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Tregavou
(sic) avait dès 1181 une église Sainte-Brigitte,
citée dans les chartes du prieuré de Léhon. Trigavou, paroisse du diocèse de
Saint-Malo.
La commune a été associée à celle de Pleslin par arrêté
préfectoral du 29 décembre 1972, pour former Pleslin-Trigavou.
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Un seul des deux monuments suivants a été inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques :
1) Le château du Bois de la Motte, construit aux XVIème et XVIIème siècles à la place d'un manoir qui a appartenu pendant tout le Moyen Age à une branche de la famille de Beaumanoir. Les façades, toitures, douves, pont et parc ont été inscrits le 22 mai 1951 ;
2) L'église Sainte-Brigitte était en construction en 1310. Une fenêtre du chevet remonte à cette époque, tandis qu'une fenêtre du choeur est du XVIème siècle et que le clocher date de 1651-1653.
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Les événements qui intéressent l'histoire de Tréméreuc se rapportent presque tous au château du Bois de la Motte :
1) Le 21 juillet 1433, le sire du Bois de la Motte, qui était Jean de Beaumanoir, a été créé banneret par le duc Jean V ;
2) Par lettres patentes données à Paris au mois d'avril 1621, la terre du Bois de la Motte fut érigée en marquisat pour Robert d'Avaugour, seigneur de Saint-Laurent et baron du Guildo. Le marquisat s'éteignit à la mort de celui-ci le 10 août 1654 ;
3) A la fin de juin 1795, le chef chouan Rodolphe (Malo Colas de la Baronnais) établit son quartier général au Bois de la Motte, dont la propriétaire, Mme de Coetando, était absente. Il licencia sa bande le 15 août 1795. Il a été question de lui dans la notice de Plessix-Balisson ;
4) Le 18 août 1795, un cantonnement de colonne mobile fut établi au Bois de la Motte pour contenir Rodolphe et son frère Victor ;
5) Le 6 août 1944 a eu lieu à Trigavou un combat entre les F F I et les Allemands.
(Bulletin d'informations des maires).
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TRIGAVOU (en 1890).
Superficie : 922 hectares. — Population 1,136 habitants.
Le territoire de Trigavou s'étend au sud du canton, sur la rive gauche du Frémur.
Il est généralement plat, sauf quelques petits coteaux vers le sud et d'autres plus prononcés sur le bord de la rivière.
Le sol est argileux, de bonne qualité, et bien planté de pommiers, on trouve un peu de granit au nord-ouest et au sud des carrières d'un moellon estimé.
Bien qu'en majorité agricole, la population fournit chaque année 150 pêcheurs de morue qui font campagne sur les bancs de Terre-Neuve.
Une industrie spéciale et commune à Pleslin et à Tréméreuc, est la fabrication de craquelins et de ceméraux, gâteaux faits avec de pure farine et du lait.
L'église, remaniée à diverses époques et qui a conservé quelques restes du XVIème siècle, est sous le vocable de sainte Brigitte.
Le château du Bois-de-la-Motte, situé au fond d'un joli vallon, a été restauré à diverses reprises et n'a guère conservé des constructions primitives que son donjon, ses larges fossés et la place de son pont-levis. Il a vu naître le célèbre d'Avaugour Saint-Laurent, gouverneur de Dinan, un des principaux lieutenants, plus brave qu'heureux, du duc de Mercœur.
On remarque encore le manoir de la Rougerais, et la chapelle des Vaux-Garou, dédiée à sainte Apolline, où, dit-on, la chèvre prit le loup, d'où est venu ce mot : « Trigavou où la chèvre print le loup ».
Voici comment la légende explique le fait :
Une chèvre, attachée à un piquet, paissait près de la chapelle dont la porte était entrouverte.
Tout à coup un loup débouche d'un bois voisin et se précipite sur la chèvre, qui se sauve dans la chapelle en arrachant le piquet.
Le loup la suit. La chèvre échappe au loup, sort de la chapelle, mais son piquet s'étant mis de travers, ferme la porte sur le loup, qui reste prisonnier. Des personnes accourues aux cris de la chèvre, tuèrent le loup à coups de fourche.
A peu de distance de cette chapelle, on a découvert une statuette de bronze d'Apollon, et non loin de là se trouve la Roche-Héliou (roche du soleil), et près de laquelle existe un doué ou lavoir appelé le Doué-Chaud, à cause de la tiédeur remarquable de l'eau en toutes saisons.
Le hameau de Lamennais a donné son nom à la famille Robert qui en était propriétaire, et à laquelle appartenaient les deux frères Jean-Marie et François-Félicité Robert de Lamennais.
Deux écoles communales existent à Trigavou, une pour les garçons et l'autre pour les filles.
Le bourg est traversé par le chemin de grande communication N° 37.
(J. Rigaud).
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