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LA CHAPELLE-LAUNAY |
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La commune
de La Chapelle-Launay ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA CHAPELLE-LAUNAY
La Chapelle-Launay vient de l'ancien français Capella de Alneto, la chapelle du lieu planté d'aulnes.
La paroisse est mentionnée dés 1188 au sujet d'un litige opposant le prieur de Ponchâteau et le Seigneur de Saint Etienne de Montluc qui donne la dîme de la paroisse au chapelain. L'Abbaye de Blanche-Couronne est fondée au XIIème siècle. Elle abrite des Moines jusqu'à la révolution. La paroisse est citée une deuxième fois en 1283 dans un acte de donation entre Noble Dame Constance de Pontchâteau et l'Abbaye de Blanche-Couronne. Une chapellenie y est fondée en 1329 par Hilaire Seigneur de Mareil. En 1488, le duc de Bretagne François II, établit une garnison à Mareil. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, La Chapelle-Launay dépend du duché de Coislin.
Les anciennes maisons nobles sont : Mareil, antérieure au XIIIème siècle et la Baratterais. La Chapelle Launay était partagée entre 2 juridictions seigneuriales qui exerçaient toutes les deux la haute justice. L'une était la Seigneurie de Mareil qui possédait notamment les métairies de la Haie de Maure, de la Chicaudais, de la rue d'Appée et de la rue de Bas. L'autre était l'abbaye bénédictine de Blanche-Couronne.
On rencontre les appellations suivantes : Alténum (dans le cartulaire de Blanche-Couronne), Capella de Alnéto et aussi Capella de Auneio (dans le cartulaire de Redon), Chapelle de l'Aulnaye et enfin Chapelle de Launay.
Note 1 : La paroisse avait autrefois quatre frairies : Mareil, la Montaigne, la Touche Haute et la Touche Basse. Les principaux lieux habités sont : La Touche, Vérac, Bellébat, Le Haulais, La Berthelais, Pibois et les deux domaines de Blanche-Couronne et de Mareil.
Note 2 : au moment de la Révolution, l'abbé Pierre Aoustin est déporté en Espagne. Il revient en 1796. Parmi ses successeurs, on trouve à La Chapelle Launay : François David (de 1823 à 1843), Lointier (de 1848 à 1889), Yviquel, Allain (de 1889 à 1906), Louis Maugé (de 1907 à 1925), François Plissonneau (de 1925 à 1938), François David, ....
Note 3 : liste non exhaustive des maires de la commune de La Chapelle-Launay : René Vigneron de La Jousselandière (demeurant à Blanche-Couronne, resté jusqu'à sa mort en 1815), Jean Chabot, Pierre Legrand, François Ouisse, Guillaume Chevalier, Fréour, François Huby (de 1871 à 1883), Rialland, Michel Chevalier, Yves Gérard, Anthime Ménard, Damien Rialland, Jean Bozec, ....
PATRIMOINE de LA CHAPELLE-LAUNAY
l'église
Notre-Dame (début su XXème siècle).
La première église avait été honorée d'un miracle dû à l'intercession de
saint-Yves en 1327. L'église, érigée en 1711 et agrandie en 1825, est détruite
en 1903. La statue de Notre-Dame des Aulnes, en bois polychrome, date du
XVII-XVIIIème siècle. Le vitrail, œuvre du maître verrier M. Dehais,
date de 1955 : il a pour thème l'historique de la France chrétienne. De
nombreux blasons (dont celui des ducs de Coislin) ornent les clefs de voûte des arceaux ;
l'ancienne
chapelle (XVIème siècle), située à Le Fresne. Propriété de la famille
de Marbré (au XVIIème siècle) et de l'ancienne maison noble du Fresne ;
la
chapelle Saint-Joseph (1844), située place du Champ-de-Foire et édifiée
à l'emplacement d'une chapelle primitive. La chapelle actuelle est bénie
le 9 octobre 1844 ;
la
croix (XVIIIème siècle), située à L'Ebeaupin ;
la
croix en fer forgé (XIXème siècle) ;
l'abbaye
Blanche-Couronne (XIIème siècle), fondée, semble-t-il, au XIIème siècle par les
seigneurs de Pontchâteau. Le premier abbé connu est Ernaud, mentionné
dans des actes du XIIème siècle. Elle a été enrichie
des dons des seigneurs de Pontchâteau, de Donges et de Rochefort. Elle est
honorée en 1234 d'une bulle de Léon IX lui conférant de grands
privilèges. En 1463, un aveu rend hommage au duc de Coislin pour une
étendue de 200 journaux et la maison abbatiale, son église et le cloître
abritent alors 16 religieux. L'abbaye
Blanche-Couronne, qui a compté, parmi ses abbés, des cardinaux de Mâcon
et de Lorraine, a été réformée par Claude Cornulier, de 1638 à 1681. En 1719, les bénédictins
de Saint-Maur reprennent l'abbaye, réparent la chapelle, et reconstruisent
une partie des bâtiments en 1743. En 1767, les quatre derniers moines de
Blanche-Couronne émigrent au prieuré Saint-Jacques de Pirmil. En 1791, l'ensemble est vendu comme bien
national pour 120.000 francs à René Vigneron de La Jousselandière (époux
de Catherine Girard, et homme de loi résidant à Beauvoir et devenu
administrateur de la Vendée). Suite à son décès en 1815, le domaine est
partagé le 15 mars 1823 entre ses enfants : Emilie, Daniel et René [Note :
Emilie rachète les parts de ses frères et en fait donation le 5 avri 1841, par
testament, à son époux, Joseph Fritremann]. Le 5 avril 1841, le domaine est vendu à la famille
Lecadre (Alphonse Lecadre, avocat à Nantes, décédé le 1er mars 1871), alliée aux Grammer et aux Toulmouche. Au XIXème
siècle, la famille Toulmouche y installe un centre culturel. Suite au décès
de Mme Toulemouche le 11 janvier 1917, la propriété échoit à la famille Brodin
(Jean Brodin, Isabelle Brodin et Noémie Santerre), puis le 23 décembre de la
même année à la famille Burban (Auguste Burban, demeurant à Pontchâteau). L'édifice est
acheté le 17 juin 1922 par le département de Loire-Atlantique. A noter que
Georges de Lacoste (avocat à la Cour d'appel de Paris) se rend acquéreur d'une
partie de la propriété le 28 avril 1929 (cédée le 26 juillet 1931 à M. Joseph
Garcion) et M. Auguste Lelièvre de l'autre partie de la propriété le 5 août
1929. Les colonnes et les chapiteaux datent
du XIIème siècle. La salle capitulaire date du XII-XVIIIème siècle. La
cheminée date de XVIIIème siècle. L'évier, qui date de 1274, semble être
la moitié d'une ancienne pierre tombale du XIIIème siècle : celle de
Marguerite, fille d'Alain de Dinan. L'ancien cloître date du XIIème siècle
: les fresques datent du XIVème siècle. On y voyait jadis une chapelle
privée qui datait du XVIème siècle. L'église de l'abbaye possédait
jadis les tombes d'Etiennette, épouse de Josselin de la Roche-Bernard,
d'Hervé de Blain, d'Eon de Rochefort, vicomte de Donges, et de Gillette de
Rochefort, dame de Rohan ;
Voir aussi
"Histoire
de l'abbaye de Blanche-Couronne"
le
manoir de Mareil (XVII-XVIIIème siècle). Cette seigneurie possédait un
droit de haute, moyenne et basse justice qui s'exerçait au bourg de La
Chapelle-Launay. Propriété de la famille Mareil, connue dès le XIIIème
siècle grâce à Guillaume de Mareil. Cette famille Mareil s'allia après
le XVIIème siècle à leurs voisins les de Marbré (seigneurs du Fresne),
puis aux Juchault, aux Espivent de Villeboisnet, aux Conen de La Toise. Ils
furent les protecteurs du couvent des Cordeliers de Savenay. François II y établi une garnison
en 1488 pour la défense de l'estuaire. Cette garnison était commandée par
Guillaume de Mauhugeon, et plus tard par Guy de Champeaux. La chapelle privée, dédiée à Sainte Anne, est édifiée en
1774. Après la Révolution, on retrouve Adelaïde Guy de Mareil, marraine
d'une cloche à La Chapelle-Launay en 1818, alors que son frère , qui signe
Guy du Brossais, habite Nantes. Le dernier seigneur de Mareil est Antoine, fils de Guy Bonaventure et
d'Anne Julie Espivent. Mareil, vendu vers 1840, a appartenu aux
Arnous-Rivière puis au notaire Paul Cholet. Le porche date du XV-XVIème siècle.
D'après les états du régisseur de Mareil, le citoyen Bouvier, le domaine
comprenait "la maison principale, jardins et charmilles, les
métairies de la Haie de Maure, de la Chicaudais, la Rue d'Appé, la Rue du
Bas, de grandes prairies et des bois" ;
le
presbytère (XVIIIème siècle), propriété de la commune ;
4
moulins
dont un moulin à vent qui a servi d'amer pour les marins et qui dépendait
jadis du duché de Coislin ;
A signaler aussi :
le
trésor de La Chapelle-Launay (vers 273) comporte 4000 monnaies de bronze,
d'argent et une monnaie d'or, trouvées en 1904 et en 1906, accompagnées
d'une bague en or et de sept cuillères d'argent ;
ANCIENNE NOBLESSE de LA CHAPELLE-LAUNAY
(à compléter)
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