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SENE |
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La commune de Séné ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SENE
Séné dérive dune forme romaine.
Séné est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse de Saint-Patern. Le nom primitif est Senac, qui signifie, semble-t-il, l'ancienne propriété rurale.
En 1393 des indulgences sont accordées à la paroisse de Séné par le Saint-Siège pour la chapelle Saint-Laurent : " Cupientes igitur ut capella Sancti Laurentii sita infra metas parrochialis ecclesie de Sene, Venetensis diocesis, congruis honoribus frequentetur et etiam reparetur … Datum Avenione III nonas junii, anno quintodecimo (3 juin 1393) " (Archives du Vatican).
Au Moyen Age, le territoire de Séné compte plusieurs de seigneuries, qui dépendent du duc de Bretagne ou des chanoines du chapitre de Vannes. Séné est érigé en commune en 1790.
Note 1 : Séné forme une presqu'île, bornée au nord par Saint-Patern, à l'est, par la rivière de Noyalo, au sud et à l'ouest par le golfe du Morbihan. En 1891, sa superficie est de 2079 hectares ; mais anciennement elle était plus considérable, puisque les îles de Boéd et de Boédic n'en étaient point séparées par la mer ; l'affaissement graduel du sol a noyé toutes les parties basses de la côte. En 1891, la population est de 2918 habitants, dont une partit cultive la terre et l'autre se livre à la pêche. Les bateaux de pêche de Séné, nommés sinagots, sont excellents voiliers et pointus aux deux extrémités. Le bourg, très irrégulièrement bâti, est à 5 kilomètres de Vannes. De la période celtique il reste plusieurs vestiges. On peut citer à Gornevez un beau dolmen déjà fouillé ; à Boéd un groupe de dolmens ruinés, où l'on a trouvé des briques et des monnaies romaines ; à Boéd, encore un tumulus bouleversé, qui a donné un petit celtae et des fragments de silex, de poteries et de briques (Bull. 1878. p. 121) ; au même lieu les débris d'un dolmen, placé au centre d'un cromlech. On peut mentionner encore quatre dolmens et plusieurs autres ruines auprès de la chapelle d'Auzon, un celtae trouvé près de Montsarrac, et un autre découvert dans le jardin du presbytère, etc... De la période romaine, il reste une partie de la voie de Vannes Nantes, passant au Versa et à Saint-Léonard. Dès le VIème siècle, les Bretons ont occupé ce territoire et s'y sont maintenus depuis. Parmi les noms de villages, il faut remarquer celui de Moustérian, qui pourrait bien rappeler un ancien établissement monastique (J-M. Le Mené).
Note 2 : liste non exhaustive des maires de la commune de Séné : ..... ; 1929-1941 : Henri Ménard ; 1941-1944 : René Fayet ; 1944-1945 : Henri Ménard ; 1945-1947 : Eugène Benoit ; 1947-1953 : Olivier Tamareille ; 1953-1967 : Alphonse Le Derf ; 1967-1971 : Louis Uguen ; 1971-1980 : Albert Guyomard ; 1980-1983 : Daniel Mallet ; 1983-1988 : Francis Pouligo ; 1989-2001 : Marcel Carteau ; 2001-2008 : Patrick Salic ; 2008-... : Luc Foucault ; etc ....
Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Séné : 1431-1432 : Bertrand d'Auray ; 1461 : Pierre de Bodéan ; .... ; 1695-1700 : Denis Le Sabazec ; 1700-1705 : Grégoire Le Toullec ; 1705-1720 : Etienne Foyneau ; 1721-1749 : Pierre Le Nevé ; ...... 1877-1901 : Georges Le Buon ; 1901-1914 : Désiré Bellego ; 1914-1932 : Pierre-Joseph Ollier ; 1932-1956 : François-Marie Poezivara ; 1956-1958 : François-Marie Corlobé ; 1958-1968 : Joseph Gouzerth ; 1968-1980 : Joseph Le Roch ; 1980-1991 : Alphonse Chauvin ; 1991-2003 : Maurice Guillerme ; 2003-2013 : Alberto Lequitte ; 2013-... : Michel Gicquello ; etc ...
PATRIMOINE de SENE
l'église
Saint-Patern (1878-1886), édifiée sur les plans de l'architecte Deperthes.
Elle est consacrée le 25 septembre 1877. De style roman-gothique,
l'édifice qui remplace un ancien sanctuaire situé jadis à l'Ouest de
l'actuel édifice, est non orienté et mesure 45 mètres sur 30 au transept.
On y conserve une belle croix en fer forgé de 1766 (oeuvre, semble-t-il,
d'Eustache Roussin) et un calice en vermeil du XVème siècle, avec une
inscription à la base nous apprenant qu'il a appartenu à Jérôme d'Arradon.
La croix en fer forgé est ornée en son centre d'une monstrance où devait
se trouver la relique de la Vraie-Croix. Le calice, an argent doré, porte les armoiries d'Isabeau d'Ecosse,
duchesse de Bretagne (de 1422 à 1499) : il s'agit de l'oeuvre de Jean
Pigeon qui y a laissé son poinçon d'orfèvre et aurait appartenu à Jean
Le Petit, vicaire d'Arradon, en 1517. La peinture intitulée
"Portrait du recteur Le Nevé", oeuvre du peintre Lhermitais, date
du milieu du XVIIIème siècle. On y trouve des ex-voto (maquettes de bateau
surtout) ainsi qu'une statue de saint Cornély du XIXème siècle (patron
des laboureurs) et d'une statue de saint Isidore (patron des bêtes à
cornes) ;
Nota : La paroisse de Séné est sous le patronage de saint Patern, évêque de Vannes ; tout porte à croire qu'elle est un démembrement de la paroisse épiscopale ou tout au moins une section de la paroisse de Saint-Patern ; dans le premier cas, son érection serait antérieure au XIème siècle, dans le second, elle serait postérieure. L'église paroissiale, démolie en 1877, était une simple croix latine sans ornements, avec une tour carrée au sud. La nouvelle église, construite de 1878 à 1880, sur les plans de M. Deperthes, est en style ogival, avec deux bas côtés, des vitraux peints dans les fenêtres, deux grandes roses dans les transepts, et une belle tour carrée au bas de la nef. — On conserve à la sacristie un calice en argent doré portant l'écusson de Bretagne et celui d'Isabeau d'Ecosse. On peut voir aussi le portrait de Pierre Le Nevé, recteur de Séné, mort en 1749, en odeur de sainteté. Les chapelles de la paroisse sont : — 1° Saint-Laurent, près de la route de Nantes ; fenêtres ogivales et meneaux rayonnants. Sur le bord de la route se trouve une croix monolithe de quatre mètres de hauteur. — 2° Saint-Sébastien, près du manoir d'Auzon, remplacée récemment par une chapelle neuve, dédiée à la sainte Vierge. — 3° Saint-Vital, dans l'île de Boéd ; elle ne sert plus au culte et ne tardera pas à disparaître. Les chapelles privées étaient celles de Boédic et de Limur. Quant aux chapellenies, il y avait : — 1° Celle de la Conception de Notre-Dame, fondée par le prêtre Olivier Boule à l'autel de la Vierge, et chargée de deux messes par semaine ; — 2° Celle de Saint-Jean-Baptiste, fondée en 1656 par le prêtre Jean Bertin, à l'autel de ce saint, et chargée aussi de deux messes. Les dîmes de cette paroisse ayant été unies à la mense capitulaire par ordonnance épiscopale du 22 janvier 1453 (N. S.), conformément à une bulle de 1451, le recteur n'en eut plus qu'un tiers pour sa part. Mais à partir de 1725, le chapitre ayant établi de nombreuses salines sur la côte, son sort s'améliora considérablement, et en 1756 son revenu net, casuel compris, était évalué à 700 livres. Séné était du territoire et de la sénéchaussée de Vannes. En 1790, il fut érigé en commune, du canton et du district de Vannes. Son recteur, P. Coléno, refusa le serment en 1791 et disparut en 1792. On y vendit nationalement les salines du chapitre pour 303,975 livres, puis la dotation des chapellenies, le pourpris de Lestrénic, la terre de Cantizac et diverses autres propriétés appartenant à des communautés de Vannes. Séné prit sa part au mouvement réactionnaire et religieux pendant la persécution. En 1801, il entra dans le canton de Saint-Patern (aujourd'hui Vannes), et y est toujours resté depuis (J-M. Le Mené).
Voir aussi
"
L'histoire de la paroisse de Séné et ses recteurs"
la chapelle de
Saint-Laurent (XIVème siècle), modifiée et restaurée au XVème siècle, en 1515, 1645,
1678 et aux XVIIIème et XIXème siècles. Elle aurait servi de point
d'accueil de saint Vincent Ferrier venu prêcher à Vannes en 1418. Il
s'agit d'un petit édifice rectangulaire avec une chapelle au Nord ouvrant
par une arcade en tiers-point dont les moulures pénètrent dans la
muraille. Elle est éclairée de fenêtres du XVème et du XVIème siècles
et surmontée d'un court clocheton de pierre. Elle date du XIV-XVème
siècle, mais a été très restaurée au XIXème siècle. A la fenêtre du
chevet un fragment de vitrail représente la Crucifixion. La chapelle abrite
quelques vieilles statues : saint Vincent Ferrier, saint Laurent, saint
Pierre, saint Mathieu, saint François Xavier et une Pietà ;
la chapelle de
Boëdic, située au Nord de l'île de Boëdic. Elle est de forme rectangulaire et
possède deux fenêtres au midi. Son pignon à l'Ouest est dominé par un
petit clocheton ;
la chapelle
Notre-Dame (1846), située à Kerarden. Elle a été reconstruite au XIXème
siècle, près du manoir d'Auzon, sur l'emplacement d'une ancienne chapelle
dédiée à saint Sébastien ;
la chapelle
Saint-François-Xavier (XVIIIème siècle), située à Limur et édifiée par Noël Bourgeois
à l'entrée de l'ancien château. Elle est dédiée à saint
François-Xavier par une fondation en date du 22 mars 1749 ;
l'ancienne
chapelle Saint-Vital (XVème siècle), située jadis au Sud-Ouest de l'île de Boède ou
Boëd ou Bouette. De forme rectangulaire, elle mesurait environ 8 mètres sur 4
mètres. Le cintre légèrement brisé de la porte occidentale reposait sur
de courtes colonnettes cylindriques engagées aux chapiteaux grossièrement
sculptés. Dans la muraille était encastré un vieux bénitier sculpté. En 1908, elle était déjà en ruine. Une statue du saint a été
réinstallée au portail de l'église paroissiale de Séné. Les femmes de
l'île allaient jadis à la chapelle "pour y tourner le sabre du
saint dans le sens des brises favorables" ;
la croix de la
Brassée ou croix de Jean II (XIXème siècle). On
raconte qu'elle aurait été élevée par un sabotier qui aurait
tué un loup sur le lieu en 1823 ;
la croix de Gornevez
(XVIIIème siècle), située à l'intersection de la route de Langle et de
la route de Gorneveze ;
le calvaire de
Montsarrac (XVème siècle) ;
la
croix située près de la chapelle Saint-Laurent ;
plusieurs
autres croix sont à mentionner : Cadouarn (datée de 1635 et située route
de Vannes), Bel Air, Le Poulfanc, Bellevue, Kerranna disparues comme celles
de Botspernen, du Poulfanc ou celle d'Arcal transférée à Vannes ;
la maison ancienne
(XVI-XVIIIème siècle), située rue des Vierges ;
le manoir de
Lestrénis ou Lestrenic (XVIIème siècle), restauré au XIXème siècle.
Il est aussi surnommé "Saint-Laurent". Ancienne possession des
ducs de Bretagne. Cette propriété est vendue
en 1450 par Jehan de Vannes au duc Pierre II. Certains écrits prétendent
aussi que le château a été édifié par Pierre II en 1431. Abandonné,
ses ruines sont rasées en 1614 et Louis XIII donne ses pierres aux Capucins
de Vannes afin de pouvoir édifier leur couvent de Calmont-Haut. Le manoir est cédé
en 1634, sous le nom de Saint-Laurent, aux jésuites
du collège de Vannes. L'édifice est vendu comme bien national en 1793 à
un négociant de Lorient. Il devient, par la suite, la propriété
successive des familles Bastide, Boulard et Eudon de Rohan Chabot (depuis
1975) ;
l'ancien
manoir de Balgan, propriété de la famille Jégou de Séné, puis du
vicomte Olivier II de Rohan (en 1316). Le 22 décembre 1316 "Guillaume,
fils de Jégou de Séné, donne au vicomte Olivier II de Rohan son manoir de
Balgan avec toutes les terres et appartenances, et tout le bois d'environ et
d'après le dit manoir, en la paroisse de Séné, en échange de terres à
Quenet Ysac et aux environs". On mentionne Jehan Derian
en 1427. L'édifice a aujourd'hui totalement disparu ;
le
manoir de Boédic. Siège d'une ancienne seigneurie de l'île de Boédic. Il
possédait une chapelle privée ;
le
château de Bot-Spernen (1850), édifié par le comte de Castellan. Il est
vendu vers 1916 à la famille de L'Ecochère, puis en 1922 à la famille
Bruneau, et enfin à la famille Bérard. Vers 1939, il devient la
propriété successive de l'évêché de Vannes, de la famille Oberthur
(imprimeur à Rennes), de la famille Hirglair, puis des Augustines de la
Miséricorde de Jésus (en 1957 et jusqu'en 1983) et de la famille L'Haridon ;
le
château de Cantizac. Siège de l'ancienne seigneurie de Quentifac ou
Cantizac appartenant à la famille Coetlagat (en 1400 et en 1530), puis à
la Visitation (en 1714). On mentionne Guillaume de Coetlagat en 1424,
Renault de Coetlagast en 1464 et Prigent de Coetlagat en 1481 ;
le
manoir de Limur. Siège d'une ancienne seigneurie appartenant successivement
aux familles Limur, Bourgeois (au XVIIIème siècle) et Chanu. Il possédait
autrefois une chapelle privée, aujourd'hui disparue ;
les manoirs de
Canivarh et Cano ;
la maison de pêcheur
(1660), située au n° 47, rue de Bellevue, Langle ;
la tombe de la
famille de Limur (XVIII-XIXème siècle). Il s'agit du nom de l'ancienne famille Chanu ;
la caserne de
douanier (XVIIIème siècle), située à Bilherbon ;
le moulin à eau de Cantizac, et les moulins à vent de Canneau (ou Cano), de
Cadouarn ;
A signaler aussi :
le dolmen de Gornevez
(4500 à 2000 avant Jésus Christ) ;
les anciens dolmens
de Boède, d'Ozon ;
le cairn situé sur
l'île de Boède ;
le four à augets de
Moustérian (époque gallo-romaine) ;
le nord
de Séné est traversé par la voie romaine de Vannes à Nantes ;
ANCIENNE NOBLESS de SENE
Les seigneuries de Séné étaient :
1° Auzon, vers le sud, aux Garlot, aux Guymar...
2° Balgan, au nord-est, vendue en 1312 à Olivier de Rohan.
3° Bararach, vers la pointe de Langle.
4° Bézidel, au nord.
5° Boédic, île, vers l'ouest.
6° Cano, au nord-est, aux Bigaré.
7° Canivarh, vers l'ouest.
8° Cantizac, aux Coetlagat dès 1400, à la Visitation en 1714.
9° Falguérec, aux Bodrual en 1530.
10° Gornevez, au sud-ouest.
11° Gouavert, près du bourg.
12° Keravelo, vers le nord.
13° Kerbiscon, au nord-est, aux Bourdin, la Restrée.
14° Kerléguen, au sud-est.
15° Kernipitur, ou Quenipitur.
16° Limur, aux Bourgeois en 17... puis aux Chanu.
17° Lestrénic ou Saint-Laurent, aux ducs de Bretagne et en 1634 aux Jésuites.
18° Moustérian, au sud.
19° Le Ranquin, aux Jonchet en 1790.
20° Le Versa, au nord.
Il est bon de noter aussi qu'un endroit du bourg se nomme encore Coh-Castel ou le Vieux-Château (J-M. Le Mené).
Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Séné : Jehan Rolland (au bourg de Séné), Ollivier Mahé et Amelle de Lesthuou (Falguérec), Guillaume de Coetlagat et Guillaume Le Guitart (Cantizac), Jehan Le Franc et Jehan Pezron (frairie du Passage), Jehan Derian (Balgan), Guillaume Le Douraier et Ollivier Lorbelous (Cano).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 3 nobles de Séné :
Benoist
LAYEC (400 livres de revenu) : excusé ;
Pierre
BOURDIN (70 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé
d'une vouge et d'harnois de jambes ;
Renault
de COETLAGAST (700 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît
en archer ;
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 3 nobles de Séné :
Prigent
de COETLAGAT : comparaît en homme d'armes ;
Pierre
BOURDIN : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;
François
LAYEC et son fils Amaulry : comparaît en archer ;
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