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CALORGUEN |
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La commune de Calorguen ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CALORGUEN
Calorguen vient du breton « ker Aourken» (le village de Aourken ou Ourken, nom inconnu).
Calorguen est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plumaudan. Calorguen est une dépendance du prieuré de Saint-Magloire de Léhon en 1182. Les chartes du prieuré de Léhon mentionnent : ecclesia de Karorguen (en 1182, Mor., Pr. I, 689), Robertus de Calorguen (en 1184, Mor., 701 ; Anc. év. IV, 360), ecclesia de Carorguen (1187, Anc. év. 362).
L'ancienne paroisse de Calorguen dépendait de l'évêché de Saint-Malo et du doyenné de Plumaudan. Dinan était le siège de sa subdélégation et de son ressort. La cure était présentée par l'abbé de Marmoutier et conférée par l'évêque. Durant la Révolution, la paroisse de Calorguen dépendait du doyenné de Saint-Malo-de-Dinan. Calorguen élit sa première municipalité au début de 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Eccl. de Carorguen (en 1182, en 1187), Calorguen (en 1184), Callorguen (au XVème siècle), Calorien (en 1653), Calorguen, Calorien (en 1679). On trouve aussi la forme Callorguen (à partir de 1670, dans létat civil) et Calorien en 1735 (archives des Côtes d'Armor, 80 G31).
Note 1 : Renseignements Statistiques. — Superficie : 848 hectares. Population. — En 1760, 500 communiants. — En 1778, 700 communiants (Ogée). — En 1778 : 29 naissances, 5 mariages, 22 décès (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1416). — En 1790 : d'après l'archiviste M. Tempier : 776 habitants. D'après un tableau conservé aux papiers administratifs du District de Dinan : 816 habitants, dont 184 hommes, sur lesquels 110 citoyens actifs, 197 femmes et filles ; 435 garçons et filles au-dessous de 18 ans. « La plupart, écrit le chirurgien Harrouard en 1785, sont de simples ouvriers ; leur nourriture est un peu de pain grossier et de viande âcre et salée ». (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1363). — En 1795 : 16 naissances, 10 mariages, 12 décès. — En 1803 : 804 habitants. — En 1838 : 904. — En 1850 : 903. — En 1870 : 896. — En 1880 : 871. — En 1890 : 873. — En 1913 : 699. — En 1922 : 617. Lamentable bilan, d'après lequel cette paroisse a vu depuis trente cinq ans sa population décroître de 256 unités. Impôts. En 1778 : 196 contribuables, dont 108 imposés au-dessous de 3 livres. — En 1770 : capitation, 674 livres 17 sols ; en 1787 vingtièmes, 1.230 l. 12 s. ; en 1767 : fouages, 226 l. 14 s. — En 1790 : vingtièmes, 1.230 l. 12 s ; capitation, 700 l. 2 s. ; fouages, 377 l. 3 d. ; au total : 2.307 livres 15 sols 6 deniers. d'impôts payés par Calorguen. — En 1803 : contributions foncières, 3.110 fr. ; mobilières, 365 fr. (A. Lemasson).
Note 2 : la commune de Calorguen est formée des villages : la Dorbelais, le Tarras, Tréliger, Beau-Soleil, le Bas-Pin, le Haut-Pin, le Désert, le Sauldrais, Coacavre, la Huballerie, les Menus, la Boissière, le Grand-Boutron, Langevinais, la Bourgoullais, la Ferronais, le Gros-Chêne, la Giraudais, la Roussais, Pont-Récent, la Vieille-Noë, la Noë-Roger, la Noë-Bussu, etc ...
Voir aussi
" La paroisse de Calorguen durant la Révolution
"
PATRIMOINE de CALORGUEN
l'église Saint-Hubert
(1584-1788-1838), restaurée en 1788 et reconstruite en 1838. En forme
de croix latine. Elle a été presqu’entièrement rebâtie en 1838-1843
sur plans de M. Thomas, entrepreneur. L’on a conservé de l’ancien édifice
datant de 1584 l’ancien portail ainsi qu’une porte datée de 1788.
L'église abrite deux statues en bois polychromes du XVIIème siècle :
celles de saint Hubert et de saint Georges. Sur l'une des dalles de la nef
sont gravées les armoiries de la famille Ferron ;
l'ancienne
chapelle de la Giraudais,
détruite. Vendue comme bien national le 16 mars 1792, elle était de plan
rectangulaire et mesurait 51 pieds sur 23 ;
l'ancienne
chapelle de Langevinais, détruite ;
la croix de la Saudrais
(XIIème siècle) ;
la croix du Plessix
(haut moyen âge) ;
la croix du cimetière (XVIIIème
siècle) ;
la
croix de Tréliger (XVIIème siècle) ;
les deux croix de la Noë ou croix
Busnel (XVIIème siècle), situées à La Noë ;
les deux croix de la Roussais ou de
Saint-Maurice (XVème siècle) ;
le manoir de la Ferronnays ou Ferronnais
(XIVème siècle-1569), berceau de la famille Ferron, citée dès
le XIIème siècle. Propriété d'Olivier Ferron en 1480 ;
le manoir de Boutron
(XIVème siècle), propriété de la famille Ferron. En 1409, Alain de Ferron, seigneur de
Boutron, est le compagnon d'armes du connétable Olivier de Clisson.
Propriété de Guillaume Ferron en 1480 ;
la maison de la Huballerie (1660) ;
les maisons de la Roussais (XVII-XVIIIème
siècle) ;
la
maison de la Giraudais (XVIIème siècle) ;
2 moulins : du Pin et du Boutron
ou Bouteron ;
A signaler aussi :
le souterrain de Lanjuinais ou Langevinays
ou Langevinais (âge de fer) ;
la
découverte, en 1863, d'un dépôt de 360 haches à talon (âge de bronze) ;
le lavoir de la Huballerie
(XVIIIème siècle). Il comprend dix places de lavandières ;
Voir
"
Informations
diverses sur la ville de Calorguen ".
ANCIENNE NOBLESSE de CALORGUEN
Les maisons nobles de Calorguen étaient : Langevinais (avec haute justice) qui appartenait à M. Ferron-du-Chêne. La Ferronnais (avec haute justice) qui appartenait à M. de la Ferronais. La Huballerie.
Les nobles en 1513, d'après Des Salles : « Raoul Ferron, seigneur de la Ferronnais et de la Bourjollaye... — Olivier d'Yvignac, sr. de Langevinaye... — Charles du Breil., sr. de Langevinaye, de Beaumanoir... — Julien Ferron, sr. de Bouleron (Boutron)... — Olive Boulidon, noble, (possède) partie de la Trebihière. ... Les hoirs Thomas Bérard et sa femme ; le sr. du Pin ; Pierre Lambert ; Tanguy Berard ; Charles Chauchart et ses enfants ; M. Louis Rouxel, (lesquels) tiennent plusieurs terres en roture... ».
D'après une déclaration sans cote, conservée aux Archives des Côtes-d'Armor, voici les noms des principaux propriétaires nobles de Calorguen en 1695 :
Joseph
Le Meneust, comte de Brequigny, par son mariage avec Marie Peschart, seigneur de
Beaumanoir en Evran, propriétaire d'un bailliage en Calorguen qui lui rapportait
70 livres de rentes.
Jacques
Ferron, époux de Mathurine de la Porte, alors au service du Roi, et résidant au
Petit-Bourg, propriétaire de la Ferronnais et des métairies nobles de la Porte,
de la Bourgouillois, de la Boullais, de Malabry et de plusieurs bailliages,
l'ensemble valant 1.000 livres de rentes.
Hyacinthe
d'Yvignac, seigneur de Langevinais, lieu de sa résidence, ainsi que du manoir de
Boutron, en même temps que propriétaire de la métairie de la Ville-ès-Rays, et
de trois bailliages, l'ensemble valant 400 livres de rente.
François
d'Yvignac, demeurant au Bois-Frouger, en Pleudihen, propriétaire de la prairie
de la Saudraie et du petit moulin de Boutron, le tout valant 100 livres de rente.
Louis
Ferron, seigneur du Chesne, en Saint-Carné, et y demeurant, propriétaire de la
métairie de Tréliger et de trois bailliages, l'ensemble valant 130 livres de rente.
Marguerite
Goret, veuve de Claude du Breil du Challonge, en Trévron, possède deux
bailliages à Calorguen valant 45 livres de rente .
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 6 nobles de Calorguen :
Bertrand BOAISTRAVERS (15 livres de revenu) : défaillant ;
Guillaume BOLLIDO (5 livres de revenu) : défaillant ;
Guillemette DE LA MOTTE de Longevinaye (60 livres de revenu) :
porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ;
Olivier FERRON de la Ferronnay (240 livres de revenu) : comparaît
comme homme d'armes ;
Guillaume FERRON de Bouteron (140 livres de revenu) : porteur
dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ;
Pierre GICQUEL (5 livres de revenu) : défaillant ;
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