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L'ECOLE

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Bretagne : l'école en Bretagne

Saint-Michel-en-Grève, et son école

      Aujourd’hui tout le monde reconnaît la nécessité de donner aux enfants un enseignement de qualité qui leur permet de mieux affronter les difficultés de la vie. Mais il n’en a pas toujours été ainsi, et l’histoire de l’école de St Michel-en-Grève est un long cheminement parsemé d’embûches, que les autorités ont parfois favorisées ou parfois combattues selon leurs options politiques ou les idéaux qui étaient les leurs. 

Une étude à travers les âges permet de distinguer trois grandes périodes à Saint-Michel-en-Grève: la première se situe avant la Révolution, la deuxième se situe après la Révolution, la troisième se situe au 20ème siècle;

L'école avant la Révolution:

Avant la Révolution, l’enseignement scolaire n’existait pas. Seuls les enfants de la Noblesse  ou de quelques paysans aisés bénéficiaient de leçons d’un précepteur ou étaient internes dans un collège religieux. Les villes épiscopales de l'époque disposaient toutes de petites écoles ou collèges dès le Moyen Age. Tréguier, par exemple, dont faisait partie la paroisse de Saint-Michel-en-Grève disposait d'une école dès 1320. Il en était de même des gros bourg marchands et de certaines paroisses rurales. Ces petites écoles dépendaient exclusivement de l'autorité cléricale. Elles se tenaient la plupart du temps pendant les mois d’hiver dans les églises et c'est le recteur qui tenait le rôle de maître d'école. Les enfants pouvaient venir y apprendre l’alphabet et quelques notions simples de calcul et d’histoire religieuse. Ils étaient quelquefois pris en charge par un précepteur, rétribué par les parents. Mais les paroisses n'étaient pas dans l'obligation d'ouvrir une école; les enfants n'étaient pas obligés de la fréquenter s'il y en avait une et la fréquentation était payante, sauf cas exceptionnels. Il semble donc qu’à Saint-Michel-en-Grève, la situation n'était pas brillante. C’est à la lecture des registres de l’état civil que nous pouvons nous forger une opinion sur ‘l’illettrisme’ ou sur le taux d’alphabétisation de la population. Et que découvrons-nous ? D'une façon générale, au XVIIème siècle les seules personnes sachant écrire et signer sont les prêtres, les nobles, les hommes d'affaires,…ainsi que les épouses des nobles, des hommes d'affaires… et encore pas toutes. Pour le peuple, la mention "a déclaré ne savoir signer" revient sans cesse, elle apparaît surtout au cours des baptêmes et des mariages. Dans les années 1780, on constate aussi que très peu de déclarants savent signer. Encore faut-il faire remarquer que dans beaucoup de cas, les signatures sont des copies de modèles que l’on s’efforce de reproduire avec plus ou moins d’habileté.

A cette époque, l'enseignement dispensé consistait en des rudiments de lecture, d'écriture, de calcul et surtout de catéchisme. Des collèges existaient dans les villes épiscopales telles que Tréguier, Saint Pol de Léon et d'autres villes plus importantes telles que Lannion, Paimpol. Ces écoles étaient généralement financées par le diocèse et les bourgeois de l'époque des villes concernées et ils avaient pour but de former les élites du futur. Quant à l'université, il faut quitter la Bretagne pour accéder à l'enseignement supérieur. En 1267, dès l'âge de 14 ans, Yves Helory (Saint-Yves) part étudier à Paris puis à Orléans; il sera malheureusement un des seuls à revenir au Pays.  Il ne semble pas avoir eu d'école à Saint-Michel-en-Grève durant cette période puisqu'en 1829, il n'existait dans l'arrondissement de Lannion aucune école. Les besoins étaient pourtant énormes, comme le font apparaître les chiffres: dans les Côtes-du-Nord uniquement 8,86% d'habitants savaient écrire leur nom au 17ème siècle, 16,18% au 18ème siècle.

L'école après la Révolution:

La Révolution tentera d'implanter une école par canton et demande aux différentes communes concernées par un arrêté de loger  l'instituteur (ce qui représentera une charge supplémentaire pour les petites communes concernées).

De nombreux projets scolaires ont d’ailleurs été proposés lors de la Révolution, par Condorcet  notamment. Mais en réalité peu de ces projets ont abouti en raison des troubles et des difficultés de toutes sortes qui assaillirent le pays et dont notre commune ne fut pas épargnée. Une ordonnance de Louis XVIII, en date de 1816 stipule « L’instruction surtout lorsqu’elle est fondée sur les véritables principes de la religion et de la morale…contribue au bon ordre de la société » et les articles 1 et 7 auraient pu s’appliquer à de nombreuses communes rurales , comme St Michel-en-Grève à l’époque :

« Article 1er – Il sera formé dans chaque canton, un comité gratuit et de charité pour surveiller et encourager l’instruction primaire.

   Article 7 – Il est spécialement chargé d’employer tous ses soins pour faire établir des écoles dans les lieux où il n’y en a point. »

En 1833, la loi Guizot (article 9 du titre III) marque une étape importante pour la construction des écoles puisqu’elle fait obligation à chaque commune d'établir et de pourvoir à l’entretien des maîtres et des bâtiments d’école. Saint-Michel-en-Grève avait déjà un instituteur en 1836 : il s'agit de Calver Pierre âgé de 23 ans. La première référence écrite que j’ai trouvée quant à l’existence de l’école à St. Michel date de 1838. Le deuxième instituteur est Claude Rannou (encore surnommé le barde Roc'h Allaz, 1808-1869). Un rapport le présente au début, de moralité irréprochable, de capacité étendue, en très bons termes avec le maire et le curé de l’époque. Il est vrai que la loi Guizot prévoyait la constitution d’un comité local de surveillance dans lequel siégeaient le maire, le curé et trois autres personnalités de la commune, comité maintenu par la loi Falloux en 1850. L’instituteur était d’ailleurs nommé par le conseil municipal de la commune. Il devait prêter serment de fidélité au roi des Français ainsi que obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du Royaume, entre les mains du Maire, en présence de plusieurs notables et du public. Ce serment de fidélité à l'Etat avait été institué pendant la Révolution.

Loi Guizot (1833)

Article 1er – L’instruction primaire élémentaire comprend nécessairement l’instruction morale et religieuse, la lecture, l’écriture, les éléments de la langue française et du calcul, le système légal des poids et mesures.

Article 8 – Toute commune est tenue, soit par elle-même, soit en se réunissant à une ou plusieurs communes voisines, d’entretenir au moins une école primaire élémentaire.

Article 14 – Seront admis gratuitement ceux des élèves que les conseils municipaux auront désignés comme ne pouvant payer aucune contribution.

En 1837, on peut noter que dans les Côtes-du-Nord, 40% des communes n'ont toujours pas d'école.

Après la Révolution de 1848 (les Trois Glorieuses), de nouvelles lois scolaires voient le jour (la loi Falloux). Elles renforcent s'il en était besoin, la surveillance de l'enseignement primaire; cependant la situation financière de l'instituteur s'améliore. Désormais son salaire se compose d'un traitement fixe ne pouvant être inférieur à 200 F; auquel s'ajoute le montant des rétributions payées par les élèves (car l'école n'était pas tout à fait gratuite). Cette amélioration ne concerne apparemment pas les institutrices. En 1851, un rapport de l'inspection primaire de Saint-Brieuc constate que le revenu mensuel moyen des institutrices communales ne dépasse pas 180 F: "moins qu'une domestique de maison bourgeoise".

Loi Falloux (1850)

Article 37 - Toute commune doit fournir à l’instituteur un local convenable, tant pour son habitation que pour la tenue de l’école, le mobilier de classe, et, un traitement (qui s’ajoute au produit de la rétribution scolaire due par les parents).

Article 31 - Les instituteurs communaux sont nommés par le conseil municipal.

Article 44 - Les autorités locales préposées à la surveillance et à la direction morale de l’enseignement primaire sont, pour chaque école, le maire, le curé.

Article 51 - Toute commune de 800 âmes de population est tenue d’avoir une école de filles.

Au niveau du département, en 1820, moins de 20% savaient écrire  correctement leur nom, 39% en 1866 et 47% en 1876. Il en était de même pour la lecture, comme le montre le tableau suivant :

Années

Pourcentages

 

Hommes

Femmes

Moyenne

1854-1855

31,5%

21%

26,2%

1856-1860

39,5%

27,4%

33,4%

1861-1865

40,7%

25,8%

33,3%

1866-1870

47,2%

35,2%

41,2%

1871-1875

49,5%

43%

46%

1876-1877

55,7%

45,9%

50,8%

La création d'écoles dans le département fut assez lente au début, puis s'est accélérée, comme le montre les chiffres suivants :

Années

Ecoles publiques

Ecoles privées

Total

Communes sans école

1834

  87

  48

135

 

1837

192

217

409

 

1844

265

174

439

 

1850

382

186

568

50

1863

498

169

667

17

1876

702

  90

792

  5

 

 

 

 

 

Jusqu'à la fin du 19ème siècle, l'école publique et le clergé étaient encore étroitement liés. En effet de nombreuses circulaires sont adressées aux curés. Ils doivent encourager et surveiller l'instruction. Des comités cantonaux de surveillance sont mis en place. Le juge de paix et le curé en sont des membres de droit. Leur but est clairement indiqué. Ils s'agit de "former des sujets fidèles à Dieu et au Roi" en l'occurrence Louis XVIII.

Avant les lois scolaires de Jules Ferry (1881-1882) l'école n'était ni laïque, ni obligatoire, ni gratuite. Jusque en 1881, l’école était payante, exception faite pour les familles « d’indigents ». Mais comme on se souciait encore peu d’obligation scolaire, bon nombres d’enfants n’étaient pas scolarisés ou fréquentaient l’école épisodiquement. Soucieux de vouloir consolider la République, le Parlement décida, à partir de 1879, de lutter contre l’Eglise catholique dont les sentiments monarchistes s’affichaient au grand jour. : « Il fallait enlever l’enseignement à l’emprise de l’Eglise, abroger la loi Falloux et former la jeunesse du pays dans le culte de la grande Révolution de 1789 ». Désormais elle devient obligatoire et on ne cherche plus à faire de chaque élève un bon chrétien, mais plutôt un bon citoyen. En s'identifiant à son école, l'Etat transfère au Trésor public le traitement des instituteurs, ce qui va alléger beaucoup la fiscalité communale.

Deux textes de Jules Ferry

- 1881 -

Article 1er – Il ne sera perçu de rétribution scolaire dans les écoles primaires publiques, ni dans les salles d’asile publiques (classes maternelles).

Article 5 – En cas d’insuffisance des ressources (des communes), les dépenses seront couvertes par une subvention de l’Etat.

- 1882 –

Article 1er – L’enseignement primaire comprend : l’instruction morale et civique ; la lecture et l’écriture ; la langue et les éléments de la littérature française ; la géographie, particulièrement celle de a France ; l’histoire, particulièrement celle de la France jusqu’à nos jours ; quelques options usuelles de droit et d’économie politique ; les éléments de sciences naturelles, physiques et mathématiques ; leurs applications à l’agriculture, à l’hygiène, aux arts industriels, travaux manuels et usages des outils des principaux métiers ; les éléments de dessin, du modelage et de la musique ; la gymnastique ; pour les garçons, les exercices militaires ; pour les filles, les travaux à l’aiguille.

Article 4 – L’instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes âgés de six ans révolus à treize ans révolus ; elle peut être donnée soit dans les établissement d’instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute autre personne qu’il aura choisie.

Article 6 – Il est institué un certificat d’études primaires ; il est décerné après un examen public auquel pourront se présenter les enfants dès l’âge de onze ans.

Le 20ème siècle :

Si le 19ème siècle fut sous domination de l'Eglise catholique, ce début de siècle va marquer la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1901.

Jusque en 1790, la pourcentage d'analphabètes dans la région était très élevé. L'école se chargera d'alphabétiser la population, mais aussi de l'éduquer. On apprendra aux enfants à se prémunir contre des maladies comme la diphtérie, la dysenterie, la typhoïde. A ne pas cracher par terre et ceci pour lutter contre un véritable fléau de l'époque: la tuberculose.

"Le certif."

Les sujets étaient différents en fonction du sexe des candidats et du secteur géographique (ville-campagne). Les garçons habitant le littoral sont confrontés à des questions relatives au milieu marin, ceux de la campagne à des questions relatives à l'agriculture. Quant aux filles, futures maîtresses de maison, les questions portent sur le ménage, les achats, la couture,... Mais en ce temps personne n'échappait à la leçon de morale et de patriotisme, par exemple :"tu aimeras tes parents, ton pays" ,"tu ne mentiras jamais ","tu aideras ton prochain dans le besoin", "tu auras du respect pour les personnes âgées " ,...etc.

Ci-joint, quelques sujets du certificat d'étude proposés en 1919 dans le Trégor:

Filles :

Les questions:

- Pourquoi porte-t-on des bas de laine en hiver?

- Une bonne ménagère expose au soleil plusieurs fois par an toute sa literie. Pourquoi?

- Pour quelles raisons, la ménagère doit-elle remplir le jour sa lampe d'essence?

Le problème:

Un fermier a laissé dans sa cour un tas de fumier ayant 3,25m de long, 1,50 m de large et 1,25 m de haut. Pendant la saison des pluies, il perd 1/5 de sa valeur. Le m cube de fumier pèse 580 Kg et le quintal vaut 1,50 francs. Trouver la perte.

Le problème:

Une cuisinière allant au marché achète un gigot de mouton pesant 2,570 Kg et valant 4 francs le 1/2 Kg, une douzaine 1/2 d' oeufs à 3,80 francs la dz., 100g de fromage à 6 francs le kg et enfin 5 salades vendues 0,20 francs pièce.

Garçons :

Composition française:

La mer vous a-t-elle chanté son doux chant et serez-vous marin, si oui, dites pourquoi? Si non, dites aussi pourquoi? 

Programmes - Horaires - Fournitures

Vers 1803, enseignement du calcul décimal ainsi que les nouvelles dénominations des poids et mesures. En 1792, la Convention avait demandé aux scientifiques d'étudier la question des poids et des mesures. Auparavant, les mesures étaient différentes en fonction du produit, des villes,...Par exemple, pour le blé, il y avait la mesure de Lannion, la mesure de Perros,...En tout, plus de 800 mesures pour la France.  

 

En novembre 1899, il est voté au budget additionnel une somme de vingt francs pour l'achat d'un poêle (poêle de forme de cheminée prussienne). Le prix de ce poêle est de 35 francs.

Le 13 août 1899, "vu la difficulté pour le percepteur de payer le bois ou charbon de terre servant pour le chauffage des classes au marchand qui ne veut pas toujours se déplacer... propose au conseil que la somme allouée pour frais de chauffage des classes soit versée à titre d'indemnité et sans frais par parts égales à l'instituteur et à l'institutrice qui se chargent du chauffage des classes".

En novembre 1900, le conseil municipal demande "que la somme de 25 f votée au budget primitif de 1900 pour le chauffage des écoles publiques soit versée à titre d'indemnité et à part égale à Mme l'institutrice et Mr l'instituteur qui se chargeront du chauffage des classes pendant l'hivers 1900-1901 sans qu'ils soient tenues de fournir de mémoire pour le combustible employé".  

Par délibération du 22 février 1903, la caisse des écoles de Saint-Michel-en-Grève est créée par délibération du conseil municipale. Les statuts réglementant la dite caisse des Ecoles sont arrêtés le 20 décembre 1903. Président : le maire Auguste Loutrage. Vive-Président : Le Dret. Trésorier : Joseph Turnier. Membres adjoints : Mr. Jacques Guégou et Yves Nédellec.

Le 12 juin 1904, le conseil municipale appelé à délibérer sur le nombre des membres à nommer devant faire partie de la commission chargée de surveiller et d'encourager la fréquentation des écoles, arrête ce nombre à quatre, car ils ne doivent pas être plus nombreux. Il désigne pour remplir ce mandat Mr. Nédélec, Bonniec, Roche et Théodore Coadalen (Maire).

Le 27 juin 1908, Mr. Loutrage, Tassel, Roche et Théodore Coadalen (Maire et président), sont désignés pour faire partie de "la commission chargée de surveiller et d'encourager la fréquentation des écoles conformément à la loi précitée du 28 mars 1882".

Liste non exhaustive de quelques instituteurs / institutrices de Saint-Michel-en-Grève :

Année 1836 : Calver Pierre (23 ans) ;

Année 1841 : Rannou Claude ;

Année 1850 : Chambry Pierre Marie (33 ans) ;

Année 1861 : Huard François (27 ans) ;

Année 1866 : Huard François (32 ans) ;

Année 1872 : Huard François (35 ans) et Labarre Marie Louise (26 ans) ;

Année 1876 : Huard François (43 ans) et Meuric Cécile (33 ans) ;

Année 1881 : Bocher Jean Marie (38 ans), Meuric Cécile (37 ans) et Clou Marie Françoise (21 ans) ;

Le 14 juillet 1907 : Mme veuve Bazil est institutrice ;

Le 29 décembre 1907 : Mr. Félix Henaff est instituteur.

   

Ecole des garçons de Bretagne

L’ECOLE DES GARCONS

Par délibération du conseil municipal datée du du 10 Mai 1838, il est décidé en présence du maire M. René-Marie Geffroy de construire une maison d'école, et comme cela se faisait à l’époque avec la mairie et la justice de paix dans le même bâtiment

"Considérant qu'il est de la plus grande urgence qu'une maison d'école soit construite le plus promptement possible, pour éviter :

1 - les frais de location d'une Mairie;

2 - les frais de location d'une maison pour loger l'instituteur;

3 - les frais d'un local pour l'école communale que l'on ne pourrait plus trouver en rapport avec le nombre actuel des élèves».

« Considérant que la maison Fiacre Henri et le jardin Allain Dénis (Déniou?) offre au centre même de la ville tous les avantages désirables, le conseil municipal après avoir mûrement délibéré, et s'être assuré qu'aucun autre emplacement ne présente les mêmes avantages, autorise le maire à faire toutes les demandes nécessaires, et à traiter de gré à gré avec les propriétaires pour la somme qui ne pourra excéder quinze cents francs  en principal, et en cas de refus, à en poursuivre la licitation par toutes les voies légales".

Une description très détaillée des futurs bâtiments d'école est donnée : "Maison 'Ty bien-pen-an quez ' couverte de chaume, habité par Fiacres Henry et famille avec un jardin donnant du midi sur le chemin vicinal de Saint Michel à Plouzélambre, de l'ouest sur le  le 'placitre' de pen-an-quez et de l'est sur la maison des enfants Hameury. La dite maison à un rez-de-chaussée seulement ayant au pignon nord une retraite à porcs, la dite maison appartenant au dit Fiacre Henry et le jardin avec la retraite à porcs à Allain Dénioud (Dénis?), ancien préposé des douanes.".

Cette maison sera aménagée. Les coûts de matériaux annoncés se monte à 3000 f non compris les 900 f que la commune a obtenu du Département il y a 2 ans (c'est-à-dire en 1836) et qui sont au trésor.

M. Claude Rannou est convoqué le 14 juin 1838 par le conseil municipal. Dans le compte rendu de la délibération du conseil municipal daté du 14 juin 1838, nous pouvons lire : "de notre conseil municipal en date du 10 mai (en 1838) dernier nous autorisons à faire toutes les démarches nécessaires pour arriver à l'acquisition d'un emplacement , pour  construire une maison d'école. Avons nommé et nommons pour procéder à l'expertise de cet emplacement le sieur Claude Rannou, expert priseur demeurant en notre commune de St Michel. En conséquence, nous avons appelé au bureau de notre mairie, l'expert dénommé. S'y étant arrivé et s'y étant présenté devant nous, a déclaré accepter le site et a prêté serment à nos mains de s'en acquitter avec honneur."

L'acquisition des bâtiments se fera le 19 juillet 1838 pour la somme de 1400 f (bâtiments estimés à 1477,80 f).

La loi ne prévoyait pas l’obligation scolaire et les élèves étaient peu nombreux au regard de la population ‘scolarisable’. Quelques filles étaient admises à suivre la classe principale et cela jusque après 1850 (loi Falloux qui oblige les communes de 800 habitants de se doter d’une école de filles) puisqu’il n’y avait pas d’autre école pour elles à l’époque. La fréquentation et l’assiduité des élèves variaient d’une saison à l’autre et pendant les beaux jours, quelques enfants requis par les travaux domestiques désertaient les bancs de la classe. D’ailleurs le rôle de l’école et son utilité n’étaient pas reconnus par tous les dirigeants politiques de l’époque que ce soit en haut lieu comme au niveau local.

Conformément à une loi datée du 28 mars 1882, M. Le Béver, Riou, Nédélec et Jacq sont désignés en 1896, pour faire partie de la commission chargée de surveiller et d’encourager la fréquentation des écoles.

Sur proposition de M. le Maire, J. M. Tassel, le conseil municipal ayant en vue le développement de l’instruction et de l’éducation populaire a, dans sa séance en date du 5 juin 1898 voté au budget primitif de 1899 une somme de 20 F pour l’achat de livres pour la bibliothèque scolaire. Le 19 février 1899, le conseil municipal « sollicite auprès de la bienveillance de M. le Ministre de l’Instruction publique, une réponse à son bon vouloir en accordant à la commune de St Michel-en-Grève à titre de concession quelques-uns de ces ouvrages si utiles, si indispensables même aux agriculteurs qui doivent figurer dans toute bibliothèque scolaire rurale et que les faibles ressources de la commune ne permettent pas d’en faire l’emplette ».  

Le 29 mai 1905, les membres du conseil municipale décident d'inscrire 30 f. au chapitre additionnel de 1905 pour "réparation à faire à la clôture de la cour de l'école des garçons".

Lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal le 29 décembre 1907, sous la présidence du maire Théodore Coadalen, il est décidé d’acheter une carabine pour des exercices de tir scolaire : «ont signé les membres présents qui décident à l’unanimité l’achat d’une carabine sur la demande de M. Hénaff Félix, instituteur public à St Michel au prix de cinquante francs, somme à inscrire au budget primitif de 1908, sous réserve que cette arme restera à la disposition de la municipalité en dehors des exercices de tir scolaire. L’arme sus dite devra être prise à la manufacture française d’armes à St Etienne « Carabine Buffalo-Lebe…M. Guégan approuve cet achat et tous les autres membres».

On notera également que le 13 décembre 1930, l'inspecteur primaire de Lannion ".. a constaté que toutes les fenêtres de la salle de classe des garçons avaient dû être condamnées par suite du mauvais état des boiseries. De ce fait, l'aération de la salle se fait seulement par la porte d'entrée. Autant dire qu'elle ne se fait pas, puisque cette porte ne s'ouvre pas sur l'air libre, mais donne dans un local obscur qui fait salle au préau. Situation dangereuse pour la santé du maître et des élèves à laquelle la Municipalité doit remédier le plus tôt possible". (lettre de l'inspecteur d'académie à M. le Préfet des Côtes-du-Nord, datée du 13 décembre 1930). 

 

Ecole des filles de Bretagne

L’ECOLE DES FILLES

Dans le compte rendu de la réunion du conseil municipal de St Michel-en-Grève en date du 18 Février 1894  et en présence de M. le Maire Jean Baptiste Le Gac et de : Le Dret Alexandre, Nédelec Yves, Thos Yves, Bivic René, Tassel Jean-Marie, Coadalen Théodore, Roche Jean-Marie, Bihan Guillaume, Bonniec François, Le Berer Charles et Le Boigne Allain, il est fait un état des lieux concernant l'école des filles. On peut noter :

"1 - que la maison d'école actuelle est très humide et très malsaine vu son exposition à l'ouest et qu'elle est adossée à un terrain beaucoup plus élevé que la maison elle-même;

2 - que la classe est beaucoup trop sombre vu le manque de jours suffisants et trop peu de hauteur de plafond;

3 - que cette maison est beaucoup trop petite pour servir de classe et de maison d'habitation pour Mlle l'institutrice;

4 - qu'il n'y a attenant à la maison qu'un jardin insignifiant pour l'institutrice et une cour de récréation beaucoup trop petite pour les enfants qui se trouvent souvent sur le chemin qui est très fréquenté par les voitures (chemin de grande communication de Lannion à Morlaix);

5 - que la location de cette maison incombant à la commune est beaucoup trop élevée, vu l'exiguïté et le mauvais état de cette maison;

6 - qu'avec une subvention de l'état et du département, la commune aurait avantage à acquérir une maison d'école à elle, si, d'après, les renseignements déjà pris, cette subvention se montait à 65% des frais;

7 - que le reste des frais incombant à la commune se couvrirait par un emprunt amortissable dont chaque annuité ne s'élèverait peut être pas au prix de location actuelle ".

Par délibération du conseil municipal du 18 février 1894, M. le Maire (Jean Baptiste Le Gac) est autorisé "...à acquérir au nom de la commune, de M. Felix Le Nouvel, demeurant à Paris, moyennant  le prix de 6000 fr. et aux clauses et conditions de la promesse de vente susvisée, une propriété comprenant une maison d'habitation (maison à étage de récente construction avec 3 appartements au rez-de-chaussée, 3 chambres et un cabinet au premier et grenier sur le tout sous couverture ardoises) et deux terrains aux abords, contenant ensemble 11a25, inscrite au cadastre de St Michel sous le N° 158 de la section a) et telle qu'elle est décrite dans les pièces susvisées pour servir de maison d'école".

La promesse de vente entre M. le Maire et le propriétaire M. Felix Le Nouvel, est signée le 3 Mars 1894 à St Michel.

Dans une lettre de l'inspecteur d'académie au préfet des Côtes-du-Nord en date du 14 Mai 1894, on peut lire : "La maison d'école actuelle des filles est très onérante (180 fr. par an) laisse beaucoup à désirer. De plus la superficie de la classe est insuffisante, le logement de l'institutrice se compose seulement d'une petite cuisine et d'une chambre. Enfin la cour est elle-même très exiguë et les enfants y sont exposés aux éboulements qui se produisent fréquemment en hiver dans la falaise qui domine la maison, à une distance de quelques mètres, vers le sud. Il y a urgence à abandonner le local. D'un autre côté, la maison dont l'achat est projeté conviendra parfaitement à sa destination. Elle est saine, aérée, bien éclairée, dépourvue d'humidité, exposée au sud, dans une situation centrale, d'un accès facile et sûr. Le terrain qui l'entoure est vaste. Quand on y aura adjoint un préau et des cabinets d'aisances, elle ne laissera rien à désirer.".

Lors d'une réunion du conseil municipal en date du 23 avril 1894 le conseil  municipal décide

 " 1- l'acquisition projetée (bâtiment d'école);

   2- un emprunt de 2300 fr. pour contribuer au paiement de la dépense;

  3 - une imposition extraordinaire de 5 centimes et demi, pendant  30 ans à l'effet de couvrir le dit emprunt,

et sollicite une subvention sur les fonds de l'Etat pour l'aider à faire face à la dépense". 

Dans le compte rendu de délibération du conseil municipal en date du 23 avril 1894, on peut lire : "le prix d'acquisition est fixé à 6000 fr., plus les frais d'enregistrement qui se montent à 600 fr. M. le Maire fait ensuite un détail de la subvention à laquelle aurait droit la commune, d'après les règles établies par la loi du 20 Juin 1885 et le décret du 15 Février 1886. La subvention se monterait à 65%. Il ne resterait à la commune que 35% du prix de l'acquisition qui s'élève à 6600 fr. (frais compris). Ce qui revient à deux mille trois cent dix francs pour la part incombant à la commune. Cette somme est couverte par un emprunt au Crédit Foncier amortissable sur 30 annuités de 134,55 francs chacune. Considérant enfin que d'après les bases établies par le Crédit Foncier, cinq centimes et demi sont suffisants pour payer ces annuités, le Conseil vote à l'unanimité pendant 30 ans, cinq centimes et demi nécessaires pour amortir sa dette".

Le 17 février 1895, on peut lire : "la commune est en effet dans une situation assez difficile au sujet de cette maison d’école. Le dossier pour l’acquisition et pour la demande de subvention est déjà au ministère depuis le mois d’août dernier. J’ai demandé à ce qu’on lui donnât suite à bref délai. Il m’a été répondu qu’on ne pouvait rien changer jusqu’à ce que le budget fut voté. Le budget est voté mais rien ne m’est parvenu. La commune est donc dans l’obligation suivant les engagements pris de payer au 29 septembre prochain 300 F au propriétaire à titre d’intérêts du montant de l’acquisition de la maison, somme qui n’a pas été prévue au budget de 1895. Je propose donc de voter pour ouvrir cette somme :

1° 74 F au budget additionnel, somme disponible et provenant de l’excédent du budget de 1894.

2° d’affecter les 180 F votés au budget 1895 pour location de la maison d’école au paiement de ces mêmes intérêts, la commune n’ayant plus de maison d’école de location.

3° est enfin d’autoriser de prendre les 46 F complémentaires sur les dépenses imprévues en partie au budget 1895 et le reste au budget 1896.

Je ne vous propose pas de voter de location pour 1896, pensant bien que l’Administration fera son possible pour que l’autorisation de faire l’acquisition que vous avez votée soit accordée sans tarder, sans quoi la commune se trouverait dans un cas plus embarrassant encore. D’abord, je ne serai pas d’avis qu’elle continue indéfiniment à payer les intérêts ; mieux vaudrait prendre une maison d’école en location, et en ce cas, l’occasion d’acheter une maison d’école nous échappe, le propriétaire demandant de son côté à se dégager envers la Commune, afin de vendre plus avantageusement et à plus bref délai sa maison. Il ne la louerait donc pas à la Commune et il n’y en a pas d ‘autres convenables au bourg. N’ayant pas l’autorisation de faire un emprunt et ne sachant pas à quelle somme montera la subvention de l’Etat, je ne puis non plus à cette session vous proposer de voter les intérêts pour l’emprunt à faire.

Le conseil après avoir délibéré. Considérant que les raisons de M. Le Maire sont justes :

-         Vote 74 F au budget additionnel, somme provenant de l’excédent du budget pour payer la somme de 300 F pour les intérêts dus à M. le Nouvel.

-         Autorise M. Le Maire à affecter les 180 F votés au budget de 1895 pour location de la maison d’école au paiement de ces mêmes intérêts.

-         Autorise de plus à prendre les 20 F de dépenses imprévues au budget 1895 pour compléter la somme de 300 F nécessaire.

-         Demande instamment qu’il plaise à l’Administration vu l’urgence de donner à bref délai satisfaction à la demande de la Commune afin de l’assurer d’une maison d’école pour les filles".

Le  18 août 1895, on peut lire : "M. le Maire  (Jean Baptiste Le Gac) informe le conseil qu’il n’a encore été donné aucune suite à la demande d’autorisation de faire l’acquisition d’une maison d’école pour les filles, demande qu’il a fait dans sa séance du 22 avril 1894. Le conseil après avoir délibéré. Considérant que ce retard cause à la commune un préjudice annuel de cent vingt francs sur un budget déjà trop grevé et cela par le fait que l’intérêt du prix d’achat de ladite maison que doit payer la Commune jusqu’au jour de l’acceptation ou du rejet de la demande faite par le conseil, est de 120 F plus fort que le prix de la location de l’ancienne maison d’école. Considérant que la situation financière de la Commune n’est pas brillante, demande à ce qu’il plaise à M. le Préfet d’intervenir pour demander au Conseil général et sur une caisse du département un secours temporaire afin de permettre de payer, sans grever davantage le budget, la somme de 300 F que la Commune doit payer à titre d’intérêt au propriétaire de la maison en question".

Le 24 juin 1896, lors d’une session extraordinaire, on peut lire  : "M. le Maire avise le conseil que par décision ministérielle en date du 3 juin courant, il a été accordé à la commune une subvention de 5235 F pour l’aider à acquitter la dépense d’acquisition et d’appropriation d’une école de filles évaluée au chiffre de 8050 F. Il reste donc à la charge de la commune une quote-part de 2815 F qu’on devra se procurer par voie d’emprunt. M. le Maire informe le conseil que la commune  est de plus redevable au 29 septembre prochain à M. le Nouvel à titre d’intérêt de la somme de 300 F du montant de la maison et qu’il y aurait lieu de comprendre cette somme en partie du moins dans l’emprunt et de porter avec l’autorisation de l’Administration le dit emprunt au chiffre rond de 3000 F.

Il expose ensuite au conseil qu’il y aurait un avantage d’environ 3 F par an pour la commune de faire l’emprunt à la Caisse Nationale des Retraites pour la Vieillesse plutôt qu’au Crédit foncier, vu tout autre  caisse.

M. le Maire invite le conseil :

1° à voter une imposition ordinaire de 7èmes environ pendant 30 ans qui représenteraient l’intérêt de la somme de 3000 F, montant de l’emprunt à faire.

2° de désigner l’établissement financier auquel la municipalité devra s’adresser pour ledit emprunt.

Le conseil après avoir délibéré. Considérant que la commune ne possède pas les ressources nécessaires pour acquérir et approprier la maison Le Nouvel.

3° que pour payer les 300 F d’intérêts au propriétaire de la maison, une somme insuffisante a été votée au budget additionnel de 1896.

4° l’avantage offert par la Caisse Nationale des retraites pour la vieillesse,

Déclare voter et vote environ 7èmes extraordinaires pendant trente ans pour payer les annuités de l’emprunt de la somme des 3000 F. Et désigne la Caisse Nationale des Retraites pour la Vieillesse (NDLR : le taux d’intérêt est de 3,89%) comme établissement auquel il faut s’adresser pour faire le sus dit emprunt". 

Le 11 juillet 1897, Le Maire,  Y. Nédélec convoque une séance extraordinaire. On peut lire :

« Monsieur le Maire  expose au conseil qu’il a convoqué au sujet d’une demande de secours qu’il y aurait lieu de formuler afin de pouvoir terminer les travaux d’aménagement de l’école des filles, travaux prévus au plan approuvé et dont l’entreprise a été confiée à Mr Hemeury de Ploubezre par acte sous seing privé en date du 1er juillet courant. Il juge qu’il y aurait lieu de demander au conseil général un secours de 300 F au moins ; la commune n’ayant à sa disposition qu’une somme de 1115 F 03, restant de la subvention accordée par l’Etat, somme insuffisante pour faire tous les travaux dont le devis s’élève à 1500 F. Il est vrai qu’il faut retrancher de cette somme les honoraires de l’architecte qui montent à 55 F 50 ( ?), somme votée au chapitre additionnel du budget de 97 et prélevée sur les fonds de la commune ce qui ramène donc le montant du devis à la somme de 1445 F 50. M. le Maire fait remarquer au conseil que la somme votée au même chapitre additionnel sous la rubrique « appropriation de la maison d’école des filles » devant être payée pour le déplacement et la réfection d’une partie de l’escalier qui communique aujourd’hui avec la cuisine et non avec la classe (travaux déjà exécutés mais non prévus au plan) ; cette somme donc ne doit donc pas être ajoutée à la subvention de l’Etat puisqu’elle est déjà employée. M. le Maire donne ensuite quelques renseignements sur l’emploi de la subvention de l’Etat. Il lui reste à recevoir des 5235 F accordés, une somme de 1090 F.

Il a été payé de la somme touchée :

1° ce qu’on devait à M. Nouvel pour finir de lui payer la maison et les intérêts ;

2° les honoraires de M. Aurégan notaire qui a dressé l’acte de vente ;

3° enfin les frais de la purge des hypothèques légales. Ces diverses dépenses montant à un total de 4119 F 97, il doit rester entre les mains de M. le Percepteur une somme de 25 F 03 qui, avec la somme de 1090 F que l’Etat doit encore verser, donne un total de 1115 F 03, somme disponible comme il est dit plus haut mais insuffisante pour faire face à un devis montant à 1445 F 50 (déduction faite des honoraires de l’architecte).

Le conseil, après en avoir délibéré. Considérant :

1° que la commune a déjà fait de grands sacrifices pour l’achat et l’installation de ses maisons d’école ;

2° que ces dépenses et cette acquisition ont soulevé dans la commune de si nombreuses protestations contre l’augmentation des contributions en 1897, que la commune ne peut s’imposer davantage ;

3° qu’il y a lieu pourtant de faire terminer à bref délai les travaux d’installation de l’école des filles.

demande qu’il plaise au conseil général d’accorder à la commune de St Michel-en-Grève un secours de 300 F qui avec la somme de 1115 F 03 de la subvention de l’Etat lui permettrait d’exécuter tous les travaux prévus au plan déjà approuvé par M. le Ministre de l’Instruction publique et tous de grande utilité pour la commodité et la sécurité des élèves et de l’Institutrice… ».

Le 22 août 1897, on peut lire : « M le Maire (Y. Nédélec) invite le conseil à désigner deux de ses membres (M. Tassel J. M. et Le Béver Charles) pour être adjoints à la Commission nommée par M. le Préfet, à l’effet de surveiller et de recevoir les travaux exécutés suivant le marché passé avec M. Hémeury, propriétaire à Ploubezre, qui se charge de terminer le préau, les cabinets et les murs de clôture de l’école des filles pour la rentrée des classes ».    

Le 19 février 1899, le conseil municipal décide de voter un budget de 5 f pour l’enseignement de la couture : « M. le Maire donne lecture d’une lettre en date du 9 janvier dernier par laquelle M. le Préfet prie la municipalité de voter au Budget communal une somme de 5 f jugée nécessaire pour fournitures aux élèves de l’école des filles pour assurer l’enseignement de la couture. Le conseil après en avoir délibéré prie l’Administration de vouloir bien autoriser la commune de prélever sur le Budget de 1899 cette somme de 5 f jugée nécessaire pour l’enseignement de la couture et la prie aussi de vouloir bien allouer cette somme à Mme l’institutrice à titre d’indemnité et que la présente délibération serve à M. le Percepteur pour justifier cette dépense »

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