinion,
Goasouliat, Bourouguel, Conan, Tremorgan, Kergreac'h, de Mur, de Kerellou, de Lanleya,..
A signaler aussi :
le menhir
de Crech Edern, d'une hauteur de 5,60 mètres ;
le tumulus
de Cazin ;
une tombe
(âge de bronze) dans la chapelle du Mur ;
le pont
de Keribot (moyen âge) ;
le puits
de Kerampont (XVIIIème siècle) ;
le four
à pain de Lanleya (XIXème siècle) ;
le lavoir
de Kerin (XIXème siècle), alimenté par une fontaine ;
le camp
retranché à Kermorvan en double enceinte avec tumulus au milieu ;
le camp
retranché de Castel-Dinan : enceinte ovale de 500 mètres de tour. Au milieu se dresse
une motte entourée de fossés profondes. Il s'agit d'un ancien manoir féodal appartenant
à la maison de Dinan ;
les restes
d'un ancien ouvrage militaire (Castel-Coat-ar-Ferté) : enceinte rectangulaire de
250 mètres environ de pourtour, entourée de retranchements élevés et bordés de douves,
que surmonte une motte d'environ quinze mètres d'élévation. La seigneurie de la
Ferté possédait haute et basse justice ;
une borne
militaire (Kroaz-ar-Peulven), ancienne stèle gauloise ;
l'ancien
manoir de Pradalan ou Prad al Lan (vers 1775), maison natale de l'amiral Alphonse
Jean René Fleuriot de Langle (né en 1809 et époux de Suzanne de la Monneraie). La
propriété devient ensuite la propriété de la famille Fournis (en 1888), de la famille
Quéméner (en 1919), de la famille Kerautret ;
l'ancien
manoir du Restigou, ayant appartenu jadis à la famille Cordier (" Restigou
à Plouigeneau à Cordier noble débouté en 1668 "). Les armes des Cordier
étaient " D'azur à la cordelière d'or, passée en lacs d'amour "
(Arm. 1696). Un Cordier était cité comme fermier du domaine du Roi à Morlaix en
1661. On mentionne un Michel Levyer (Le) ou Michel Lelevier, Sénéchal de Lanmeur
le 12 aout 1576 puis de Lanmeur en 1596, sr. de Restigou et Keropartz, marié en
1600 avec Barbe Quintin. A noter quela famille des Levier est mentionnée aussi
dans les anciennes prééminences (possession d'un banc " ... armoyé des
armes des Levier contenant quatre piedz de long et deux piedz et un poulce de laize
appartenant au sieur de Restigou ....") de Saint-Melaine de Rennes ;
l'ancien
château de Goesbriand, en Plouigneau, près de Morlaix, ancien évêché de Tréguier.
— Au milieu des landes marécageuses qui forment le tiers de la superficie de
la commune de Plouigneau, on trouve les restes du château de Goesbriand, possédé
depuis le XIIIème siècle par la famille de ce nom, qui a produit, sous Louis XIV,
un lieutenant général, chevalier des ordres. Assiégé, en 1710, dans la ville d'Aire,
par le prince Eugène et le duc de Marlborough, il ne consentit à capituler que sur
un ordre exprès du Roi, et après avoir fondu son argenterie pour payer les Suisses
de la garnison, qui, justifiant le proverbe : Pas d'argent, pas de Suisse, refusaient
de combattre. On a conservé dans la famille du marquis de Goesbriand une des monnaies
obsidionales qu'il avait fait frapper. Cette pièce d'argent, poinçonnée seulement
d'un côté, porte dans le champ les armes de Goesbriand et la date de 1710, et pour
légende : Aria 50 obs. pro Rege et patria (Bretagne contemporaine, t. II, p.
62). De Goësbriand, sr. dudit lieu et de Glahéra, paroisse de Plouigneau, de Kermenguy,
paroisse de Guimaëc, de Kerdaoulas, paroisse de Saint-Urbain, et autres lieux. Cette
famille noble, d'ancienne extraction chevaleresque, comptait quatorze générations
à la réformation de 1669 et portait : « D'azur à la fasce d'or ». Devise
: « Dieu y pourvoira ». Elle a fourni à nos armées un grand nombre de capitaines
parmi lesquels : Alain, fait prisonnier à la bataille de Saint-Aubin du Cormier ;
François, qui prit part à la défense du château de Kerouzeré pendant la Ligue ;
Yves, maréchal de camp, gouverneur de Morlaix et du château du Taureau en 1540,
auquel succède son fils François, chevalier de l'Ordre du Roi et gentilhomme de
sa chambre ; Louis-Vincent de Goësbriant, nommé par Louis XIV, le 1er janvier
1711, chevalier et commandeur des Ordres du Roi, est le lieutenant-général dont
chacun connaît l'illustration à cette époque. Il mourut à l'âge de quatre-vingt-cinq
ans, le 4 mai 1744, gouverneur de Morlaix. Louis-Vincent, son fils, lui succède
au gouvernement de cette ville et du château du Taureau. En lui se termine la branche
aînée des Goësbriant, en 1752. " C'est donc à une branche cadette qu'appartient
le marquis de Goësbriant, époux de Mademoiselle de la Boëssière de Lennuic, qui
est : Christophe de Goësbriant, officier des vaisseaux du Roi, marin instruit et
distingué qui, n'étant encore que simple garde, adressa à l'Académie Royale de la
marine des remarques sur les différences qu'il avait observées entre les longitudes
de certains points de la côte du Portugal et celles qui leur étaient assignées dans
les cartes françaises. L'Académie jugea ces rectifications si importantes qu'elle
les transmit aussitôt au ministre, avec la prière, consignée dans sa délibération
du 14 janvier 1773, de donner des ordres pour que les cartes fussent corrigées à
l'aide de ces observations. Lorsque Christophe de Goësbriant se retira de la marine,
après dix-neuf ans de services, le 27 avril 1875, il était lieutenant en premier
des gardes du Pavillon, et, comme tel, chargé de l'instruction nautique des élèves
de la marine. Le marquis de Goësbriant fit partie de l'armée des Princes, durant
les guerres de Vendée " (J. Baudry)
;
l'ancien
manoir ou château de Kervenniou (XVème siècle), propriété successive des familles
Toupin, Acigné et des ducs de Richelieu. Il a été détruit pendant les guerres de
la Ligue ;
ANCIENNE NOBLESSE de PLOUIGNEAU
Calloët, sr. de Lanidy, en Plouigneau, — de Kerahel, en Botsorhel, — de Kerbrat, — de Kerven, — de Portzcadiou, — de Trégomar, — de Toulbrunot, en Merléac, — de Kerangouarec, — de Lostanvern, — de Kerastang, — de Trofor, — de Keriavily, en Plouaret, — du Faouet, — de Kermaria, en Plouha, — du Lou, en Dolo. Ancienne extraction. — Huit générations en 1669. — Réformes et montres de 1427 à 1543, en Plouigneau et Plésidy, évêché de Tréguier. Blason : D'or à la fasce d'azur surmontée d'une merlette de même. Devise : Advise-toi. Pierre, conseiller du duc Jean V, puis secrétaire du roi Charles VII, en 1450. — Jean, évêque de Tréguier, en 1501, mort en odeur de sainteté, le 7 mars 1504. Lorsqu'en 1611 on ouvrit son tombeau, son corps fut trouvé entier, ainsi que le constatait le procès-verbal dressé à cette époque et conservé longtemps aux archives de l'église cathédrale de Tréguier. — Trois avocats généraux aux Comptes, depuis 1624. — Une fille à Saint-Cyr, en 1686. — Un président de la noblesse de Tréguier qu'il commandait lors de la défaite des Anglais à Camaret, en 1694.
Goesbriand (de), sr. dudit lieu et de Glahéra, en Plouigneau, — de Kerantour, de Penanrue, en Stival, et de l'Armorique, en Plougean, — de Kervéguen et de Kermenguy, en Guimaëc, — du Rozlan, en Plougaznou, — du Cosquérou, en Mespaul, — de la Noë Verte, de Triévin et de Keraudy, en Plouézoch, — de Coatcoazer, en Lanmeur, — de Guermorvan, en Louargat, — de Lanhaca, — du Roscoat et de Keralliou, en Tréduder, — de Crénard, en Vannes et de Kerdaoulas, en Saint-Urbain. Ancienne extraction chevaleresque. — 14 générations en 1669. — Réformes et montres de 1427 à 1543, en Plouigneau, Plougaznou et Plouezoc'h, évêché de Tréguier. Blason : D'azur, à la fasce d'or. Devise : Dieu y pourvoira. La maison de Goesbriand a produit : Auffray, capitaine de 50 lances en 1200, père de Graslin, marié à Louise, dame de Kerantour. — Autre Auffray, gouverneur des ville et château Saint-Macaire, en 1389, épouse Alix de Rodalvez. — François, prisonnier à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, en 1488. — Un gentilhomme de la Chambre du Roi François Ier et gouverneur de Morlaix depuis 1540. — Un capitaine royaliste qui défendit Kerouzéré contre les Ligueurs en 1590. — Trois pages du roi : Charles-Jean, en 1680 ; Julien-Joseph (page de la Dauphine), en 1682 ; Jean, en 1686. — Quatre chevaliers de l'ordre du Roi (voir Chevaliers bretons de Saint-Michel, par M. de Carné, pp. 142-143-144), et un 5ème mentionné par M. de Courcy, en 1704, mort en 1744, lieutenant général. — Un maréchal de camp, en 1738, mort en 1752. — Marie-Anne, abbesse de Kerlot, de 1715 à 1738, date de sa mort. — Un évêque de Burlington, frère d'un volontaire pontifical, blessé à Castelfidardo, en 1860. — Goesbriand s'est allié aux Barbier, de la Marzelière, de Coëtlogon, de Kersauson, de Kerpoisson, de Kersaint-Gilly, de Parcevaux, du Breil, de Rays, etc., etc. La branche aînée s'est alliée aux Béthune et aux Chatillon, et s'est fondue, en 1747, dans Suffren, celle du Rozlan, en 1651, dans Kermenguy ; elle brisait d'un lambel de gueules. Cette fusion s'effectua par le mariage d'Anne, soeur aînée de Constance, dame de Kersauson, avec Jacques de Kermenguy, chevalier de l'ordre du Roi, à qui elle apporta la terre de Rozlan, comme en fait foi un partage de meubles intervenu entre les deux soeurs le 21 novembre 1668.
Guerdavid (de) … Le Rouge, sgr. de Guerdavid, paroisse de Plouigneau, de Kervaudour, de Trémoguer et autres lieux.. Ancienne extraction, réformation de 1669, maintenu avec neuf générations : « d'argent à la fleur de lys de sable, surmontée d'une merlette de même ». Réformations et montres de 1427 à 1543, paroisses de Plouigneau, Plouagat-Moysan et Plestin, évêché de Tréguier.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 21 nobles de Plouigneau (il y en avait 22 en 1426) :
Jehan BOTBOZVEN
(160 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Lorans
CARN (25 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Henry COETSAUST
(140 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Hervé DERYEN
(40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Jehan DU
GASPERN de Haevealler (60 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une
compagnie dordonnance ;
Martin
ERNAULT (5 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Alain ESTIENNE
(50 livres de revenu) : défaillant ;
François
GOASBRIEND de Goesbriand (200 livres de revenu) : porteur dune brigandine
et comparaît en archer ;
Jehan GOUAFFUEC
(12 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ;
Yvon GOUAFFUEC
(12 livres de revenue) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Guillaume
GUILLAUME (12 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît
armé dune pertuisane ;
Charles
KERJAGU (25 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît
armé dune pertuisane ;
Tanguy
KERJAGU (12 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Bizien
LE ROUGE (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Guyon LE
ROUGE (250 livres de revenu) : comparaît en Homme dArmes ;
Guyon LE
ROUGE de Ancremel (600 livres de revenu) : porteur dune brigandine ;
Jehan LE
ROUGE de Kerdavid (25 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
LE ROUGE
de Roesau (5 livres de revenu) : défaillant ;
Jehan LE
ROUX de Kerloshezre (140 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Jehan MERAULT
(20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ;
Olivier
TOUPPIN de Kervenniou (400 livres de revenu) : comparaît en Homme d'Armes.
Dans une "Montre" de Tréguier en 1503 (Archives Départementales des Côtes d’Armor, 1 C 184 et 74 J 49), plusieurs nobles de Plouigneau sont mentionnés :
- François Thoupin sieur de Kerveniou comparu presant.
- Jan de Plusquellec sieur de Bruillac son curateur "auquel est enioint fournir et comparoir au prochain mandement garny de gens chevaux harnois et autres habillemens requis et pertinants pour hommes d’armes a servir ausdits sieur et dame".
- François Le Rouge sieur d’Ancremel comparu en robe.
- Guillaume de Gouesbriand sieur dudict lieu à cheval.
- Yvon de Portzbouguen sieur de Kergueguen à cheval.
- Guion Le Rouge sieur de Bourouguel à cheval.
- Hervé Derien à cheval.
- Rolland Le Rouge en son nom et curatteur de Jan Tuonmelin à cheval.
- Jehan Coatsauff comparu en robe.
- Jehan de Keriagu Kermanon a deffailli.
- Jehan de la Forest à cheval.
- Hervé Estienne comparu par Tudual Tuonlong à cheval.
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