|
Bienvenue chez les Riantécois |
RIANTEC |
Retour page d'accueil Retour Canton de Port-Louis
La commune de Riantec ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de RIANTEC
Riantec vient du ruisseau "Riant".
Riantec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouhinec. La paroisse de Riantec, qui dépendait autrefois du doyenné de Pou-Belz, est mentionnée en 1387. Elle englobe primitivement les territoires de Riantec, sa trève Locperan devenue Port-Louis, Locmiquélic, Gâvres et son prieuré, qui en furent détachés pour être érigés en communes au XIXème siècle.
Aux XIème et XIIème siècles, Riantec dépend de la châtellenie de Nostang-Hennebont, et au XVIème siècle d'une juridiction de la châtellenie de Kersabiec.
On trouve les appellations suivantes : Rientec (en 1427, en 1464, en 1536), Riantec (en 1442, en 1477, en 1481).
Note : Le territoire de Riantec, pittoresquement situé sur l'Océan, est limité au sud par la mer, à l'ouest par le Blavet uni au Scorff, au nord par Kervignac, à l'est par Merlevenez et Plouhinec. Sa superficie, en laissant de côté Port-Louis et Gavre qui en ont été détachés, est, en 1891, de 1811 hectares, dont la moitié environ est cultivée, le reste étant partagé entre prairies, marais, landes, etc. En 1891, sa population est de 5717 habitants. Le bourg, situé dans la partie méridionale de la paroisse, est à 3 kilomètres de Port-Louis et à 5 de Lorient, à vol d'oiseau. De la période celtique il reste encore, auprès du village de Kerpréhet, un dolmen dont la table ne repose plus que sur deux supports. Un autre dolmen ruiné, situé au Parc-Neué, près de Saint-Jean, a été fouillé en 1888 par M. Gaillard et a donné 3 haches polies, des pointes de silex, un casse-tête et les débris de 7 vases en terre. De la période romaine on a trouvé des monnaies et d'autres vestiges dans les sections de Port-Louis et de Gavre, mais rien encore dans le territoire actuel de Riantec. Quelques explorateurs prétendent qu'une voie romaine secondaire allait de Nostang à Port-Louis : c'est possible, mais pas encore démontré. Les Bretons ont occupé ce pays à la fin du Vème siècle ou au commencement du VIème. Les noms de la plupart des villages et la persistance de la langue bretonne dans ce territoire en sont une preuve palpable. La patronne du pays étant sainte Radegonde, épouse de Clotaire I et morte en 587 à Poitiers, religieuse de l'abbaye de Sainte-Croix, il y a lieu de croire que la paroisse de Riantec est postérieure à cette date, à moins de supposer une patronne antérieure. A la réorganisation religieuse du XIème siècle, celte paroisse fut comprise dans le doyenné de Pou-Belz, dont le siège fut d'abord à Belz, puis à Mendon. En 1447, un couvent de Franciscains de l'Observance fut fondé dans l'ile de Sainte-Catherine, en Riantec, par Pierre de Bretagne, comte de Guingamp. A l'époque de la Ligue, le 10 octobre 1589, ce couvent, occupé par les habitants de Blavet, fut pris par René d'Aradon et dégarni de ses murailles. Les religieux y rentrèrent plus tard, contribuèrent à la fondation du couvent de Port-Louis en 1656, et n'ont disparu qu'en 1791. On voyait encore naguère les ruines du couvent de Sainte-Catherine dans la rade de Lorient, au pied du village de Locmiquélic. Tout a disparu depuis. Une maison bourgeoise a été construite dans l'emplacement de la chapelle et du couvent (Joseph-Marie Le Mené - 1891).
PATRIMOINE de RIANTEC
l'église Sainte-Radegonde (XIème siècle), incendiée
accidentellement le 23 janvier 1917 et
reconstruite entre 1923 et 1927 par l'architecte de
Lorient, René Guillaume. Les vitraux et les décors sont de l'atelier Maurejean.
Un vitrail, daté de 1927, représente l'incendie de l'ancienne église
Sainte-Radegonde ;
Nota : L'église paroissiale de Sainte-Radegonde conserve quelques restes d'une ancienne construction. Sa forme est rectangulaire, avec deux bas côtés formant six travées d'architecture jusqu'au choeur. Elle mesure 25 mètres sur 12 environ. La porte du sud et les arcades de la nef sont toutes de style ogival. Les chapelles de la paroisse, en laissant de côté celles de Port-Louis et de Gavre, sont les suivantes : — 1° La Trinité, ou N.-D. des Anges, près du bourg, édifice en grand et moyen appareil, de style ogival, à meneaux en trèfles et trilobes. — 2° La Vraie-Croix, à 500 mètres à l'ouest du bourg. — 3° Saint-Michel, au village de Locmiquélic. — 4° Saint-Jean, à Locjean. On est porté à croire qu'il y a eu jadis d'autres chapelles aux villages de Saint-Léon, de Saint-Diel et de Saint-Zunan ou Junan. Il n'y avait aucune chapelle domestique, ni, ce qui parait surprenant, aucune chapellenie. Une fondation avait été faite la 8 mai 1682, par le recteur Urbain Sauvageau, trois jours avant sa mort, pour l'entretien perpétuel de la lampe du Saint-Sacrement : elle consistait en une tenue à domaine congéable, acquise par lui et située dans le bourg même de Riantec. Le recteur, à la libre nomination du pape ou de l'évêque, jouissait de la dîme à la 33ème gerbe, et cette dîme il la percevait aussi sur le sel. En 1757, son revenu net était évalué à 1,100 livres. De son côté le prieur de Gavre levait une dîme féodale sur les terres dépendant de son bénéfice, en Riantec. Il y avait aussi dans cette paroisse une ancienne léproserie ou maladrerie, dont le village de la Madeleine, près du bourg, garde le souvenir. Riantec, qui dépendait de la sénéchaussée d'Hennebont, fut érigé en commune en 1790 et incorporé au canton de Port-Louis et au district d'Hennebont. Son recteur, J. Le Formal, refusa le serment, et prit en 1792 un passeport pour l'Espagne ; mais il se cacha à Pluvigner, sa paroisse natale, d'où il revint à Riantec 19 mois après et y passa la Révolution, caché dans le château de Kersabiec, où l'on montre encore sa cachette. Après la Révolution il a continué son ministère dans cette paroisse, où il est mort. Pendant la Révolution, on vendit nationalement les biens de l'abbaye de la Joie, situés à Kervern, à Branroch, à Saint-Léon, à Kerner, etc... ; ceux du prieuré de Gavre, situés au bourg, à Toullan, à Kerso et surtout à Gavre ; et enfin ceux de la fabrique, comprenant la maison de Sainte-Radegonde, une tenue à Stervil, six autres tenues, des prés et diverses pièces de terre. A la suppression des districts, en 1800, Riantec passa dans l'arrondissement de Lorient. Le Port-Louis, qui avait été érigé en communauté de ville dès 1618 et qui était resté simple trève de Riantec, lui fut régulièrement retiré en 1802. La presqu'ile de Gavre n'a été érigée en paroisse qu'en 1868. Sur la côte, baignée par le Blavet, s'élèvent les forts de Kerso et de Penmané, destinés à protéger la rade de Lorient, et à croiser leurs feux avec les batteries situées du côté de Ploemeur (J-M. Le Mené - 1891).
Voir aussi
"L'histoire de la paroisse de Riantec et ses recteurs"
la chapelle de la Trinité
ou chapelle Notre-Dame des Anges (XVème siècle),
située au village de Kerven (ou Kerner). Il s'agit d'un petit édifice de forme
rectangulaire du début du XVème siècle, avec
clocheton carré du XXème siècle sur le pignon occidental, sous lequel s'ouvre une porte
dont les voussures en tiers-point sont supportées par des piédroits ornés
de petites colonnettes à chapiteaux. La grande fenêtre du chevet, à
meneaux rayonnants, a malheureusement été bouchée. La baie en plein cintre date du XVIIIème
siècle. L'édifice est marqué du blason d'hermine des ducs
de Bretagne ;
la
chapelle Saint-Jean (XVIII-XIXème siècle), située au village de Locjean ;
la
chapelle de la Vraie-Croix (début du XVIIème siècle), située
rue de la Vraie-Croix, entre Stervins et le
bourg de Riantec. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire qui
renferme un autel en pierre sculptée et une statue de sainte Catherine
datée du XVIIème siècle. On y trouvait jadis les prééminences des
seigneurs de Kersabiec (on trouve d'ailleurs un
Guillaume Des Portes en 1427) ;
le château de Kerdurand (XVIIIème siècle),
situé au n° 92 rue de Kerdurand et édifié
après 1730 par Jean Durand, sieur de La Feuillade.
Le fief appartenait initialement à Joachim de La Faudrière du Baudry.
Le château devient ensuite la propriété
successive de Jean-Pierre Maquaire (en 1740), François Stéphan (en 1745)
et Jean Rousse (en 1762). Il appartient aujourd'hui à la ville de
Riantec. Le portail et les grilles datent du milieu du
XIXème siècle. L'arboretum date de 1745 ;
le
manoir de Toul-Lann. Siège de la seigneurie de Toul-Lann et propriété de
Pierre de Cambourg en 1530 ;
la fontaine de Sainte-Radegonde
(1869), située près de l'étang de Riantec. Selon la
légende, cette source aurait jailli sous le sabot du cheval de Radegonde,
une princesse allemande ;
la
fontaine Saint-Jean, située non loin de la chapelle Saint-Jean ;
la
fontaine de la Trinité, située non loin de la chapelle de la Trinité ;
8 moulins dont les moulins à eau de Servins ou
Kervins (1689), de Kerberonne, de Lojean, de Sternbouest, et les moulins à vent de Kerbel, de Raulo, de
Stervins, de Locjean ;
A signaler aussi :
le
phare de Poulfanc (1854), situé au lieu-dit les Deux-Moulins ;
le
phare (1913), oeuvre de l'entreprise "Caro fils" de Port-Louis ;
le
dolmen du village de Kerven (époque néolithique) ;
ANCIENNE NOBLESSE de RIANTEC
Les seigneuries de Riantec étaient :
1° Kerpuns, possédée en 1530 par Marie de Kerpuns.
2° Kersabiec, au nord-ouest, à Claude des Portes en 1530.
3° Kervern, au nord-ouest.
4° Les Salles, au sud-ouest, au sieur de Cadoudal en 1530.
5° Stervins, à l'ouest.
6° Toullan, à l'est, en 1530 à Pierre de Cambourg.
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Riantec : Rolland Bestanc (au bourg de Riantec), Allain Kerpaule (village de Botamont ou Botamout), Pierre de la Haye (village de Toulan), Eon de Kerpuncze (Kerpunce), Phelipot des Portes (Kerberenne), Guillaume des Portes (Kersabiec).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 3 nobles de Riantec :
Pierre
de LA HAYE (20 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur
d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et
d'une épée ;
Jehan
DES PORTES (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade,
comparaît armé d'un arc ;
Jehan
de COETNOURS (30 livres de revenu) ;
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 10 nobles de Riantec :
Jehan
DES PORTES (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en
archer ;
Dom
Allain GOURO (15 livres de revenu) : défaillant ;
Jehan
LE BIHAN ;
Les
héritiers de Guillaume EON (10 livres de revenu) : défaillants ;
Jehan
COETNOUS : défaillant ;
La
veuve Jehan de LA HAYE ;
Yvon,
fils de Jehan COETNOUS ;
Jehan
LE BIHAN (8 livres de revenu) : défaillant ;
Marie,
veuve de Guillaume LE COH ;
Guillaume
de LA HAYE : défaillant ;
© Copyright - Tous droits réservés.