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RIMOU

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La commune de Rimou (bzh.gif (80 octets) Rivoù) fait partie du canton d'Antrain. Rimou dépend de l'arrondissement de Fougères, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).    

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de RIMOU

La première mention de la paroisse de Rimou remonte aux années 550, lorsqu'elle est donnée par le roi Childebert Ier à saint Samson, évêque de Dol. Au XIIème siècle, l'église appartient à l'Abbaye de Saint-Florent en Anjou. La paroisse de Rimou était jadis une ancienne enclave de l'évêché de Dol.

Comme le souligne le Pouillé de Rennes, peu de paroisses remontent, en Bretagne, à une aussi haute antiquité que celle de Rimou. Lorsque vers 550 saint Samson alla à Paris chercher le roi breton Judual, chassé par l'usurpateur Comorre, Childebert, roi de France, donna au bienheureux évêque de Dol la paroisse de Rimou, située dans le diocèse de Rennes, « plebem quœ vocatur Rimau » (Vita ms. S. Samsonis, I, II, c. 14, Bibliothèque Nationale). Par suite de cette donation, Rimou devint une enclave du diocèse de Dol dans celui de Rennes et demeura tel jusqu'à la Révolution. Comme toutes les enclaves, Rimou dut être à l'origine placée sous la juridiction immédiate des évêques de Dol ; mais après les invasions normandes des IXème et Xème siècles, cette paroisse échappa à leur autorité privée, soit que les prélats s'en fussent dessaisis eux-mêmes, soit que des particuliers l'eussent usurpée. Toujours est-il qu'au XIIème siècle nous trouvons Rimou possédé par deux abbayes, celle de Saint-Florent de Saumur et celle de Rillé. Les Bénédictins de Saint-Florent s'établirent les premiers à Rimou, car dès 1123 Baudry, archevêque de Dol, les confirma dans la possession de cette église, « ecclesia de Rimo ». Les papes Innocent II en 1142 et Urbain III en 1186 firent la même chose ; ce dernier pontife mentionna de plus, parmi les possessions des moines de Saint-Florent à Rimou, celle de la chapelle Saint-Génévée (« Ecclesiam Sancti Martini de Rimo, cum capella Sancti Genovei » - Archives départementales de Maine-et-Loire) . Enfin, Jean de la Mouche, évêque élu de Dol (1190-1199), reconnut à son tour les droits de l'abbé de Saint-Florent sur l'église de Rimou, « ecclesia de Rimou ». Les moines de Saint-Florent unirent ce qu'ils possédaient en Rimou à leur prieuré de Tremblay et conservèrent jusqu'à la Révolution une partie des dîmes de Rimou et le droit de présenter le recteur de cette paroisse. Peu de temps après la fondation de leur abbaye, les chanoines réguliers de Rillé reçurent de leur côté quelque chose à Rimou. Nous voyons, en effet, dès 1163 Raoul II, baron de Fougères, confirmer ces religieux dans la possession de la dîme des moulins, du passage et du cens de Rimou  (« ln Rimol decimam molendinorum et passagii et census » - Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 651). Remarquons ici que Rimou semble avoir ainsi au XIIème siècle une certaine importance, due probablement à l'existence du pont qui établissait une communication entre les deux rives du Couasnon (Couësnon). Naguère on voyait encore dans le bourg, entre l'église et la rivière, des vestiges d'une ancienne fortification élevée, semble-t-il, pour défendre ce pont et empêcher au besoin le passage. Revenons aux moines de Rillé. Ils avaient aussi une dîme de grain en Rimou, dîme dont ils jouirent jusqu'à la Révolution. Aussi en 1725 une transaction fut-elle signée entre le recteur de Rimou et les deux abbayes de Saint-Florent et de Rillé, décimatrices de la paroisse ; il s'agissait de fixer la portion congrue de ce recteur, alors Vincent Hébert. Le prieur de Tremblay, représentant l'abbaye de Saint-Florent, et l'abbé de Rillé lui concédèrent volontiers le tiers de toutes les grosses dîmes et la totalité des dîmes vertes, pour sa pension et celle de son curé. Mais lorsque plus tard, en 1750, le recteur Louis Hardouin voulut, en outre, lever ce qu'il appelait « la gerbe au Clerc », c'est-à-dire environ deux cents gerbes sur la totalité des grosses dîmes, le prieur de Tremblay s'y opposa énergiquement (Archives départementales de Maine-et-Loire).

Au XIIème siècle, Rimou est le siège d'une châtellenie exerçant au bourg un droit de haute justice. Rimou est vendu par Jean II, duc d'Alençon, pour payer sa rançon aux Anglais qui le retiennent prisonnier. La seigneurie était en 1163 la propriété des barons de Fougères, avant de passer entre les mains de la famille Pichot en 1427 puis rachetée en 1439 par le duc Jean V baron de Fougères. Cette seigneurie dépendait jusqu'en 1789 de la baronnie de Fougères. Les seigneurs du Boisbaudry avaient autrefois au bourg de Rimou un droit de cep et de pilori. Ceux de Montmoron en Romazy y possédaient une halle.

On rencontre les appellations suivantes : Rimau (en 550), Rimo (en 1123), Rimol (en 1163), Rimou (en 1190), Rymou (au XVIème siècle).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Rimou : Thomas Porelle (décédé vers 1472). Raoul Aubrée (vers 1612). Guillaume Pierre (recteur vers 1627 ; décédé en 1641). Gilles Roussel (prêtre de Rennes, pourvu par l'évêque le 2 décembre 1641, prit possession le 8. Il eut à combattre Jean Gallais et Gilles Lecompte, présentés l'un en 1641, l'autre en 1642 par l'abbé de Saint-Florent et refusés par l'évêque. Jean Gallais se désista en sa faveur en février 1642. Quant à Gilles Lecompte, quoique pourvu par l'archevêque de Tours, il ne put se maintenir. Au reste, Gilles Roussel résigna lui-même en 1642 en faveur de dom Jean du Boisbaudry, sieur de Launay, religieux cistercien, mais nous ignorons si cette résignation eut des suites). Etienne Ernoul (1649). Laurent Le Bon (1655, décédé en 1668). Bernard Prévost (1670). Jean Michel (1671). Jacques Lhostelier (1672). Pierre Travers (1675-1681). Jean Devault (pourvu vers 1683, plaida en 1687 contre le prieur de Tremblay ; décédé en 1721). Jean-François Le Prestre (prêtre de Dol, pourvu le 22 juin 1721, prit possession le 1er juillet ; décédé en 1723. L'abbé de Saint-Florent présenta alors, le 17 juillet 1723, Raoul Paisnel, que l'évêque refusa de pourvoir). Vincent Hébert (prêtre de Coutances, pourvu par l'évêque le 8 mars 1724, prit possession le 19 juin sans opposition ; décédé en 1727). Louis Hardouin (curé de Pleine-Fougères, pourvu le 17 août 1727, prit possession le 23 ; décédé en 1760). Louis-François Hardouin (prêtre de Dol, pourvu le 13 juin 1760, prit possession le 1er juillet ; il devint recteur de Meillac en 1762). François Rebours (pourvu le 13 juillet 1762, prit possession le 21 ; décédé en 1772). Noël-Pierre Le Roux (directeur des Bénédictines de Dol, pourvu le 6 mai 1772, prit possession le 9 ; décédé en 1774). François Macé (précédemment recteur de Josselin, pourvu le 4 juillet 1774, prit possession le 25 et gouverna jusqu'à la Révolution). Pierre-Guillaume Marie (1803-1805). François Bébin (1805-1810). Thomas Duparc (1810-1818). François Lesné (1818-1827). Pierre-Julien Depay (1828-1864). Pierre Mariaux (1864, décédé en 1869). Joseph Briand (1869-1871). Philibert Tranchemer (1871-1878). Henri-Marc-Marie Dupuis (1878-1883) . Joseph Théaudin (à partir de 1883), ....

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PATRIMOINE de RIMOU

l'église Notre-Dame (XVème siècle), reconstruite au XIXème siècle. La Sainte Vierge est patronne de l'église de Rimou, édifice de construction récente. Celle qu'elle a remplacée, et dont le chevet droit a seul été conservé, devait remonter en partie au XVème siècle, car la grande fenêtre, ensuite murée, du chevet, est de style flamboyant. On remarque aussi dans le choeur une jolie crédence de même style et des sablières sculptées avec assez d'élégance. Cette ancienne église consistait en une seule nef, avec une chapelle latérale au Nord. Sur la façade étaient plusieurs écussons en relief aux armes des sires du Boisbaudry ; quant à la chapelle, elle était prohibitive au seigneur de Rimou, qui y avait son enfeu. En 1540, Julien de la Magnanne, seigneur dudit lieu et de Rimou, rendant aveu pour « le manoir de Rimou, sis audit bourg, avec colombier, grange dîmeresse, garenne et pescherie », déclara, en effet, avoir en l'église de Rimou « enfeu, ceinture et lisière, banc en la nef, au costé de l'évangile, tombes tant en ladite église qu'en sa chapelle, et escussons des armes de la seigneurie de Rimou tant en pourtraicture que ès vitres » (nota : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, fonds de Piré. — Cette seigneurie de Rimou, qui semble avoir donné son nom à une famille noble de même nom, ne doit pas être confondue avec la châtellenie de Rimou, unie au moyen-âge aux châtellenies d'Antrain et de Bazouges, et longtemps possédée par les barons de Fougères). Le seigneur de Montmoron devint plus tard possesseur du manoir de Rimou, et en 1679 il fut reconnu que le roi était seigneur supérieur de Rimou en qualité de baron de Fougères, mais que les droits de fondation appartenaient au seigneur de Rimou, c'est-à-dire à M. de Sévigné-Montmoron, dont les armoiries apparaissaient alors dans la vitre placée derrière le maître-autel. Mais ces prééminences d'église étaient disputées au seigneur de Rimou par celui du Boisbaudry. En 1684, Renée Le Pappe, veuve de François du Boisbaudry, seigneur dudit lieu et de Trans, déclara qu'il lui appartenait, « à cause de ladite seigneurie du Boisbaudry, les droits de haute justice avec gibet à la Guilambert, cep et pilori au bourg, banc, pierres tombales et enfeus prohibitifs armoriés de ses armes, et droit de prééminence en l'église de Rimou ». En 1723, Marc-Antoine du Boisbaudry obtint même un arrêt en faveur de ses prétentions contre Renée de Sévigné, dame de Rimou et de Montmoron, femme d'Emmanuel du Hallay (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, fonds de Piré). Il y avait très-anciennement dans l'église de Rimou une confrérie de la Sainte-Vierge, dite de l'Assomption. La fabrique possède un calice et une croix processionnelle du XVIème siècle. Le calice est en argent, doré seulement à l'endroit de la coupe, des médaillons du noeud et des moulures du pied, qui sont fort simples et repoussées simplement au marteau. La croix, en argent plaqué sur bois et recouverte d'arabesques, présente d'un côté en grand relief Notre-Seigneur en croix ; de l'autre côté est l'image de la Sainte Vierge, patronne de Rimou, surmontée d'un dais avec arcades en application. Les branches se terminent par des quatre-feuilles à pointes mousses renfermant des médaillons émaillés avec les attributs des évangélistes d'un côté et les quatre grands docteurs de l'Eglise latine de l'autre ; tous, évangélistes et docteurs, portent une banderolle sur laquelle est gravé en caractères gothiques le nom latin de chacun d'eux. Enfin, la croix repose sur une boule ornée d'arabesques et autour de laquelle se détachent huit médaillons circulaires et émaillés portant le nom de la paroisse : + DE RYMOU (Pouillé de Rennes). A noter que l'église du XVème siècle avait été reconstruite suite à un incendie. L'église actuelle n'a conservé de l'ancienne que le choeur à chevet droit du XVème siècle. Les sablières sculptées datent du XVème siècle. L'église se composait autrefois d'une nef accostée au nord d'une chapelle prohibitive aux seigneurs de Rimoux ou Rimou. L'église était jadis entourée d'une litre aux armes des seigneurs de Rimou et sa façade possédait plusieurs écussons des seigneurs du Boisbaudry. Le retable de la Vierge date du XVI-XVIème siècle. L'église abrite des statues de saint Roch et saint Sébastien qui datent du XVIIème siècle. Le vitrail intitulé "Couronnement de la Vierge" date de 1934 : il s'agit, dit-on, d'une donation des meuniers de Quincampoix. La maîtresse vitre portait au XVIème et au XVIIème siècles les armes des seigneurs de Rimou. La chapelle des seigneurs de Rimou renfermait leur enfeu au XVIème et au XVIIème siècles. Les seigneurs du Boisbaudry possédaient aussi un enfeu dans l'église ; 

la chapelle de Forêt (XVIIème siècle). On y trouvait, jusqu'à la Révolution, un manoir à proximité. La chapelle de la Forêt dépendait en 1678 du manoir de ce nom, appartenant dès 1513 à Arthur de Romillé. C'est probablement la même chapelle que Saint-Antoine, signalée dans les cartes administratives comme voisine de la Forêt

l'ancienne chapelle de Saint-Génévée. Cette chapelle, mentionnée en 1186 comme appartenant aux moines de Saint-Florent, « capella Sancti Genovei », n'existe plus depuis longtemps. C'est le seul sanctuaire que nous connaissions consacré à la mémoire de ce saint évêque de Dol (Pouillé de Re,nnes) ;

la croix du cimetière (XVIème siècle), située place de l'Eglise ; 

la croix octogonale sculptée d'une Vierge (XVIème siècle), située à la Forêt ; 

la croix montoise (XVIIème siècle), située à La Hunaudière ; 

les maisons du XVIème et XVIIème siècles, situées au bourg de Rimou ; 

les moulins de Quincampoix (1911) et de Rimou ; 

A signaler aussi : 

la découverte de tuiles gallo-romaines. A noter qu'une voie romaine franchissait la rivière de Couësnon au gué de Quincampoix ; 

l'ancien manoir du Hamel. Propriété successive des familles de Martigné (en 1513), de Kermenguy (en 1574), Guyonne de Saint-Main épouse de Jean de Cornet seigneur de Belléan (vers 1609), le Tort seigneurs du Bignon (vers 1673), le Fileul (en 1741), Fouesnel (en 1748 et en 1774) ;

l'ancien manoir de Rimoux ou Rimou. Une de ses tours était surnommée la tour de Quincampoix. Le manoir possédait jadis un colombier et conserve une motte. La seigneurie était en 1163 la propriété des barons de Fougères, avant de passer entre les mains de la famille Pichot en 1427. Elle est rachetée en 1439 par le duc Jean V baron de Fougères ;

l'ancien manoir de la Cour de Rimou. Propriété de la famille de Rimou ou Rimoux en 1276, puis des familles Buot seigneurs de la Maignane (vers 1430), du Boberil (vers 1541), du Cartier seigneurs de l'Isle (en 1568), Hévin (vers 1572), de Sévigné comtes de Montmoron (en 1657). Il est uni au comté de Montmoron en Romazy jusqu'en 1789 ;

l'ancien manoir du Boisbaudry, situé route de Vieux-Vy-sur-Couësnon. Il relevait de la baronnie de Fougères et avait un droit de haute justice. Son gibet se dressait à la Guilambert. Propriété des seigneurs du Boisbaudry en 1248, puis de la famille de Visdelou seigneurs de la Ville-Théard (en 1757 et en 1789) ;

l'ancien manoir de Panlivart, situé route de Vieux-Vy-sur-Couësnon. Propriété successive des familles de la Maignane (en 1430 et en 1452), de Romelin seigneurs de Millé (avant 1509), de Champaigné (vers 1509), de la Maignane, du Cartier seigneurs de Boulande (avant 1568), le Bel seigneurs de Platin (en 1568), Gandon (vers 1617), Denise de la Porte veuve d'Olivier du Boisbaudry (en 1662), du Boisbaudry (en 1789) ;

l'ancien manoir de la Hervelinaye, situé route de Vieux-Vy-sur-Couësnon. Propriété de la famille de Maillechat en 1513 et en 1544 ;

l'ancien manoir de la Forgerie, situé route de Saint-Rémy-du-Plain. Propriété successive des familles le Vayer seigneurs de la Vairie (en 1513), du Cartier seigneurs de Boulande (avant 1568), le Bel seigneurs de Platin (en 1568), du Rocher (vers 1620), Thébaud (en 1680), Rapinel (en 1751) ;

l'ancien manoir de la Forêt, situé route ouest de Sens-de-Bretagne. Propriété successive des familles Romilley (en 1513), de la Belinaye seigneurs de la Villouyère (vers 1574), de la Bellière seigneurs de Saint-Pierre (en 1630), de Rosnyvinen seigneurs de la Haye-d'Iré (en 1652). Les seigneurs de la Haye-d'Iré en Saint-Rémy du Plain le conservèrent jusqu'en 1789 ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de RIMOU

Rimou semble avoir été dès le XIIème siècle une localité assez importante ; importance qu'elle devait sans doute à l'existence d'un pont qui établissait une communication entre les deux rives du Couasnon (Couësnon). Dans la grande charte de 1163 en faveur de Rillé, Raoul II, seigneur de Fougères, donne à cette abbaye la dîme des moulins, du passage et du cens de Minou. A cette époque, le baron de Fougères devait posséder la seigneurie entière de Rimou avec son château, bâti près du bourg et au bord du Couasnon, sa métairie l'avoisinant et les deux moulins assis près de la rivière. Mais de bonne heure le puissant seigneur abandonna à l'un de ses nobles vassaux tout le domaine proche de Rimou et lui concéda même un fief, parce que ce vassal s'obligea à devenir le sergent féodé de la châtellenie de Rimou que se réservait le sire de Fougères. A partir de ce moment, il y eut deux seigneuries portant le nom de Rimou : la châtellenie, membre de la baronnie de. Fougères, comprenant toute la paroisse de Rimou et s'étendant même aux environs, — et la terre seigneuriale de Rimou, gage féodé de la sergentise de cette châtellenie. Nous n'avons pas à nous occuper ici de la seigneurie de Rimou, possédée à l'origine par une famille d'écuyers portant le nom de Rimou et éteinte au XVème siècle. Quant à la châtellenie de Rimou, nous n'en dirons qu'un mot : elle demeura toujours entre les mains des barons de Fougères, qui l'unirent souvent à leurs châtellenies d'Antrain, de Marcillé et de Bazouges. Une seule fois, semble-t-il, Rimou fut distrait de Fougères, quand le duc d'Alençon démembra cette baronnie pour payer sa rançon aux Anglais. La châtellenie de Rimou fut alors vendue, le 4 août 1427, à un habitant de Vitré nommé Guillaume Pichot, moyennant 2 000 écus d'or ; mais cette vente fut annulée bientôt, car Jean V, duc de Bretagne, ayant acheté dès 1428 la baronnie même de Fougères, remboursa ledit Pichot et prit possession de Rimou en 1439 (Inventaires des archives du château de Nantes). D'après M. Maupillé, le revenu fixe de la châtellenie de Rimou ne consistait plus, au commencement du XVIIIème siècle, qu'en 236 livres en argent et 59 boisseaux d'avoine (Notices historiques sur la canton d'Antrain). Le baron de Fougères était seigneur supérieur et premier prééminencier de l'église de Rimou, à cause de sa châtellenie, mais le droit de fondation de la paroisse appartenait au seigneur de Rimou, dans le fief duquel elle se trouvait. On voit encore aujourd'hui l'antique motte féodale du château de Rimou, baignée par les eaux du Couasnon ; c'est le dernier souvenir de la châtellenie (abbé Guillotin de Corson).

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 7 nobles de Rimou

Péan DE LA MEIGNENNE de Rimou : défaillant ;

Guillaume DE MARTIGNE (60 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre DE MONMORON (200 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre DU BOAISBAUDRY de Bois-Baudry (300 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ;

Guillaume LE MENGOT (60 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume ROUILLE (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Olivier VIVIEN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

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