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La commune de Taupont ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TAUPONT
Taupont vient de "campus Ponti" (gallo-romain).
Taupont est un démembrement de la paroisse primitive de Ploërmel. La paroisse de Taupont dépendait autrefois du diocèse de Saint-Malo et fut donnée à l'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys, vers le XIème siècle. Le prieur qui y fut envoyé avec un ou deux religieux, fut en même temps le supérieur de sa communauté et le recteur de la paroisse. Suivant l'usage, il eut la dîme sur tout le territoire, en retour du service de la population. Lorsque les religieux rentrèrent au monastère, l'abbé et le couvent de Rhuys conservèrent la maison et la chapelle du prieuré de Saint-Nicolas, avec la dîme de la paroisse, et assignèrent une rente de dix livres au "chapelain" chargé du soin des âmes. Par la suite l'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys perdit son droit de présentation, et le titulaire de la paroisse fut à la nomination directe du pape et de l'évêque ; le prieuré de Saint-Nicolas lui-même tomba en commende et fut habituellement conféré à des prêtres séculiers.
Le prieur de Taupont avait juridiction sur ses hommes : il recevait leurs aveux et leur faisait rendre justice. On trouve encore dans les archives divers aveux rendus au prieur pour des biens situés au bourg, à Bodiel, Kerric, Ville-Juhel, Ville-Corbin, Ville-Buo et la Touche ; de plus, 150 contrats de ventes entre particuliers, passés de 1583 à 1748, sous la juridiction du prieuré. Cette juridiction fut formellement affirmée dans l'aveu rendu au roi, le 9 août 1684.
En 1790, Taupont est érigé en commune du canton de Loyat et du district de Ploërmel. En 1801, Taupont passe dans le canton de Ploërmel et au diocèse de Vannes.
Note : Taupont est entouré des paroisses et communes de Ploërmel, Loyat, Saint-Malo-des-trois-Fontaines, Helléan et Guillac. Sa superficie est de 3033 hectares, arrosés à l'est par l'étang du Duc, et à l'ouest par le Ninian et le ruisseau du Châteautro. Vers 1891, le terrain produit des grains, des pommiers et des cerisiers, mais renferme encore bien des landes. En 1891, sa population est de 2207 habitants. Le bourg ancien n'est qu'à 2 kilomètres de Ploërmel ; le nouveau, plus central, est à 5 kilomètres. On ne connaît sur ce territoire aucun monument celtique ou gallo-romain. Les Bretons y ont envoyé quelques colonies, comme le prouvent les noms encore subsistants de Kerbras, Crémenan, Lézillac, Morgan, etc. Le nom de Taupont lui-même ne serait-il pas tiré du breton Tal-pont, auprès du pont ? (J-M. Le Mené).
PATRIMOINE de TAUPONT
l'ancienne église Saint-Golven (XII-XIV-XVème
siècle), située au vieux bourg. Elle est
église paroissiale jusqu'en 1875. Elle est devenue simple chapelle depuis
la construction de la nouvelle église. Il s'agit d'une ancienne
chapelle dont la façade date du XVIème siècle. On trouve des traces de
l'église primitive romane dans l'appareil du mur Sud. Elle a été très
remaniée aux XVème et XVIème siècles. Elle comprend une nef avec un
bas-côté au Nord, un transept et un choeur à chevet plat. Les arcades à
cintre brisé reposent sur des colonnes cylindriques à chapiteaux nus.
L'arcade très élevée, qui marque l'entrée du choeur, est en plein
cintre. Sous le pignon occidental s'ouvre un beau portail flamboyant,
divisé en deux baies en anse de panier sous un tympan plein, portail orné
de rinceaux et de personnages. Au Sud, une fenêtre flamboyante, percée
dans un pignon à l'extérieur, complète cet ensemble. Une tour carrée
s'élève au Nord-Ouest. La sacristie, à l'angle du chevet et du croisillon
Nord, est éclairée par une fenêtre à quatre-feuilles. La chapelle est
couverte d'une charpente à sablières et entraits sculptés. On y voit une
piscine flamboyante. Les retables,
dont l'un date de 1680, sont du XVIIème siècle. Les statues de saint Golven et saint
Jean-Baptiste bordent le tableau de la Trinité (triomphe du Christ) du
retable principal, en pierre blanche. Dans la nef au Nord, un autre retable
abrite une statue de la Vierge et l'Enfant en bois. Le retable du transept
Sud est dédié à sainte Hélène et sur ses côtés
figurent les statues de saint Jean (aigle) et saint Marc (lion), ainsi que
des chandeliers en bois sculpté du XVIIIème siècle. Le retable
du transept Nord, est consacré à la confrérie du Rosaire, ainsi qu'en
témoigne le tableau représentant la Vierge et l'Enfant, tenant un chapelet
ainsi que les deux statues et les chandeliers en bois. A noter la
présence autrefois du prieuré bénédictin de Saint-Nicolas dépendant de l'abbaye de
Saint-Gildas-de-Rhuys. On y trouvait jadis, à proximité, une fontaine
datée de 1654 ;
la nouvelle église Saint-Golven
(1865-1873). Elle est édifiée en forme de croix latine par le
chanoine Joubier et consacrée le 5 octobre 1875. Cette église a été complétée par l'adjonction
d'un clocher en 1889. Les autels latéraux sont dédiés au Sacré-Coeur, à
la sainte Vierge, à sainte Anne et à Notre-Dame-des-Douleurs. On y voit de belles stalles du XVIIIème siècle
provenant de Sainte-Anne d'Auray et une monstrance-reliquaire pédiculée en
argent en partie doré du XVIème siècle ;
Nota : L'église paroissiale de Taupont est dédiée à saint Golven, évêque de Léon, dont la fête arrive le 1er juillet. C'est un édifice en forme de croix latine, avec un bas côté au nord. Le mur de la nef au sud est roman. Le portail occidental, à accolade, est divisé en deux baies à anse de panier. On y a encastré en 1774 un écusson en marbre, pour rappeler l'union de cette église à celle de Saint-Jean de Latran. Pour pénétrer dans l'intérieur il faut descendre plusieurs degrés, parce que le terrain est incliné de l'ouest à l'est. Les arcades à ogive reposent sur des colonnes cylindriques, celle qui sépare le choeur de la nef est à plein cintre. Sur le côté nord s'élève une tour carrée, massive, amortie en ardoises. Cette église est devenue simple chapelle, depuis la construction de l'église neuve. Après l'église paroissiale vient naturellement le prieuré de Taupont, dit aussi prieuré de saint Golven. La maison prieurale se trouvait au bourg même de Taupont. La chapelle était sous le vocable de Saint-Nicolas. Cet établissement, qui dépendait de Saint-Gildas de Rhuys, rapportait, en 1774, environ 1,800 fr., qui se réduisaient à 603 à cause des charges. Les chapelles de la paroisse sont : — 1° Saint-Cornély, à Henlée. — 2° Saint-Gildas, à Quelneuc. — 3° Sainte-Anne, à Lézillac. — 4° Saint-Elienne, à Crémenan. On peut ajouter la chapelle du château de Lambilly. Une maladrerie a dû exister jadis à un kilomètre à l'ouest du vieux bourg, car une croix en pierre, située sur le bord de la route de Josselin, en conserve le nom. Parmi les fondations, on connaît une chapellenie fondée dans la chapelle de Lambilly par Jeanne Gâtechair, et une autre chapellenie, dite de Diavel, desservie au bourg. Le recteur, à la nomination du pape et de l'évêque, jouissait de la dîme et du casuel ; en 1730, son revenu net, charges payées, n'était évalué qu'à 315 livres. Taupont était du diocèse de Saint-Malo, de l'archidiaconé de Porhoët, du doyenné de Lanouée et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Loyat, du district de Ploërmel, et du département du Morbihan. En 1791, son recteur, G. Hervé, refusa le serment et dut s'exiler l'année suivante. En même temps on vendit nationalement les biens du prieuré de Taupont, et les nombreux immeubles provenant de diverses fondations. En 1801, Taupont passa dans le canton de Ploërmel, et à la suite du Concordat, il fut régulièrement détaché de l'ancien diocèse de Saint-Malo et annexé au nouveau diocèse de Vannes. Cependant la position excentrique du bourg était une gène perpétuelle pour les habitants. La question de reconstruction de l'église ayant été mise en avant, le recteur, M. Joubier, s'assura le concours de la commune, de la préfecture et de l'évêché, pour le transfert des divers services, et commença la construction d'une église au centre du territoire. Le presbytère, les écoles, la mairie, et des maisons particulières formèrent bientôt le noyau du nouveau bourg de Taupont. L'église neuve, de style ogival, avec des bas côtés et des fenêtres à lancette, a été consacrée par Mgr Bécel, en l'honneur de saint Golven, comme l'ancienne, le 5 octobre 1875. Les autels latéraux sont dédiés au Sacré-Coeur, à la sainte Vierge, à sainte Anne et à Notre-Dame des Douleurs (J-M. Le Mené).
la chapelle Saint-Gildas
et Saint-Mathurin (XVIème siècle), restaurée et située au
village de Quelneuc ;
la
chapelle Sainte-Anne (1638), située au village de Lézillac et restaurée
en 1925 ;
la
chapelle Saint-Nicodème (XVIIème siècle), située au village de Henlé et
restaurée au XIXème siècle. Elle abrite deux statues du XVIIème siècle
représentant, l'une, saint Nicodème, l'autre, Notre-Dame de Providence ;
la
chapelle Saint-Etienne (1653), située au village de Crémenan. Il
s'agit d'un petit édifice de forme rectangulaire et assez simple ;
la croix du Jaunet
(XVème siècle) ;
le calvaire de l'église
(XVIème siècle) ;
l'oratoire qui se situe à l'emplacement d'une ancienne chapelle du
XIVème ou XVème siècle dédiée à saint Cornély et saint Nicodème. Cette chapelle
est démolie en 1968. A l'intérieur de l'oratoire se trouve une statue en
bois de la Vierge à l'Enfant datant du XVème siècle ;
l'ancien
prieuré de Saint-Nicolas, dépendant de l'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys et
aujourd'hui disparu. En 1257, l'abbé et la communauté de Rhuys font un
arrangement avec le duc Jean Ier. Moyennant une rente annuelle de douze
livres monnaie sur la recette d'Auray, ils lui cèdent tous leurs droits
dans le moulin à tan, le moulin à blé et le moulin neuf, et de plus
toutes les terres et les prairies occupées par l'étang de Ploërmel, et,
sept arpents de terre au col de Rochedieu (Bibl. nat. 16 822). Tous ces
biens dépendent alors du prieuré de Taupont et donnent une idée de son
importance. D'autres biens sont aliénés en 1563, 1575, 1577 et 1586 pour
payer les taxes extraordinaires de l'époque. Lorsque les
religieux rentrent au monastère, l'abbé et le couvent de Rhuys conservent
la maison et la chapelle du prieuré de Saint-Nicolas, avec la dîme de la
paroisse, et assignent une rente de dix livres au "chapelain"
chargé du soin des âmes. En 1239, cette pension primitive est
considérablement augmentée, comme le prouve le titre suivant : "Geoffroi,
par la permission divine, humble ministre de l'église de Saint-Malo, et
tout le chapitre du même lieu, à tous ceux qui verront les présentes,
salut éternel dans le Seigneur. Sachent tous que les chapelains successifs
de l'église de Taupont, en notre diocèse, n'ayant que des revenus
insuffisants pour leur entretien, puisque leur bénéfice ne dépasse pas la
somme de onze livres monnaie, les religieux de l'abbaye et couvent de
Saint-Gildas de Rhuys, au diocèse de Vannes, et les prieurs qui ont coutume
de percevoir les dîmes et les revenus de l'église de Taupont, à cause de
leur prieuré du dit lieu, ont, conformément aux statuts du concile
général et suivant notre volonté et mandement, accordé une augmentation
de pension au chapelain actuel et à ses successeurs, savoir : 18 quarts de
froment, 12 de seigle, et 6 d'avoine, mesure de Ploermel, à prendre chaque
année sur les dîmes des religieux dans la paroisse, à livrer au prêtre
qui desservira l'église de Taupont, par les mains de ceux qui recueilleront
à l'avenir les dîmes de l'abbaye ... De plus, le tiers des prémices et
des autres revenus de la dite église, en dehors des dîmes, appartiendra au
dit chapelain et à ses successeurs. Cette augmentation établie, nous avons
reconnu que le droit de patronage de la dite église appartenait ab antiquo
aux dits abbé et couvent ; en conséquence nous le leur rendons et
concédons, avec l'assentiment de notre chapitre, de façon que ni nous ni
nos successeurs puissions rien réclamer à cet égard : le chapelain,
présenté par les d. abbé et couvent, et canoniquement institué par nous,
fera serment de fidélité à l'abbé de Rhuys et d'obéissance à l'église
; le même chapelain et ses successeurs seront tenus de payer le tiers des
droits dus à l'évêque, à l'archidiacre et au doyen à cause de cette
augmentation. En foi de quoi nous avons donné nos présentes lettres au d.
abbé, couvent et chapelain, et les avons munies de nos sceaux. Fait à
Saint-Gildas de Rhuys en chapitre, l'an 1239, le jeudi, fête de saint
Samson (28 juillet)" (Saint-Gildas. H.). D'après un aveu rendu au
roi, le 9 août 1684, "la maison prieurale et le jardin contenaient
10 cinquantes ; les dîmes levées à la 12e gerbe, produisaient environ 126
mines de grains divers, savoir, le bourg de Taupont 18 mines, le quartier
d'entre les eaux 25, la Touche et le Loguel 18, Henlée 10, Lézillac 10, la
Vallée 20, Rodiel 12, Saint-Michel de Ploërmel 3, la Ville-Daniel 2,
Rochefort 4, et Quéhéon 4. En retour, le prieur devait 30 mines de seigle
au recteur de Taupont, pour sa pension, 12 messes chantées à Taupont aux
principales fêtes de l'année, 2 messes basses par semaine à Saint-Michel
de Ploërmel, l'aumône aux pauvres pendant l'année, le vin pour la
communion du peuple de Taupont à Pâques, et un coq au seigneur de Lambilly,
à la fête de saint Golvin, patron de la paroisse" (Nantes, B.
813). Parmi les différentes fermes du prieuré, voici celle de 1767 qui
fournit des renseignements précieux : "Par devant les notaires
royaux apostoliques à Vannes soussignés, fut présent Dom Pierre Dusers,
prêtre, religieux bénédictin, demeurant à l'abbaye de Saint-Gildas de
Rhuis, procureur spécial de Dom André Joseph Ansart, titulaire du prieuré
simple et régulier de Saint-Nicolas de Taupont, lequel au dit nom a par ces
présentes baillé et affermé, pour le temps de 9 ans, qui commenceront à
la Saint-Jean prochaine et finiront à pareil jour, au sieur Jacques Surel,
demeurant au prieuré de Sainte-Croix de Josselin, évêché de Vannes,
aussi présent et acceptant, savoir est : - La jouissance du d. prieuré de
Saint-Nicolas de Taupont, consistant dans la maison priorale, située au
bourg de Taupont, évêché de Saint-Malo, jardin, pêcherie, fief, dixmes,
et généralement tous les fruits, revenus, appartenances et dépendances,
sans aucune exception ni réserve, pour le d. sieur Surel en jouir et
disposer à l'avenir, ainsi qu'il a fait ou deu faire au passé, sans
pouvoir rien innover, démolir ou dégrader, à la charge d'entretenir les
logements du prieuré, la chapelle de Saint-Michel à Ploermel et les
pêcheries, de grosses et menues réparations, et de rendre le tout en bon
et deu état à sa sortie, à l'exception néanmoins des parties tombant de
vétusté, et de ce qui pourroit survenir par ouragan, incendie, ou autres
cas fortuits et imprévus. - Et de payer pour jouissance,
pour chacun an, la somme de 720 livres, en deux termes égaux, scavoir, 360
livres au jour et feste de Noel, et pareille somme à la Saint-Jean-Baptiste,
rendue à l'abbaye de Saint-Gildas ou à Vannes, à l'option du sieur
bailleur, à commencer le premier payement à Noel suivant. - Acquittera en
outre le preneur, sans répétition, les décimes ordinaires et
extraordinaires, même toutes autres charges du clergé, qui pourroient
être employées à l'avenir ; paira au sieur recteur de Taupont pour son
gros 30 mines de seigle, la somme de 120 livres pour les novales, et 20
livres pour les fétages, au cas qu'ils se trouvent dus, par chacun an ;
acquittera les honoraires des messes auxquelles le sieur prieur est tenu :
le tout sans diminution dans le prix de la présente baillée, dans laquelle
il ne pourra subroger personne que de l'exprès consentement du sieur
prieur, à peine de nullité des subrogations.. - Fournira dans quinzaine à
ses frais une expédition en forme des présentes au sieur bailleur ; a
été expressement convenu que si le preneur étoit, sous quelque prétexte
que ce soit, évincé d'aucune partie des dixmes dont il jouit jusqu'à
présent, il lui en sera fait raison à l'amiable : à l'exécution des
quelles conditions le sieur Surel s'est obligé sur tous ses biens meubles
et immeubles, présents et à venir, consentant à défaut à y être
contraint, suivant la rigueur des ordonnances et par corps, se soumettant à
cet effet au siège présidial de Vannes. Fait et passé au d. Vannes, sous
les seings des comparants et les êtres, ce jour 24 mars 1767, après midy"
(signé : Surel, F. Pierre Dusers, procureur de Saint-Gildas
de Rhuys). En 1774, le bail du prieuré est porté à 1 020 livres. On trouve
aussi dans les archives, une transaction, du 17 mars 1690, entre le prieur
et les possesseurs de treize maisons du bourg, au sujet d'une rente ; et un
marché du 22 septembre 1749, pour la réédification de la chapelle de
Saint-Michel de Ploërmel, qui dépendait du dit prieuré. Voici les noms
des prieurs connus : Pierre de Moaire (fait aveu en 1544, et meurt en 1560),
Olivier Payron (pourvu en 1561 ?, démissionnaire en 1572), Pierre Perrin
(pourvu en 1572, fait aveu en 1576), Fr. Julien Rozé (pourvu en 1573, mort
en 1583), Grégoire Bréhault (pourvu en 1583, mort en 1593), François de
Cheverus et Noël Gatechair (concurrents), Jacques Augustin Perrot
(mentionné en 1647 et 1664), Charles Barantin (pourvu en 16..,
démissionnaire en 1717), Dom Charles Rabache (pourvu en 1717,
démissionnaire en 1762), Dom André Joseph Ansart (pourvu en 1763). La
Révolution supprime dès 1790 les dîmes, qui forment le principal revenu
du prieuré. Le 14 mars 1791, elle vend à Me Le Goaesbe, pour 410 livres,
le droit de pêche dans l'étang du Duc. Le 12 août 1799, elle cède la
maison prieurale de Taupont avec ses dépendances à M. Desgoules, pour 2
518 livres. La chapelle de Saint-Michel est annexée au presbytère de
Ploërmel (J. M. Le Mené) ;
le château de Lambilly (XIXème siècle), ancien siège de la
seigneurie de Lambilly. Cette seigneurie possédait autrefois un droit de
haute, moyenne et basse justice et appartient à la famille de Lambilly
depuis l'an 1180. On mentionne Jehan et Robert de Lambilly en
1480. Le château a été reconstruit à la fin du XIXème siècle. Il
possède une chapelle privée ;
l'ancien
manoir de Bréhant, aujourd'hui modernisé. Propriété de Jehan Bréhant en
1480. L'ancienne enceinte subsiste
encore. Il possédait autrefois un moulin à eau ;
le manoir de la Rivière-Cornillé
(XVème siècle). Devant l'entrée, se trouve un calvaire daté du XVème siècle ;
ANCIENNE NOBLESSE de TAUPONT
Le moyen âge a laissé dans ce pays de Taupont plusieurs seigneuries, dont la principale est celle de Lambilly, avec haute, moyenne et basse justice. La famille, qui en porte le nom et qui subsiste toujours, est connue depuis Payen de Lambilly, qui vivait en 1180. Elle a produit un croisé en 1248, un chambellan du duc en 1415, et trois pages du roi de 1695 à 1721. Elle a possédé Crémenan, la Ville-des-Nachés, la Soraye, le Boishélie, le Broutay, Kergrois, Kerveno, Morgan, etc... Ses armes sont d'azur à six quintefeuilles d'argent, 3, 2, 1.
DE LAMBILLY, MARQUIS DE KERGROIX ET DE LAMBILLY. Famille d’ancienne extraction de chevalerie bretonne, qui est la seule, avec les Castel, à habiter depuis huit siècles, dans le pays de Ploërmel, le château qui porte son nom. Ses membres furent titrés barons de Kergrois en 1651, vicomtes du Broutay en 1710, Marquis de Baud-Kerveno, en 1724. Ils y ont possédé dans le pays de Ploërmel, Lambilly, en Taupont ; Morgan, la Villebouquais, le Bois-Hélio, en Ploërmel ; la Villevoisin, Rohallaire, en Augan. Nous remarquons, parmi eux : Payen, chevalier, sire de Lambilly signataire d’une charte à Rennes en 1179 ; un Sire de Lambilly, chevalier croisé en 1248 ; Jean de Lambilly, capitaine du Comte de Montfort, dans la Guerre des deux Jeanne et grand Chambellan du duc Jean V de 1360 à 1415 ; Robert de Lambilly, capitaine des Archers de Vannes en 1484 ; François de Lambilly, officier, tué au siège de Pavie en 1656 ; Guillaume de Lambilly, baron de Kergrois, Président de l’ordre de la noblesse aux Etats de Bretagne de 1687 ; Pierre de Lambilly, baron de Kergrois, vicomte du Broutay, marquis de Baud-Kerveno, châtelain de Lambilly né en 1679, page du Roi, en 1695, Conseiller au Parlement de Bretagne en 1707, époux de Hélène-Céleste Magon de la Lande ; il fut célèbre sous le surnom de « maître Pierre » par le rôle important qu’il joua dans la conspiration de Pontcallec de 1718 à 1720 ; condamné à mort par contumace, il dut s’enfuir en Espagne, où le roi Philippe V l’attacha à sa personne, et où il mourut en 1731 ; un de ses fils, Louis de Lambilly, « chevalier du Broutay », seigneur de la Villevoisin, de Rohallaire, page en 1720, capitaine au régiment des gardes françaises, fut tué à Fontenoy en 1745 ; Victoire de Lambilly, épouse en 1787 du Comte Jean-Baptiste Mouësan de la Villirouët, qui plaida elle-même la cause de son mari devant la Commission militaire à Paris le 23 mars 1799, et l’arracha à ses bourreaux ; Pierre-Gabriel, marquis de Lambilly, lieutenant aux gardes françaises, admis aux honneurs de la Cour en 1780, qui épousa à Versailles, en présence du Roi et de la famille royale en 1786 Anne-Henriette-Françoise de Rosily de Méros, et fut chef de bataillon des paroisses de Taupont et de Josselin à l’armée catholique et royale de Bretagne de 1795 à 1797 ; Charles, vicomte de Lambilly, chef de bataillon aux zouaves Pontificaux, en 1866, Commandeur de l’ordre de Saint-Sylvestre, chevalier de Saint-Grégoire ; Humbert, comte de Lambilly, colonel d'Etat-Major, officier de la Légion d’honneur, tué à la bataille du Mans en janvier 1871 ; Gabriel, comte de Lambilly, châtelain de Lambilly, de Morgan, de Kergrois, Chevalier de la Légion d’honneur, Grand Croix de Pie IX, Commandant des mobiles de Ploërmel en 1870-1871, Président du Conseil général du Morbihan et du Comité Royaliste, mort au château de Lambilly en 1896 (M. de Bellevue).
Les autres seigneuries de Taupont étaient :
1° Beaumont, à la famille de ce nom.
2° Crémenan, passée de bonne heure aux Lambilly.
3° Lézillac, aux Guérin en 1500, aux Labbé en 1610.
4° Morgan, aux Picaud en 1570, puis aux Lambilly.
5° La Rivière-Bréhaut, aux Bréhaut en 1431 et 1565.
6° La Rivière-Cornillet, aux Cornillet.
7° Le Vaufollo, aux Le Roux en 1563.
8° La Vieille-Ville, aux Labbé en 1602.
9° La Ville-des-Nachés, aux Castel, puis aux Lambilly.
10° La Ville-Goyat.
11° La Ville-Hellio.
12° Kerboquelion, déjà mentionnée à Loyat.
Le manoir de Bréhaut, muni de son enceinte, est intéressant à visiter ; quant au château de Lambilly, reconstruit vers la fin du XIXème siècle, c'est une demeure splendide (J-M. Le Mené).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Taupont.
Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 11 nobles de Taupont :
les
héritiers de Jehan BIGARRE (2 livres de revenu) : défaillant ;
Jehan
DE LA HAYE (30 livres de reveenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en
archer ;
Jehan
BREHANT (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en
archer ;
Jehan
DE LAMBILLY de Lambilly (120 livres de revenu) : porteur d'une brigandine,
comparaît en archer ;
Robert
DE LAMBILLY de Lambilly (30 livres de revenu) : défaillant ;
Jehan
GAUVAIGN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en
archer ;
Jacques
GOUEAL (10 livres de revenu) : excusé, appartenant à une compagnie
d'ordonnance (garde du duc) ;
Jehan
GOUEAL (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé
d'une jusarme ;
Jehan
LE ROUX de Vaufolo (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine,
comparaît en archer ;
Guillaume
LORET de Villegoyat (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine,
comparaît en archer ;
les
héritiers de Guilllaume RUAND (10 livres de revenu) : défaillant ;
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