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MIRACLES ET GUÉRISONS OPÉRÉS APRÈS LA MORT D'YVES MAHYEUC. |
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CHAPITRE XIV - MIRACLES OPÉRÉS APRÈS LA MORT D'YVES MAHYEUC.
Des guérisons
nombreuses opérées au tombeau.
Des guérisons nombreuses opérées au tombeau du saint évêque après sa mort, Albert Le Grand en cite un certain nombre qu'il a dû trouver relatées dans les actes du procès.
« Une femme de la ville de Rennes (Perrine Mahé) ayant esté longtemps destenue d'une grosse fièvre, sans espérance d'en réchapper, s'estant recommandée au Bx Yves et ayant fait vœu de visiter son tombeau, fut tout à l'instant guérie et sauta du lit, disant hautement que c'estoit par les mérites de Monsieur de Rennes.
Un honneste prestre du Diocèse de Saint-Malo (Dom Jean Passaye), ayant été malade d'une fièvre quarte, l'espace de 15 mois, à laquelle il n'avoit pu trouver de remède, ayant ouy que le Bx Yves estoit mort, promit de dire trois Messes de Requiem pour luy (quoy qu'il le crût n'en avoit besoin), et son vœu accomply, il fut parfaitement guéry et vint visiter le tombeau et donner sa déclaration qui est du 27 novembre 1541 [Note : Cela suppose qu'après la mort d'Yves Mahyeuc on ouvrit un registre où les gents venaient déclarer les grâces qu'ils avaient reçues].
Une honneste femme de la paroisse de Vigneu, détenu d'une fièvre quarte, l'espace de treize mois, sans y pouvoir trouver aucun remède, ayant fait vœu de visiter le B. H. Yves, fut guérie, elle accomplit son vœu et fit sa déclaration, le cinquième décembre de la même année.
Un gentilhomme de mérite (Louys le Voyer, sieur de Doup), détenu d'une griefve maladie, laquelle l'avoit privé de la veuë, ouïe et fonction de ses autres sens externes, semblant plus mort que vif, recommandé par ses amis au B. H. Yves, recouvra sa santé.
Un personnage de la paroisse de Rand, Roët, Diocèse de Saint-Malo (Robert Maillard), ayant esté huit jours sans parler, au jugement de tous, plus mort que vif, ayant été recommandé à Dieu et au Bx Yves, dans demy-heure, il luy amanda, et peu après, revint en santé et envoya Jean Thomasser, pour annoncer le miracle, lequel fit sa déclaration au sixième décembre au dit an.
Un habitant de la paroisse de Beignon, Diocèse de Saint-Malo (Yves Conault), ayant recommandé nn sien fils, nommé Julien, étant aux abois de la mort, après une longue maladie, au Bx Yves, il fut guéri, contre l'opinion de tous ; sa déclaration est du pénultième décembre de la même année.
Une fille de la paroisse de Saint-Laurens (Ysabelle de Kermelec), Diocèse de Dol, ayant une jambe presque toute pourrie et jugée incurable, s'étant recommandée an Bx Yves, fut en peu de temps guéris.
Une fille de la Paroisse de Montauban, Diocèse de Saint-Malo (Macée l'Aisné), âgée de 18 à 20 ans, détenu l'espace de deux ans, d'une fièvre quotidienne, sans y avoir trouvé aucun remède, ayant esté par ses Parens recommandée au Bx Yves, deux jours après, la fièvre la quitta.
Un habitant de la ville de Hédé (Charles Vandel) assura par sa déclaration du 18 février 1542, qu'ayant un fils tourmenté de la fièvre et quelques autres maladies depuis longtemps, l'ayant recommandé au Bx Yves, il guérit ; dit de plus que par les mérites du même Prélat, il gagna un procez qu'il pensoit devoir perdre, nonobstant son bon droit » [Note : « Lorsqu'on apporta son corps de Bruz à Rennes, la Croix qu'on lui avait mise entre les mains estant tombée par terre, après l'avoir longtemps cherchée, fut trouvée en sa place sans que personne l'y eut remise » (Albert LE GRAND)].
Ces témoignages recueillis quelques mois après sa mort montrent que déjà la renommée de sa sainteté avait franchi les limites du diocèse de Rennes.
« Le bruit de ces miracles et de plusieurs autres qui se firent en divers endroits par les mérites de Bx Yves furent cause que son tombeau fut fréquenté plus que jamais et son image en relief fut posée sur l'autel de la chapelle qui est joignant la petite porte qui mène à Saint-Yves, plus haut que le sépulcre de Raoul de Tréal, autrefois évêque de Rennes ; il étoit à genoux en habits pontificaux et tendoit les mains pour recevoir un petit Jésus que Notre-Dame luy présentoit. J'ai veu cette image, et même que le jour de Saint Yves de Kermartin le 19 May, son sépulchre était visité par le peuple et chargé d'offrandes (Es années 1617, 18, 19, mais elle a esté ostée et transportée sur son tombeau » [Note : Vie des Saints, p. 329].
(Abbé Henri Poisson).
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