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INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DE PLEUMEUR-GAUTIER

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Ce qui se rapporte à cette commune est dit pleumeurien (La Voix de la Presqu'île, 4 décembre 1960).

Pleumeur est appelé Magna Plebs vers 1034, c'est-à-dire la grande paroisse, par opposition à Pleubian, qui était Parva Plebs ou la petite paroisse (Cartul. de S. Georges, pièce 17). Plebs Magna Galterii [Note : Qui était ce Gautier ? Ce personnage appartenait peut-être à la famille de Gautier, prévôt de Pleubian dans la deuxième moitié du XIème siècle, mais il s'agit d'un nom très répandu. En tout cas, ce déterminatif permettait de distinger cette paroisse de celle de Pleumeur-Bodou, qui était du même diocèse] était une paroisse, au diocèse de Tréguier, probablement dès le XIème siècle, mais en tous cas en 1330 (Procès de S. Yves). On trouve la forme française Ploemeurgaultier dès 1427 (Arch. de la Loire-Atl., B 2980). Lézardré ou Lézardrieux était une trève et une paroisse succursale de Pleumeur-Gautier. Cette dernière paroisse élut sa première municipalité au début de 1790.

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Deux croix ont été inscrites sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les autres édifices ne sont ni classés ni inscrits :

1) La croix de Kerhuel (1559, soubassement 1755), sur la route de Lézardrieux, à la sortie du bourg, inscrite le 22 décembre 1927 ;

2) La croix du Salut (1723) à Keraliès, inscrite, avec son socle, le 7 septembre 1933 ;

3) l'église Saint-Pierre (1900-1902), contenant des autels du XVIIIème siècle et une chaire de 1751 ;

4) La chapelle Saint-Adrien ou Saint-Rion, du XVIème siècle, mais presque entièrement reconstruite au début du XIXème siècle ;

5) le tumulus de Launay-Botloy ;

6) Le manoir de Traou-Voas (XVIème s.) et son colombier (XVIème-XVIIème s.) ;

7) le manoir de Kermenguy (vers 1500 et 1600) ;

8) le manoir de Lézérec (XVIème s.) ;

9) le colombier de Kervégant (vers XVIIème s.) ;

10) La chapelle Saint-Maudez de Pors-ar-Groas (1736) ;

11) Le presbytère (vers 1650), transformé au début du XIXème siècle et possédant une cheminée armoriée ;

12) La ferme An Alleguen (1722) ;

13) La ferme de Kerfrost (vers 1700) ;

14) de nombreuses croix : Ar Pemp lient (XVIIIème s.), Croas Derrien, la croix du Sauveur (à Ker Bleiz), celle de Kervégant (vers le XVIIème s.), celle de Landedanet, celle de Launay-Botloy ;

15) une pietà (1866), entre An-Gourtès et Mez-ar-Derven.

Tout le littoral jusqu'aux voies communales n° 3 et 7 a été inscrit parmi les sites pittoresques le 25 février 1974.

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Les événements à retenir dans l'histoire de Pleumeur-Gautier se rapportent à l'église Saint-Pierre :

1) Le 9 septembre 1900 fut bénie la première pierre de cette église ;

2) Le 26 octobre 1902 eut lieu la bénédiction de l'église reconstruite.

On peut rattacher à Pleumeur-Gautier, l'Abbé Pierre Le Brouster ou Brouster, né dans cette commune le 19 décembre 1792, mort à Tréguier le 17 mai 1847, professeur au séminaire de cette ville et auteur de nombreux ouvrages et brochures de pédagogie.

(Bulletin d'informations des maires).

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PLEUMEUR-GAUTIER (en 1890).

Superficie : 1,899 hectares. — Population : 2,390 habitants.

Pleumeur signifie grande paroisse, grand peuple. Pour distinguer cette localité de Pleumeur-Bodou, on a ajouté le mot Gautier. Il est probable qu'un personnage important de ce nom a vécu autrefois dans la paroisse.

C'est une des communes les plus importantes du canton. Par sa position centrale, elle est restée depuis 1801 le chef-lieu curial.

Le territoire de Pleumeur-Gautier forme un plateau assez élevé, accidenté au nord et au sud. Il comprend toute la largeur du canton, depuis le Trieux jusqu'à une branche de Jaudy. Au point culminant de ce plateau, se trouve le bourg, bien bâti et l'un des plus importants du canton.

Le sol de la commune n'est arrosé que par deux petits ruisseaux qui la séparent, l'un au nord de Pleubian, l'autre au sud de Pleudaniel. Les terres sont généralement de bonne qualité, humides à l'est. On trouve au nord un granit très dur ; au sud des roches feldspathiques et du schiste modifié. A l'ouest on voit quelques anciennes carrières d'ardoises dont l'exploitation a été abandonnée.

Les landes ont complétement disparu ; elles sont presque toutes cultivées. L'engrais marin qu'il est si facile de se procurer, est pour les cultivateurs un puissant auxiliaire. La culture du lin est encore assez étendue, mais l'élevage des bestiaux est la principale branche agricole de la commune.

Comme industrie, Pleumeur ne compte guère qu'une tannerie assez importante. Le lin est travaillé à domicile à l'aide de machines à bras nommées teilleuses.

L'église a pour patron saint Pierre ; elle date en grande partie du XIVème siècle. On y remarque une chaire à prêcher et un christ, dont l'expression de tristesse est devenue proverbiale dans le canton, où l'on entend souvent dire : Trist vel Doué Pleumeur.

Quatre chapelles se trouvent sur le territoire de cette commune. Celle de Plomor (ou Poulmor) renferme deux statues très anciennes.

Près du Launay, on remarque une motte féodale.

Sont nés à Pleumeur-Gautier : l'abbé Le Brouster, mort en 1847, âgé de 53 ans, ancien professeur au petit séminaire de Tréguier, auteur de nombreux ouvrages relatifs à l'instruction de la jeunesse, et François Kerroux, maire de la commune pendant 60 ans, chevalier de la Légion d'honneur et de Saint-Grégoire-le-Grand, mort le 14 mars 1878 dans sa 101ème année.

La commune possède trois écoles, une école publique de garçons fondée en 1830, une école publique de filles qui date de 1842 et une école privée de filles établie depuis 1876.

Le bourg est traversé par les chemins de grande communication N°s 5 et 20.

(J. Rigaud).

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