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SOUDAN |
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La commune
de Soudan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SOUDAN
Soudan est formé du latin " solitarius" (isolé).
Soudan n'est mentionné qu'au XIème siècle. La paroisse de Soudan dépend alors d'un seigneur du nom de Rivallon, vassal de Brient Ier (fils d'un chef breton nommé Teuhaire et proche du comte de Rennes) qui est alors le seigneur de Châteaubriant. Il existe un prieuré au lieu-dit "Dougilard" au XI-XIIème siècle.
Les principaux fiefs étaient la Verrie, la Chopinière, la Boissière, les Hils, ... mais les deux principaux châteaux étaient : la Garenne et le Moulinroul (ou Moulin-Roul). Pour la Garenne, les principaux propriétaires sont les Martin de La Morandaye, les Tranchant du Tret et les Talhouët de Bonamour. Pour le Moulinroul, les propriétaires sont les Rouault, les du Hamel et les Béchu.
Note 1 : en 1755, il y eut un tremblement de terre, à la Toussaint, sur les dix heures. Soudan devient aussi, un moment, chef-lieu de canton, avec un juge de paix (Peschais) et un percepteur. Ce dernier, André Goineau, est massacré par une bande de chouans le 24 juin 1799. En 1856, Napoléon III passe à Soudan et un arc de triomphe est dressé en face de la maison de la famille Robert.
Note 2 : liste non exhaustive des maires de la commune de Soudan : le premier maire est Joseph Bodin de la Grand'haie. Il est remplacé par Augustin de Talhouët fils (époux de de demoiselle Mitaine Alexandrine). Sous Louis-Philippe, le maire est Mathurin Hamon (notaire), puis Joseph Bodin, Eluère (notaire), Julien Masson, Louis Erbette, François Bodin, Joseph Lardeux et M. Ferron.
Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Soudan : Jacques Hervé Martin (de 1803 à 1830), Pierre Ollivier (de 1830 à 1855), l'abbé Héry (de 1855 à 1881), Alexandre Guihal (de 1881 à 1902), Emile Duchet, l'abbé Trigolet, l'abbé Cussonneau.
Note 4 : Instruction publique à Soudan. — Le dénombrement des habitants de Soudan, dressé en 1716, indique qu'à cette date il existait au bourg une école de filles, tenue par une demoiselle nommée Marie Aubin, âgée de 30 ans. Du maître d'école, il n'en est pas fait mention, parce que la paroisse n'avait sans doute pas les ressources nécessaires pour ouvrir une école de garçons. Aucun bienfaiteur n'étant venu offrir le concours de ses générosités, les habitants, réunis en assemblée générale, le 18 mars 1770, convinrent qu'il était urgent de combattre l'ignorance et chargèrent deux procureurs d'adresser une requête à l'Evêché pour obtenir la réunion d'un bénéfice ecclésiastique. La chapellenie des Beucherons, desservie dans l'église de Soudan, était vacante par suite du décès du sieur Gasnier, prêtre, titulaire. Les marguilliers s'empressèrent de demander que les revenus fussent appliqués à l'entretien d'un maître d'école et leurs voeux furent exaucés. M. Mauclerc de la Musanchère, évêque de Nantes, par une ordonnance en date de juin 1770, prononça la réunion du bénéfice des Beucherons à la fabrique, à la condition qu'elle acquitterait les charges du bénéfice, soit dix messes par an, et gagerait un maître d'école qui serait prêtre, autant que possible (Archives de la fabrique de Soudan). Faut-il en conclure que Soudan a eu son école comme les autres paroisses ? Je suis tenté de répondre oui, bien que je n'aie aucune preuve directe sous la main. Les marguilliers n'ont pas agi à la légère : leur démarche semble démontrer qu'ils avaient déjà certaines ressources assurées et qu'ils n'attendaient plus que la décision épiscopale pour créer l'institution dont leurs enfants avaient besoin (L. Maître). Pour l'enseignement à Soudan, on trouve : Jean Baptiste Talbot (de 1806 à 1834), Pierre Bouestel (de 1834 à 1854), François Bernard, Joseph Robert (de 1867 à 1897), Henri Poulin (de 1897 à 1906), MM. Hamon, Nouvelles, Bécigneul, Bahuaud, ....
Voir
"
Cahier
de doléances de Soudan en 1789
".
PATRIMOINE de SOUDAN
l'église Saint-Pierre (XVIIIème siècle). On trouve
une épitaphe du XVIIIème siècle, gravée sur une pierre tombale, rapportant
le décès du recteur de la paroisse de Soudan, Mallery le 22 juin 1792, et
celui de ses deux vicaires, décédés en 1794. L'église est incendiée à la
Noël de 1794. C'est en 1814, qu'est construit le clocher. A l'intérieur de
l'édifice, se trouve une litre sur laquelle figuraient jadis les blasons
des seigneurs de la paroisse, ainsi que ceux de La Motte-Glain et de
Châteaubriant. Parmi les objets du culte, se trouve un ostensoir du XVIème siècle ;
la chapelle Saint-Barthélemy (début du XIIème siècle).
La chapelle de Dougilard est édifiée vers le milieu du XIème siècle à la
demande de Rivallon, seigneur de Soudan. Elle appartient alors à un prieuré
aujourd'hui disparu. Le chevet date du XVIIème siècle. Les saints honorés en ce sanctuaire sont : saint
Barthélémy, sainte Germaine Cousin, saint Isidore, le Bienheureux Grignon de Montfort ;
la chapelle Saint-Joseph (1620), propriété du manoir
du Moulin-Roul et érigée par la famille du Hamel. On y remarque un bas-relief représentant les sept péchés capitaux ;
la chapelle Saint-Mathurin (1741),
située au Boiscoutard et érigée par la famille de La Galinière ;
la
chapelle de Dom René, érigée par l'abbé Richard ;
le calvaire de la Croix-Lallier (XIXème siècle) ;
la croix du manoir du Moulin-Roul (XVIIème siècle) ;
la
croix du Jarrier et la croix d'Erée. Il s'agit de croix en schiste ;
le manoir du Moulin-Roul
ou Moulinroul (XVI-XIXème siècle - 1900). Ce manoir dépend,
à l'origine, de la seigneurie de Châteaubriant. Le corps du logis date de
1461, il est restauré en 1576. L'aile Est date de 1890. L'aile Ouest date de
1900. La façade Nord date du XVI-XIXème siècle. L'escalier date du XVIème siècle.
Le cadran solaire date du XVIIIème siècle. On y trouve une date de 1657. Au
Moulinroul, les du Hamel ont pour héritiers les de Kératry et les Béchu ;
l'ancien
manoir ou château de La Garenne, propriété de la famille Martin de La
Morandaye. Françoise Martin de La Morandaye y meurt en 1786. Elle avait
épousé un Tranchant et les fils portèrent le nom de Tranchant de La
Garenne et Tranchant du Tertre. Une demoiselle Renée Tranchant épouse
Gilles Gardin du château du Plessis en la Couyère (elle était poétesse
et philosophe). Les lucarnes à fronton triangulaire sont en schiste du
Boisgerbault tout comme les encadrements des principales ouvertures. Le
logis central est continué par deux pavillons et une tourelle ;
le
logis de Saint-Patern. Il comporte une tourelle. La chapelle a été
remplacée par une croix, mais tout proche, un autre petit édifice
religieux a été érigé à l'Enclose. On s'y rend en procession pour
réclamer de la pluie ;
le presbytère (XVII-XVIIIème
siècle), édifié sur le terrain des seigneurs de la Garenne. La porte date
de 1737. Au XVIIIème siècle, il ne connaît que deux recteurs : l'abbé
Monnier et l'abbé Maillery (1765 à 1792) ;
la ferme (XVII-XVIIIème siècle) de La Griponnais ;
6 moulins dont le moulin d'Erée ou d'Ercé (XIXème siècle), de Sion, de Croc-Fer, ... ;
A signaler aussi :
le four à pain (XIXème siècle), situé à La
Champiais ;
la poste de Gabelle (XVIIIème siècle), située au
lieu-dit " Le Feu " ;
ANCIENNE NOBLESSE de SOUDAN
A la Villeville, près du bourg, résidaient les Oger (hommes de loi) et la famille Masson. A Fontenay demeurait la famille Quenouard. Les Dauffy de Moisdon, directeurs de la forge des Condés, se disaient sieurs du Jarrier en Soudan. Les Richard étaient sieurs de La Richardière.
(compléter)
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