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DOULON

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La commune de Doulon (bzh.gif (80 octets) ...) est fusionnée avec la commune de Nantes en avril 1908. Doulon dépend aujourd'hui du canton de Nantes, de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de DOULON

Doulon est un nom celtique désignant une langue de terre entre deux rivières.

Dès le VIII-IXème siècle, un monastère bénédictin s'établit à Doulon, à l'emplacement d'une ancienne cité gallo-romaine. En effet, Charlemagne, au VIIIème siècle, après avoir conquis Nantes et la région, enverra des moines de Saint-Médard de Soisson, qui en 787, s'installeront à Doulon. Charlemagne prévoyait un établissement pour loger 70 moines, mais ils seront beaucoup moins nombreux dès les premières invasions barbares. L'église est d'ailleurs dédiée à Saint-Médard (ecclesia sancti Medardi de Dolonio). En 952, le duc de Bretagne Barbe-Torte donne l'abbaye Saint-Médard à la puissante abbaye de Landévennec. Entre 1101 et 1109, l'abbaye Saint-Médard changera plusieurs fois de mains avant de tomber entre les mains de l'abbaye bénédictine de Marmoutier (située près de Tours) avec le consentement d'Harscouët, seigneur du lieu (donation confirmée au concile de Loudun, le 18 octobre 1109). Vers 1120, Brice, évêque de Nantes tente, en vain, de s'approprier les revenus sur les églises de Sainte-Croix, Saint-Saturnin et Doulon (il aura pour cela le soutien du roi de France Louis VI le Gros en 1123). Un compromis est trouvé en 1135-1136 : l'abbaye renonce à la moitié de ses droits à Doulon et à la Chapelle-Basse-Mer en échange d'un abandon de l'évêque de la moitié de ses droits sur Sainte-Croix (Cf. Dom Morice, Tome I). Le Pouillé du diocèse mentionne Doulon parmi les paroisse du chapitre, en 1287. En fait, l'abbaye de Marmoutier ne renoncera à la totalité de ses droits qu'en 1611 ou 1612. A noter que le plus ancien registre "d'état civil" de Doulon date de 1611. On y relève au hasard les noms de Penot, Lizé, Dugue, Peignon, Millet, .... 

La paroisse de Doulon était fief épiscopal depuis la donation (l'église et le cimetière ainsi qu'un tiers des dîmes) qu'en fit, en 1104, Harscoët de Saint-Pierre (seigneur de Saint-Père-en-Retz et apparenté à la famille des sires de Rais) à Benoît de Cornouaille, évêque de Nantes, et la cure était à la présentation du chapitre cathédrale de Nantes. Les seigneurs du lieu durent rendre hommage à l'évêque leur suzerain. Lors de sa donation, Harscoët, tout en se réservant les droits sur deux tiers des dîmes, demande également l'établissement, dans l'abbaye, de chanoines réguliers de Saint-Augustin. C'est ce que rapporte, l'évêque de Nantes, Benoît de Cornouaille dans une charte en latin datée de 1105 (" Datum Nanneti in Ecclesia sancti Laurentii XVII, Calendas Februarii, Luna XXVII. Epacta III. concurrente VI. Indict. XIII. anno ab Incarnatione Domini MCV... "), par laquelle il installe les chanoines de Saint-Augustin à Doulon : « Un homme possédait l'église sus-dite à titre héréditaire. Finalement contrit, il remit entre mes mains ce qu'il possédait depuis un certain temps contre la justice et contre Dieu, c'est-à-dire l'église, le cimetière et le tiers de la dîme, me suppliant d'installer des religieux chanoines réguliers, soumis à la règle de Saint-Augustin. ( "... Fuit  itaque vir quidam dives ac praepotens Harscoidus nomine qui praesatam Ecclesiam jure quidem possidebat hereditario. Sed is tandem compunctus corde, quas injuste & contra Deum aliquamdiu possederat, Ecclesiam videlicet, cimiterium & decimae partem tertiam in manu mea reliquit, suppliciter postulans, quatenus ibidem religiosos collocarem qui secundum regulam S. Augustini, ut praedictum est, viverent .." ) .... Moi, voyant cet homme plein de bonne volonté, j'ai décidé de réaliser avec diligence ce qu'il avait demandé : la justice et la piété. J'ai donc installé dans cette église des clercs vivants sous la règle de Saint-Augustin et ..... j'ai accordé, comme possession perpétuelle à eux et à leurs successeurs, la même église avec le cimetière et la partie sus-dite de la dîme, possession libre, dégagée de toute puissance laïque et même cléricale, sauf dans la mesure où le bon sens et la justice l'exigeraient. Nous leur avons abandonné en outre l'impôt synodal qu'elle rapportait habituellement tous les ans. Les églises qui, sous notre autorité, ont été fondées ou le seront en l'honneur de saint Médard, nous avons décidé de les leur donner également.... Nous leur donnons aussi l'église de Chesail [Note : Il s'agit de Chassais en Sainte-Luce] (" ... Omnium tam praesentium quam futurorum memoriae commendari volumus, quia nobis Canonicis regularibus in Ecclesia S. Medardi Dolonensis à B. Namnetensi Episcopo constitutis, nobisque ab eodem clericisque suis omnibus concessum, quod quidquid in Episcopatu suo Canonice adquirere possemus licenter adquireremus. Placuit Deo suggerente, Marino de Chesail & Raginondo de Capella, & Petro Girundi nigri filio mundum deserere, & nobis associari. Qui mundo abrenuntiantes, & nobis in Dei servitio adhaerentes, concesserunt Deo & S. Medardo & nobis : Petrus omne seodum suum, sicut pater suus habuerat : Marinus Ecclesiam de Chesail cum medietate decimae aliam vero medietatem dedit etiam nobis Ep. quam tunc in manu tenebat. Raginundus Ecclesiam de Capella, & tertiam partem decimae cum omnibus quae in Capella habebat. Dedit etiam nobis Bernardus de Gulo capellam suam cum omnibus ad eam pertinentibus. Adquisivimus etiam quamdam insulam quae dicitur Chasteilon. Quae omnia acquisita concessit nobis B. Namnetensis Episcopus, videntibus pluribus, R. scilicet de Gof. Archidiacon. Harcoido de S. Petro, Magistro Angitio, Petro Monacho, & aliis pluribus singulis concessionibus assistentibus ...") ...... J'ai aussi donné, pour l'usage des chanoines tant futurs qu'actuels près de la vieille Boutière [Note : hameau dans la commune de la Chapelle-sur-Erdre] autant de terre que quatre boeufs pourront labourer en deux fois, avec l'habitation nécessaire au cultivateur travaillant cette terre » (" ... Addentes ut quidquid in Episcopatu nostro Canonice poterint adquirere, Deo adjuvante crescentes, libere adquirant. Dedi etiam in usus Canonicorum tam futurorum quam praesentium juxta veterem Buteriam tantum terrae, quantum potuerint quatuor boves arare per duas stationes, cum mansione necessaria agricolae operanti terram illam ..."). Harscouët donne également aux chanoines toute la terre située entre le manoir Saint-Laud et la terre de Cummel (" ... Praedictus vero Harscoidus dedit supradictis Ecclesiae Canonicis illam terram totam quae est inter castellarium S. Lupi & terram Cummel ... "). Dans une autre charte est mentionnée aussi la donation de Pierre, fils de Gerault le Noir à l'église de Saint-Médard ("... Iste igitur Alanus cum audisset & cognovisset quod Petrus filius Geraldi Nigri dedisset S. Medardo possessiones suas, tan in agris, quam in domibus & vineis ; iratus prohibuit Canonicos ne res suas abique sua concessione aut consilio datas aliquo modo possidere praesumerent. ... ") (Voir Dom Morice, T. I, col. 509-510, tiré des archives de Marmoutier).

De tout temps la paroisse de Doulon fut divisée en deux sections distinctes : le Haut et le Bas Doulon. Du Haut-Doulon dépendaient les villages et fermes de L'Aubinière, Le Bois-Brillant ou Boisbriant, La Grenouillère, La Haluchère, La Papotière, La Ragotière, L'Ecusson, Chamballan, La Clarière. Du Bas-Doulon dépendaient le château de La Colinière, La Bonnetière, Les Blottereaux, Les Perrines, Le Gué-Robert, Toutes-Aides, Le Pont-Mitry. Au début du XIXème siècle, la paroisse de Saint-Médard est, semble-t-il, rattachée à Sainte-Luce. A dater de 1880, Doulon a compté deux paroisses : le Vieux-Doulon et Toutes-Aides, créée en 1873. Les deux pôles religieux étaient Saint-Médard du Vieux-Doulon et Notre-Dame de Toutes-Aides. A noter qu'en 1924, Saint-Médard est amputé d'une partie de son territoire au profit de la nouvelle paroisse Saint-Georges des Batignolles.

En 1791, les Doulonnais font une pétition en faveur du maintien de leurs prêtres. En 1795, ils font une pétition pour récupérer leurs lieux de culte. En 1797, le commissaire de police du canton, Marchais, note que " les républicains ne sont pas en grand nombre à Doulon " (18 hommes sur 218). La chouannerie y est très active avec comme chefs, les chouans Cottier et Gendron.

Les terres nobles en Doulon étaient : le Grand-Blottereau, la Colinière, la Papotière, le Boisbriant. Au XVIIIème siècle, grâce à la prospérité du port de Nantes due à la "traite" et aux échanges avec les "Isles", de nombreuses maisons de résidence s'élevèrent sur le territoire de Doulon. D'abord face à la Loire : Bonnetière, La Rivière, Les Ragotières et La Clairière, puis ensuite, plus en arrière : Les Portes, La Moutonnerie, Montigny (aux Royer), La Garde (aux Leveux et Van Neunen), L'Aubinière (aux Quiquandan), La Haltinière (aux Normand), La Charanderie (aux Bellier).

Le Bois-Briant avait son greffier en la personne de Pierre Morin, notaire des Régaires. La cour de Chamballan tenait ses plaids généraux soit au lieu-dit "Grenouille" (en 1531) soit, comme en 1545, au bourg de Doulon sous l'autorité de François de La Motte, seigneur de Chamballan et Doulon. Elle eut comme sénéchaux, Jean du Tertre (en 1516) puis Jean du Ponceau (en 1524). Au siècle suivant, la juridiction des Perrines, Chamballan et Doulon réunies tenait ses assises au bourg et auditoire de Doulon avec Jean Gaborit comme procureur fiscal (de 1650 à 1654). Plus tard, la juridiction des Perrines, Blottereaux, Chamballan et Le Gué-Robert tenait ses audiences en la maison noble du Gué-Robert. Le sénéchal est alors François Moriceau, seigneur de La Halpinière (1688-1691). A la fin du XVIIIème siècle, la juridiction de la baronnie de La Colinière a comme juge Jean Claude Lorette de La Refoulaye, sénéchal des Régaires. Remaud de La Gobinière en est le greffier et Abraham le procureur fiscal.

Note 1 : liste non exhaustive des curés de Doulon : P. de Carmelou (avant 1399), Guillaume Eraut (en 1399), Yves Pineau (en 1516), Martin Sauvaiget (1521), André Pasquier (en 1545), Papion (en 1592), André Raimbaud (avant 1611), Petit (en 1611), Jean Oger (vers 1624), Charles Monnier (de 1665 à 1691), Alexandre Coupperie (de 1692 à 1714), Julien Baudry (de 1715 à 1748), Gilles Guyot (en 1749), François Taupier (de 1754 à 1787), Louis Bertho (en 1788), Jean-Baptiste Laisné (abbé réfractaire ayant comme vicaire, depuis mai 1790, Célestin Bizeul) à partir de novembre 1789, Jean Faugare (de 1815 à 1828), Cormerais (de 1828 à 1832), Laurent de La Rue du Can (de 1832 à 1837), François Lelasseur (de 1837 à 1840), Pierre Marie Hery (de 1840 à 1874), François Ferte (de 1874 à 1877), Auguste Cocault (de 1877 à 1880), Jean-Marie Peigne (de 1880 à 1893), Jean Baptiste Chotard (de 1893 à 1898), Alexandre Marteau (de 1898 à 1907), Célestin Naud (de 1907 à 1914), René Marie Guiné (de 1914 à 1918), Jean-Baptiste Marpaud (de 1918 à 1924), Pierre Cantin (de 1924 à 1929), Joseph Bailhache (en 1929), Athanase Chauvelon (de 1929 à 1936), Eugène Blineau (de 1936 à 1942), René Derideau (de 1942 à 1961), Auguste Gauduchon (de 1961 à 1970), Maurice Curet (de 1970 à 1981), Yves Guillet (de 1981 à 1984), Marcel Bauvineau (à partir de 1984), .....

Note 2 : liste non exhaustive des maires de l'ancienne commune de Doulon : le recteur Jean-Baptiste Laîné (1790), Jean Vrait, Mathurin Dupé, Moriceau, Siochan de Kersabiec (du Petit Bottereau), Jean Marie Lelubois de La Papotière (en 1816), Félix de Soussay du Petit Bottereau, Elie de La Barre (héritier des Maillard des Portes, alliés aux Grihault de La Motte), Jean Baptiste Minatte (en 1833, avec pour adjoint J. F. Pacqueteau), Jacques Lambert (en 1860), François Sue (en 1871), Cottin de Melleville de Boisbriant (en 1876), Louis Millet (de 1893 à 1908, avec pour adjoints Guilloton, Maurice Macé, Bodinier et Le Tallec), ...

Note 3 : Un pensionnat des frères de Ploërmel est créé en 1852 près du bourg à la Papotière, puis transféré en 1861 aux Portes, près de Toutes-Aides (devenu plus tard l'hôpital de Broussais). En 1889, fermeture du cimetière qui entoure l'église de Saint-Médard, et création d'un nouveau cimetière de Toutes-Aides. En 1903, on aménage un nouveau cimetière au Vieux-Bourg.

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PATRIMOINE de DOULON

l'église Saint-Médard (XVIème siècle). Elle est de style roman et fut fondée en 952 par Alain Barbe-Torte au Vieux Doulon. On y trouve les traits de l'art roman, peut-être carolingien, dans le mur plat du chevet donnant dans le jardin de la cure : de beaux arcs en plein cintre à claveaux de pierre blanche alternant avec des briques rouges. Des "A" ou triangle de briques décorent le mur. L'église a été profondément remaniée et même défigurée au cours des siècles. On mentionne des travaux de couverture en 1440, et suite à des tempêtes, en 1751, 1763, 1770, ..., 1900, .... L'église a subi de graves dégâts lors de l'ouragan de la nuit du 14 au 15 mars 1751 (" le houragan a causé des dégradations considérables à la couverture de l'église " ) et le coût des réparations se monte à 210 livres. L'édifice a été carrelé à neuf en 1714 et les deux piliers qui étaient en dedans de l'église ont été abattus et une porte derrière la chaire fut fermée. Trois ans plus tard, les murs latéraux menaçant de s'écrouler sont abaissés et étayés de puissants contreforts. Le clocher qui consistait en un exhaussement du mur au-dessus du faîte de l'église à la façade, de forme rectangulaire terminé en triangle et percé de deux arcades plein cintre avec deux cloches, est démoli en 1868 et remplacé par une tour carrée et clocher à flèche pointue. Le cimetière entourait jadis l'église. Le presbytère, construit en 1665 et réparé en 1754, est accolé au monument de l'autre côté avec cour et jardin. La sacristie, qui date du XVIème siècle, est voûtée en arrêtes avec écusson à la clef située au Sud du temple avec une fenêtre carrée à angles arrondis. Plusieurs confréries existaient jadis : la confrérie des Trépassés, la confrérie de Saint-Médard, la confrérie de Saint-Roch. La confrérie de la Bonne Mort est créée en 1830, celle du Sacré-Coeur de Marie est créée en 1840 par le recteur Pierre-Marie Héry. En 1564 a lieu le baptême d'une cloche nommée Marie-Charlotte, qui se trouve aujourd'hui dans l'église de Toutes-Aides. Une cloche fondue en 1765 par Radu, maître fondeur à Nantes, a pour parrain Guillaume de Seigne, seigneur des Perrines et Blottereau, et dame de Grout de Bellesme, dame de Doulon, Chambellan, fondatrice de l'église. En 1769, la tribune est refaite pour un coût total de 354 livres. Les boiseries du choeur sont restaurées en 1774 pour un coût de 123 livres. L'église était dotée de nombreux ornements : achat d'ornements en 1755 pour 300 livres, d'une bannière en 1758, d'ornements divers en 1776 pour 80 livres, ... En 1659, l'enfeu de la famille de La Monneraye est déplacé pour ériger un autel à Saint-Roch et Saint-Sébastien. En 1683, on inhume sous la pierre tombale de l'enfeu du Verger, une fille de Julien Pelaud de la Ville-Aubin, conseiller à la Chambre des Comptes. A signaler qu'en 1526, le seigneur du Ponceau, y appose ses armes, à la suite de la pose d'un lambris (Cf. E. Héry, la paroisse de Doulon sous l'Ancien Régime). Une tornade détruit l'église Saint-Médard le 22 juin 1966 : celle-ci est rasée entre décembre 1971 et février 1972 pour être reconstruite de février à décembre 1987, et réouverte fin décembre 1987 (la première messe est célébrée à Noël 1987 et sa consécration a lieu le 17 janvier 1988) ;

l'église de Toutes-Aides, située au village de Toutes-Aides, ancienne trève du Vieux-Doulon. Elle renferme une vieille chapelle (la chapelle Notre-Dame de Toutes-Aides), but d'un pèlerinage annuel. Au départ, un voeu de la duchesse Constance II, retirée en son domaine du Petit-Bottereau, pleurant le rapt de son fils Arthur, duc de Bretagne. Elle fait élever, en lisière de sa propriété, une chapelle en l'honneur de la Vierge et un pèlerinage s'y établit tout au long des siècles. Sous Louis XIII, grâce à l'influence d'un membre de la famille de Charette, seigneur du Vieux-Doulon (les Charette étaient seigneurs de la Colinnière), la chapelle est reconstruite vers 1639 et les murs restent avec une porte à fronton triangulaire. Une statue en bois "Notre-Dame-de-Toutes-Aides" est alors réalisée et placée au fond de la chapelle en une niche centrale. Une confrérie de Toutes-Aides, mentionnée en 1714, existait jadis dans la chapelle. A la Révolution, l'Etat déclare la chapelle bien national et elle est vendue, non payée et revendue. Le 23 juillet 1797, trois doulonnais (Julien Peignon, Médard Tessier et Mathurin Chiffaux) se rendent acquéreurs de la chapelle [Note : il semble que l'achat ait été financé collectivement par 110 boulonnais]. Tous les trois sont condamnés en septembre 1798 " pour avoir attaché dans la ci-devant chapelle des signes particuliers d'un culte ". Mais en 1798, elle figure dans le lot (lot n° 8) de la succession de la famille de Seigne. Sous l'Empire et sous la Restauration, la chapelle est louée à des manufacturiers pour y loger du matériel. C'est en 1830 seulement, qu'est obtenue la remise au culte. Au moment de la Terreur, la légende conte que quatre forcenés ivres, tentèrent d'abattre la statue : l'un d'eux grimpé à l'échelle avec sa hache retomba sur celle-ci et se tua, ce qui arrêta la profanation, d'où le thème représenté dans les vitraux. Le village de Toutes-Aides s'étant beaucoup développé et devenu plus peuplé que le Vieux-Doulon, l'évêque Mgr Fournier décide, en 1873, d'ériger la chapelle en église paroissiale. Le premier curé est l'abbé Remaud. L'édifice est remanié par l'architecte François Bougouin et les murs sont couverts d'ex-voto. En 1833, il est procédé au couronnement de la Vierge de Toutes-Aides. En 1895, quatre cloches sont bénites et placées dans le nouveau clocher haut de 50 mètres. Après les bombardements terribles de Doulon en juin 1944, la statue est transférée dans l'église de La Chapelle-Heulin et le 11 novembre c'est à nouveau sa rentrée solennelle à Toutes-Aides. Les vitraux détruits ont été remplacés. Les autels, les orgues, les stalles, la chaire , ... sont à remarquer. Une cloche, nommée Marie-Charlotte et datant du passage de Charles IX en 1565, est placée à droite de l'autel Notre-Dame [Note : cette cloche a été restituée à Toutes-Aides que le 6 mars 1950] ;

la chapelle Notre-Dame-de-Toutes-Aides (XVIIème siècle), édifiée le 16 octobre 1639. Notre-Dame de Toutes-Aides est aujourd'hui englobée dans l'église romane actuelle. On y disait la messe en 1654 ;

Voir aussi   Doulon "L'église-Mère et le culte de saint Médard

Voir aussi   Doulon "La Chapelle de Notre-Dame de Toutes-Aides

Voir aussi   Doulon "Erection de la paroisse de Doulon

Voir aussi   Doulon "Le Couronnement de la statue miraculeuse Notre-Dame de Toutes-Aide de Doulon

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Grâces (1715), située au bout des avenues de La Colinière et reconstruite en 1770 ;

l'ancienne chapelle de la maison seigneuriale de Gabriel Michel, seigneur de Doulon et fondateur de l'église paroissiale. Elle est bénite le 19 octobre 1747. Cette chapelle était jadis située dans l'alignement de la maison seigneuriale de Gabriel Michel et était dédiée aux trois archanges Saint-Michel, Gabriel et Raphaël ;

l'ancienne chapelle du Bois-Briant. Elle est bénite le 1er juin 1771 sous l'invocation des Sacrés-Coeurs de Jésus et Marie ;

l'ancienne chapelle de La Halquinière, inaugurée le 6 décembre 1773 sous le vocable de saint René ;

l'ancienne chapelle de La Bonnetière avec son domaine a servi de séminaire de 1830 à 1842 ;

l'ancienne chapelle de Saint-Laud, située au bourg de Doulon et signalée en ruines en 1427 ;

le calvaire de la Blanchetière (1931), édifié en souvenir d'une mission en 1930 ;

les manoirs grand et petit du Blottereau (XVème et XVIIIème siècles). La seigneurie du Blottereau comprenait le Grand et le Petit Blottereau. En 1405, elle appartient à Robert de Sesmaisons qui en rend aveu, puis en 1428-1443 elle appartient à Guillaume Baborin. - La terre du Grand-Blottereau est anoblie en 1453 en faveur de Pierre Raboceau, secrétaire du duc. Elle devient ensuite la propriété de Pierre de Montigné (en 1505), Jean du Ponceau (en 1560), Bertrand puis Guy Glé et Jeanne de Bouillé, seigneur et dame de La Costardaye (en 1602). En 1604, Catherine de Parthenay, veuve du vicomte René de Rohan vend pour 15 000 livres la maison du Grand et Petit-Blottereau à Michel Juchault et Marguerite Le Serf, seigneur et dame du Perron. Propriété de la famille Juchault (ou Juchaud) de Lamoricière jusqu'au 4 décembre 1741, date à laquelle elle est vendue par Louis Christophe Juchault à Gabriel Michel, négociant à La Fosse et seigneur de Doulon. Elle passe par la suite entre les mains des familles de Seigne ou Deseigne (en la personne de Guillaume de Seigne, seigneur des Perrines, qui l'avait encore en 1774) et Barbier qui ont pour héritiers les Budan du Vivier, de Monti et de Saint-Preux. C'est la famille de Seigne qui demande à Portail-Scheult et à Ceineray de lui élever avant 1762 la demeure actuelle. Le château est reconstruit en 1762. La chapelle était un temple à musique. - La terre du Petit-Blottereau est en 1526 la possession du seigneur du Ponceau qui fait lambrisser l'église et y met ses armoiries. En 1665-1670, on y trouve François Le Breton. En 1668, la maison de ce nom est adjugée à Jacques Hyacinthe Bazillais du Grand-Clos. Elle passe ensuite entre les mains de la famille Berthelot suite au mariage de Paul Berthelot avec Prudence Bazillais en 1744, et trente ans plus tard, demoiselle Elisabeth Berthelot rend aveu à Guillaume de Seigne pour sa terre. En l'an VIII, la propriété du Grand-Blottereau est à Siochan de Kersabiec. Vendue en 1823 à Law de Lauriston, elle est acquise par l'armateur Dobrée (en 1835). Durand-Gaslin, son exécuteur testamentaire, en 1905, fera don à la ville de Nantes du domaine pour être affecté aux colonies de vacances ;

le château de la Colinière. Jean Charette y décède en 1668. Propriété de Julien Charette en 1675. Cette seigneurie est érigée en baronnie en 1775 en faveur de Louis François Charette, conseiller au Parlement de Bretagne. Propriété de la famille Charette, détentrice de La Gascherie, La Contrie et Montbert. Elle avait "droit de fourches patibulaires à quatre piliers" et possédait jadis une chapelle privée ;

le manoir de la Papotière. En 1480, le domaine est la propriété du célèbre Pierre Landais, trésorier du duc de Bretagne François II, avant de passer entre les mains de Alain de Couesal (en 1524), Florimond Le Charon (de 1545 à 1558), Jean Huteau, président de la Chambre des Comptes (en 1665), les Barnabé (René en 1699-17O8, puis Pierre en 1759). Le domaine passe ensuite entre les mains des familles Grout de Bellesme, Lelubois ou Le Lubois (en 1789) et du général Travot, Dobrée et des Frères Saint-Jean de Dieu. Centre de culte clandestin pendant la Révolution, après avoir appartenu aux Becdelièvre (en 1856), la propriété deviendra un pensionnat tenu par les Frères de La Mennais. L'ancien manoir a été remplacé aujourd'hui par des constructions modernes convenant pour une école de jeunes protestants d'abord, puis ensuite pour des déficients mentaux ;

le château du Boisbriant ou Bois-Briant. Propriété de Geoffroy Resmond (en 1405), de Guillaume puis Bertrand Dandin (en 1471, en 1484), de François Le Vicomte (en 1524), d'Antoine de Brenezay, sénéchal de Nantes (en 1593), puis des familles Charette (en la personne de Jean, seigneur de La Noë, en 1625, et de Louis de 1665 à 1678), Le Meneust des Treilles (seigneurs du bourg de Sainte-Luce, vers 1699), de Ménou (en 1789), Gaigneron de Marolles, Olivier Mairy, de Chassiron-Cossin, Chassaing dont les héritiers sont les Cottin de Melleville et les Cesbron. En 1820-1829, le lieu est habité par la poétesse-peintre et musicienne Laure de Marolles (fille de Joseph Gaigneron de Marolles et de Rose Budan du Vivier, et née le 27 août 1801, à Elisabeth-Town, en Amérique du Nord) ;

A signaler aussi :

les dominicains de Nantes possédaient jadis à Doulon la maison appelée le Château des Caves en 1653 et les templiers l'île de la Hanne ; 

le prieuré des Prémontrés. En 1920, installation des chanoines Prémontrés, rue du Landreau ;

la propriété du Verger était, en 1524 à Amice Jarnigon, Guillaume Mouraud (en 1572), Gabriel de La Monneraye (de 1655 à 1697), puis Charles de Clairembault qui épouse en 1721 Gilette de Penfetenio ;

les sieurs des Perrines sont Jean de Montauban, seigneur du Goust et des Perrines (en 1405), François de Montauban (en 1545), Guy de Cleux (en 1550), Hippolyte puis Pierre d'Argentré (de 1644 à 1697) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de DOULON

La baronnie de La Colinière : La maison seigneuriale de la Colinière, située aux portes de Nantes dans la paroisse de Doulon, appartenait dès le XVIème siècle à la famille de Charette qui l'a conservée jusqu'à la Révolution. En 1570 Jean Ier Charette, seigneur de la Colinière, épousa Marguerite de Trégouët ; il devint maître à la chambre des comptes de Bretagne en 1587. Son fils Jean II Charette, seigneur de la Colinière après lui, contracta deux alliances : - 1° en 1597, avec Jeanne du Dréseuc ; - 2° avec Françoise de Brenezay. De la première union sortit Jean III Charette, seigneur de la Colinière, marié en 1628 à Renée Le Brun et décédé le 1er novembre 1668 (Généalogie de la maison de Charrette). Julien Charette, fils des précédents, rendit aveu en 1675 pour sa seigneurie de la Colinière à Gilles de la Baume Le Blanc, évêque de Nantes ; il épousa en 1676 Jeanne Salomon de Bréofort, mourut âgé de 92 ans et fut inhumé à Doulon le 12 septembre 1733 (Archives de Loire Inférieure, E 2989). Son fils, Jean-Baptiste Charette, seigneur de la Colinière, épousa : - 1° en 1704, Anne-Marie Bidé, décédée deux ans plus tard ; - 2° en 1714, Marie-Anne Barrin ; il survécut à cette dernière et mourut à l'âge de 56 ans, le 24 décembre 1736 ; son corps fut inhumé dans l'enfeu de sa famille en l'église des Récollets de Nantes. Jean-François Charette, fils du précédent, issu du second lit, fut seigneur de la Colinière ; il s'unit le 6 janvier 1738, à sa cousine Elisabeth Charette, fille du seigneur de la Gascherie, et mourut à Nantes le 29 janvier 1793. Il avait eu la douleur de voir, le 2 septembre précédent, massacrer à Paris, dans la cour de la Conciergerie, son fils Louis-François Charette, baron de la Colinière et président au Parlement de Bretagne, marié à Paris en 1768 à Marie-Félicité de Courtoux (Archives de Loire Inférieure, E 2995 et 3081). La Révolution s'empara du château et de la terre de la Colinière et les vendit nationalement (Généalogie de la maison de Charrette). La famille de Charette possédait en Doulon deux petites seigneuries, la Colinière et la Chesnaye qui relevaient des regaires de l'évêque de Nantes. Au mois d'octobre 1775 Louis XVI unit ces deux terres en faveur de Louis-François Charette de la Colinière, alors conseiller au Parlement de Bretagne et érigea le tout en châtellenie sous le nom de la Colinière. Peu de temps après, par de nouvelles lettres patentes datées du mois d'avril 1776 et enregistrées au Parlement de Bretagne le 20 mai suivant, le roi « pour mieux récompenser ledit Louis-François Charette » des services rendus à S. M. et en considération de ce que « depuis trois siècles lesdites seigneuries de la Colinière et de la Chesnaye appartiennent à ses ancestres » érigea cette châtellenie en baronnie avec fourches patibulaires à quatre piliers, sous le nom de baronnie de la Colinière (Archives du Parlement de Bretagne, 43e reg. 172). La plupart des fiefs, sinon tous, constituant la baronnie de la Colinière s'étendaient en Doulon ; leur haute-justice ressortissait, selon Ogée, au siège présidial de Nantes (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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