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PLOURIN-LES-MORLAIX

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La commune de Plourin-lès-Morlaix (pucenoire.gif (870 octets) Plourin-Montroulez) fait partie du canton de Morlaix. Plourin-lès-Morlaix dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne - Trégor). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOURIN-LES-MORLAIX

Plourin vient du breton « ploe » (paroisse) et de saint Rin, personnage inconnu qui est aussi l'éponyme de Plourin-Ploudalmézeau.

Plourin est une ancienne paroisse primitive. A l'origine, Plourin-lès-Morlaix englobait le Cloître-Saint-Thégonnec et la paroisse de Saint-Mathieu. Elle dépendait alors de l’évêché de Tréguier.

Fondation, vers 1660, en Plourin de Tréguier, d'un couvent de Minimes par Claude-Barbe de Kersauson et son mari François le Borgne de Lesquiffiou. (Ogée, art. Plourin).

On trouve les appellations suivantes : Plurin (en 1128), Ploherin (en 1185), Ploerin (dès 1321). On trouve aussi successivement les formes suivantes : Plourin-Treguer, Plourin, puis Plourin-Morlaix et enfin Plourin-lès-Morlaix.

Note : Liste non exhaustive des recteurs de PLOURIN : Etienne le Roux, jusqu’en 1706. - Noble Jean-Baptiste de Cresolles (1706-1707), du diocèse de Léon. - Noble Bernard Salaün (à partir de 1707). - Noble Joseph de Saint-Gilly, jusqu’en 1716, du diocèse de Léon. - Noble Joseph de Saint-Gilly (1716-1733), neveu du précédent. - Noble François de la Fruglaie de Kerver (1733-1736), chanoine de Tréguier. - Louis Briand (1736-1764), licencié. - François-0llivier le Goff (1764-1790), neveu du précédent, etc ....

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PATRIMOINE de PLOURIN-LES-MORLAIX

l'église Notre-Dame (XVIIème siècle), jadis sous le vocable de saint Pierre et qui a remplacé une vieille église gothique. L'édifice actuel comprend, précédée d'un clocher, une nef de cinq travées avec bas-côtés, terminée par un choeur. Sur chacun des bas-côtés, se trouvent cinq chapelles ouvertes et ajourées de grandes fenêtres en plein cintre. L'église date de plusieurs époques : le choeur, qui date du début du XVème siècle, a été restauré en 1673, la nef date de la fin du XVIIème siècle et le clocher est reconstruit en 1728. Le clocher porte l'inscription "Noble et discret Messire Bernard Salaun R. Jan Podevin Fabrique 1728". Une cloche porte l'inscription "G. Chauchard fondeur Lorain 1740". Les fonts baptismaux datent du XVIème siècle. Les fenêtres conservent quelques fragments, restaurés tant bien que mal, d'un ancien vitrail offert en 1400 par noble homme Yvon de Coatanscours. L'écusson des Coatanscours est sculpté sur l'un des piliers. L'église abrite les statues anciennes de sainte Anne, saint Fiacre, sainte Marguerite, saint Yves, saint Sébastien et saint Michel. On y trouve un arbre de Jessé. L'église renferme aussi une pierre tumulaire d'Yves de Coatanscour et de son épouse Jeanne de Kersulguen, mariés en 1501 ;

la chapelle Saint-Mathurin (XVIème siècle), située dans l'enclos de l'église Notre-Dame. Il s'agit de l'ancien reliquaire reconstruit au XVIIIème siècle. Le clocher mur possède une chambre de cloche. La chapelle abrite les statues de sainte Barbe avec sa tour et de saint Mathurin, costumé en prêtre ;

la chapelle Saint-Bernard de Penlan (XVIIème siècle). Elle est de forme rectangulaire à chevet droit et possède un clocher mur sans cloche. La chapelle abritait jadis une boîte contenant le crâne du marquis de Kerallio décédé en 1617 ;

la petite chapelle de Sainte-Philomène, construite en 1843. Il s'agit d'un petit édifice de plan rectangulaire. Le clocher mur possède une chambre de cloche. La chapelle abrite un tableau représentant l'apparition de sainte Philomène à un malade ;

l'ancienne chapelle Saint-Fiacre, aujourd'hui détruite. Il s'agit de la chapelle d'un petit monastère fondé en 1624 par Messire René baron de Penmarch (époux de Jeanne Sansay) "en faveur du R. P. François Pean correcteur des minimes de St Paul de Léon fondé en procure du R.P. André Chavineau provincial des minimes de Touraine", à l'emplacement d'une chapelle plus ancienne en faveur de laquelle avait été concédées des indulgences le 12 mai 1508. Cette chapelle dépendait primitivement "du manoir de Kervizien, situé paroisse de Plourin". Un hôpital militaire y est installé en 1791. On y trouve à proximité la fontaine de saint Fiacre ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui détruites ou disparues ; la chapelle Sainte-Anne (de plan rectangulaire et située jadis dans l'enceinte du monastère Saint-Fiacre), la chapelle du Cun (transformée en grange), la chapelle de Kervezec, la chapelle de Tregunvez, la chapelle de La Boissière ;

l’ossuaire de la chapelle Saint-Mathurin (XVIème siècle) ;

les vestiges du château de Bodister ou Castel-ar-Sal (moyen âge), propriété de la famille Guicaznou, puis de la famille de Dinan (XIIIème siècle) ;

le calvaire de Sycomores (XVIème siècle) ;

le calvaire de Guilly (1901) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Kerazody (XIXème siècle), Lestrézec (XVIIème siècle), la croix de l'église (XIXème siècle), la croix (oeuvre de Roland Doré) de l'enclos de l'église (1630), la croix située allée de Coatélan (1559), une stèle préchrétienne et Stanennic (Moyen Age) ; 

le manoir de Coatanscour (XIV-XVIème siècle). La terre de Coatanscours possédait jadis un droit de haute et basse justice. Le chevalier Yves de Coatanscours épouse, en 1592, Jeanne Barbier de Kerjean. La famille de Coatanscours s'est éteinte en Mme Suzanne-Augustine et Marie-Anne de Coatanscours, veuves de Kersauzon et Launay de l'Estang. Elles périrent sur l'échafaud à Brest le 27 juin 1794 ;  

le manoir de Kergus (XVI-XVIIème siècle). Il est orné de l'écusson de la famille de Kermerchou ;

le manoir de Penlan (XVI-XVIIIème siècle), propriété de la famille Kergariou jusqu'en 1585 date à laquelle il est vendu à Martin Tournemouche. La veuve de ce dernier, Anne le Gobihan, légue le manoir à sa fille Marguerite Tournemouche, épouse de Jean Le Bihan de Kerallo. Le manoir de Penlan reste dans la famille Le Bihan de Kerallo pendant plus de deux siècles, jusqu'à ce que décède en 1802 la dernière des Le Bihan de Kerallo, Renée Yvonne Marguerite. Puis, il est acquis par la famille Boutin de la Bazinerie et transmis par alliance aux familles Lozac'h et Maze-Launay ;

les anciens manoirs de Coatélant (dont les seigneurs étaient féodés des sires de Bodister) et de Kervézec (dont l'un des propriétaires du XVIIème siècle était Gilles de Kerloaguen) ;

la fontaine du moulin Blanc ;

la fontaine Saint-Fiacre (XVIIème siècle) ;

la ferme de Kersaluden (XVII-XVIIIème siècle) ;

la maison de Coatanscour-Braz (1807), de la place de la Mairie (XVIIIème siècle) ;

le lavoir (XIXème siècle) .

les moulins de Parc-Nevez, de Pontpol (XVIème siècle), Blanc, Penlun, Rouge, Drézec, du Clox, Kervelec, Coatlan, Maran, de l’Hermitage. On y trouve de plus, une papeterie et un laminoir ;

A signaler aussi :

le pont du Vieux Moulin ;

la stèle sur la place du bourg (âge de fer) ;

des mottes à Quélern et au Moulin-Neuf ;

l'enceinte retranchée dans la lande de Cador-Ven, entre le bourg et Morlaix ;

le dolmen de Kerverret ;

la voix romaine de Morlaix à Carhaix ;

un puits (XIVème siècle). 

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOURIN-LES-MORLAIX

Coëtanscours (de), sr. dudit lieu, en Plourin (Plourin-les-Morlaix), — de Kermorvan, — de Rozalec, — de Kerbazic, en Locquémeau, — de Kerduff, en Ploumiliau, — du Rest, — de Launay, en Ploubezre, — du Roscouet, — de Kerveny et de Tromelin, en Plougaznou, — marquis de Kerjean, en Saint-Vougay. Ancienne extraction chevaleresque. — Huit générations en 1669. — Réformes et montres de 1427 à 1543, en Plourin (Plourin-les-Morlaix), évêché de Tréguier. Blason : D'argent, au chef endenché de gueules. Devise : A galon vad (de bon coeur). Guillaume de Coëtanscours, vivant en 1427, épouse Plézou de Goësbriand. — Jeanne, fille de René, sr. de Kerveny, et de Marie de Kerret, mariée vers 1600 à Pierre Arrel, sr. de Kermerc'hou et du Leurven, chevalier de l'ordre, capitaine d'une escadre de vaisseaux pour le service de Sa Majesté ; Renée, qui épousa Pierre Arrel, d'où Marie Arrel, épouse, en 1667, de Sébastien le Bigot, chevalier de l'ordre du Roi. Coëtanscours s'est fondu par le mariage de Louis-François-Gilles, comte de Kersauson et de Suzanne-Augustine de Coëtanscours, dans Kersauson.

La terre et la seigneurie de Bodister sous le ressort de Morlaix sont acquises en 1638 par Vincent du Parc, marquis de Locmaria marié à Claudine de Névet [Note : la seigneurie de Coëtfao appartenait aussi au seigneur du Parc par sa réunion à Bodister et relevait du roi directement]. Les seigneurs du Parc [Note : Suivant l'inféodation de 1730, les seigneurs du Parc étaient inféodés des patibulaires de la seigneurie de Bodister, situées dans une issue dite : Le Parc au Duc, près de la ville de Morlaix, dite : Paroisse de Plourin] étaient, par inféodation de 1730, inféodés : 1° De la qualité du fondateur, et premier prééminencier du couvent des dames Carmélites de Morlaix. 2° De plusieurs prééminences sur l'église des Pères Dominicains de Morlaix, particulièrement dans la chapelle du Rosaire, d'enfeux et de tombes. De plus, en l'église des Dames Carmélites, située au haut de la rue des Fontaines, au-dessus de la porte d'entrée de la cour joignant la dite église, par laquelle on passe pour aller aux appartements des tourières et des domestiques du couvent, il y avait des écussons en écartelures portant : d'argent à trois jumelles de gueules (qui est du Parc) en alliance à un : de gueules à la fasce d'argent, qui est : Charruel du Guerrand. Au haut de la maîtresse vitre se voyaient aussi les armes des du Parc, en plein, en deux endroits, à la droite et à la gauche, portant : d'argent à trois jumelles de gueules, ornées de couronnes. Au frontispice de la dite église, se trouvaient timbrés en relief, et travaillés en pierre de grain, des écussons portant : de France et Bretagne, sommés d'une couronne rehaussée de 4 fleurs de lys et de 4 fleurons soutenus par deux léopards : à côté desquels il y avait d'autres écussons en relief, portant : de France, ou bâton de gueules, péri en bande, en alliance avec d'autres écussons portant : d'azur aux cinq besans ou tourteaux d'or, pareillement sommée d'une couronne fleurdelysée et soutenus par deux léopards. En l'église des R. R. Pères Jacobins de la ville de Morlaix, dédiée à saint Dominique, les armes uniques des seigneurs du Parc étaient placées au haut de la vitre qui donne jour à l'autel du Rosaire, du côté de l'épître. Au-dessous de cette vitre était un enfeu reculé et enclavé, dans la muraille, au-dessus duquel se trouvaient les armes des seigneurs du Parc, en relief, travaillées en pierre, en alliance avec un autre écusson, portant : de gueules, à la fasce d'argent, et à plat, au-dessus du même enfeu, étaient encore les armes des seigneurs du Parc, avec : de gueules endenché d'argent. (A. B.).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 5 nobles de Plourin-lès-Morlaix (il y en avait 8 en 1426) :

Jehan ROLLAND (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guyomar LE SENESCHAL de Coetelaud (300 livres de revenu) : comparaît en Homme d'Armes ;

Yvon COETANSCOURRE de Coetanscour (100 livres de revenu) : excusé car faisant parti d’une compagnie d’ordonnance ;

Guyomar COETANSCOURRE (40 livres de revenu) : excusé car faisant parti d’une compagnie d’ordonnance ;

Guyomar KERLOEGUEN de Kerguezec (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge.

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles de Plourin-les-Morlaix (Plœrin, dans l'évêché de Tréguier) sont mentionnés :

Jehan Kermenou, sr. dudit lieu ;

Yvon Kerengar, sr. dudit lieu ;

Jehan Kerguadiou ;

Prigent Kermenou ;

Jehan Keranflech ;

Le sr. de Measdon (Jehan Kerbescat ?) ;

François le Veyer ;

Guillaume Kermeydic ;

Fyacre le Marec ;

Prigent Bohic ;

Guyon Aultred.

(à compléter)

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