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L'adjectif propre aux habitants de cette commune est michelois (J O, 27 février 1954).
Un projet d'armoiries fut étudié par le conseil municipal le 11 février 1974, mais aucune délibération définitive n'a été prise à ce sujet.
Cette localité est citée comme paroisse du diocèse de Tréguier dès 1426 (Arch. de la Loire-Atl., B 2980). Elle est appelée aussi, en latin, parrochia Beati Michaelis in Littore (Arch. des C-du-N, 1 G év. de Tréguier, Le Raoulin, fol. 6 v°, 1444) et, en breton, Locmichael Trez (même fonds, rôle des décimes, 1554).
Sa première municipalité fut élue le 1er mars 1790. La commune fut le chef-lieu d'un canton depuis cette époque jusqu'en l'an X. Par ordonnance du 23 juillet 1828, elle s'est accrue aux dépens de Trédrez d'une partie du bourg de Saint-Michel-en-Grève, précédemment en Trédrez, et des villages suivants : Kernevez, Toul-ar-Voinic, Bec-ar-Chra et Tachen-Besquello.
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Voici les édifices les plus intéressants de cette commune :
1) l'église Saint-Michel (fin XVème s.-1679). La tour (1614) a été inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 20 janvier 1926 ;
2) la chapelle Sainte-Geneviève ou Gwennojen (1767) ;
3) le calvaire de Sainte-Geneviève (1737) ;
4) le manoir de Kerivoal ;
5) le manoir de Tourribel, situé au bourg ;
6) l'ancien prieuré, situé au bourg ;
7) l'ancien auditoire de la juridiction de Saint-Michel, également situé au bourg ;
8) la ferme de Pors-Gélégou (1610) ;
9) la ferme de Kerarmet Tanguy (1627) ;
10) la croix de Kergomar ;
11) la croix de Pen-ar-Vouillen ;
12) l'enceinte fortifiée située près de Kerhuel (haut Moyen-Age).
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Comme sites pittoresques, on peut citer :
1) la Lieue de Grève, plage de quatre kilomètres, qui s'étend aussi en Tréduder et Plestin-les-Grèves ;
2) la pointe de Beg-ar-Forn.
Le 7 mars 1505, Jean de Calloët, évêque de Tréguier, mourut subitement à Saint-Michel-en-Grève, où il se trouvait en visite pastorale.
Claude Rannou, né à Lanvézéac le 18 juin 1808, poète de langue bretonne, instituteur à Saint-Michel-en-Grève dès 1837, révoqué par arrêté du 30 août 1851, mort à Saint-Michel-en-Grève le 12 janvier 1869 (L. Dubreuil, Claude Rannou, barde Roch Allaz, Nouv. revue de Bretagne, 1952, p. 122-130, 211-218).
(Bulletin d'informations des maires).
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SAINT-MICHEL-EN-GRÈVE (en 1890).
Superficie : 469 hectares. — Population : 572 habitants.
Le territoire de cette commune est peu étendu ; c'est la plus petite du canton ; elle s'étend à l'est de la baie qui porte son nom.
Le sol, dans lequel le schiste modifié par le gneiss domine, est peu boisé. Sur les bords de la mer, d'énormes rochers couvrent les pentes qui y descendent. Les terres sont bien cultivées, excepté les hauteurs couvertes de landes.
A l'encontre de la coutume établie de placer les oratoires de saint Michel sur une hauteur, l'église paroissiale, dédiée à cet archange, est située au bord de la grève, et les flots viennent chaque jour battre les murs du cimetière. Cet édifice, couronné d'une jolie flèche, date de 1614.
Une vaste forêt devait s'étendre autrefois de Ploulec’h aux confins du Finistère. Après de fortes tempêtes, la grève de Saint-Michel laisse apercevoir des débris de gros arbres. Sur la route de Ploumilliau, on voit quelques traces d'un camp romain, formé de deux enceintes circulaires.
Dans la chapelle de Sainte-Geneviève se trouve un autel du XIème siècle, masqué par une boiserie. Une seule école mixte communale existe dans cette localité.
Le bourg est traversé par le chemin de grande communication N° 1er.
(J. Rigaud).
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