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La paroisse de Goureyo (sic) est citée dès 1266 dans une charte de l'abbaye de Boquen. Cette paroisse, qui avait pour succursale Collinée, appartenait au diocèse de Saint-Brieuc. Le Gouray a élu sa première municipalité au début de 1790 et fut chef-lieu d'un canton depuis cette date jusqu'en l'an X.

Son territoire a été diminué de trois côtés :

1) Par la cession du village de Saint-Mirel à Collinée (arrêté du 24 octobre 1823) ;

2) Par celle de l'enclave de Bransart à Saint-Jacut-du-Mené (même arrêté) ;

3) Par la cession de toute la partie sud de la commune à Saint-Jacut-du-Mené (loi du 10 août 1849).

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Sans qu'aucun édifice ne soit classé ni inscrit parmi les monuments historiques, le Gouray en possède cependant plusieurs qui méritent d'être signalés :

1) La chapelle Saint-Roch, paraissant du XVIIème siècle, dans laquelle ont été réemployées une piscine et une cheminée du XVème siècle ;

2) Le château de la Motte-Basse, construit en 1748 et 1769, et sa chapelle du XVIIIème siècle, restaurée en 1759 ;

3) Le château du Gros-Chesne (XVIème siècle).

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Plusieurs événements qui ont marqué l'histoire du Gouray ont eu lieu pendant la dernière guerre :

1) Dès juin 1944, il y avait un maquis au Gouray ;

2) Le 11 juillet 1944, quatre personnes ont été enlevées à la Motte-Basse. On les a retrouvées assassinées dans la forêt de la Hardouinaye.

3) Le 14 juillet 1944, des soldats allemands, à la recherche de parachutistes, ont incendié trois maisons au village de la Boulaye.

(Bulletin d'informations des maires).

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LE GOURAY (en 1890).

Superficie : 2,997 hectares. — Population : 2,015 habitants.

Le territoire du Gouray occupe la partie nord du canton et s'enfonce en pointe entre les arrondissements de Saint-Brieuc et de Dinan.

Il est très accidenté, bien boisé dans la vallée de l'Arguenon qui coule dans cette commune du sud-ouest au nord-est ; les terres labourables sont bien plantées de pommiers. La forêt de Bosquen couvre 486 hectares du territoire.

Au sud on trouve du schiste talqueux avec roches amphiboliques, tandis qu'à l'ouest on voit des carrières d'un beau granit qui sont exploitées depuis longtemps. A Carbilan se trouve du minerai de fer qui autrefois alimentait les hauts fourneaux de la Hardouinais et du Vau-Blanc ; les carrières d'ardoises, situées à l'est, sont abandonnées.

La paroisse du Gouray faisait autrefois partie du district de Broons ; elle fut érigée en commune en 1790 et diminuée de la section des Bois qui s'étendait au sud de Saint-Jacut jusqu'à Saint-Vran.

Les noms des hameaux de la Ville-Heu-du-Sang, de la Ville-Martel et de la Ville-lieu-de-Fer indiqueraient, au dire des habitants, qu'il s'y est accompli, à une époque reculée, quelques faits d'armes ou quelques massacres. Ces hameaux se trouvent en effet près du vieux château de la Motte-du-Parc, criblé de meurtrières, dont le seigneur, baron du Pont, fut longtemps en guerre avec le comte de Moncontour.

L'église du Gouray, construite en 1856, avec le granit du pays, est sous le vocable de saint Etienne. C'est un beau et vaste monument couronné d'une flèche très élancée. C'est le siège de la cure cantonale.

Près du village de l'Epine, dans une pièce de terre nommée le Meurtiaux, se voit un dolmen assez bien conservé. Sur le Croquelin se trouve aussi, posée sur d'énormes blocs de granit, une pierre concave et oblongue qui pase pour être, selon la légende, le berceau de la fée Margot.

La commune du Gouray a vu naître en 1794 et mourir en 1884 M. Pierre Perret, ancien représentant à la Constituante de 1848, chevalier de la Légion d'honneur, maire de cette commune pendant de longues années. C'est sous son administration que furent bâties les écoles et tracés les chemins vicinaux. Aussi gardera-t-on le souvenir de cet homme de bien, qui lutta toute sa vie pour la défense et le triomphe des intérêts populaires.

L'école des garçons a été fondée en 1833 et celle des filles en 1866 ; à cette dernière une classe enfantine a été annexée en 1884.

Le bourg est traversé par le chemin de grande communication N° 18.

(J. Rigaud).

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