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INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DE SAINT-GOUENO |
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L'adjectif qui se rapporte à cette commune est gouénovais.
Seint-Goinou (sic) est cité comme paroisse dès 1282 dans une charte de l'abbaye de Boquen. Cette paroisse appartenait au diocèse de Saint-Brieuc sous l'Ancien Régime. Elle a élu une municipalité au début de 1790.
Depuis cette époque, le territoire de la commune a subi plusieurs modifications :
1) Il s'est accru du village de Kerfiac en Plessala (ordonnance du 9 janvier 1828) ;
2) D'une autre fraction de Plessala, fraction constituée des villages de Kermené, la Philippaie, le Chauchy, la Ville-de-Lait, les Clôtures, Kerouet, le Grand-Cas, le Plat-des-Ogniaux, le Cas du Sable (même ordonnance) ;
3) Il a cédé à Saint-Gilles-du-Mené l'enclave de la Villain et du Mautray (même ordonnance) ;
4) Il a cédé à Collinée les villages de Saint-Thia, la Hautaye, Launay-Moussu, la Viette, les Mintes et les Bignons (loi du 17 mai 1856).
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Aucun monument de cette commune n'est protégé au titre de la législation des monuments historiques. On peut cependant citer :
1) La croix du Tertre (haut Moyen Age) ;
2) Le château de la Ville-Delée, qui appartenait à la famille Le Veneur de la Ville-Chapron et dont il reste une tour ancienne ;
3) Le manoir du Placitre, dont il reste les débris d'un portail du XVIème siècle.
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Voici les principaux événements qui ont eu Saint-Gouéno pour cadre :
1) le 1er septembre 1795, la commune a subi l'incursion des colonnes mobiles qui ont fusillé un prêtre, Joseph Le Veneur de la Ville-Chapron ;
2) Vers 1795-1800, l'auberge de la Hutte à l'Anguille, située sur un point élevé, ancien carrefour de voies romaines, était une "maison de correspondance" des Chouans. C'est peut être à cette circonstance que se rattache la rumeur, relevée par Jollivet dès 1859, selon laquelle, à une époque imprécise, les habitants de ce lieu détroussaient et tuaient les voyageurs ;
3) En mars 1854, on découvrit dans la lande de la Hautaye environ 300 pièces de monnaie des Coriosolites et des Osismes.
(Bulletin d'informations des maires).
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SAINT-GOUÉNO (en 1890).
Superficie : 2,008 hectares. — Population : 1,538 habitants.
Cette commune doit son nom à saint Gouéno qui, d'après la légende, y serait venu construire une église vers 670.
Le territoire granitique au sud et schisteux au nord, est très accidenté ; dans la partie nord on voit des mamelons assez élevés, notamment celui qui est couronné par la chapelle de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. La partie ouest forme un vaste plateau coupé de plusieurs ruisseaux qui se dirigent vers le Lié et arrosent de riches vallées où l'on élève et engraisse avec succès un nombreux bétail, surtout des bœufs : c'est la principale ressource agricole du pays.
L'agriculture a fait de grands progrès dans cette commune depuis quelques années ; les landes, susceptibles d'être défrichées, sont presque toutes en culture.
L'église, sous le vocable de saint Gouéno ou Goueznou, évêque de Léon, date de 1861. Elle présente un ensemble remarquable.
Non loin de la chapelle des Sept-Douleurs on voit les ruines du château de la Ville-Délée. On y remarque les restes d'une énorme tour au milieu de laquelle se trouve un escalier qui, dit-on, devait aboutir à un souterrain.
L'école des garçons est placée à un kilomètre du bourg ; pendant plusieurs années, ce local, construit en 1843, a servi d'école mixte.
L'école des filles a été créée en 1863.
Le bourg est traversé par les chemins d'intérêt commun N°s 46 et 76.
(J. Rigaud).
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