|
Bienvenue ! |
INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DE LEHON |
Retour page d'accueil Retour Ville de Léhon
L'adjectif attaché à cette localité est léhonnaie. Léhon est cité comme paroisse dès 1266 dans les chartes du prieuré de Saint-Magloire de Léhon. Cette paroisse et prieuré-cure appartenait au diocèse de Saint-Malo. Elle a élu sa première municipalité au début de 1790.
![]()
Il existe à Léhon plusieurs constructions intéressantes, dont les deux premières sont classées monuments historiques :
1) Le prieuré de Saint-Magloire de Léhon, comprenant l'église (1170-1187), avec sa chapelle des Beaumanoir (XIVème siècle, servant de sacristie), une porte du XIème siècle provenant de l'ancienne église, le cloître et les bâtiments qui l'entourent à l'Est, au Nord et à l'Ouest (classés dès 1875 et le 30 septembre 1931). La chapelle contient les tombes sculptées de plusieurs membres de la famille de Beaumanoir du XIVème siècle ;
2) Le calvaire du Saint-Esprit, construit au XVème siècle et classé le 13 juillet 1907 ;
3) Le château de Léhon, forteresse construite vers le XIIème siècle ;
4) Le vieux pont de Léhon ;
5) Le moulin des Bas-Foins.
Il y a dans la commune deux sites inscrits :
1) La butte féodale qui porte le vieux château (inscrite le 8 août 1944) ;
2) Les bords de la Rance (inscrits le 21 janvier 1944).
![]()
Il faut signaler quelques événements qui ont eu Léhon pour cadre :
1) Vers 1008, des moines de Saint-Magloire de Paris vinrent repeupler le monastère de Léhon après les invasions normandes ;
2) Le 24 juin 1168, le roi d'Angleterre s'empara de Léhon ;
3) En 1181, le monastère devint un prieuré de l'abbaye de Marmoutier ;
4) En 1353, Charles de Bois demeura au château de Léhon ;
5) Le 6 avril 1358, Charles de Blois, allant de Dinan à son château de Léhon, rencontra une femme publique et lui donna 40 sous afin qu'elle change de vie (Procès de canonisation de Charles de Blois, 21ème témoin) ;
6) Le 23 juin 1604 arriva à Léhon le P. Noël Mars, prieur claustral et réformateur du prieuré. Il mourut à Léhon le 31 janvier 1611 ;
7) En 1767, départ des derniers moines du prieuré, au nombre de six ;
8) Le 15 septembre 1836, pose de la première pierre de l'établissement des Bas-Foins, tenu par les Frères de Saint-Jean-de-Dieu.
(Bulletin d'informations des maires).
![]()
LÉHON (en 1890).
Superficie : 471 hectares. — Population : 1,288 habitants.
A cause de ses ruines, de ses points de vue pittoresques, la commune de Léhon est le rendez-vous chaque année de nombreux touristes.
Elle est située au sud de Dinan et sur la rive gauche de la Rance. Le bourg placé à l'extrémité est de la commune, au fond d'une vallée profonde, compte 300 habitants.
Le territoire, de nature granitique, est très accidenté ; il forme une succession de plateaux bien cultivés, de coteaux boisés et de vallons tapissés de verdure. Les pommiers sont bien soignés et produisent un excellent cidre.
On remarque à Léhon, l'ancien prieuré de Saint-Magloire, dont il reste encore d'intéressants vestiges. Il aurait été fondé en 850 par six religieux, à qui Nominoë donna de l'argent et des terres.
L'église paroissiale, dédiée à Notre-Dame, et située au sud des ruines du prieuré, est devenue insuffisante et va être remplacée par l'église priorale restaurée.
On y remarque la maîtresse vitre, les huit stalles du XVème siècle et une ancienne cuve baptismale du XIIème siècle, qui sert aujourd'hui de bénitier.
Les ruines de l'ancien château-fort de Léhon se trouvent à l'ouest du. bourg, entre les vallées des Granges et le plateau des Ecrouères. Elles dominent toute la vallée. Au milieu de l'enceinte, s'élève aujourd'hui une chapelle dédiée à saint Joseph.
C'est à Léhon qu'a été établi depuis 1836, l'asile départemental pour les hommes aliénés, connu sous le nom des Bas-Foins et dirigé par les religieux de l'ordre de Saint-Jean-de-Dieu.
On y compte plus de 500 malades. L'enclos de l’établissement comprend près du quart de la commune.
Non loin de l'asile, on remarque le beau calvaire du Saint-Esprit, malheureusement mutilé.
Léhon possède une école de garçons, créée en 1883, et une école de filles.
Le bourg est traversé par le chemin de grande communication N° 12.
(J. Rigaud).
© Copyright - Tous droits réservés.