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INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DE PAULE |
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PAULE (en 1890).
Superficie : 3,758 hectares. — Population : 1,497 habitants.
Cette commune s'étend au sud de Maël-Carhaix ; son nom lui vient de sainte Paule, patronne de la paroisse.
C'est l'une des communes du département où l'on trouve le type celtique le plus pur et où l'on garde avec le plus de ténacité peut-être les superstitions bretonnes. La célèbre légende de Leiz-Breiz s'y trouve dans toutes les mémoires.
Le territoire, de nature argileuse et schisteuse, est très accidenté ; il est traversé par une chaîne de collines qui se rattachent aux Montagnes-Noires. Les vallées sont boisées tandis que les parties élevées sont nues.
L'agriculture y a fait quelque progrès depuis l'établissement de la ferme-école de Castellouënan, fondée en 1849.
L'église paroissiale n'offre rien de remarquable. On trouve dans la commune plusieurs chapelles des XVème et XVIème siècles : Saint-Eloi, Lan-Salaün et Saint-Amand. Celle de Saint-Symphorien, aujourd'hui en ruines, possédait une cloche hexagonale, modèle très rare, datant du Vème ou du VIème siècle. Elle est aujourd'hui au bourg.
On trouve à Paule d'intéressants vestiges de la domination romaine : l'enceinte circulaire de Bressilien le quadrilatère de Castellodic et la voie romaine de Carhaix à Vannes. Il convient de citer les restes de fortification féodale de Castellaouënan, la motte de Kerjan, près de la forêt du même nom qui garde un monument en l'honneur du comte du Botderu, célèbre chasseur.
Au XVème et au XVIème siècle, sur les bords de la forêt existait une verrerie exploitée par des gentilshommes qui, selon l'usage, ne dérogeaient pas en s'occupant de ce travail manuel. L'industrie des ardoises est la seule qu'il y ait aujourd'hui à Paule.
Deux écoles communales existent dans la commune.
Le bourg est traversé par le chemin de grande communication N° 11, et le chemin d'intérêt commun N° 73.
(J. Rigaud).
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