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INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DE LOGUIVY-PLOUGRAS |
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Au nom de cette commune est associé un nom-adjectif ethnique, qui est loguivien (J O, 10 février 1922).
Le treff de Locyvy, en la paroisse de Plougras, est cité dès 1455 (Arch. des C-du-N, 1 E 2552). On trouve aussi la forme Locyvy Ploecroas dès 1557. Loguivy [Note : Il ne faut pas confondre cette paroisse avec celle de Loguivy-lès-Lannion jadis du diocèse de Dol, et aujourd'hui réunie à la commune de Lannion ni avec le port de Loguivy de la Mer, commune de Ploubazlanec (arr. de Saint-Brieuc)] fut érigé en paroisse, succursale de celle de Plougras, avant 1675. La paroisse de Loguivy-Plougras élut sa première municipalité au début de 1790 et fut aussi le chef-lieu d'un canton de 1790 à l'an X.
Par la loi du 13 juin 1856, quatre villages de Loguivy-Plougras et l'étang de Beffou ont été réunis à Plougras.
L'a final du nom de cette commune se prononce.
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Un édifice de cette commune a été classé monument historique le 2 mars 1912 :
1) l'église Saint-Emilion (1516, 1551, 1557). Le clocher seul (1566) est classé. Cette ancienne chapelle a été restaurée de 1885 à 1887 et elle est devenue église paroissiale en 1888 ;
Deux autres édifices ont été inscrits sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques :
2) le manoir de Kerroué (XVIème s.) inscrit le 3 juin 1927. L'ensemble comprend, outre l'ancien manoir de Kerroué Bras, les communs à Kerroué Bihan (1630). La ferme de Kerroué Bras est de 1781 ;
3) la chapelle du Dresnay (fin XVIème s.), inscrite, y compris le clocher (1588) et la poutre de gloire, le 19 janvier 1955 ;
D'autres monuments, non protégés à ce jour, méritent aussi d'être signalés :
4) l'église Saint-Ivy, ancienne église paroissiale, reconstruite en 1860-1864 mais dans laquelle ont été réemployés des fenestrages du XVIème siècle. Une cloche est de 1612 ; la balustrade formant l'entrée du cimetière est du XVIIème siècle ;
5) la chapelle Saint-Yves de Trogorre (fin XVème s.), cette chapelle porte encore les armes de Plougras ;
6) la chapelle de Kerroué (v. 1500), en ruine ;
7) le manoir de Kerguelen et ses communs ;
8) le manoir de la Grande Salle. La ferme est datée de 1785 ;
9) le manoir du Dresnay, éponyme de la famille du Dresnnay actuelle ;
10) le manoir de Kerbizien ;
11) la motte de Trogorre ;
12) la croix du Dresnay ;
13) la croix de Beffou ;
14) la croix de Pont-ar-Menan ;
15) le calvaire (1722) ;
16) le socle de la croix de la route de Goasquéo (1555-1611) ;
17) la croix du carrefour des routes de Plougras et de Plounérin ;
18) une autre croix, sur la route de Plougras ;
19) la croix du carrefour des routes de Bech-Coat et Kernevez (1535) ;
20) la croix Stivel ;
21) la croix du chemin de Guer-Launay ;
22) la croix de Saint-Emilion ;
23) la ferme de Tregonven (1676) ;
24) la ferme de Coadout (1756) ;
25) l'ancien presbytère (1690) ;
26) la ferme de Ker-Ydré et son étable (1746) ;
27) la ferme et les communs du Rest (1764) ;
28) la ferme de Keravéo (1588) ;
29) la ferme de Keruel (1788) ;
30) une maison en cours de restauration au Dresnay (1655 [Note : D’après la date d’un liard frappé à Pont-de-l’Arche ou Acquigny (Eure) et trouvé dans un mur de cette maison lors des travaux de restauration en 1977] ou peu après) ;
31) les substructions de Manach-Ru (époque romaine).
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Sur la commune de Loguivy-Plougras s’étend la forêt départementale de Beffou, achetée par le département des Côtes-du-Nord au colonel Guillet le 11 mai 1951 (594 ha à l'origine). La famille Guillet possédait ce massif forestier depuis 1877.
Cette forêt couvre les Monts d'Arrée, qui atteignent 326 m dans la commune. C'est le point culminant des monts d'Arrée dans les Côtes-du-Nord.
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Voici des événements qui ont eu pour cadre le territoire de la commune de Loguivy-Plougras :
1) Ayant été fait prisonnier par Jean de Penthièvre, le duc Jean V confisqua ses biens et donna le 25 juin 1422 la châtellenie et la forêt de Beaufou (Beffou), qui en faisaient partie, à Jean de Kermelec, seigneur de Châteaugal, qui avait partagé sa captivité (Actes de Jean V, n° 1526 ; Arch. des C-du-N, 1 E 1526 ; La Borderie, Hist. de Bret., IV, p. 235) ;
2) le 25 février 1796, les Chouans firent une incursion dans la commune ;
3) le 16 mai 1796 fut assassiné Le Coz, président de la municipalité cantonale de Loguivy-Plougras ;
4) le 7 octobre 1798, les Chouans firent une incursion chez René Le Guillerm, percepteur. Malgré une vigoureuse défense de sa famille, un petit-fils du percepteur fut tué ;
5) le 30 novembre 1799, les Chouans revinrent chez le percepteur et tuèrent son fils Charles Le Guillerm, père de l'enfant qui avait été assassiné le 7 octobre 1798 ;
6) le 5 février 1875, la foudre endommagea le clocher de la chapelle Saint-Emilion ;
7) le 21 mai 1944, treize hommes de Loguivy-Plougras furent arrêtés au cours d'une rafle faite par les Allemands dans la commune. Douze d'entre eux moururent au camp de concentration de Neuengamme. Un monument a été érigé en leur mémoire au Dresnay ;
8) le 21 juin 1944, les Allemands installèrent un dépôt de munitions dans la forêt de Beffou sur la route de Calanhel ;
9) en juillet et août 1969, une enquête fut menée sur place pour l'Inventaire des monuments et richesses artistiques de la Bretagne. Elle fut faite personnellement par M. Musset, président de la commission régionale de cet inventaire.
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Comme personnage notable originaire de Loguivy-plougras, on peut citer le cardinal Dubourg (Auguste-René), né le 30 septembre 1842 dans cette commune, où ses parents étaient aubergistes ; il fut professeur au petit séminaire de Tréguier (1865), vicaire général du diocèse de Saint-Brieuc (1882), évêque de Moulins (1893), archevêque de Rennes (1906), cardinal (1916), et mourut à Rennes le 22 septembre 1921 (Arch. des C-du-N, V 524 ; Dict. de Biogr. fr., t. XI, col. 1037).
(Bulletin d'informations des maires).
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LOGUIVY-PLOUGRAS (en 1890).
Superficie : 4,768 hectares. — Population : 3,177 habitants.
Cette commune, dont le territoire est le plus étendu du canton, doit son nom (Loc-Ivy, pays d'Ivy) à saint Ivy, le patron de l'ancienne église paroissiale. Elle occupe, avec celle de Plougras, toute la partie sud du canton, et est arrosée par la rivière du Guic et par deux autres ruisseaux peu importants.
Les terres de structure diverse, granit, schiste, gneiss, sont de médiocre qualité, et les landes à fond pierreux sont peu cultivées ; elles ne peuvent être utilisées qu'en semis de pins.
Elle comprend la forêt de Beffou, d'une contenance de 900 hectares.
L'ancienne église de Saint-Yves est en ruines. Depuis 1855, la belle chapelle de Saint-Emilion, qui date de 1516, l’a remplacée comme église paroissiale. C'est un édifice remarquable par la hardiesse de sa construction, la richesse des frises sculptées qui le décorent et l'élégance de son clocher ; on remarque en outre un superbe maître-autel du XVIIème siècle ; aussi est-ce avec juste raison qu'elle a été classée parmi les monuments historiques.
Plusieurs autres chapelles, la plupart en ruines, existaient en cette commune ; on voit encore celle de Saint-Yves qui date de 1588.
Les nombreux manoirs disséminés en Loguivy sont en ruines. Des fouilles pratiquées au lieu appelé Menec’h-Ru (moines rouges) ont fait découvrir une hache en bronze, deux meules de moulins et des débris de construction. La tradition rapporte qu'en ce lieu s'élevait jadis un monastère habité par les Templiers.
La voie romaine de Tréguier à Carhaix parcourt la commune du nord-est au sud-ouest.
Trois écoles existent à Loguivy-Plougras : deux communales, une pour chaque sexe, et une privée pour les filles.
Le bourg est traversé par les chemins de grande communication N° 11, et d'intérêt commun N° 77.
(J. Rigaud).
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