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INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DE TREFFRIN |
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TREFFRIN (en 1890).
Superficie : 747 hectares. — Population : 345 habitants.
Anciennement, ce nom était prononcé Tréverin, et en breton Travrin. D'aucuns prétendent que la traduction serait trève de Sainte-Tréphine.
Cette commune s'étend à l'ouest du canton entre Trébrivan et le Finistère. Elle était autrefois une trêve de Plouguer-Carhaix.
Le territoire, de même nature que celui de Trébrivan, est montueux, bien boisé et très accidenté. Le sol, mi-partie argileux, est de bonne qualité et susceptible de devenir meilleur par la culture.
Les landes, sur les coteaux à pentes rapides, ne peuvent guère être que plantées en pins.
Le froment est très peu cultivé : le seigle, l'avoine et le sarrasin dominent. On récolte depuis quelque temps plusieurs plantes fourragères pour l'élevage des bestiaux.
En 1790, Treffrin fut détaché de Plouguer pour former une commune distincte. On fut quelque temps sans savoir à quel département elle serait rattachée. Les districts de Rostrenen et de Carhaix se la disputaient. Au bout de deux ou trois ans, il fut décidé qu'elle ferait partie des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor). Elle n'a été érigée en succursale qu'en 1838, jusqu'alors elle dépendait de la paroisse de Trébrivan.
L'église appartient à la première moitié du XVIème siècle.
La maîtresse-vitre et une croisée latérale semblent l'indiquer. La porte, qui est richement décorée de sculptures et de niches qui abritent les douze apôtres, date de 1585.
On voit encore les ruines du château de Toulgoët. En 1486, il était habité par Du Méné, seigneur de Toulgoët et chambellan du duc de Bretagne.
Une école mixte communale a été établie en 1882.
Le bourg n'est traversé que par un chemin vicinal ordinaire.
(J. Rigaud).
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