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VILDE-GUINGALAN |
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La commune de Vildé-Guingalan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de VILDE-GUINGALAN
Vildé-Guingalan vient du latin « villa dei » (ville de Dieu). Guingalan semble être un nom d'homme d'origine bretonne. A noter que le nom de Villa Dei est caractéristique des fondations de l'Ordre de Malte.
Vildé-Guingalan est un démembrement des anciennes paroisses primitives de Plumaudan (la moitié sud) et de Corseul (la moitié nord). La paroisse de Vildé-Guingalan était anciennement dédiée à saint Guénolé : "Villa Dei Guingualoei".
Vildé-Guingalan (Guengalan) est, au XIIème siècle, le siège d'une commanderie de l'ordre du Temple. Elle relève de celle de La Nouée, à Yvignac. Le prieuré-cure de Vildé-Guingalan dépend de l'abbaye de Beaulieu. Guengalan et Bidon (probablement Vildé-Guingalan dans les Côtes-d'Armor et Vildé-Bidon en Ille-et-Vilaine) sont cités en 1182 dans une charte du duc de Bretagne énumérant les biens des Templiers en Bretagne (Anciens évêchés, VI, 140) ;
Vildé-Guingalan est, sous l'Ancien Régime, une paroisse du diocèse de Saint-Malo et un prieuré-cure de l'abbaye de Beaulieu. Les moines prélèvent jusqu'en 1789 un droit de péage sur le pont. L'ancienne paroisse de Vildé-Guingalan dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. Ogée dit que la cure était présentée par l'abbé de Beaulieu. Vildé-Guingalan élit sa première municipalité au début de 1790. Lors des nominations aux succursales en 1803, à Vildé-Guingalan, l'évêque avait désigné Hyacinthe-Marie-Barbier, 43 ans, ancien vicaire, mais le préfet lui observe « que ce prêtre n'a point de conduite, qu'il est par ailleurs tracassier et qu'il n'est propre sous aucun rapport à être placé à la tête d'une paroisse. En conséquence il demande qu'il y soit remplacé par Laurent Ménard, assermenté, instruit et de bonnes moeurs, actuellement à Corseul ». L'évêque répond « qu'il ne saurait accepter le prêtre Ménard qui a contracté un mariage simulé sous la Terreur et n'a repris que depuis un an son état, mais qu'il se propose de déplacer M. Barbier et qu'il désigne M. Etienne Saillet à son lieu et place. Définitivement c'est l'abbé Barbier qui occupa ce poste ».
Par l'ordonnance du 19 mars 1934, la commune de Vildé-Guingalan cède à celle de Saint-Maudez une partie du village du Bas-Guyac en échange de celui de la Ville-Rault.
On rencontre les appellations suivantes : Guengalan (en 1182), Villa dei (vers 1330), Villede (au XVème siècle).
Note 1 : à signaler qu'une autre fondation templière voisine s'appelait Le Vildé-Goëlo.
Note 2 : la commune de Vildé-Guingalan est formée des villages : Ville-Rault, Croix-Nergau, la Landelle, les Portes, la Commanderie, les Closets, Bois-Brunet, Coavou, Boculé, la Férulais, les Hauts-Champs, Préron, Croix-Mois, les Noël, Viel, etc ...
Note 3 : Renseignements économiques et statistiques. — Superficie : 735 hectares. Population. — En 1778 : 20 baptêmes, 24 décès, 1 mariage (Arch. I.-et-V., C 1416). — L'an III (1795-1796) : 10 naissances, 6 mariages, 18 décès, 2 divorces. — En 1790 : 447 habitants dont 89 hommes, 96 femmes, 60 grands garçons, 54 grandes filles, 72 petits garçons, 76 petites filles. — L'an XII (1803-1804) : 467 habitants. — En 1838 : 571 h. — En 1851 : 597 h. — En 1870 : 638 h. — En 1880 : 688 h. — En 1888 : 686 h. — En 1913 : 719 h. — En 1922 : 633 h. Impôts. — En 1778 : 111 contribuables dont 67 payant moins de 3 l. — Capitation en 1770 : 292 l. 6 s. — Vingtièmes en 1787 : 650 l. — Fouages en 1767 : 122 l. 5 s. — Nous n'avons pas retrouvé les chiffres pour 1790.
PATRIMOINE de VILDE-GUINGALAN
l'église
Saint-Jean-Baptiste (XIXème siècle). La paroisse était
anciennement dédiée à saint Guénolé dont une statue se trouve au musée
du château de Dinan. Dans l'ancienne église de Vildé, il y avait une
chapelle dédiée à sainte Anne. Le seigneur de Taden présentait et
l'évêque conférait. L'église actuelle est en forme de croix latine avec
chevet et extrémités des ailes à pans coupés. Suivant un rapport du
maire daté de 1827, l'église ne comportait alors que deux murailles ruinées
et sans ouvertures appuyées sur deux mauvais pignons. Elle mesurait 14
pieds de largeur sur 40 pieds de long et ressemblait à une pauvre écurie ;
la cloche était suspendue dans les arbres. Par souscription, l'on parvint
à édifier le clocher et le choeur. Les travaux furent exécutés en 1823
par Georges La Rea, maçon, sur plans d'Yves Rouillé, également auteur de
l'église de Saint-Méloir. La reconstruction de la nef et la restauration
de l'édifice furent faits suivant plans dressés le 10 mars 1868 par M.
Charles Aubry, architecte à Dinan, et la réception des travaux eut lieu le
28 juillet 1870. Au cours de la Révolution, en novembre 1796, des soldats de
Jugon-les-Lacs pénètrent dans l'église pour la piller et la saccager, et
toutes les statues furent emportées. L’ancien maître-autel, brisé en
1796, avait été commandé le 22 janvier 1778 à François Le Nouvel, de
Dinan, surnommé « Le Breton » (R. Couffon). Les statues actuelles,
dont saint Yves, sont modernes à l'exception de celles de saint
Jean-Baptiste et de saint Paul qui sont anciennes ;
Voir
" La
paroisse de Vildé-Guingalan
".
Voir
" Le
clergé de Vildé-Guingalan
".
la croix du cimetière (XVIIIème siècle) ;
plusieurs maisons du village du Viel (XVII-XVIIIème siècle) ;
le moulin à vent de Vaucouleurs.
Voir
"
Informations
diverses sur la ville de Vildé-Guingalan ".
ANCIENNE NOBLESSE de VILDE-GUINGALAN
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence d'aucun noble de Vildé-Guingalan. En fait, aucun noble ne figure à l'article Vildé à l'article des montres et réformations aux XVème siècle et XVIème siècles.
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