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INFORMATIONS DIVERSES SUR LA VILLE DU VIEUX-MARCHE |
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Le nom-adjectif ethnique vieux-marchois s'appliquait aux gens et aux choses de cette commune dès 1960. On le trouve au Journal Officiel en 1977 (19 août).
La châtellenie du Veillmerch est citée dès 1405 (Actes de Jean V, n° 33 XIII). Le Vueill Marché est appelé ville en 1433 (n° 2692) et bourg en 1441 (Le Vuilz Merché). Cette ville, où il y avait un marché chaque mercredi dès 1433, n'avait pas de paroisse sous l'Ancien Régime et appartenait à celle de Plouaret [Note : Il ne faut pas la confondre avec la paroisse du Vieux-Marché au diocèse de Quimper, succursale de la paroisse de Saint-Mayeux sous l'Ancien Régime et devenue en 1790 la commune de Saint-Gilles-Vieux-Marché (Cf. BIM 7 p. 111)]. Aucune municipalité ne fut élue en 1790 au Vieux-Marché qui, cependant, a été le siège du canton de Plouaret de 1790 à l'an X (14 février 1802).
Le Vieux-Marché a été séparé de la commune de Plouaret et érigé en commune par la loi du 30 mai 1866.
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Le principal édifice de cette commune se compose :
1) du dolmen du Stiffel (cadastre B 1110-1111) classé monument historique entre 1875 et 1887. Ce dolmen sert de crypte à la chapelle suivante ;
2) de la chapelle des Sept-Saints, construite sur ce dolmen de 1703 à 1714 et inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 22 janvier 1927, puis classée le 24 mars 1956. Il s'agit des "sept saints dormants martyrs" (document de 1707 : Arch. des C-du-N, 2 G 171 Plouaret), c'est-à-dire vraisemblablement de ceux d'Ephèse (auj. Selçuk, Turquie) ;
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Sont inscrits sur l'inventaire supplémentaire :
3) l'église Notre-Dame de Consolation, reconstruite de 1878 à 1886 mais comportant plusieurs éléments anciens qui ont été inscrits le 22 janvier 1927 : portail ouest, petite porte nord, les niches qui flanquent cette porte, la Pietà placée dans la niche de gauche ;
4) la chapelle de la Trinité (1668), inscrite le 11 février 1964 ;
5) la croix de la Trinité, inscrite également le 11 février 1964.
Il faut mentionner aussi plusieurs autres édifices anciens :
6) la chapelle Saint-Gilles (début XVIème s.) ;
7) la chapelle Saint-Pierre de Guernacham (XVIème s.) ;
8) le château de Guernacham (XVème-XVIème s.) ;
9) des fragments visibles de la voie romaine, près de Keramborgne ;
10) le camp de Castel, près de la chapelle du Bon-Secours ;
11) le menhir de Prat-ar-Folgoat.
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Voici maintenant les principaux événements que l'on peut rattacher à l'histoire du Vieux-Marché :
1) Par décret du 11 janvier 1860, le Vieux-Marché fut érigé en succursale, dont le territoire fut séparé du territoire propre de la cure de Plouaret ;
2) Le 26 mai 1878, fut posée la première pierre de l'église Notre-Dame de Consolation ;
3) Le 16 mars 1944, un train de marchandises dérailla sur la voie Paris-Brest par suite d'un sabotage dû à des Résistants ;
4) Le dimanche 25 juillet 1954, le pélerinage des Sept-Saints fut ouvert aux musulmans à l'initiative du Pr Massignon. Ce fut le premier pèlerinage islamo-chrétien, qui eut lieu tous les ans depuis ;
5) Le 12 août 1968, des moines celtiques venus d'Arzon (Morb.) fondèrent une mission aux Sept-Saints ;
6) Le 10 juin 1975, le monastère de l'Eglise celtique fut fermé aux Sept-Saints et transféré dans les landes de Run-Meno (même commune) où les Compagnons missionnaires celtiques vécurent jusqu'en septembre 1976 (art. de J. Le Guillou : Ouest-France, 25 août 1975).
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Comme personnages connus dont le souvenir est évoqué au Vieux-Marché, on peut rappeler :
1) François-Marie Luzel, né au Vieux-Marché en Plouaret le 6 juin 1821, poète de langues française et bretonne, éditeur de plusieurs recueils de textes populaires (Gwerziou Breiz-Izel, 1868-1874 ; Soniou Breiz-Izel, 1890). Il est connu pour avoir, à partir de 1866, mis en doute le caractère populaire des textes publiés par La Villemarqué dans le Barzaz-Breiz (3èmee éd. 1867). Il fut archiviste du département du Finistère (1881) et mourut à Quimper le 26 février 1895. Un médaillon qui le représente a été placé sur la place du bourg de Plouaret. Il avait passé son enfance à Keramborgne où furent recueillis plusieurs des textes qu'il a publiés ;
2) Louis Massignon, né à Nogent-sur-Marne (auj. Val-de-Marne) le 25 juillet 1883, professeur au Collège de France, orientaliste, mort à Paris le 4 novembre 1962, inhumé à Pordic. Il séjournait l'été à Binic. A partir de 1953, il fit des recherches sur la chapelle des Sept-Saints et sur les sept Dormants martyrs d'Ephèse et publia plusieurs brochures à leur sujet. Surtout il créa au Vieux-Marché le pélerinage islamo-chrétien, qui a lieu chaque année le dernier dimanche de juillet. Le nom de Louis Massignon a été donné à la place du village des Sept-Saints par délibération municipale du 9 mars 1963, approuvée par le préfet le 18 juillet suivant.
(Bulletin d'informations des maires).
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LE VIEUX-MARCHÉ (en 1890).
Superficie : 2,172 hectares. — Population : 2,589 habitants.
Le nom de Vieux-Marché, en breton, C'hoz-Varc'had, prouverait que les marchés de cette localité remontent à une époque reculée et qu'ils étaient d'une certaine importance.
Située à l'ouest de Plouaret et bornée à l’est par le Léguer qui la sépare de Trégrom, Pluzunet et Tonquédec, cette commune est traversée par le chemin de fer de Paris à Brest, sur un parcours de 4 kilomètres environ.
Le territoire est très accidenté et coupé par un grand nombre de ruisseaux. Le Léguer l'arrose sur une longueur de 8,600 mètres.
Le schiste talqueux, avec quartz améthiste, forme la structure du sol dont la couche arable est très diverse comme qualité. Les landes, qui recouvrent les pentes rapides de la vallée du Léguer, sont peu propres à la culture. L'agriculture progresse et les terres sont assez bien plantées en pommiers.
Au Vieux-Marché se tiennent par an plusieurs foires renommées. Les marchés du mercredi de chaque semaine ont une certaine importance.
L'origine de cette localité est fort ancienne, bien qu'elle ne soit paroisse que depuis 1860 et commune que depuis 1866. Jusqu'en 1808, la ville du Vieux-Marché (comme on la désigne dans la région) était chef-lieu de canton. C'était autrefois une seigneurie importante ; son nom est cité dans les anciennes chartes de la province. En 1334, le duc Jean III, duc de Bretagne, la donna à son fils. En 1789, le général La Fayette la possédait du chef de sa mère.
Le tumulus de Kerandouff n'existe plus qu'à moitié, on voit encore cependant un amas considérable de pierres énormes.
On a de grandes présomptions pour croire qu'un camp romain a du exister au lieu dit le Castel, près la chapelle de Bon-Secours ; d'abord, la voie romaine de Coz-Yeaudet passe non loin de là, et ensuite on a trouvé dans des fouilles récentes nombre de pièces romaines, de même qu'un puits funéraire dans lequel se trouvaient quelques ossements. De plus, en nivelant les places de la ville en 1882, on a mis à découvert un pot en terre contenant 1,200 grammes de monnaies d'argent de Louis IX, de ses successeurs et d'Edouard III, roi d'Angleterre.
L'église, de style ogival, s'élève au centre d'une vaste place, entourée de maisons de bel aspect. Elle est sous le vocable de Notre-Dame de Consolation. Toute construite en pierres de taille, elle est reconnue comme une des plus belles du département. Les fenêtres ogivales du transept sont remarquables, ainsi que les piliers formés de colonettes réunies en faisceaux, et les contre-forts extérieurs. La chaire, en pierre, fait corps avec le pilier contre lequel elle est adossée.
Elle a remplacé une chapelle qui datait du XVème siècle.
Parmi les quatre chapelles qui existent dans le Vieux-Marché, la plus intéressante est celle des Sept-Saints, bâtie sur un dolmen formant crypte et où l'on voit les statues des sept saints dormants d'Ephèse.
Les anciens manoirs de Keranborgne, de Gueranham, de Kergoz et de Goaz-Froment, sont pour la plupart convertis en ferme.
L'école communale des garçons du Vieux-Marché a été créée en 1864, et celle des filles existe depuis 1863.
Le bourg est traversé par les chemins de grande communication N° 32, et d'intérêt commun N°s 13 et 32.
(J. Rigaud).
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