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Le nom adjectif ethnique correspondant à cette commune est kerborsien (J O, 21 juillet 1955).
Kerbortz a été érigé en paroisse succursale de celle de Pleubihan (Pleubian) le 23 juin 1605, par lettres de l'évêque de Tréguier, à la requête de Mme de Quelen, propriétaire de la chapelle (Arch. des C-du-N, 2 G 159 Pleubihan). Le nom est écrit Kerpors en 1778 (Arch. des C-du-N, 1 E 1605). Cette paroisse de Kerbors élut une municipalité au début de 1790, mais cette municipalité fut déclarée illégale dès le 21 mars 1791 par le département, qui arrêta de la supprimer (Arch. des C-du-N, 1 L 281, fol. 95). La commune fut séparée de Pleubian et créée de nouveau par la loi du 17 mai 1856.
Par décret du 27 février 1861, les limites de la mer à l'embouchure du Jaudy furent fixées suivant une ligne partant de la pointe de Bilvero en Kerbors et aboutissant au port de la Roche-Jaune en Plouguiel (Arch. des C-du-N, 11 S 6 (10)).
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Les principaux édifices anciens de Kerbors sont :
1) les restes de l'allée couverte de Men-ar-Rompet (A 508), classée monument historique le 23 janvier 1957 ;
2) les restes du cromlech (cercle de menhirs) de Men-ar-Rompet (A 507) ;
3) la chapelle Saint-Aubin (1752), dont l'emplacement semble cité vers 1050 dans la troisième vie de saint Tugdual (§ 33) : vallem Trecorensi ecclesiae subjacentem, quae Albini dicitur ;
4) le manoir de Keraliou (1ère moitié du XVIIème s.), possédant une cheminée datée de 1733 ;
5) le manoir de Kerhos (XVIème s, -XVIIème s.) ;
6) le manoir de Mez-Huel (XVIIIème s.) ;
7) le manoir de Troezel-Vras (XVIIème s.) ;
8) la maison de Troezel-Bihan (fin XVIIIème s.) ;
9) le moulin à vent du Merdy (1574) ;
10) le puits du Merdy-Bras (XVIIème s.) ;
11) la croix du cimetière de Notre-Dame des Neiges (XVIème s.) ;
12) la croix de Pont-Begou.
Ont été inscrits parmi les sites pittoresques le 10 novembre 1965 le bourg et ses abords jusqu'au Jaudy, à la Manche et à la limite de la commune de Pleubian, y compris l'îlot d'Enez-Hyar [Note : Le nom primitif semble avoir été Enez-Poull (île de la Mare), mal traduit par Ile à Poule (cadastre 1882). Ce dernier nom fut retraduit par Enez-Hyar, le mot Yar voulant dire poule en breton].
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Plusieurs événements ont marqué le passé de cette commune :
1) le 20 septembre 1546 fut consacrée la chapelle de Kerbors ;
2) par décret du 25 février 1851, Kerbors fut érigé en succursale de la cure de Pleumeur-Gautier ;
3) le 26 mai 1859, fut bénie la première pierre de l'église Notre-Dame des Neiges de Kerbors ;
4) le 15 juin 1864, fut bénie l'église de Notre-Dame des Neiges, nouvellement construite.
(Bulletin d'informations des maires).
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KERBORS (en 1890).
Superficie : 698 hectares. — Population : 926 habitants.
La commune de Kerbors est située sur le bord de la mer et sur la rive droite de la rivière dite de Tréguier, formée par la réunion du Jaudy et du Guindy. Elle occupe la partie nord-ouest du canton.
Son territoire forme un plateau élevé au-dessus de la rivière et de la mer. Toutefois, sur les bords, il est fort accidenté.
Les terres, à base granitiques, sont bien cultivées et grandement fertilisées par les engrais marins, varechs, goëmons ou sables, qui sont à proximité. Elles sont boisées vers le sud-est.
Ancienne trève de Pleubian, Kerbors a été érigée en commune le 17 mai 1856.
L'église, dédiée à Notre-Dame des Neiges, a été construite en 1859 ; elle présente un très joli aspect. On y remarque surtout les vitraux coloriés provenant d'un ancien oratoire.
La chapelle de Saint-Aubin, qui date de 1719, est en ruines.
Sous le portail de la nouvelle église, on voit la pierre tombale d'un chevalier de Bonaban, retirée de l'église démolie, dans laquelle ce seigneur avait été inhumé.
Il convient de citer le château de Kerbors dont la construction remonte à une époque reculée.
Sur la côte vis-à-vis de l'Ile-à-Poule, aujourd'hui habitée, on trouve trois dolmens connus dans le pays sous le nom de Men-ar-Rompet (pierres des druides), et non loin d'eux les débris d'un cromlec’h.
Ce monument paraît avoir été composé de cinq grandes pierres supportées chacune par trois autres pierres verticales, ayant plus d'un mètre de haut. Une seule de ces pierres, la plus grande, a conservé sa première position. Trois autres, celles du côté est, sont renversées à côté de leurs supports, dont quelques-uns sont encore intacts ; la cinquième, du côté ouest, est presque complètement enfouie dans le fossé. Ces pierres paraissent avoir formé une galerie longue de 8 mètres sur une largeur de 1m40 et une hauteur de 1 mètre. L'ouverture de la galerie faisait face au levant.
Kerbors possède une école communale de garçons créée en 1857, et une pour les filles depuis 1868.
Le bourg n'est traversé que par des chemins vicinaux ordinaires.
(J. Rigaud).
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