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LA CONSTRUCTION DE L'EGLISE DU FOLGOET

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XXI. L'église du Folgoët (Folgoat). — Sa Construction.

L'église du Folgoët à été bâtie dans une clairière de l’antique forêt lesnevienne, si souvent mentionnée dans les annales léonaises. Elle est contiguë à la Fontaine de prédilection du Fou-du-Bois, et non bâtie, contrairement à une assertion trop répandue dans les diverses histoires de Bretagne, sur l'emplacement de sa sépulture.

Basilique du Folgoët (Finistère - Bretagne)

A sa mort, survenue le 1er novembre 1350 [Note : D’après Cyrille Le Pennec, Salaün mourut le 1er novembre 1358], Salaün fut enterré par ses voisins au village de Lannuchen, qui occupe, dit-on, l’ancien emplacement du cimetière et de l’église d’Elestrec, à proximité du vieux manoir de Kergoff. Il fut inhumé sans croix, ni eau bénite, en terre profane, comme une bête « evel eur pen chatal » [Note : M. de Kerdanet]. Quatre pierres rondes fichée en terre indiquent encore aujourd'hui l'emplacement de sa sépulture. Plus tard, ses restes, enfermés dans des reliquaires, furent solennellement déposés à la basilique, où ils demeurèrent jusqu'à la Révolution.

Le duc de Bretagne, Jean IV, dit le Conquérant, frappé de la relation à lui faite des événements survenus aprés la mort de Salaün, fit le vœu de bâtir en ces lieux une magnifique chapelle « s’il venait à bout de vaincre Charles de Blois, alors son compétiteur pour la possession de la Bretagne, et s’il se voyait jamais en possession pleine et entière de ce duché » [Note : Etude de Lorme].

D'après un manuscrit breton du XVIème siècle : « Vie de Sainte Nonne » — manuscrit traduit et publié en 1837 par l'abbé Sionnet — les études préliminaires relatives à l'emplacement et à l'édification de la basilique furent entreprises vers l'an 1350 [Note : Archives et bibliothèque de M. de Kerdanet. Nota. — Historiens et archéologues sont en plein désaccord lorsqu’il s’agit de bien préciser l’année où fut commencé l’édifice. Le manuscrit dont il est fait mention ne ferait-il pas allusion — non à l’église actuelle — mais à l’oratoire en bois édifié à la mort de Salaün ?], date supposée — et très contestée — de la mort de Salaün. Quatorze ans après, « Jean IV, pour remercier la Vierge Marie de sa victoire d’Auray (1364) qui lui donnait la Bretagne, s’associa à la piété de ses sujets et donna des ordres et de l’argent pour activer les travaux » [Note : Antiquités de Bretagne, tome 1].

Les fondations achevées. Jean IV « se trouvant à Lesneven au mois de janvier 1365 vint poser la première pierre du bâtiment qui fut continué jusqu'à l'an 1370 » [Note : Cyrille Le Pennec].

La désastreuse guerre de Cent Ans se poursuivant, les travaux furent suspendus et repris seulement en 1404.

Portail méridional de Notre-Dame du Folgoët

Cette longue interruption fut uniquement imputable aux maladresses intéressées de Jean IV.

Vers 1370, en effet, bon nombre de seigneurs bretons, et non des moindres, outrés de l'amitié et de l'alliance de leur duc avec l'Angleterre, à laquelle il était redevable de sa couronne ducale, fomentèrent des troubles et des révoltes en maintes parties du duché. En présence de cette insurrection, Jean IV ordonna la suspension immédiate des travaux d'édification. afin de pouvoir se consacrer à la répression de cette révolte, menaçant, dès les premiers jours, sa suzeraineté.

En 1392, nouvelle et très grave alerte. Cette fois, le roi Charles VI, en personne — désireux de venger : 1° l'attentat monstrueux commis contre son connétable Olivier de Clisson, arrêté traîtreusement au château de l'Hermine, près de Vannes, par le duc lui-même [Note : Monfort voulait se défaire d'Olivier de Clisson parce que le fils de Charles de Blois, Jean de Penthièvre, devait épouser la fille du connétable. — Dans le futur gendre de Clisson, Montfort voyait un dangereux compétiteur au duché de Bretagne] : 2° la tentative d'assassinat soudoyé par de Montfort — se dirige à marches forcées, et à la tête d'une imposante armée, vers la Bretagne afin de châtier son vassal parjure.

La folie inopinée de Charles VI, dans la forêt du Mans, sauve Montfort d'un désastre irrémédiable. Ce salut inespéré, attribué par lui à l'intercession divine, redouble comme bien l'on pense, la vénération de Jean de Montfort pour la Vierge-Marie. Aussi, en mourant à Nantes, en 1399, recommande-t-il solennellement à son fils et successeur, Jean V « d'acquitter son vœu le plus tôt possible et de faire achever l'église ».

Pour accomplir les dernières volontés de son père, Jean V se rendit à Lesneven, en 1404, y rassembla une armée d'ouvriers accourus à son appel des diverses parties du duché et consacra des sommes considérables à l'achèvement de l'édifice. La plupart des familles seigneuriales de Bretagne imitèrent leur prince et contribuèrent ainsi, par la largesse de leurs dons, à l'édification de la basilique, due à la générosité des fidèles, mais surtout à la munificence de la noblesse et des ducs de Bretagne.

En 1419, l'édifice, presque achevé « fut enfin inauguré par l’évêque Alain de La Rue, qui venait d'achever le portail méridional auquel il donna son nom » [Note : M. de Lorme].

En 1422, l'église du Folgoët fut érigée en collégiale.

Enfin, en 1423, le duc Jean V, à la tête d'une brillante escorte de seigneurs et de prélats « vint consacrer solennellement l'église et confier la protection de la Bretagne à Notre-Dame du Folgoët » [Note : M. de Lorme].

Notons que, selon M. de Kerdanet, l'église aurait été bâtie de 1386 à 1418.

(Marius-Fernand et Louis Blanc).

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