|
Bienvenue ! |
INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DE SAINT-VRAN |
Retour page d'accueil Retour Ville de Saint-Vran
L'adjectif correspondant est brennosien (Vran étant considéré comme une mutation du nom de saint Bren).
Saint-Veran était paroisse dès 1273, d'après les chartes de l'abbaye de Boquen. Cette paroisse appartenait au diocèse de Saint-Brieuc. Elle a élu une municipalité au début de 1790. A partir de cette époque, la forme Saint-Vran a prévalu. Cependant la forme non contractée a continué d'être employée, concurremment avec la forme officielle. Aussi y a-t-il eu à ce sujet, le 14 juin 1953, une délibération municipale, par laquelle le conseil a opté pour la graphie sans e.
Le bourg a été transféré à la Croix-au-Fau en 1874.
![]()
La commune est assez riche en monuments anciens, bien qu'aucun n'ait été inscrit ni classé :
1) Le château de Langourla, qui ne se trouve pas dans la commune de ce nom, mais bien dans celle de Saint-Vran, appartenait à la famille de Lanascol. Il appartient aujourd'hui à M. du Boisbaudry ;
2) La chapelle de Langourla, dans laquelle a été réemployée la rose de l'église de Laurenan (XVème siècle) ;
3) La chapelle Saint-Lambert (XVIème siècle) ;
4) La chapelle Saint-Lin, reconstruite au XIXème siècle avec des matériaux du XIVème siècle ;
5) La croix de Saint-Lin, datée de 1656.
![]()
La commune de Saint-Vran a plusieurs fois pâti des guerres qui se sont déroulées dans les Côtes-du-Nord :
1) Le 25 décembre 1799, les chouans de Doniau dit le Grand Pierre, mirent à rançon la commune de Saint-Vran ;
2) Le 21 juin 1944, un maquis d'une trentaine d'hommes a cantonné dans une ferme au village de la Haye. En représailles, la ferme fut pillée et incendiée par les Allemands le 29 juin. le fermier fut arrêté et n'a jamais reparu ;
3) Le 3 août 1944, les Allemands, qui se repliaient vers Lorient, ont abattu un habitant du Vieux Bourg et incendié une maison de la commune.
(Bulletin d'informations des maires).
![]()
SAINT-VRAN (en 1890).
Superficie : 1,162 hectares. — Population : 546 habitants.
Cette commune tire son nom de saint Véran, évêque de Cavaillon au VIème siècle, patron de la paroisse. Le saint, dit la légende, serait arrivé dans un chariot traîné par des bœufs qui ont laissé l'empreinte de leurs pieds sur des pierres que l'on montre encore au Vieux-Bourg, près de l'emplacement de l'ancienne église.
C'est au nord de Saint-Vran que passe la ligne de partage des eaux de la Manche et de l'Océan. Le territoire est très élevé et très montagneux vers le nord-ouest, est plat au sud-est. Les bords des vallées du Meu et de la Rance sont très pittoresques et présentent des vues charmantes. Dans les montagnes nous rencontrons des sites grandioses, mais sauvages, ornés pour ainsi dire de nombreux menhirs, dont quelques-uns de belles dimensions.
Le sol, à base schisteuse, est argileux et froid en général, cependant sur les rives de la Rance, il est sablonneux avec sous-sol granitique.
Dans le bois de Beluette, des carrières de minerai de fer ont été exploitées. Le tissage de la toile qui occupait autrefois un grand nombre de personnes est bien diminué.
Comme paroisse, Saint-Vran a toujours dépendu de l'évêché de Saint-Brieuc. Les plus vieux registres d'état civil conservés datent de 1670 et indiquent que cette commune rassortissait de la sénéchaussée de Josselin, puis de Ploërmel et enfin de Jugon.
L'église neuve a été livrée au culte en 1880, elle est d'un bel aspect.
On remarque en Saint-Vran les chapelles de Saint-Lin et de Saint-Lambert près desquelles se tient, tous les ans, un pardon bien suivi ; le premier de ces saints est invoqué pour la guérison des rhumatismes et de la goutte et le second protège les jeunes porcs de maladie et empêche les corbeaux et corneilles de dévaster les semailles.
Il convient de citer le tumulus de Rolard, avec sa chambre dite des fées. Il est couronné d'un château entouré de beaux jardins. On voit également les ruines du château de Langourla, sur le bord de la Rance ; la chapelle possède une belle rosace flamboyante provenant de l'ancienne église de Laurenan.
Deux écoles publiques existent depuis 1863 ; précédemment une seule école mixte desservait la commune et avait remplacé en 1856 une école publique de garçons qui avait été établie en 1849.
Le bourg est traversé par les chemins de grande communication N°s 6 et 59, et d'intérêt commun N° 46.
(J. Rigaud).
© Copyright - Tous droits réservés.