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INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DE LANGOURLA |
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Les gens et les choses de Langourla sont dits langourlacien et parfois aussi langourlanais.
A cette commune peuvent être attribuées pour armes celles d'azur à trois bandes d'or, qui étaient autrefois les armes de la seigneurie de Langourla [Note : Le château de Langourla était situé sur le territoire de Saint-Vran, qui devait dépendre de la paroisse de Langourla au Moyen Age] et de la famille de ce nom, aujourd'hui éteinte. Ces armes sont sculptées sur la chapelle Saint-Eutrope.
Langorla (sic) est cité comme paroisse dès 1273 dans une charte de l'abbaye de Boquen. Cette paroisse appartenait au diocèse de Saint-Brieuc et a élu une municipalité au début de 1790. La commune a été chef-lieu d'un canton depuis cette date jusqu'en l'an X.
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Langourla possède quelques monuments intéressants dont le premier seul est classé comme monument historique :
1) La chapelle Saint-Eutrope, formée du porche et du clocher de l'ancienne église construite au XVIème siècle. Cet édifice a été classé par décret du 19 mai 1965 ;
2) Le menhir de la Coude ;
3) Le menhir de la Pierre Longue ;
4) Le château de Coëlan, propriété du Cte de la Guibourgère ;
5) Le manoir de Saint-Joseph, qui appartint longtemps à la famille Harel de la Perrière.
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Deux événements peuvent être évoqués à propos de l'histoire de Langourla :
1) Le 21 décembre 1774, des voleurs forcèrent la chambre de la tour de l'église et emportèrent la caisse de la fabrique, riche de dix à douze mille livres ;
2) Le 4 août 1795, les colonnes mobiles ont fait onze victimes dans la population.
(Bulletin d'informations des maires).
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LANGOURLA (en 1890).
Superficie : 2,139 hectares. — Population : 1,548 habitants.
Située à l'est de Collinée, cette commune confine au nord-est à l'arrondissement de Dinan.
Le schiste talqueux domine dans le sol ; toutefois, près des hameaux du Chevroche et de la Planconnaie, on trouve des roches amphiboliques et des carrières de granit qui donnent lieu à une assez grande exploitation. La terre est argileuse, difficile à cultiver, mais donnant d'excellents produits. L'agriculture a fait depuis plusieurs années de grands progrès, grâce à l'initiative de MM. Harel de la Rivière, agriculteurs distingués, et dont le nom est vénéré dans le pays. Les landes se défrichent, et les plantations de pommiers se répandent de plus en plus. Dans les forêts, on fabrique le charbon de bois qui est l'objet d'un commerce assez étendu.
Le territoire de Langourla présente dans la partie nord des sites remarquables ; notamment à Couélan, d'où l'œil embrasse les belles forêts du Parc et de Bosquen.
Au hameau de Saint-Joseph, situé à 206 mètres d'altitude, s'élevait, il y a quelques années, un hêtre gigantesque qui s'apercevait des environs de Dinan.
Près de la chapelle se tient tous les ans, le lundi de la Pentecôte, un pardon renommé. On y voit encore les anciennes halles qui ont servi longtemps de maison d'école.
Suivant la tradition, à l'endroit occupé actuellement par l'école des garçons, s'élevait autrefois un couvent de Bénédictins, auquel était attaché un hôpital.
Au village des Portes, près du bourg, existait jadis une prison seigneuriale dont on retrouve encore quelques vestiges.
L'église, dédiée à saint Pierre, a été reconstruite en 1873 ; elle est vaste et d'un bel aspect. On remarque la petite chapelle de Saint-Eutrope, formée par le clocher hexagonal de l'ancienne église, et celle de Saint-Gilles qui date du XVème siècle, bâtie au milieu de la vallée de ce nom.
Le château de Langourla est situé sur le territoire de Saint-Vran. Celui de Couëlan, élégante construction édifiée en 1867, est entouré d'un très beau parc.
Non loin du bourg, au village de la Coude, on voit un menhir de 7m de hauteur sur 5 de circonférence ; au Blanc-Mouton existe un dolmen. La pierre branlante du Chevroche a été l'objet de recherches et d'études de la part des archéologues.
Deux écoles existent à Langourla depuis longtemps ; celle des garçons a été ouverte en 1835, et celle des filles date de 1840.
Le bourg est traversé par les chemins de grande communication N° 59, et d'intérêt commun N° 74.
(J. Rigaud).
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