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PLOURAY |
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La commune de Plouray ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOURAY
Plouray vient du breton « plou » (paroisse) et « re » (René).
Plouray, ancienne tête de pont cornouaillaise en territoire vannetais semble-t-il, est une paroisse primitive et avait comme trève Saint-Guénin, qui n'a pas survécu à la Révolution. Du XIIIème au XVème siècle, le fief de Plouray dépend de la vicomté de Rohan. Au début du XVIème siècle, le fief appartient à Jean de Rieux, maréchal de Bretagne. Louis IV de Guémené hérite de la seigneurie de Plouray en 1527 et elle est ensuite associée à la vicomté de Guémené devenue principauté en 1570 en faveur de Louis VI de Rohan-Guémené.
La paroisse de Plouray dépendait autrefois du doyenné de Kemenet-Guégant et de l'ancien évêché de Vannes. Elle relevait de la sénéchaussée d'Hennebont et du doyenné de Guémené. Plouray est érigé en commune du canton de Langonnet et du district du Faouët en 1790. La commune de Plouray passe dans l'arrondissement de Pontivy en 1800 et dans le canton de Gourin en 1801.
On rencontre les appellations suivantes : Plouray (en 1427, en 1481, en 1514), Plouzay (en 1536).
Note : A l'extrémité nord-ouest de l'ancien diocèse de Vannes, Plouray est borné au nord par Glomel, à l'ouest par Langonnet, au sud par Priziac et Saint-Tugdual, à l'est par Ploërdut et Mellionnec. En 1891, sa superficie est de 3909 hectares, dont 1500 environ sous culture, autant sous lande, et le reste sous prés, etc... C'est un pays accidenté, coupé de vallons et de monticules, et arrosé de plusieurs cours d'eau, qui se jettent dans l'Ellé. En 1891, sa population est de 1603 habitants. Le bourg, situé sur le côté nord-ouest du territoire, est à 19 kilomètres de Gourin et à 37 de Pontivy. De l'époque celtique il reste encore plusieurs vestiges, et notamment un dolmen assez bien conservé dans un champ nommé " En erhuenneu d'en dias, les sillons d'en bas ", section E. n° 608. De l'époque romaine, il reste d'abord la voie de Castennec à Carhaix, qui limite Plouray au nord-est ; il reste ensuite un camp de forme elliptique, entre les villages de Kerybet et de la Villeneuve, destiné à surveiller la voie ; d'autres enceintes, mentionnées plus loin, paraissent plus féodales que romaines. Les Bretons arrivèrent dans ces parages au VIème siècle, et y implantèrent, comme ailleurs, leur langue et leurs usages. Les noms de villages, tels que Kerguzul, Kergoarch, Kerroch, Kerlan, Cosquéro, Penguily, etc, ... sont purement bretons. Quant au nom de Plouray, on y reconnaît facilement le mot Plou, peuple ou paroisse, et le mot Ray probablement un peu altéré. Le village du Moustéro rappelle sans doute, comme ses pareils, le souvenir d'un établissement monastique, ravagé par les Normands. Au point de vue féodal, on peut citer d'abord un petit retranchement circulaire de 24 mètres de diamètre, appelé Er Hoh Castel (C. 416) ; puis un retranchement elliptique, de 80 mètres sur 50, flanqué d'une motte de 15 mètres de diamètre sur 3 mètres de hauteur, appelé Er Hastel (G. 230, 231, 232) ; ensuite un autre retranchement circulaire, de 40 mètres de diamètre, près de Kerniguez, nommé Er Hoh Castel (G. 725) ; et enfin une motte de 20 mètres de diamètre et de 2m,50 de hauteur située dans un pré entre la Garenne et l'Ellé (B. 119). La châtellenie de Plouray comprenait quatre paroisses : Plouray, Mellionnec, Plouguernevel et Saint-Caradec-Trégomel. Elle appartenait en 1296 à Hervé de Léon, et elle passa par mariage aux Rohan en 1363, pour faire ensuite partie de la principauté de Guémené (Joseph-Marie Le Mené - 1891).
PATRIMOINE de PLOURAY
l'église
Saint-Yves (XVème siècle), restaurée au XVIIème siècle. Les parties les
plus anciennes de l'église sont datées de 1486 (date indiquée dans le
transept, croisillon Nord). Elle est dédiée à saint Yves
qu'en 1839. Elle est en forme de croix latine sans bas-côtés. Le croisillon
Nord, ancienne chapelle des seigneurs de Saint-Noay, est éclairé par une
fenêtre en tiers-point à meneaux flamboyants. Le reste de l'édifice est
de pur style Renaissance. Diverses inscriptions signalent les restaurations réalisés au
XVIIème siècle : date de 1687 dans le porche du Sud, date de 1687 sur la voûte,
date de 1688 sur le bénitier. Au Sud, est un porche carré, de
1687, voûté en berceau dont l'arcade extérieure est surmontée d'un
fronton triangulaire sur pilastres cannelés. A l'intérieur du porche, de
chaque côté, sont six niches à dais Renaissance. Le porche s'ouvre sur la
nef par deux portes jumelles en anse de panier et accolades, vestiges d'une
construction antérieure comme les enfeus flamboyants que l'on voit à
l'intérieur. Les grandes fenêtres, datées de 1666, sont surmontées à
l'extérieur de frontons alternativement triangulaires et cintrés, et
encadrées de pilastres doriques. La tour occidentale de l'édifice est
reconstruite en 1758 (ou 1768). Les verrières et la charpente sont restaurées dans
les années 1808-1820. Les mentions 1661 et 1662 relevées dans le choeur
évoquent les restaurations réalisés au XVIIème siècle. L'autel du
XVIIème siècle, restauré en 1808 et 1954, est avancé au milieu du choeur
après 1965 pour être remplacé par le maître-autel de 1829. Le retable,
en bois polychrome et doré, date du XVIIème siècle : il est orné d'un
tableau du XVIIème ou XVIIIème siècle représentant le Christ
sortant du tombeau, ainsi que de statues en bois polychrome de saint René,
saint Yves, deux anges adorateurs, du Christ en croix et d'une statue de Jésus enfant
(XVIIIème siècle). Le clocher, foudroyé en 1837, est reconstruit en 1889. L'ossuaire est restauré en
1889. L'ancien lambris, daté de 1787, est remplacé par une voûte en
plâtre en 1902. Les armes de Rohan figurent au chevet et sur la chapelle
des fonts baptismaux ;
Nota 1 : Dans l'église paroissiale on honore spécialement saint René. Il est possible que le nom primitif de la paroisse ait été par conséquent Plou-René, dont on a fait plus tard Plou-ré et Plouray. Toutefois, en 1726, le recteur de la paroisse croyait que le patron de l'église était saint Rival ; aujourd'hui on dit que c'est saint Rioc, et on veut l'identifier avec saint Rival : il est assez difficile de trancher la question. Cette église, en forme de croix latine, appartient à différentes époques. La chapelle du transept nord, qui dépendait de la seigneurie de Saint-Noay, porte encore une inscription gothique et la date de 1486. Du même côté se trouve une fenêtre à meneaux flamboyants et trilobes. D'autres fenêtres sont pignonnées en fronton triangulaire, et portent la date de 1666. Au sud, un porche carré, de 1687, est orné de douze niches à dais, en style de la renaissance. La corniche de l'église elle-même est décorée de modillons et de denticules. La tour a été rebâtie en 1758, et la première pierre en fut posée, le 15 octobre, par le recteur de Langoëlan, frère de celui de Plouray. Outre sa chapelle, le seigneur de Saint-Noay avait dans le chœur, du côté de l'évangile, deux grandes tombes à fleur de terre, armoriées d'un sanglier en bosse, et de plus, dans la maîtresse vitre, les mêmes armes, au-dessous des écussons du prince de Guémené (Aveu de 1634). Le seigneur de Guidfos y avait aussi plusieurs prérogatives, et en 1660 une contestation s'éleva entre le recteur de Plouray et le sieur de Toulbodou, au sujet d'un accroissement que le premier voulait donner à l'église et que le second regardait comme nuisible à ses droits de prééminence. Les chapelles de la paroisse sont les suivantes : — 1° Notre-Dame de Lorette, construite au XVIème siècle, dans le cimetière du bourg, avec les offrandes des pèlerins. Ses fenêtres sont ogivales, à meneaux flamboyants, et sa porte au sud est en anse de panier. Une confrérie de Notre-Dame de Lorette y avait été érigée, et tous les samedis il y avait office, procession et grand'messe. De nombreuses indulgences, accordées par les souverains pontifes, y faisaient affiner les pèlerins, les jours des fêtes de la sainte Vierge. Son pardon, encore le plus important de la paroisse, a toujours lieu le premier dimanche de mai. — 2° Saint-René, à 2 kilomètres au nord-est du bourg, n'existe plus depuis la Révolution ; mais sa fontaine est toujours fréquentée ; sa statue a été placée dans le choeur de l'église paroissiale. — 3° Saint-Guénin, au sud-ouest, construction modeste, qui rappelle de lointains souvenirs. En 1086, le duc Alain Sergent donna à l'abbaye de Quimperlé la terre de Saint-Guénin en Plouray, et reçut en retour une somme de mille sous et un cheval de prix. Cette donation, qui était presque une vente, fut confirmée, deux ans après, par la duchesse Constance. Cette terre rapportait 24 setiers de froment, 11 sous, des moutons et quelques redevances féodales. — 4° Sainte-Ursule et Sainte-Hélène, au village de la Ville-Neuve-Runellou. — 5° Saint-Maudé, au sud-est, au village du même nom. C'est un édifice du XVIème siècle, de forme rectangulaire, en pierres de taille. Le portail occidental a deux baies en anse de panier, encadrées dans une ogive, surmontée d'une accolade. Les fenêtres en cintre brisé, avec meneaux en flammes, trilobes et fleurs de lis, conservent encore quelques restes de vitraux peints. — 6° Locmaria, au sud-est, dédiée à la sainte Vierge, et placée sous le vocable de Notre-Dame des Anges. Les noms de Saint-Delec et de Saint-Avé pourraient bien rappeler d'anciennes chapelles, depuis longtemps détruites. Le manoir de Saint-Noay avait aussi une chapelle privée, qui n'existe plus aujourd'hui. Les frairies étaient, suivant l'habitude, groupées autour du bourg et des chapelles rurales. Quant aux chapellenies, il n'y en avait aucune ici. Le recteur percevait la dîme sur sa paroisse et jouissait en outre du casuel. Son revenu net, en 1756, était estimé à 978 livres. Plouray était de la seigneurie et du doyenné de Guémené et relevait de la sénéchaussée d'Hennebont. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Langonnet, et du district du Faouët. En 1791, son recteur, Fr. Blanchard, refusa le serment, se vit supplanté par un ex-capucin, et partit pour l'Espagne. Pendant son absence, on vendit nationalement quatre pièces de terre appartenant à la fabrique, deux tenues à Kerourgan et un moulin appartenant à l'abbaye de Langonnet. Le second curé constitutionnel abdiqua ses fonctions et finit par se marier. Plouray passa en 1800 dans l'arrondissement de Pontivy, et en 1801 dans le canton de Gourin, ce qui n'a pas été modifié depuis (J-M. Le Mené - 1891).
Voir aussi
"
L'histoire de la paroisse de Plouray et ses recteurs"
la
chapelle de Locmaria (XVème siècle). Le clocher est restauré en
1837. La chapelle abrite une statue en bois de saint Georges (représenté
en cavalier), datée du XVIème siècle ;
la
chapelle Saint-Guénin (1658), restaurée en partie en 1966. Le duc Alain
Fergent offre en 1085 la paroisse (ou
succursale) de Saint-Guénin à l'abbaye Sainte-Croix
de Quimperlé. La chapelle actuelle est édifiée en 1658 par le
recteur Yvonnic et le curé Clederc. La tribune, soutenue par des colonnes
de granit, date du XVII-XVIIIème siècle. Le tableau du retable,
représentant Saint-Guénin, date du XVIIIème siècle. La chapelle abrite
une statue de saint Guénin, en bois polychrome (XVIIIème siècle) ;
la
chapelle Sainte-Hélène et Sainte-Ursule (XVIIème siècle), située à
Villeneuve-Runellou et restaurée en 1951 ;
l'ancienne
chapelle Notre-Dame de Lorette (XVIème siècle), située jadis au bourg. Il
s'agissait d'un petit édifice, aux portes en anse de panier et fenêtre aux
réseaux flamboyants, couvert d'une charpente aux sablières décorées de
rinceaux ;
l'ancienne
chapelle Saint-Maudé (XVIème siècle), signalée en ruine vers 1930. On y
voyait encore à cette époque un beau portail occidental à deux baies en
anse de panier sous une grande accolade flamboyante, et le clocheton, sur le
pignon occidental, auquel on accédait par un escalier extérieur au Nord.
Les fenêtres à réseaux flamboyants et en fleurs de lis avaient jadis de
beaux fragments de vitraux Renaissance qui ont disparu ;
l'ancienne
chapelle Notre-Dame des Anges (XVIIème siècle). Il s'agissait
d'une construction de forme rectangulaire du commencement du XVIIème
siècle, dont la charpente avait de fort belles sablières sculptées
vendues en 1922 ;
la croix
de Rosterh ou le menhir christiannisé ;
le manoir
de Guidfoss ou Guidfosse (XVIème siècle), restauré au
XVIIIème siècle et incendié en 1944. De l'ancien édifice, il ne
subsistent plus que les communs. Le manoir possédait autrefois une chapelle
privée. Cette seigneurie appartient successivement aux familles Kergrois et
Toulbodou de Locmalo (aux XVème et XVIIIème siècles), puis à Joseph de Derval, sieur de Kergoz;
Propriété d'Olivier Toulbodo (ou Toulbodou) en 1464 ;
Nota 2 : Le manoir de Guidfos (ou Guidfoss) appartint, pendant le XVIème et le XVIIème siècles, à la famille de Toulbodo, représentée par Perrot de Toulbodo en 1506, Vincent en 1540 et 1577, René en 1646, et René-Louis en 1695 (M. L. Galles).
le manoir
de Penguily ou Penguilly (XVIème siècle).
Propriété successive des familles Le Scanff ou Scauff (aux XVème et XVIème
siècles), Le Grant, Bahuno et Bouetiez. Propriété d'Alain Le Scanff (ou
Le Scauff) en 1464 ;
Nota 3 : Ce manoir relevait en juveigneurie de celui du Dréorz, et appartenait, en 1449, à Allain Le Scauf (ou Scauff), qui rendait aveu à Charles Le Scauff, sieur du Dréorz. Allain Le Scauf avait épousé Thomasse de Kerourhin (ou Kourhin), et Jean, leur fils, posséda Penguilly après eux. En 1532, ce manoir était la propriété de Vincent Le Scauff qui rend aveu en 1540 et qui mourut vers 1560, laissant un fils, Alain, et une fille, Louise, mariée à Jean Le Grant. Celui-ci recueillit l’héritage de son beau-frère, et laissa Penguilly à sa fille Marie Le Grant dont il était tuteur en 1571. Guillaume du Bahuno, sieur de Kerdisson, Bérien et Penguilly, tenait ce dernier manoir en 1646 ; son fils, François, épousa Anne de la Coudraye qui rendit aveu en 1669. Vingt-six ans plus tard, Penguilly appartenait à Jacques du Boétié (ou Boétie), sieur de Kerorguen, et à l’époque de la révolution il était entre les mains d’un du Boétié de Kerorguen, sieur de Quellenec (M. L. Galles).
la
fontaine de dévotion (XVIIème siècle), située à Kermoustoir ;
le
presbytère (XVII et XVIIIème siècle). Le presbytère est restauré en
1792 et porte l'inscription "1663 M. Y. Yvonnic. Recteur".
On y voit un cadran solaire ;
le puits
de Kerguzul (1670) ;
le puits
de Villeneuve-Runellou ;
la maison
de Kersolo ou Kersoulou (XVIème siècle), propriété de la famille Le
Scanff (ou Le Scauff). Propriété de Vincent Le Scanff, sieur de Penguily (ou Penguilly), en 1514 ;
la maison
de Kerguzul, de Saint-Délec ;
le moulin de Loc'hervé, de Penguily, de
Stangvar ou Stanven, de Kerveno, de St Noé ou Saint-Noay, de Seigle ;
A signaler aussi :
le dolmen
de Guidfoss (âge du bronze) ;
la stèle
de Coët en Ars ;
l'ancien
château de Kernevez (XVIIème siècle), remplacé par une construction moderne ;
l'ancien
manoir de Kerveno (ou Kervéno). La seigneurie appartient successivement aux familles
Geoffroi de Kerancourhin ou Kerourhin (en 1514), Le Bahezre (en 1570), baron de Mauron,
Plymaux, Bréhan et Raison ;
Nota 4 : Yvon de Kerourhin (ou Kourhin) rendit aveu en 1540 pour le manoir de Kerguénou. Ce manoir appartenait, en 1570, à Pierre Le Bahezre qui mourut deux ou trois ans après ainsi que son fils nommé aussi Pierre, puisque nous trouvons, en 1574, Béatrice Thépault, veuve de Pierre l’aîné, tutrice de ses deux petits-enfants : Pierre-Louis et Catherine. Pierre Le Bahezre et Béatrice Thépault avaient eu deux autres fils : Jean, sieur du Gollou, et Vincent. Pierre-Louis Le Bahezre rendit aveu en 1613 et mourut sans enfants. Son héritage passa à son cousin Michel Olymant dont la veuve, Margillie Guillaume, fournit aveu pour Kervéno en 1638. Ce Michel Olymant était fils d’un autre Michel Olymant qui avait épousé une fille de Jean ou de Vincent Le Bahezre. Nous n’avons pu trouver la suite des possesseurs de Kervéno jusqu’en l’année 1695 où ce manoir appartenait à Jean-René-François-Almaric de Bréhan, comte de Moron (ou Mauron), et en 1733, année de la mort de Toussaint-Maurice Le Bigot, comte de Neubourg, qui laissa Kervéno à son gendre, Joseph Raison, sieur de la Ville-Basse, par représentation de son épouse décédée, Marie-Louise Le Bigot. En 1753, le manoir de Kervéno passa à Agathe Raison, femme de Pierre-Marie Le Veneur, sieur de la Ville-Chapron, Kervéno, Le Bouillen et la Ville-Dely ; Agathe Raison mourut en 1748 ; son mari posséda Kervéno après elle et en rendit aveu en 1788 (M. L. Galles).
l'ancien
manoir de Restermarh ou Restromar (XVI-XVIIème siècle), restauré en 1757. Cette
seigneurie appartient à la famille Le Trancher (de 1514 à 1766), puis à
la famille de Robien ;
Nota 5 : Restromar appartenait, en 1540, à Eustache Le Trancher ; un de ses descendants, Tanguy Le Trancher, marié à Catherine du Rest, transmit le manoir à son fils Jacques Le Trancher, qui rendit aveu en 1632, comme sire, du Bodeno et de Restromar. A cette époque, une autre branche de la famille Le Trancher se déclara, propriétaire de Restromar et fit un procès pour être mise en possession de cette propriété, ce qui rend l’histoire de ce manoir très difficile à suivre. Toujours est-il qu’en 1695, Anne Le Trancher, femme de Jacques-Louis Raoul était en possession de Restromar, qui, en 1766, appartenait à Charles-Pierre de Robien, sieur de la Boulaye, mari de Françoise Le Trancher (M. L. Galles).
l'ancien
manoir de Saint-Noay. Siège d'une seigneurie appartenant successivement aux
familles Saint-Noay, Bac, et Jégou (en 1739). Il possédait autrefois une
chapelle privée disparue avant 1890 ;
Nota 6 : Jehan de Saint-Noay et Catherine Loes tenaient ce manoir en 1526 ; Catherine Loes fournit aveu en 1540 au nom et comme tutrice de Pierre de Saint-Noay, son fils aîné. Celui-ci épousa Françoise de Botmarch qui, étant devenue veuve, rendit aveu, en 1564, au nom de son fils, Jean de Saint-Noay. Plus tard, en 1634, nous trouvons un autre Jean de Saint-Noay qui, dans un aveu au prince de Guémené, déclare qu’il existe, « en la maîtresse vitre de l’église dé Plouray, deux écussons qui sont d’argent à deux sangliers de sable, des deux côtés du pilier du milieu qui soutient la fermure de ladite vitre, au-dessous des écussons dudit seigneur prince, et deux grandes tombes à fleur de terre armoyées dudit sanglier en bosse, dans le choeur, vis-à-vis du sanctuaire, du côté de l’évangile ». Un autre Jean de Saint-Noay, qui avait épousé Louise du Bois, vivait en 1581 et eut deux filles : Mathurine, l’aînée, épousa N.... du Bac, et eut un fils que les titres appellent Anonyme du Bac ; celui-ci recueillit l’héritage de sa tante Jehanne de Saint-Noay, qui avait épousé un sieur de la Bourdonnaye. Le manoir de Saint-Noay fut possédé dans la suite par François-Barthélemy Jégou, qui mourut en 1745, laissant son héritage à son fils, Marie-Michel Jégou (M. L. Galles).
l'ancien
manoir du Stanven ou Stanguen, reconstruit au XVIIème siècle. Propriété
successive des familles Saint-Noay (en 1528 et en 1541), Le Flo, et Caric ;
Nota 7 : Nous ne connaissons cette petite terre que par les aveux de Jean de Saint-Noay, en 1528 et 1541 ; Louis Le Flo, en 1549, et Marc Caric, en 1571 (M. L. Galles).
l'ancien
manoir de la Villeneuve. Il possédait autrefois une chapelle privée. Il
appartient en 1427 à Henry de Kerancoerhin (ou Kerourhin) ;
l'ancien
manoir de Kerroch. La terre de Kerroch appartenait, à la fin du XVIIème siècle,
aux Talhoët de Sévérac ;
l'ancien
manoir de Cohinac. Cohinac, anciennement Carvignac, appartenait, en 1538, à
Jehan de Kerourhin ; en 1571, à Marc Caric, sieur de la Porte et de
Stanguen ; en 1646, à Jean de Keraly, et en 1695, au sieur de la Boulaye-Robien ;
l'ancien
manoir de Kergadelan. Nous ne connaissons ce manoir que par un aveu de
Pierre Le Bahezre, sieur de Keruhel, en 1695 ;
l'ancien
manoir du Goullo. Pierre et Yvon Nycolas (ou Nicolas) rendaient aveu pour ce
manoir le 21 avril 1540, au sire de Guémené. Marguerite, fille de l’un
d’eux, était mariée, en 1552, à Henry Ropertz. En 1613, Yves Olymant,
sieur du Goullo, vend cette propriété à sa soeur, Guyonne Olymant, épouse
de Gilles Hervé ; leur fils, René Hervé, vivait en 1646, et à la fin du
XVIIème siècle, René-Louis de Toulbodo, sieur de Guidfos, possédait ce manoir (M. L. Galles) ;
l'ancien
manoir de Limerho. Cette terre était possédée, en 1646, par Louis de Rosmordreuc,
dont la fille, Perrine, épousa Charles de la Chapelle, sieur de Guerroué ;
ils eurent trois enfants : Louis de la Chapelle, sieur de Limerho, qui épousa
Julienne Le Feubvre, Jean-Raoul et Jeanne-Rose de la Chapelle. L’aînée
eut une fille nommée Catherine, qui vendit Limerho aux deux frères Yves et
Joseph Le Léanec ; mais, quoique l’ancien manoir ne fût plus qu’une
ruine, Limerho étant une terre noble fut retiré, par retrait féodal, par
François-Anne Louvart, sieur de Pontigny, et Marie-Elizabeth de Montlouis (M. L. Galles) ;
l'ancien
manoir de Cornouet. Ce manoir, qui appartenait dans le XVIème siècle à la famille
Fraval, passa aux sieurs de Coëtanfao, et a la même histoire que ce dernier ;
ANCIENNE NOBLESSE de PLOURAY
Les seigneuries de la paroisse de Plouray étaient :
1° Cornoet, aux Frayai, puis aux sieurs de Coetanfao.
2° Goullo, aux Nicolas, Olymant, Hervé et Toulbodou.
3° Guidfos, aux Kergrois, Toulbodou et Derval.
4° Kerroch, au sud, aux Talhoet de Sévérac.
5° Kergadelan, possédée en 1695 par P. Le Bahezre.
6° Kersoulou, aux seigneurs de Penguily.
7° Kervéno, aux Bahezre, Olymant, Brelan, Raison.
8° Kervignac ou Cohignac, aux Kerourhin, Caric, Kéraly, Robien.
9° Limerho, aux Rosmordreuc, la Chapelle, Louvart.
10° Penguily, aux Le Scanff, Le Grant, Bahuno, Bouetiez.
11° Restromar, aux Trancher, Raoul et Robien.
12° Saint-Noay, aux Saint-Noay, aux Bac et en 1739 aux Jégou.
13° Stanven ou Stanguen, aux Saint-Noay, Le Flo, Caric.
14° Villeneuve-Saint-Noay, aux Domalain en 1638.
(de J-M. Le Mené).
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 4 nobles à Plouray : Geffroy Alanou, Henry Kerancoerhin de Cohignac, Allain Lescauff de Penguilly et Guillaume Sainct Noae.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 6 nobles de Plouray :
Henry
de ST NOUAY, remplacé par Guillaume son fils (60 livres de revenu) :
porteur d'un paltoc ;
Ollivier
de TOULBODO, remplacé par Guillaume son fils (400 livres de revenu) :
porteur d'une brigandine ;
Alain
LESCAUFF (150 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque) et d'un
paltoc ;
Henry
LESON (10 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque), d'un paltoc et
comparaît armé d'une épée ;
Henry
de KERHOUERIN (500 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque) et d'un
paltoc ;
Charles
LE TRANCHER (10 livres de revenu), juveigneur, vieux et impotent ;
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 9 nobles de Plouray :
Ollivier
TOLBODO, remplacé par Yvon Le Perenno (400 livres de revenu) :
porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Henry
de ST NOAY, remplacé par Guillaume son fils (60 livres de revenu) :
porteur d'une brigandine ;
Louis
ALLANO (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Charles
LE TRANCHER (10 livres de revenu) : défaillant ;
Thomasse
LE GOVELLO, veuve de Pierre Kerancourhin, remplacé par Guillaume Eliot :
porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;
Henry
de KERGOURHIN : défaillant ;
Henry
LESON (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;
Jehan
NICOLAS : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;
Lancelot
NEVENOY de St Goual ;
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